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jeudi 21 mai 2015

Congé de reclassement

Les goodyear vont ils se laisser enfler sans réagir

Depuis des semaines nous nous battons (les élus CGT) pour obliger la direction à respecter ses obligations.

Lors de la réunion du 7 mai 2015, nous avons eu l'appui total du responsable de la Direccte qui a constaté que nous avions voté, à deux voies contre une, les demandes de prolongations sauf quelques une non justifiées.

Depuis la direction ignore ce vote et nous annonce qu'elle va envoyer au Pôle Emploi des centaines de salariés qui ont droit à 3 mois supplémentaires de CR !!!!

C'est une honte et vous devez vous mobiliser contre cette énième injustice .....

Il faut une réponse à la hauteur de l'attaque, jamais goodyear ne se serait permis cela quand nous étions plusieurs centaines à nous mobiliser .....

Alors les goodyear doivent réagir vite et massivement ...

Nous vous proposons un déplacement vers le siège , prenez des tentes et sacs de couchage, nous resterons la bas aussi longtemps que nous n'aurons pas eu gain de cause, la direction n'a pas le droit de vous voler 3 mois de paye pour se mettre un Max de blé dans la poche !!!!

Nous allons vous envoyer une convoc a une réunion pour la semaine prochaine, déterminons ensemble les modalités précises et agissons !!!!!

Vous êtes plus de 700 à pouvoir bénéficier de ce droit, jamais les goodyear ne se sont laissé faire, jamais ils n'ont courbé l'échine, nous avons de l'amour propre alors il est plus que temps de vous bouger !!!!!

Tous devant le siège pour l'installation d'un camping qui portera le nom de "camping de la justice ".....

Goodyear n'écoute pas la voie de la sagesse et du bon sens, nous allons devoir nous mobiliser pour démontrer que nous sommes encore vivants !!!!

Préparer votre matériel pour un séjour à Rueil Malmaison, à très bientôt ....

LA CGT GOODYEAR

mardi 19 mai 2015

RÉFÉRÉ MERCREDI 20 MAI À 9H AU TGI D'AMIENS

Comme nous vous l'avions indiqué, une audience en référé concernant le démantèlement de l'agraire se tiendra demain a 9.00 h au tribunal d'Amiens.

Vous êtes nombreux à avoir demandé ce recours lors de la dernière réunion, nous vous informons donc de cette audience et sollicitions votre présence.

La CGT Goodyear

dimanche 10 mai 2015

Un acharnement inouï

Pour répondre à certaines questions la direction n'a pas le droit de vous virer du CR mais elle va le faire, elle n'a honte de rien, elle ira a la destruction de centaines de salariés et ce peut importe les dommages......

Pôle emploi pour des centaines de salariés qui ont eu le courage de faire une formation, c'est un scandale qui va avoir des conséquences dramatiques.....

Il va y avoir des petages de plombs voir plus la direction sera la seule et unique responsable, nous n'avons cessé durant des heures de le dire , le répéter, le robot que nous avions face à nous n'en avait rien à battre ....

À suivre .....

La CGT GOODYEAR

vendredi 8 mai 2015

Commission de suivi prolongation congé de reclassement

Réunion de la commission de suivi du 7 mai 2015

La direction avait convoqué la réunion dans un hôtel à Amiens, du grand n'importe quoi, une provocation, de plus nous avons démarré la réunion en indiquant à la direction notre dégoût, lors du deuil de notre ami Franck, aucun représentant de la direction et cette même direction qui fait semblant de se soucier de ce drame.....

Une réunion plus que tendue qui a durée plus de 12 heures !!!

La plus longue mais aussi la plus difficile à tenir, une provocation non stop de la part du nouveau DRS , un ex VALEO qui a fait ces preuves la bas, un pur coupeur de têtes, qui n'a aucun sentiment, la détresse il s'en tape lui ce qu'il veut c'est virer le maximum de gens du congé de reclassement !!!!!

Nous tenions à remercier le représentant de la Direccte qui a été très pro, rappelant non stop à Goodyear ses obligations.

Nous avons procédé pour chaque demande à un vote, statuant ainsi sur chaque demande de prolongation du congé de reclassement, la CGT ayant une voix, la CGC une voix et la direction une voix et ce conformément au PSE, nous avons donc validé 97% des demandes à deux voix contre une.

La Direccte après chaque vote a rappelé à la direction que la commission ayant statué, la demande était donc validée.

La direction de son côté toujours aussi odieuse et provocatrice annonce qu'elle fait une interprétation du PSE et ne mettra pas en place la décision irrévocable pourtant de la commission

Pendant 12 heures, nous avons constaté combien la direction est dans l'amateurisme et la vengeance , de plus elle veut virer arbitrairement 500 personnes du confecde reclassement pour gagner un Max de fric !!!

Nous avons fait notre job, nous avons durant 12 heures tenu bon, cela a été plus que difficile mais au final nous avons donné un avis pour toutes les demandes en toute objectivité et conformément au PSE et à l'accord de fin de conflit...

La direction va sûrement violer les votes et continuer à unilatéralement décider à virer un maximum de salariés du congé de reclassement et les envoyer au Pôle Emploi, sans aucun respect de ses obligations.

Nous avons systématiquement indiqué à la direction les fragilités de tous les demandeurs, problèmes financiers, de santé, familiaux, et malgré cela la direction a statué contre pour 99% des demandes...

La Direccte en fin de réunion (22h30) a indiqué à la direction q'uelle a obligation à respecter le vote de la commission et ce conformément au PSE

Nous envisageons dès la semaine prochaine un référé si la direction maintient sa position, il serait inadmissible que la direction opère un passage en force.

Nous avons aussi insisté sur les problèmes liés aux impôts, nous vous rappelons qu'aucune indemnité n'est imposable.

La direction indique qu'une période de 3 mois d'accompagnement hors CR est mise en œuvre. Cela ne peut être qu'un plus et non une substitution et de plus les frais kilométriques et de repas doivent être pris en charge sinon les salariés en seront de leur poche .

Une réunion tendue où la direction affiche une attitude provocante et d'amateurisme, nous avons dû malgré tout cela remplir notre mission , nous avons tenu bon et validé les demandes conformément aux textes, la direction doit donc prendre acte de nos votes majoritaires et appliquer à la lettre le fait que la commission ait statué et validé e droit à une prolongation du CR pour plus de 120 demandes sur 133.

Nous vous invitons donc à aller à la sodie dès mardi pour valider avec eux le résultat de cette réunion.

La direction doit cesser de jouer avec la vie des salariés, il y a eu déjà suffisamment de drames, il serait donc urgent que cette direction agisse en direction digne de ce nom....

À suivre

Votre CGT goodyear

Réunion de commission de suivie

La commission a statuee favorablement a la majorite ( 2 voix pour ) sur 3.

La direccte indique que la commission de suivi, A statuer en faveur de plus de 95% des demandes.

Malgrès cela la direction va passer en force

Après plus de 12 h de reunion et une attitude lamentable de la direction , nous avons une position de la direccte claire, mais la direction va aller au delà , cette situation est insoutenable et cette réunion a été terrible à vivre .....

Un mépris total, nous avions rarement vécu pareille réunion.

Nous avons fait notre travail une fois encore et résisté à une situation que nous qualifions de terrible .....

À suivre .....

mardi 5 mai 2015

COURRIER AU DG ET PRESIDENT DE GOODYEAR

AMIENS LE, 05/05/2015

M THYS Marc Directeur General GDTF

COPIE A

M RICHARD J KRAMER Président GOODYEAR

Monsieur,

Avant de vous indiquer les motifs de cette lettre, nous vous informons que celle-ci sera traduite et envoyée au Président du groupe Goodyear monde dès ce jour

Nous tenions au nom des 99.17% de salariés qui nous ont réélu le 27 mars dernier, à vous interpeller sur des sujets qui je suis sur trouveront échos non seulement auprès de vous-même mais aussi de M KRAMER.

Comme vous le savez depuis le 22 janvier 2014, Goodyear a obtenu ce qu’il voulait depuis plus de 7 ans à savoir, la fermeture du site Amiens nord.

Nous ne reviendrons pas sur la longue lutte qui nous a opposée, ou alors juste sur les propos tenus par monsieur DUMORTIER en préfecture d’Amiens le 22 janvier 2014 qui dans ces termes résumait bien cette période :

« Nous ne nous sommes pas fait de cadeau, chacun dans son camp essayant de défendre au mieux sa position….. »

Sortie de ce contexte cela ressemble étrangement à une déclaration en sortie de guerre, mais la guerre pour l’emploi nous l’avons vécu, elle n’a pas été simple et a fait malheureusement trop de victimes des dommages collatéraux…..

Le 22 janvier 2014, la mort dans l’âme nous avons donc signé avec Goodyear et l’état un accord de fin de conflit, cet accord prévoyant de substantielles améliorations au PSE notamment un allongement du congé de reclassement et une augmentation significative de la prime supra conventionnelle.

Il a donc fallu et très rapidement apprendre à renouer un dialogue, pour faire en sorte que l’application de cet accord soit la plus favorable possible aux salariés ayant perdu leurs emplois, nous avons donc fait table rase du passé et mis en place un travail avec notamment Laurent DUSSUCHALE.

Nous ne reviendrons pas sur la catastrophe de la mise en place de la cellule de reclassement, cela n’est pas l’objet de notre lettre.

Dans le cadre des commissions de suivi nationales et locales, nous avons dès le départ pris le pari de faire avancer les lignes afin qu’à chaque fois qu’il y avait un blocage nous trouvions ensemble une solution dans l’intérêt du plus grand nombre.

C’est comme cela que pendant plusieurs mois nous avons mis en œuvre des procédures nouvelles permettant de débloquer le maximum de situations se présentant à nous en prenant en compte les facteurs humains

Nous avons donc mis en place à titre d’exemple une procédure déclenchant des aides financières, dès lors que le ou les salariés formulent une demande d’avance sur leur prime, parce que en difficulté financière.

Nous avons travaillé et fait avancer un certains nombres de dossiers et sujets bloquants, mais, nous avons constaté un changement total dans la position de la direction depuis le départ de Monsieur DUSSUCHALE et la reprise du dossier par Monsieur CAVAILLE.

Cette situation est vraie pour les commissions de suivi PSE mais aussi dans d’autres instances hélas, des courriers des autres organisations syndicales attestent de nos propos, la CFE-CGC a écrit pour dénoncer un manque de respect des IRP, la CFDT en a fait de même, c’est simple, la gestion sociale de notre entreprise est dégradée comme jamais, que ce soit en groupe de négociation, en NAO, plus aucun dialogue constructif ne permet d’aboutir.

Nous déplorons que depuis l’arrivée de Monsieur CAVAILLE le dialogue social ait disparu, nous sommes dans une situation conflictuelle permanente et dans toutes les instances.

Nous vous avons entendu lors de CCE prôner le dialogue en entreprise, mais qu’avez-vous fait de concret, le secrétaire de la CGT Goodyear vous demande audience sans aucune réponse de votre part, cela veut-il dire que vous être favorable à la situation sociale actuelle ???

La gestion du dossier Amiens nord doit au contraire demander énormément de bon sens, de dialogue, car la gestion doit être humaine, la perte de leurs emplois a plongé des centaines de salariés dans des situations de détresse, de situations humaines, sociales a limites de la rupture

Comment dans ces conditions pouvez-vous cautionner le comportement du RRH, qui multiplie dans les instances les provocations, envoyant même ces collaborateurs à la chasse anti CGT Amiens nord, avec des débordements comme ce fut le cas le 9 février 2015 entre autre.

Depuis la situation ne cesse de se dégrader, nous avons à travers le PSE et l’accord de fin de conflit le devoir toutes parties confondues de veiller à la mise en œuvre de nos obligations, ce que la CGT a mis en œuvre dès le départ.

Dans ce sens la direction représentée par Monsieur CAVAILLE fait un obstacle total à la mise en place de la prolongation du congé de reclassement pour des centaines de salariés, en décidant unilatéralement des conditions d’octroi de ce droit, nous avons eu la surprise de constater lors d’une réunion nationale de la commission de suivi que la direction avait décidé d’envoyer aux salariés un courrier pour leur indiquer si ils pouvaient ou pas bénéficier de ce droit !!!!

Nous avons de suite réagi, pour indiquer que cette pratique arbitraire n’était pas du tout en phase avec le contenu et du PSE et de l’accord de fin de conflit….

Depuis, la DIRECCTE a écrit à plusieurs reprises à la direction (Monsieur CAVALLE), aucune réponse n’a été apportée à ce jour, mieux, la direction a multiplié les provocations, tant envers les OS que la DIRECCTE en voulant créer un évènement le 17 avril dernier sur le site Amiens nord, une poigné de salariés ( moins de 20 ) ont décidé d’entrer sur le site, de suite nous ( la CGT) avons demandé de quitter le site ce qu’ils ont fait immédiatement, la direction a pris ce prétexte pour démarrer la réunion et annoncer que celle-ci ne pouvait se tenir pour risque à la sécurité, la personne présente de la DIRECCTE a indiquer qu’il n’existait aucun risque, en fin de cette même réunion Monsieur GLESSER a demandé à la société UBIQUS de fournir le PV de la réunion dans les 48h.

La direction a surtout voulu éviter une réunion ou elle a le devoir de nous communiquer la liste des salariés en difficulté et demander l’avis de la commission pour valider pou non le droit aux 3 mois de CR additionnels.

Quelques jours plus tard, le secrétaire de la CGT a reçu de la part de monsieur CAVAILLE un mail, indiquant que la CGT était à l’origine de cette situation, une affirmation totalement inventée et qui de plus ne règle en rien l’obligation violée en permanence par Goodyear.

Des mails par dizaines restent sans réponse, Monsieur CAVAILLE ne répond à aucun mail sauf quand il peut rajouter de la provocation

Je vous joins la liste des mails concernant la problématique, le 7 MAI 2015 une réunion est programmée dans un hôtel à Amiens, là aussi il s’agit d’une énième provocation, délocaliser une réunion est illégal, mais une fois encore dans l’intérêt collectif nous ferons abstraction de cette provocation.

NOUS ( la CGT, CGC, DIRECCTE) ne cessons de demander à la direction de nous apporter les éléments nous permettant la tenue de cette réunion dans les conditions définies dans le PSE et accord de fin de conflit, des mails ont été envoyé ( plusieurs par jour) et nous n’avons aucun retour.

Nous demandons le procès-verbal de la dernière réunion ouverte par monsieur GLESSER et close par les propos ou il demandait à la société UBIQUS le PV sous 48.00 h. (réunion du 14/04/2015).

Nous demandons la liste des salariés en difficulté de retour à l’emploi.

Nous demandons la liste des salariés ayant formulé une demande de prolongation du CR.

La direction programme une réunion le 7 MAI 2015, veille d’un férié pour que le 11 Mai plus rien ne soit possible pour les 500 salariés évincés du CR par la direction. Nous rappelons que la commission doit avoir connaissance de tous les salariés concernés par une possibilité de prolongation du CR et elle doit ensuite donner un avis pour chaque cas.

La direction elle veut appliquer une décision unilatérale et non conforme, voici pour exemple un des mails de la DIRECCTE

BESSET Guillaume RESPONSABLE DU SERVICE MUTATIONS ECONOMIQUES UT 80 DIRECCTE PICARDIE

TEL: 03.22.22.41.43

De : BESSET Guillaume (UT080) Envoyé : mercredi 29 avril 2015 19:43 À : 'Jean Philippe Cavaille'; 'Bernard Glesser'; 'Michel Dheilly'; 'mark_thys@goodyear.com'; 'Boquet Sophie'; 'virginie.classiot@sodie.com' Cc : YDEE Dominique (UT080) Objet : commission de suivi du 7 mai 2015

Bonjour,

J’accuse réception, ce jour, d’une invitation à la prochaine commission de suivi du plan de sauvegarde de l’emploi de la société GDTF qui se tiendra le 7 mai 2015à 10 h dans un hôtel.

Je m’étonne fortement de la non communication du compte rendu de la dernière commission de suivi survenue le 17 avril 2015. Monsieur Glesser a expressément demandé à s’exprimer quelques instants devant la commission de suivi. En tant que représentant de l’Etat, j’ai également tenu à m’exprimer sur les dysfonctionnements de cette instance. Nos échanges ont été intégralement enregistrés par la cabinet en charge de la rédaction des comptes rendus. A la fin de la réunion, monsieur Glesser a demandé au rédacteur de communiquer le compte rendu dans les 48 heures pour que la direction puisse répondre aux observations formulées.

Vous veillerez donc à transmettre ce compte rendu à l’ensemble des membres de la commission de suivi conformément à l’article 4.1 du PSE ( page 122) : « un compte rendu de chacune des séances de la commission de suivi sera rédigé sous la responsabilité de la direction, et distribué dans les 15 jours maximum suivant la réunion à l’ensemble de ses membres ».

Ce point devra être mis à l’ordre du jour de la réunion de suivi du 7 mai 2015.

Concernant la tenue de cette réunion, je vous demande, par ailleurs, de respecter rigoureusement les dispositions énoncées ci-dessous qui sont contenues dans le plan de sauvegarde de l’emploi que vous avez unilatéralement élaboré.

1) Sur la composition de la commission locale

L’article 1.2.1 du chapitre IV.3 du plan de sauvegarde de l’emploi prévoit que la commission de suivi doit être composée du responsable des ressources humaines d’Amiens nord, d’un représentant du comité de pilotage des risques psychosociaux ou encore du médecin du travail et d’un représentant de pôle emploi. Ces personnes ne sont jamais présentes et il semblerait qu’elles ne soient pas invitées.

Je vous rappelle également que Monsieur Glesser, seul représentant de la direction de GDTF en commission locale, n’occupe pas les fonctions de DRH de l’établissement d’Amiens nord. Il se présente lui-même comme un intervenant extérieur qui n’est pas lié à la société GDTF par un quelconque lien de subordination. Dès lors, il ne peut pas présider seul la commission de suivi.

Toutes les décisions prises par la commission de suivi, sous la seule présidence de Monsieur Glesser, ne sont pas licites.

Par conséquent, vous veillerez à respecter les règles de composition de la commission locale le 7 mai.

2) Sur les missions des commissions locales

L’article 3 du chapitre IV.3 relatif aux missions des commissions de suivi locales prévoit expressément que les commissions locales sont chargées : « d’examiner et de statuer sur les demandes de prorogation du congé de reclassement au terme du congé dans les conditions précisées par le chapitre III.1 et III.6 »

« d’examiner et de statuer sur la situation des salariés qui sans remplir à priori les conditions précisées au chapitre III.6 pourraient bénéficier des mesures à destination des salariés présentant des difficultés de retour à l’emploi »

Les services de l’Unité territoriale de la somme de la DIRECCTE PICARDIE ont été interpellés par les syndicats CFE-CGC et CGT de la réception par votre direction de plus de 200 demandes de prorogation de congé de reclassement émanant de salariés de votre entreprise.

La commission de suivi doit se prononcer sur chacune de ces demandes conformément aux dispositions évoquées ci-dessus. Dans le cas contraire, la direction de votre société procéderait à une violation manifeste et caractérisée des dispositions du PSE.

En outre, l’article 4.2 du chapitre IV.3 du PSE dispose que : « les membres des commissions de suivi disposeront du temps nécessaire à la préparation des réunions ».

Ainsi, afin de respecter la procédure mentionnée dans le PSE, la direction de votre entreprise doit impérativement communiquer dans les plus brefs délais la liste des salariés ayant effectués ces demandes de prorogation accompagnés des éléments sur la situation individuelle des différents salariés concernés. Vous communiquerez également la liste des 251 salariés que la direction de GDTF a dors déjà identifiés.

L’absence de communication, dans un délai raisonnable, des éléments susmentionnés ne permettra pas à la commission de suivi de se prononcer de manière éclairée sur la prorogation des congés de reclassement des salariés.

Par conséquent, je demande au cabinet SODIE, destinataire de ce mail, en charge du reclassement et du suivi des salariés de communiquer à la commission de suivi la liste des personnes ayant formulées une demande de prorogation dans les plus brefs délais.

L’ensemble des dispositions énoncées ci-dessus devront être respectées dans le cadre de l’organisation de la commission de suivi du 7 mai 2015.

COPIE : membres de la commission de suivi

BESSET Guillaume RESPONSABLE DU SERVICE MUTATIONS ECONOMIQUES UT 80 DIRECCTE PICARDIE

Je constate que vous êtes copie de ces mails, si votre RRH ne veut pas répondre vous qui prônez le dialogue et le bon sens auriez pu le faire….

La CGT ne peut accepter plus longtemps une telle politique de la terre brulée, nous avons signé avec vous un accord de fin de conflit et vous ne respectez pas cet accord !!!!

Votre RRH lui n’a jamais accepté la fin de conflit, car il ne cesse de créer le conflit, il a l’attitude d’un pyromane, non seulement vous agissez comme des employeurs qui font tout pour obtenir une explosion sociale, mais de plus vous méprisez les représentants de l’état Français, car l’accord de fin de conflit, est un accord entre 3 parties, le violer comme vous le faite, appliquer des règles nouvelles pour évincer de leur droit des centaines de salariés, c’est non seulement illégal mais de plus immoral.

Monsieur, THYS, il serait grand temps que la direction de GDTF respecte ces engagements, qu’elle démontre à tous, qu’elle est une Direction moderne, intelligente, capable d’avancer socialement et humainement, il y a hélas en France des dizaines de PSE par an, mais jamais une direction n’a eu un tel comportement, de mémoire de responsables à la DIRECCTE ou à la Préfecture.

La soif de vengeance de certains de vos collaborateurs et notamment votre RRH Monsieur CAVAILLE ne grandisse pas un bilan déjà très mauvais pour le groupe Goodyear, c’est pour cela que la CGT Goodyear vous demande en votre qualité de DG du groupe France que vous soyez présent à la réunion du 7 MAI 2015, que vous agissiez afin que nous soit communiqué ( CGT, CGT, DIRECCTE) comme prévu par le PSE et accord de fin de conflit tous les documents nécessaires à la bonne application des textes.

La CGT a aussi invité la préfecture à déposer un recours juridique contre la société Goodyear pour non-respect de l’accord de fin de conflit du 22 janvier 2015 signé par le préfet en personne !!!

Il serait donc maintenant grand temps que nous puissions travailler sereinement pour l’intérêt des salariés, que le PSE et l’accord de fin de conflit soit appliqués et non détournés.

Comptant sur votre respect des salariés, des instances représentatives des salariés, du respect du dialogue, nous sommes persuadés que nous disposerons des élements conformes à vos obligations et nos droits, en attendant veuillez agréer nos salutations distinguées

POUR LA CGT GOODYEAR WAMEN Mickael

lundi 4 mai 2015

Décès de notre collègue et ami Franck ROUCOUT

C'est avec stupecfaction que nous avons appris le décès de notre ami Franck.

Dépuis nous sommes en relation avec sa famille afin de l'aider au maximum dans les démarches.

Franck souffrait beaucoup de la situation de la fermeture de l'usine, personne ne peut ignorer cette situation, nous n'avons pas de mot pour dire ce que nous avons ressenti a l'annonce de ce nouveau drame, un collègue perd la vie et c'est pour nous un choc et une profonde émotion.

Comme dans tous les drames qui nous ont touché depuis la fermeture de l'usine,'nous persistons à dire que la perte de son emploi est un facteur extrêmement aggravant dans la vie quotidienne.

Nos pensées vont à sa famille, il y a beaucoup trop de drames depuis que cette direction a réussi à fermer cette usine, la position actuelle de la direction de mépris et de vengeance est à vomir quand on constate la situation des salariés et de leurs familles.

Rien ne pourra jamais remplacer un fils, un frère ou un papa, nous ne sommes même plus en colère, il n'existe aucun mot pour décrire ce que nous ressentons.

Franck était quelqu'un de joyeux, mais au fil du temps sa vie a changée comme celle de beaucoup d'entre nous, la période post fermeture à était très douloureuse à vivre et la fermeture un choc, la direction de Goodyear doit ben être consciente de son implication dans tous les drames que des familles subissent depuis cette fermeture et elle continue à s'acharner comme si il n'y avait pas eu encore assez de drames et de misère.

Reposes en paix Franck... Tes amis et collègues de la CGT Goodyear.....

mercredi 29 avril 2015

convocation commission de suivie locale

A

Monsieur cavaille jp

Copie : Direccte de picardie Prefecture de la somme

Monsieur ,

Vous nous avez envoyé ce jour une convocation pour une réunion de la commission de suivie locale le 7 mai 2015.

Je suis plus que surpris de constaté que celle-ci ne va pas se tenir sur le site d’Amiens Nord mais dans un hôtel !!!

Or, le PSE prévoit que les réunions se déroulent localement sur le site d’Amiens Nord et pour pouvoir changer de lieu il faut avoir l'avis favorable de la commission!

Mais comme depuis des mois vous décidez seul et imposez vos règles unilatéralement.

Aucun document n'est fourni avec la convocation alors que je vous ai demandé par mail et à plusieurs reprises la liste des salariés en difficulté de retour à l'emploi, la liste nominative des salariés ayant démande une prolongation de leur CR, vous continuez à ignorer cette demande car vous avez déjà décidé des bénéficiaires de cette prolongation en ne respectant aucune de vos obligations.

Nous n'avons toujours pas copie du PV de la dernière réunion alors que monsieur Glesser l'avait demandé dans les 48h après la réunion.

Vous continuez à être dans une provocation hallucinante et dès qu'une poignée de salariés viennent se mobiliser vous trouver des prétextes fallacieux pour annuler les réunions et ensuite vous arrivez a inventer des appels à la mobilisation de la CGT.....

Bref, votre comportement est inadmissible et empêche la mise en œuvre du PSE et d'une partie de l'accord de fin de conflit !!!!

Je réitère donc ma démande de la liste des salariés en difficulté de retour à l'emploi, du PV de la dernière réunion ainsi que le vote qui vous permet de délocaliser la prochaine réunion.

Dans l'attente de votre réponse .

Wamen Mickael Membre de la commission locale de suivie PSE .

PLAN D’AFFAIRE SCOP

Le 30 avril 2015 vous êtes invité à venir déposer avec nous le plan d'affaire scop a la commission de revitalisation.

Nous vous donnons rdv le 30 avril à 14.00 h sur le parking usine pour remettre en prefecture d'Amiens le plan d'affaire de la scop.

Nous profitons de ce courrier pour vous informer que nous soliciterons une dizaine d'entre vous pour nous rendre sur Paris le 6 mai 2015, afin de travailler avec les chercheurs de l'inrs a la mise en place de la R&D.

La CGT Goodyear

mardi 28 avril 2015

DIRECCTE ET IMPOTS

Rencontre Direccte ...

Comme prévu, nous avons rencontré la Direccte qui maintient le fait que sur la prolongation du congé de reclassement, la direction accumule les irrégularités.

Néanmoins cette position ne falt pas fléchir la direction qui maintient sa position.

Une reunion va cependant se tenir sur ce même sujet, la direction va devoir quoi qu'il arrive demander à la commission de valider toutes les demandes de prolongation.

Concernant les impôts, comme nous vous l'indiquions, les primes ne sont pas imposables, nous avons donc contacté la direction afin qu'elle fasse le nécessaire et en aucun cas vous ne devez déclarer les primes reçues, aux impôts.

Par contre les sommes perçues au titre du congé de reclassement sont imposables car il s'agit de salaire.

La CGT Goodyear

mercredi 22 avril 2015

Commission du 17 avril

Monsieur Cavaillé,

Comment pouvez-vous écrire que le rassemblement des salariés le 17 avril 2015 est à l'initiative de la CGT

Vous démontrez bien là, vos talents de provocateur vous écrivez cela uniquement dans ce but , la CGT n'est absolument pas à l'initiative de ce mouvement des salariés, si nous l'avions été il y aurait eu beaucoup plus de monde présent....

Au lieu d'agir ainsi vous feriez mieux de respecter vos obligations comme la Direccte ne cesse de vous le répéter, vous avez prétexté un rassemblement de salariés (moins de 30) pour annuler une réunion qui aurait pu se tenir sans aucun problème comme vous l'a, là aussi indiqué la Direccte, vous utilisez des prétextes fallacieux pour vous soustraire à vos obligations.

Non seulement il y a une vraie provocation permanente de votre part mais aussi une malhonnêteté intellectuelle inacceptable, car pendant ce temps là des centaines de familles sont dans la confusion la plus complète !!!

Vous faites semblant de vous inquiéter de leur avenir alors que vous ne cesser de jouer avec .....

Le 17 vous n'aviez aucune réponse à apporter, aucun document ne vous avait été transmis au préalable, notamment la liste des salariés en difficulté de retour à l'emploi comme le prévoit le PSE.

D'ailleurs ce même jour le 17 avril, la Direccte vous a fait lecture d'un grand nombre de violations de vos obligations et pour seule réponse ils ont obtenu, un alibi minable, pour ne pas tenir une réunion.

Quoi qu'il en soit vous continuez à vous acharner contre la CGT, en inventant des mouvements à notre initiative alors que vous savez pertinemment que ce mouvement seule la direction Goodyear en est à l'initiative par une attitude inadmissible et indigne d'un grand groupe comme Goodyear !!

Je suis au regret, Cher Monsieur, de vous indiquer que vos agissements ne changeront en rien notre capacité à agir dans l'intérêt collectif, nous avons le devoir de vous faire respecter vos obligations et nous le ferons .

Arrêtez donc de vouloir systématiquement vous dédouaner de vos obligations en essayant de faire porter la responsabilité de vos actes délibérés a l'encontre de la CGT.

Bien évidemment je met ce mail dans la longue liste des écrits qui serviront à démontrer sans difficulté un acharnement inouï.

Je profite de ce mail pour réitérer ma demande de la liste des salariés en difficulté de retour à l'emploi comme le prévoit le PSE.

De même pourriez vous m'envoyer l'écrit qui vous permet d'indiquer que le rassemblement du personnel est à l'initiative de la CGT Goodyear.

En attendant de vous lire, veuillez agréer mes salutations distinguées.

Pour la CGT Wamen Mickael

Demande de renseignement CR

Bonjour,

La commission de suivi locale doit effectivement statuer chaque mois sur les demandes individuelles de prorogation du congé de reclassement reçues, en application du plan de sauvegarde de l'emploi. La réunion de cette commission prévue le 17 avril, au cours de laquelle auraient été examinées les premières demandes, n'a malheureusement pas pu se tenir dans des conditions de sécurité satisfaisantes, du fait de la manifestation appelée par la CGT devant l'usine, puis à l'intrusion d'une partie des manifestants à l'intérieur du site. Cette situation est d'autant plus regrettable que la commission de suivi locale est chargée d'examiner non seulement les demandes de prorogation mais également les demandes de sortie du congé de reclassement. Nous nous assurerons, comme nous l'avons fait par le passé, que cet empêchement ne pénalise pas les salariés concernés. Concernant l'examen des demandes de prorogation, nous vous communiquerons dans les jours qui viennent une nouvelle date de réunion de la commission locale de suivi.

Cordialement,

Jean-Philippe CAVAILLE HR Director France

Acharnement anti Wamen la suite....

Monsieur ,

Hier lors d'une réunion du groupe de négociation collective, la direction avait mis à l'ordre du jour un point sur l'élection à venir pour la composition du CCE.

Apres nous avoir expliqué ce que nous savions déjà, à savoir le résultat des élections 2015 ou la CGT ressort comme l'immense gagnante de ce scrutin avec plus de 66% de représentativité dans le groupe, la direction a indiquée qu'elle souhaitait modifier par accord la composition des membres du CCE .

Le seul problème pour la direction c'est que depuis le 27 mars elle sait que le candidat au poste de secrétaire du CCE est Wamen mickael élu titulaire au ÇE amiens Nord avec 99.15% des voix!!!!

La direction depuis, essaye par tous les moyens de trouver une solution, elle va essayer de favoriser une autre candidature, Tout sauf la candidature de wamen , elle multiplie donc les démarches et manœuvres....

Hier, lors de la réunion, celle ci a clairement indiquée qu'elle irait à la direccte de Nanterre pour demander une modification dans la composition du CCE....

Et d'ajouter, qu'au mois de mai il y aura une baisse des effectifs et donc une Modification dans la représentativité....

Vous avez donc dans l'urgence, illégalement et unilatéralement décidé de ne pas prolonger le CR a plus de 500 salariés dans le but de pouvoir plaider a la direccte de Nanterre une baisse des effectifs à amiens Nord pour éviter coûte que coûte une possible élection de wamen au poste de secrétaire du CCE!!!!

Hier, toute la CGT a crié à juste titre a un nouveau scandale, la direction multiplie les atteintes à l'encontre d'un élu du personnel, cette cabale anti wamen en devient ridicule, hier lors de cette même réunion un élu CGC a lui aussi expliqué cette situation d'acharnement conte un élu, il est évident que cette situation ne fait aucun doute quant à l'objectif recherché....

La direction de Goodyear depuis plus de 8 ans veut ma peau, elle veut se débarrasser d'un élu qui depuis des années subit un acharnement inouï !!!!

Vous pouvez continuer de nier l'évidence, tous les coups sont permis pour avoir la tête du secretaire de la CGT Goodyear Amiens Nord.

Le dernier résultat des élections est un coup terrible pour votre stratégie, la CGT a Amiens Nord a été largement portée par les salariés et a MONTLUÇON la CGT reprend le ÇE, il est donc logique que le choix démocratique des salaries soit respecté, la CGT a un candidat certes ce n'est pas celui que la direction aurait voulu mais c'est ainsi alors cesser les manœuvres, les magouilles, vous avez au siège tout fait pour sauver les meubles et permettre à un syndicat d'éviter le naufrage total, mais maintenant vous devez accepter le choix du personnel, la CGT est majoritaire et elle doit obtenir le poste de secrétaire du CCE.

Actuellement vous préférez une carence du CCE alors que nous pourrions élire les membres du CCE, c'est du jamais vu, si le résultat des élections n'était pas favorable à la CGT nous aurions déjà un CCE depuis au moins 15 jours !!!!

La CGT Goodyear

Acharnement anti Wamen la suite....

Monsieur ,

Hier lors d'une réunion du groupe de négociation collective, la direction avait mis à l'ordre du jour un point sur l'élection à venir pour la composition du CCE.

Apres nous avoir expliqué ce que nous savions déjà, à savoir le résultat des élections 2015 où la CGT ressort comme l'immense gagnante de ce scrutin avec plus de 66% de représentativité dans le groupe, la direction a indiqué qu'elle souhaitait modifier par accord la composition des membres du CCE.

Le seul problème pour la direction c'est que depuis le 27 mars elle sait que le candidat au poste de secrétaire du CCE est Wamen Mickael, élu titulaire au CE Amiens Nord avec 99.15% des voix !!!!

La direction depuis, essaye par tous les moyens de trouver une solution, elle va essayer de favoriser une autre candidature, tout sauf la candidature de Wamen, elle multiplie donc les démarches et manœuvres....

Hier, lors de la réunion, celle ci a clairement indiqué qu'elle irait à la Direccte de Nanterre pour demander une modification dans la composition du CCE....

Et d'ajouter, qu'au mois de mai il y aura une baisse des effectifs et donc une modification dans la représentativité....

Ils ont donc dans l'urgence, illégalement et unilatéralement décidé de ne pas prolonger le congé de reclassement à plus de 500 salariés dans le but de pouvoir plaider à la Direccte de Nanterre une baisse des effectifs à Amiens Nord pour éviter coûte que coûte une possible élection de Wamen au poste de secrétaire du CCE !!!!

Hier, toute la CGT a crié, à juste titre, à un nouveau scandale, la direction multiplie les atteintes à l'encontre d'un élu du personnel, cette cabale anti Wamen en devient ridicule, hier lors de cette même réunion un élu CGC a lui aussi expliqué cette situation d'acharnement conte un élu, il est évident que cette situation ne fait aucun doute quant à l'objectif recherché....

La direction de Goodyear depuis plus de 8 ans veut ma peau, elle veut se débarrasser d'un élu qui depuis des années subit un acharnement inouï !!!!

Ils peuvent continuer de nier l'évidence, tous les coups sont permis pour avoir la tête du secretaire de la CGT Goodyear Amiens Nord.

Le dernier résultat des élections est un coup terrible pour leur stratégie, la CGT à Amiens Nord a été largement portée par les salariés et à MONTLUCON la CGT reprend le CE, il est donc logique que le choix démocratique des salaries soit respecté, la CGT a un candidat, certes ce n'est pas celui que la direction aurait voulu mais c'est ainsi alors la direction doit cesser les manœuvres, les magouilles, au siège tout a été fait pour sauver les meubles et permettre à un syndicat d'éviter le naufrage total, mais maintenant ils doivent accepter le choix du personnel, la CGT est majoritaire et elle doit obtenir le poste de secrétaire du CCE.

Actuellement la direction préfère une carence du CCE alors que nous pourrions élire les membres du CCE, c'est du jamais vu, si le résultat des élections n'était pas favorable à la CGT nous aurions déjà un CCE depuis au moins 15 jours !!!!

La CGT Goodyear

lundi 20 avril 2015

NOTIFIÉS MAIS PAS MORTS

La direction envoie les notifications aux élus...

Elle n'aura pas attendu longtemps avant de pouvoir mettre en application la position de ce super ministère.

Nous venons de recevoir nos notifications de licenciement, elles prennent effet dès aujourd'hui, nous avons droit à des recours que nous allons former au plus tôt.

Nous allons exercer notre recours devant le tribunal administratif et en attendant la décision de celui ci qui nous l'espérons remettra en cause la décision du ministère, nous allons adhérer au congé de reclassement.

Nos mandats sont maintenus car le congé de reclassement est une suspension du contrat de travail il n'annule donc pas les effets des mandats.

La direction doit être heureuse de pouvoir enfin nous notifier mais pour autant elle ne sera pas débarrassée de nous !!!!

La lutte continue plus que jamais.....

La CGT GOODYEAR

Article Humanité

Article Humanité de ce jour

vendredi 17 avril 2015

MODELE COURRIER DEMANDE DE PROLONGATION DU CONGÉ DE RECLASSEMENT

Salarié Goodyear

Adresse

Adresse

Pointage

Objet : Demande de prolongation de 3 mois - congé de reclassement

Lettre recommandée avec A.R. ou Lettre remise en mains propres contre décharge

GOODYEAR Usine Amiens Nord

à l'attention de M. Jean-Philippe CAVAILLÉ

Amiens, le

Monsieur,

Je viens par la présente vous faire la demande d'une prolongation de 3 mois de mon congé de reclassement.

Vous m'avez fait parvenir un courrier m'indiquant la fin de mon congé de reclassement au xx/xx/xxxx, le PSE,que vous avez mis en place, prévoit que les salariés présentant des difficultés de retour à l'emploi peuvent disposer d'un accompagnement renforcé et feront l'objet d'un examen et d'une consultation et validation par les membres de la commission de suivi du PSE.

Je n'ai aujourd'hui aucune solution identifiée et ma demande de prolongation de 3 mois de congé de reclassement est donc légitime.

Certain que vous respecterez les termes de l'accord que vous avez mis en place, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

URGENT - CONGÉ DE RECLASSEMENT

Démande de prorogation du congés de reclassement .....

Il devient urgent que vous adressiez soit en AR soit en remise en main propre votre demande de prorogation de votre congé de reclassement, la décision de la direction de vous exclure de ce droit n'est pas conforme à ses obligations.

De plus chaque demande de prorogation du CR devra être validée par la commission de suivi.

Envoyez votre demande à l'attention de Monsieur Cavaillé Jean-Philippe et gardez bien le double de cette demande.

Vous êtes plus de 500 à devoir faire votre demande, c'est votre droit et la direction devra passer chaque demande devant le commission.

LA CGT GOODYEAR

RÉUNION PROJET SCOP

Aux Camarades,

Bous vous êtes inscrits pour participer, sans engagement, à la démarche SCOP, lancée par la CGT. Afin de faire un premier point avec tous les salariés parties prenantes au projet sur :

- L'élaboration du nouveau plan d'affaire avec une équipe américaine de conseils en création d'entreprise

- La constitution d'une équipe de R et D (recherche et développement) avec l'aide d'un grand chimiste, membre de l'académie des sciences et directeur de recherches au CNRS.

- La constitution des équipes de production

Cet échange sur notre projet de SCOP sera suivi d'un débat sur la bataille des GOODYEAR en faveur de la relance d'une activité industrielle sur le site d'Amiens nord. Ce débat, animé par Daniel Mermet, sera retransmis en direct sur ALTV.tv (la web tv anti licenciement).

Rendez vous donc à la salle des fêtes – 80800 Le Hamel (village proche de Corbie)

Le jeudi 23 avril 2015 à 17 H 30

(Cette invitation est envoyée aux salariés qui se sont inscrits pour la SCOP, il va de soit que ceux qui ne se sont pas inscrits mais qui voudraient venir sont les bienvenues).

La CGT Goodyear

jeudi 16 avril 2015

SCOP GOODYEAR, c'est parti !

Les salariés de GOODYEAR vont présenter leur projet de relance de l’activité pneus agraire sur le site d’AMIENS NORD à la commission de revitalisation et au Ministre de l’économie

Près de 400 salariés de l’usine d’Amiens nord sont déjà inscrits dans la démarche SCOP en vue de relancer une activité de production de pneus dans l’usine d’Amiens nord. Ils se réuniront le 23 avril prochain à la salle des fêtes – 80800 Le Hamel (village proche de Corbie) pour valider une première présentation de leur projet pneumatique agraire avant d’aller le 30 avril 2015 en délégation jusqu’à la préfecture de région afin de le déposer officiellement à la commission de revitalisation (une délégation pour Bercy sera organisée la semaine suivante).

Depuis sa première version élaborée en 2012 le plan de réindustrialisation de l’usine d’Amiens nord portée par les salariés et la CGT a sensiblement évolué.

D’une part, GOODYEAR continuant à affirmer qu’il s’est entièrement retiré de toute fabrication ou vente de pneus agricoles sur le marché européen, la SCOP doit désormais en tenir compte. Autrement dit, il y a 20% des parts de marché du pneumatique agraire en Europe qui ne sont plus occupé par GOODYEAR et que la SCOP à bien l’intention de réinvestir avant que les autres grands constructeurs ne le fassent.

D’autre part, et surtout, les salariés de la SCOP ont désormais deux atouts considérables. Le premier est la mise en place d’une véritable structure de recherche et développement. En effet, Bruno Chaudret, membre de l’Académie des Sciences, Directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (Toulouse), a accepté d'aider à la constitution d’une équipe de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens de très haut niveau capable de développer de nouveaux pneus. Le second est le nouveau business plan élaboré par l’un des conseils en création d’entreprise les plus reconnu aux Etats-Unis : David BenDaniel, professeur d’entreprenariat et de management au sein de l’Université Cornell.

Les salariés ont pris leurs responsabilités, ils se rassemblent et s’organisent tant pour retrouver un travail que pour éviter la disparition d’un pan entier de l’industrie picarde.

L’Etat et GOODYEAR vont ils contribuer à sauver l’emploi en soutenant le projet ou vont-ils tout faire pour nous empêcher de réussir et nous licencier une deuxième fois ?

mercredi 15 avril 2015

AUDIENCE DEMANDE DE PIÈCES

L'audience initialement prévue le 31 mars dernier a été reportée aujourd'hui a 14h au Conseil des prudhommes d'Amiens, 18 rue Lamartine.

Vous pouvez vous y rendre à partir de 13h45 dans la limite de 50 salariés dans la salle uniquement. La Cgt Goodyear

mardi 14 avril 2015

MACRON MOULAGE

Des délégations se succèdent dans le bureau de macron, droite et droite main dans la main, des allers retours via la cabinet du ministre, pour au final annoncer....RIEN.....

OU, alors plutôt tout et rien, le gouvernement travaillerait à une ré industrialisation de l'usine Amiens nord, pour fabriquer des choses mais alors quoi, pas de réponse......

La CGT finalise son projet SCOP, nous avons rencontré des scientifiques qui ont validé avec nous la mise en place d'un centre de R&D

Le gouvernement vient de valider la demande de goodyear de nous mettre hors jeu, maintenant il fait des communications qui ne veulent rien dire, mais qui cachent en vérité un nouveau gros coup de pouce à Goodyear, valider au plus vite le démantèlement du FARLM à Amiens nord, faire semblant d'avoir trouver des industriels providentiels, nous ne sommes même plus surpris du comportements de ces politiques qui depuis 2013 sont aux cotés de GOODYEAR.

Après HOLLANDE ? MONTEBOURG, voici les annonces de MACRON, ils existeraient des grands projets d'avenir pour Amiens nord....

Une usine de panneaux solaires (SAMSOMNITE) Une champignonnière (SMOLDERS) Un repreneur comme à Siège de France

Ils nous prennent vraiment pour des demeurés et il faudrait être fou pour faire confiance à l'équipe qui s'est réunie aujourd'hui, MACRON, GEST......

Ce député de la Somme devenu depuis président d'Amiens métropole, qui n'a pas proposé un seul emploi aux ex goodyear et qui fait tout pour bien démontrer que son copain de la CFTC chez DUNLOP a sauvé l'usine DUNLOP et que la vilaine CGT chez Goodyear a fait le contraire....

N'oubliez jamais que sans ce gouvernement aidé de quelques ennemis d'apparence, nous serions encore en lutte sur notre site, ils ont tout validé, tout accepté et ils voudraient laisser croire que les politiques vont venir en sauveurs....

L'usine d'Amiens nord a toujours et doit continuer à fabriquer des pneus, laisser croire que des projets existent serait un énorme mensonge de plus, mais il est vrai que le mensonge et la politique surtout celle actuelle toute bord confondus vont de pair.

Nous avons un projet de SCOP, nous le faisons avancer si le gouvernement veut donner un avenir industriel et social à notre site, qu'il nous reçoive au lieu d'aider Goodyear à un démantèlement rapide....

Car, comme MONTEBOURG, MACRON va faire la même annonce, il va falloir laisser la direction démanteler et vite pour que les investisseurs puissent venir, on connait bien la musique, celle de ministres dit de gauche qui font une politique au service des seuls patrons, qui valide les demandes de licenciements des élus du personnel, c'est cela la politique de gauche façon hollande.....

Cette histoire sent l'arnaque totale, depuis quand le député UMP de la Somme s'intéresse t'il au sort des ex Goodyear?

Décidément nous avons à faire à des prédateurs du monde du travail, des annonces, du vent et de la misère sociale à la fin...

LES ELUS CGT GOODYEAR

Demande à faire à la direction pour les 3 mois supplémentaires de congé de reclassement

La direction a unilatéralement décidé d'envoyer des courriers pour vous indiquer qu'elle vous exclut du droit à 3 mois de congé de reclassement.

La CGT vous conseille d'envoyer dès aujourd'hui une lettre en AR à Monsieur Cavaillé Jean Philippe pour lui demander de vous appliquer les 3 mois de congé de reclassement comme prévu par l'accord de fin de conflit.

Vous pouvez la remettre en mains propres contre décharge au service RH à la SODIE.

Votre syndicat CGT

lundi 13 avril 2015

La Direccte adresse une lettre sans équivoque à Goodyear !!!

Comme nous vous l'avions indiqué, nous nous sommes rendus à la Direccte mardi dernier pour obtenir un courrier qui indique à Goodyear la position de l'état sur le prolongement du congé de reclassement.

Nous venons de recevoir ce courrier qui est sans ambiguïté, la position de la Direccte est la même que la nôtre, Goodyear doit revoir sa copie et vite afin de faire bénéficier à tous les salariés sans solution identifiée les 3 mois de congé de reclassement additionnels....

De plus Pole Emploi nous a alerté sur des problèmes énormes liés à une très mauvaise gestion des attestations par le service paye a Rueil !!!!

Nous aurons une commission de suivi locale sur le site le 17 avril à 9h30, cette réunion va porter sur le congé de reclassement et bien sur, nous allons demander à la direction de s'expliquer sur le bordel organisé concernant les attestations Pole Emploi !!!!!

Le 17 avril 2015 il s'agira de la réunion ultime sur le congé de reclassement....

Non seulement la direction ne respecte pas ses obligations mais en plus elle envoie des attestations totalement erronées à Pole Emploi, ce qui a pour conséquence de ne pas permettre le traitement des données et donc retarder un max le démarrage de vos droits, c'est une honte et de mémoire de responsables Pole Emploi, du jamais vu, même dans une PME!!!

La direction est arrogante, incompétente et surtout elle avance selon des règles illégales .....

Le 17 avril cette réunion va être capitale pour vos droits aux 3 mois supplémentaires de congé de reclassement !!!!

Vos élus CGT

jeudi 9 avril 2015

Compte-rendu de la 15ème réunion de la Commission de suivi locale de l’établissement d’Amiens Nord du 19 mars 2015

- Etaient présents : Bernard GLESSER, Directeur des Ressources Humaines Amiens Nord Pour la CFE-CGC : Jacques MARTIN Pour la CGT : Evelyne Becker, Reynald JUREK, Mickael WAMEN Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie Guillaume BESSET, Direccte - La séance est ouverte à 9 heures 50. - Bernard GLESSER Nous avons attendu un peu plus que le quart d’heure réglementaire et nous allons maintenant ouvrir cette treizième réunion de la commission locale de suivi. Je donne la parole à Sophie Boquet. - Sophie BOQUET Nous avons organisé un forum emploi formation le 17 mars. Dans le cadre de ce forum, 10 entreprises ont participé et ont présenté des offres et des perspectives d’emploi aux salariés qui sont venus à ce forum. Ce qu’on avait déjà observé, et qui s’est confirmé lors de ce forum, c’est qu’il y a une reprise de la demande intérim sur des métiers de production et de logistique. - Mickaël WAMEN Bonjour, excusez-nous du retard. - Sophie BOQUET J’étais en train de dire que nous avons organisé un forum emploi formation le 17 mars, que les entreprises présentes sont venues pour présenter des offres et des perspectives d’emploi, ainsi que 6 organismes de formation et Pôle Emploi pour la partie plateforme des vocations et propositions d’offres. - Mickaël WAMEN Les 10 entreprises, ce sont celles que vous avez mentionnées là ? - Sophie BOQUET C’est ça, j’en ai présenté quelques-unes. Elster était présent ; vous êtes au courant ? - Mickaël WAMEN Oui, j’ai vu sur le Courrier Picard, cent et quelques emplois ? - Sophie BOQUET Ça a été grossi ; c’est sur trois ans, pour arriver plutôt en fait à 60 emplois. A la base, c’était prévu 100 emplois, puisqu’il avait envisagé d’installer sur ce site à la fois la production, les services commerciaux et la R&D, et ils ont finalement délocalisé l’administration et la R&D en banlieue parisienne, à Vélizy, et de ne concentrer sur l’usine que la production. Je les avais rencontrés le 24 février et je leur avais demandé justement de venir présenter et rencontrer des salariés qui pourraient être susceptibles d’être intéressés, sachant que cette société a pour projet de fabriquer des compteurs électriques nouvelle génération. - Jacques MARTIN Cette société bénéficie des financements de la revitalisation ? - Sophie BOQUET Non, car c’est un grand groupe. La structure en elle-même fonctionne un peu comme une start-up, mais elle est rattachée à un grand groupe anglais, qui emploie 7 000 personnes, donc elle ne peut pas être éligible à la revitalisation. - Guillaume BESSET Par contre, si l’entreprise venait à embaucher des salariés Goodyear, là elle pourrait bénéficier d’une aide. - Mickaël WAMEN Les 4 000 euros, qui sont à la fois dans le PSE et dans la revitalisation ? Ils les auraient à quel titre ? - Guillaume BESSET Ils l’auraient au titre de la revitalisation, ils pourraient l’avoir. Par contre, ils ne pourraient pas bénéficier du prêt. - Sophie BOQUET Ni de la subvention. - Mickaël WAMEN Donc qu’est-ce qui les motiverait à embaucher des Goodyear ? Les 4 000 euros ? Ce n’est pas très incitatif. La qualité des salariés, peut-être. - Bernard GLESSER La formation dont ils ont pu bénéficier. - Sophie BOQUET En fait, comme c’est un produit particulier qui nécessite une formation interne liée à la production, le fait que Goodyear prenne en charge le coût de la formation et les primes... - Jacques MARTIN Ce sont des formations d’électricien, je suppose ? - Sophie BOQUET Ils ont surtout besoin de métrologues, parce qu’il y a une grosse partie test. - Guillaume BESSET La grosse plus-value pour la société, c’est vraiment la prise en charge des frais de formation éventuellement par le PSE. Ça, c’est vraiment quelque chose qui peut donner beaucoup de chances aux salariés. - Sophie BOQUET Ils ont aussi rencontré Pôle Emploi, parce que malheureusement il n’y a pas que les salariés de chez Goodyear qui sont aujourd’hui en recherche d’emploi, et aujourd’hui Pôle Emploi n’est pas en capacité de mettre en place les aides que nous pouvons proposer, avec la facilité de mise en œuvre et la facilité. - Jacques MARTIN Parmi le personnel qui est en recherche d’emploi, vous avez eu des candidats concernant ça, pour la formation ? - Sophie BOQUET On n’en est pas à la formation. Ester a rencontré les personnes qui étaient intéressées, une trentaine de personnes, sachant que c’était plutôt intéressant, parce qu’ils ont montré un petit film où on voit toutes les étapes de la fabrication, et ce que va être l’usine demain. Les salariés qui sont allés les rencontrer nous ont dit qu’ils trouvaient ça vraiment intéressant, sachant qu’après, la production ne démarrera que début 2016. Pour autant, il y aurait une période de formation qui pourrait permettre d’envisager les premières embauches et l’entrée des salariés en formation sur le premier semestre 2015. - Mickaël WAMEN Combien ils nous en prendraient ? - Sophie BOQUET L’augmentation de la production et les recrutements vont se faire progressivement sur trois ans, donc ils vont démarrer avec une vingtaine de personnes, et ça montera comme ça progressivement. Et ils ne nous prendront pas non plus forcément 20 salariés Goodyear. Mais si déjà ils nous en prennent 10 au départ, ce serait déjà pas mal. - Mickaël WAMEN C’est le verre à moitié vide ou à moitié plein, mais vous êtes satisfaite de 10. - Guillaume BESSET On ne s’en satisfait pas : il y a une occasion qui se présente, on la saisit. - Mickaël WAMEN Qu’est-ce qu’on fait des 700 autres ? C’est dramatique. - Sophie BOQUET On est toujours sur la même problématique par rapport au bassin, c’est qu’il n’y a pas aujourd’hui d’embauches en volume. - Mickaël WAMEN Quand vous êtes arrivés, enfin pas vous, Madame Boquet, quand la SODIE est arrivée, il ne devait pas y avoir de problème, tout le monde devait retrouver du boulot. Vous étiez la Rolls-Royce des cabinets, ça devait, mais alors, rouler grave. Qu’est-ce qu’ils font, Igol ? - Sophie BOQUET Igol, c’est toujours en travaux. Le projet n’est pas fichu, mais ça prend du temps. - Mickaël WAMEN Il y a beaucoup de choses qui prennent du temps, et les gens, pour l’instant, ils sont dans la merde. Et en plus, comme on voit que Goodyear ne veut pas rallonger le congé de reclassement pour les 700 personnes qui n’ont pas de boulot, c’est dramatique. Là, on parle de 10 entreprises, les organismes de formation, Pôle Emploi : en réalité, aujourd’hui, ces forums, ça débouche sur combien d’emplois, pérennement ? - Sophie BOQUET Aujourd’hui, les contacts qui ont eu lieu le 17 mars ne se sont pas traduits par des contrats de travail encore aujourd’hui. Il y a quand même pas mal de personnes qui ont été rencontrées, notamment par le biais de l’intérim. Il y a des démarrages prévus dès la semaine prochaine, mais aujourd’hui, ce qu’on remarque, c’est qu’il y a une reprise de l’intérim sur les métiers de production et de logistique. Aujourd’hui, il y a un peu plus de 55 salariés qui sont en suspension de congé de reclassement pour réaliser des missions de courte durée. Ça leur permet d’être en reprise d’emploi, ça n’est pas pérenne, ça n’est pas sur de la longue durée pour le moment, ça permet juste à 55 salariés de ne pas rester chez eux. - Reynald JUREK On est aussi pile-poil dans la période où les entreprises cherchent des personnes pour faire les remplacements de juillet août ; donc les 55, prenons-les avec des pincettes, comme dirait l’autre. - Mickaël WAMEN Chez Valeo, par exemple, il y a eu une première vague d’intérimaires. Les missions sont tombées ; ils ont recruté d’autres intérimaires, dont des Goodyear. Il n’y a pas eu d’embauche au bout, c’était uniquement pour du remplacement, c’étaient des missions temporaires. Et les gens qui vont faire des missions en intérim, c’est tout à leur honneur de remettre le pied à l’étrier et d’aller faire des missions en intérim, mais ils savent pertinemment une chose, c’est qu’il n’y aura pas d’embauche au bout. Il n’y a pas d’embauche prévue à Valéo. - Sophie BOQUET Il n’y a pas d’embauche prévue à Valéo, il n’y a pas d’embauche prévue chez Procter non plus. Les grosses entreprises n’embauchent pas. - Mickaël WAMEN Même nos collègues de chez Dunlop, qui devaient embaucher une centaine de personnes, c’était annoncé l’année dernière à grands coups de renfort médiatique, 2014, 2015, 100 embauches chez Dunlop, même ça, ça n’est pas fait. Même ça, ça n’est pas tenu ; c’est-à-dire que même ce qu’il y a de prévu dans le PSE en termes de reclassements, ça n’existe plus. Les postes n’existent plus. Moi, la vraie question que je pose, et j’ai vu votre collègue lors de l’enquête sur l’appel de Goodyear concernant nos licenciements ; il me dit : si vous aviez accepté un poste chez Dunlop, aujourd’hui je serais peut-être chômeur. On aurait fait quoi de moi ? On aurait pris 100 Goodyear, on en aurait fait quoi aujourd’hui, puisqu’il n’y a plus de boulot ? C’est ça le problème : même dans le PSE qu’on nous propose en interne, il y a des choses qui n’existent plus. Et pourtant, ils sont toujours couchés sur du papier. Vous prenez le groupe GDTF, il a fait une centaine de propositions de postes, ces postes-là n’existent plus. Même ça, on n’est pas capable de s’y tenir. Attendez, c’est quand même dramatique ! Moi, votre collègue, quand j’ai discuté avec lui, on a surtout partagé l’histoire des propositions de poste qui m’avaient été faites, parce que c’était mon cas personnel qui était visé ce jour-là. Il s’est aperçu que sur les dix propositions qu’on m’a faites, c’était des coefficients de 40 à 50 points inférieurs à ce que j’ai aujourd’hui, pour commencer ; et ensuite, on a fait le tour ensemble. A Montluçon, il a fait des demandes à Monsieur Jean-Philippe Cavaillé : les postes qui y étaient proposés aux représentants du personnel étaient des postes occupés par des salariés. Il faut le savoir, c’est quand même fort de café. Et sur Dunlop aujourd’hui, on ne peut plus proposer à des salariés d’aller chez Dunlop, puisque les postes proposés n’existent plus, puisque Goodyear a décidé de baisser la production chez Dunlop, et donc de fait, de ne plus embaucher. Donc les 100 postes nouveaux qui étaient prévus chez Dunlop n’existent même plus. On est dans quoi aujourd’hui, dans l’industrie ? On est soit dans un maintien d’effectif, parce que la seule variable d’ajustement que les patrons trouvent, pour faire baisser le coût de production, c’est de flinguer les mecs et de les licencier – ou des départs en retraite non remplacés. Mais dans l’industrie aujourd’hui, que ça soit sur Amiens ou ailleurs, à part à Renault Sandouville, qui va créer 150 ou 200 postes, mais qui va piocher dans ses 1 000 intérimaires. Les perspectives de trouver un boulot aujourd’hui, c’est dramatique. C’étaient des gens qui étaient en travail précaire pour être embauchés. Tant mieux pour eux, mais ça ne va pas créer de boulot nouveau, puisque les gens étaient déjà dans l’entreprise. Ça ne crée rien, il n’y a pas une dynamique nouvelle. Hier ou ce matin, je voyais dans le Courrier Picard une page qui faisait référence à un salarié qui a trouvé un emploi dans la boucherie-charcuterie à Camon, Monsieur Ludovic Landau. C’est bien, mais il faut savoir que le gars qui a ouvert sa petite boutique de bouffe rapide, fermée ! Monsieur Thong Dari PROM . Fermée : terminé, l’affaire est réglée ! Tous ceux qui ont ouvert des trucs comme ça, ils se cassent la gueule les uns derrière les autres. - Evelyne BECKER C’est le problème de ces gens-là. Il y en a énormément qui ont créé des entreprises qui sont maintenant fermées. Il n’y a pas que lui. Mickaël WAMEN Le mec, il a mis toutes ses billes dans l’affaire. S’il ne revend pas le pas de porte, il n’a rien. Il y a ça qui m’inquiète. Il y a les cas très inquiétants de gens qui ont eu des accidents du travail très graves et qui étaient inaptes à tout poste chez Goodyear. Moi, ce que je voulais vous dire, Monsieur Besset, c’est que les délégués du personnel n’ont jamais été réunis valablement comme le Code du travail le prévoit ; c’est-à-dire quequand vous avez quelqu’un qui est déclaré inapte à tout poste ou à son poste de travail suite à un AT, une maladie professionnelle ou autre, on doit informer et consulter les DP. Ces gens-là ont été notifiés de leur licenciement sans que la procédure ne soit respectée. Ensuite, il y a l’accord du 18 mars 2000, qui est l’accord RTT. Dans cet accord, il est indiqué explicitement que dès lors qu’il y a une modification structurelle dans les effectifs, on doit être informé et consulté conformément à l’accord du 18 mars 2000. Ça n’a pas été fait non plus, donc ce sont quand même des violations graves dans le respect des règles élémentaires du Code du travail, bordel de merde. Et aujourd’hui, pour les trois mois, on mégote : ça ne sera pas pour tout le monde, ça sera en fonction d’un certain nombre de critères prévus dans le PSE, c’est une interprétation, et cetera. Il y a deux solutions. Soit on va au tribunal et Goodyear risque de nous dire : vous nous faites chier, on casse l’accord et les indemnités ne seront pas versées aux salariés, et c’est un risque. Le tribunal peut péter un plomb en disant : puisque vous dites qu’ils ne respectent pas l’accord, on l’annule. Et ça, c’est un vrai risque pour les salariés, parce qu’ils peuvent non seulement être virés rapidement, mais en plus ne pas partir avec l’indemnité. Ou alors c’est vous, l’administration française, qui dites à Goodyear : arrêtez cinq minutes, il y a tout un tas de vices de forme dans le document, dans les procédures, les trois mois, vous les validez pour tout le monde, point. Ou sinon, moi je vous tape sur la gueule. Parce que les délégués du personnel n’ont pas été informés et consultés valablement pour toutes les personnes licenciées suite à une inaptitude alors que c’est une obligation légale. L’accord du 18 mars 2 000 RTT n’a pas été respecté alors qu’on doit être informés et consultés des modifications structurelles de l’effectif : ça n’a jamais été fait. Donc on va aller aux Prud’hommes. Ça va prendre six mois, un an, deux ans peut-être, je ne sais pas. On a une audience le 31 mars de mise en l’état pour les pièces. D’ailleurs, c’est une première aussi dans la région : il y a 50 salariés qui vont pouvoir assister à une audience de mise en l’état. On essaie de récupérer en ce moment, et on se bat comme des diables avec notre avocat, le rapport des deux inspectrices du travail sur les risques de santé au travail, l’article 40 ; et le procureur dit qu’il a perdu le document. On demande le numéro d’enregistrement, il n’y a plus de numéro d’enregistrement. Donc on est en contact avec les deux inspectrices du travail, notamment une, qui dit qu’elle va le renvoyer. On va avoir le numéro d’enregistrement du dossier, ce qui va nous permettre de le récupérer, parce qu’à partir de ce moment-là, on va s’apercevoir que tous les salariés qui ont été licenciés, c’était sous l’article 40 ; et que là aussi, il y a des procédures spécifiques à mettre en œuvre, qui n’ont pas été mises en œuvre. Moi, ce que je vais vous dire aujourd’hui, Monsieur Besset, vous représentez la DIRECCTE, ce qui pour moi est un élément incontournable dans ce qui nous arrive. Aujourd’hui, Goodyear, plutôt que de faire bonne figure et d’au moins mettre en place une discussion intelligente, je dis, les 3 mois supplémentaires, ça doit être pour tout le monde. Il y a tellement de vices de forme que vous pouvez les obliger à le faire, bordel ! - Guillaume BESSET Attendez, les critères de prorogation, est-ce qu’il est prévu qu’on en parle aujourd’hui, ou pas ? - Bernard GLESSER Non. - Guillaume BESSET Alors on va en parler maintenant, du coup. Si je suis interpellé dessus, on en parle. Soit c’est à l’ordre du jour et on attend le point, soit on en parle quand vous me sollicitez sur la question, c’est-à-dire maintenant. Comment on procède ? - Bernard GLESSER Allons-y. Ce que je voudrais dire, préalablement à l’intervention de Monsieur Besset, c’est que ce point a déjà été débattu lors de la dernière commission centrale de suivi, où Goodyear a explicité très clairement sa position, qui découle directement de ce qui est d’une part dans le PSE, dans l’addendum à ce PSE, et dans le protocole de fin de conflit qui a été signé le 22 janvier de l’an dernier. Je sais quelle est la position de la DIRECCTE : Monsieur Besset va s’exprimer sur le sujet. En tout cas, quel que soit ce qui va être dit aujourd’hui, la position de Goodyear reste inchangée : nous appliquerons les textes tels que nous les lisons dans les trois documents que je viens de citer. - Guillaume BESSET Vous vous doutez bien qu’on a contacté la Direction pour discuter des conditions de prorogation. Donc tout ce que vous évoquez, on a eu des discussions avec Goodyear pour échanger sur la question. Ils nous ont fait part de leur interprétation, une interprétation qui consiste à dire que pour les salariés de moins de 45 ans, grosso modo, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, parce que j’avais que moi je n’avais pas pris conscience de cette interprétation-là quand j’avais lu les dispositions de l’accord de fin de conflit, mais force est de reconnaître que si on lit les dispositions de l’accord de fin de conflit, on va regarder les choses calmement et avec les textes, il est clairement marqué : « une prorogation d’une durée de trois mois non capitalisables de la durée initiale du congé de reclassement pour les salariés âgés de moins de 45 ans qui présenteraient des difficultés de retour à l’emploi dans les conditions définies par le plan de sauvegarde de l’emploi aux chapitres 3.1 et 3.6. » Si on va voir ces chapitres, on va s’apercevoir qu’il y a une série de critères qui définissent ce que sont les salariés en situation de difficulté de retour à l’emploi, et là-dessus, on a avec la Direction de Goodyear un point de désaccord important. Nous, à la Direction du Travail, on estime que Goodyear fait une interprétation certes littérale, mais a minima du plan de sauvegarde de l’emploi, c’est-à- dire que le désaccord porte sur le critère des personnes de plus de 50 ans en fonction des situations d’emploi. Goodyear avait défini que ces situations spécifiques d’emploi, c’étaient la Production et le Qtech qui étaient concernés. Nous, à la Direction du travail, on avait souhaité que les personnes de moins de 45 ans puissent bénéficier des trois mois supplémentaires, également ceux qui sont en situation de production et au Qtech, pour ne pas créer de différence de traitement en fonction de l’âge. On a eu une réunion avec la Direction de Goodyear sur ce point, où on leur a fait part de notre désaccord. Ensuite, l’autre difficulté, et à mon avis, on n’est plus sur un plan juridique, on est plutôt dans la dynamique qu’on veut insuffler au congé de reclassement, à mon avis, c’est encore plus grave d’une certaine manière. Si vous voulez, il est prévu d’une part, pour avoir une prorogation, d’être en situation de difficulté de retour à l’emploi. - Mickaël WAMEN Tous les gens qui n’ont pas retrouvé de boulot sont de fait dans une situation de difficulté de retour à l’emploi. - Guillaume BESSET Le PSE définit ce qu’est une situation de difficulté de retour à l’emploi ; et après, il y a une deuxième condition, ce sont les personnes qui n’ont pas de solution identifiée. C’est là qu’on a une grosse difficulté en termes de dynamique du congé, puisque les personnes qui n’ont pas de solution identifiée, dans le PSE, juridiquement parlant, on va considérer que les personnes en formation ont une solution identifiée. En tout cas, la Direction Goodyear voit les choses de cette manière-là, mais pas nous, à la DIRECCTE, tout simplement parce que les personnes qui sont en formation, c’est une solution potentielle de retour à l’emploi. Donc on accepte qu’au niveau des statistiques ça puisse refléter, on est d’accord pour le considérer. - Mickaël WAMEN Moi, ce que je considère comme les statistiques vraies, c’est toujours cette fameuse dernière page : reprise d’emploi, création d’entreprise, et je réinsiste, mais c’est très important. Tout d’abord, la Direction fait un amalgame de tout... - Guillaume BESSET Attendez, je vais terminer. - Mickaël WAMEN Allez-y ; excusez-moi, vous avez raison. J’interviendrai après. - Guillaume BESSET Ça ne me dérange pas qu’en commission de suivi, on considère au plan statistique la formation comme une solution identifiée, parce que ça reflète le travail du cabinet de reclassement ; c’est aussi ça, la commission de suivi : essayer de mesurer avec des indicateurs le travail de SODIE. Effectivement, il est normal qu’on comptabilise comme une solution identifiée par le cabinet une formation. Ça, cela ne me dérange pas plus que ça. Là où c’est plus embêtant, c’est quand on considère la formation comme une solution identifiée faisant obstacle à la prorogation du congé de reclassement. Pourquoi ? Parce que ça signifie que toutes les personnes qui sont en formation ne seront pas prorogées. Ça signifie quoi ? Ça signifie que les personnes qui se sont inscrites dans une démarche active, qui ont joué le jeu, n’ont pas droit, alors que par contre, celui qui n’a rien fait, lui il a le droit. - Mickaël WAMEN Oui, il est resté chez lui, il a attendu pendant un an, il est payé trois mois. C’est n’importe quoi. Ce n’est pas objectif en plus. - Sophie BOQUET Ça pourrait paraître inéquitable. - Mickaël WAMEN Ça ne pourrait pas, c’est inéquitable. C’est pire que ça, c’est dégueulasse. - Guillaume BESSET Je finis. Pour nous, il y avait deux solutions : soit on fait une interprétation littérale du texte comme le propose la Direction Goodyear. A mon sens, à ce moment-là, on intègre dans les moins de 45 ans les personnes en production ou les personnes en Qtech, ce qui arrive à un chiffre important, puisque 80 % des moins de 45 ans sont concernés. Soit je fais une autre proposition, qui me paraît être une solution de bon sens, qui est en lien avec ce que je viens de dire précédemment, c’est qu’on considère que toutes les personnes qui sont en formation et qui n’ont pas eu de retour à l’emploi issu de la formation peuvent bénéficier de la prorogation. Mais il faut s’inscrire dans une de ces deux dynamiques-là ; sinon, à mon sens, on n’utilise pas comme on devrait le faire ces conditions de prorogation. - Mickaël WAMEN La Direction fait plusieurs amalgames. D’abord, elle se réfère à un PSE : je rappellerai deux choses. On a combattu le PSE pendant 7 ans, et en 2013, quand ce PSE a été mis au vote, la CGT, la CFDT n’ont pas donné d’avis, ni favorable, ni défavorable, et ne se sont pas abstenues. Une organisation syndicale, la CFE-CGC, a voté contre. Et le seul et unique syndicat signataire du protocole de fin de conflit, c’est la CGT. Et aujourd’hui, on veut nous opposer un PSE qu’on n’a pas validé. Le protocole de fin de conflit fait référence à un document qui s’appelle le PSE, pour lequel nous n’avons pas donné d’avis, et il n’y a pas eu d’avis majoritaire qui valide le PSE en tout état de cause. Il y a eu un vote défavorable qui permet à Goodyear de démarrer son PSE ; pour autant, la CGT, qui est le seul syndicat signataire du protocole de fin de conflit, ne peut pas faire référence à un PSE qu’elle n’a pas validé. Ça, c’est le premier point. Deuxième point, comme on est quand même de bon sens et assez objectif, malgré tout ce qu’on peut dire sur nous, qu’on est des bolcheviks, des abrutis, j’en passe et des meilleures, c’est moi, Mickaël WAMEN, qui ai dit dans une réunion : pour faire en sorte d’avoir des statistiques les plus proches de la vérité, nous allons considérer que les personnes qui partent en retraite sont une solution identifiée, alors que ça n’a jamais été prévu nulle part, ni dans le PSE, ni dans l’accord de fin de conflit. Pourquoi ? Parce que j’estime que la SODIE ne doit pas mettre des moyens permettant à des salariés d’être en retraite, d’aller en formation, et cetera. On n’a pas besoin de ça, et on a quantifié à l’époque le nombre de personnes qui partiraient dans le cadre du congé de reclassement. Parce que pour le coup, ces gens-là, il n’y a même pas besoin de discuter du prolongement ou pas du congé de reclassement. De fait, ils y sont. C’est 24 mois pour certains, et ça va leur permettre, avec la période du chômage, plus l’indemnité,Guillaume BESSET Ça ne me dérange pas qu’en commission de suivi, on considère au plan statistique la formation comme une solution identifiée, parce que ça reflète le travail du cabinet de reclassement ; c’est aussi ça, la commission de suivi : essayer de mesurer avec des indicateurs le travail de SODIE. Effectivement, il est normal qu’on comptabilise comme une solution identifiée par le cabinet une formation. Ça, cela ne me dérange pas plus que ça. Là où c’est plus embêtant, c’est quand on considère la formation comme une solution identifiée faisant obstacle à la prorogation du congé de reclassement. Pourquoi ? Parce que ça signifie que toutes les personnes qui sont en formation ne seront pas prorogées. Ça signifie quoi ? Ça signifie que les personnes qui se sont inscrites dans une démarche active, qui ont joué le jeu, n’ont pas droit, alors que par contre, celui qui n’a rien fait, lui il a le droit. - Mickaël WAMEN Oui, il est resté chez lui, il a attendu pendant un an, il est payé trois mois. C’est n’importe quoi. Ce n’est pas objectif en plus. - Sophie BOQUET Ça pourrait paraître inéquitable. - Mickaël WAMEN Ça ne pourrait pas, c’est inéquitable. C’est pire que ça, c’est dégueulasse. - Guillaume BESSET Je finis. Pour nous, il y avait deux solutions : soit on fait une interprétation littérale du texte comme le propose la Direction Goodyear. A mon sens, à ce moment-là, on intègre dans les moins de 45 ans les personnes en production ou les personnes en Qtech, ce qui arrive à un chiffre important, puisque 80 % des moins de 45 ans sont concernés. Soit je fais une autre proposition, qui me paraît être une solution de bon sens, qui est en lien avec ce que je viens de dire précédemment, c’est qu’on considère que toutes les personnes qui sont en formation et qui n’ont pas eu de retour à l’emploi issu de la formation peuvent bénéficier de la prorogation. Mais il faut s’inscrire dans une de ces deux dynamiques-là ; sinon, à mon sens, on n’utilise pas comme on devrait le faire ces conditions de prorogation. - Mickaël WAMEN La Direction fait plusieurs amalgames. D’abord, elle se réfère à un PSE : je rappellerai deux choses. On a combattu le PSE pendant 7 ans, et en 2013, quand ce PSE a été mis au vote, la CGT, la CFDT n’ont pas donné d’avis, ni favorable, ni défavorable, et ne se sont pas abstenues. Une organisation syndicale, la CFE-CGC, a voté contre. Et le seul et unique syndicat signataire du protocole de fin de conflit, c’est la CGT. Et aujourd’hui, on veut nous opposer un PSE qu’on n’a pas validé. Le protocole de fin de conflit fait référence à un document qui s’appelle le PSE, pour lequel nous n’avons pas donné d’avis, et il n’y a pas eu d’avis majoritaire qui valide le PSE en tout état de cause. Il y a eu un vote défavorable qui permet à Goodyear de démarrer son PSE ; pour autant, la CGT, qui est le seul syndicat signataire du protocole de fin de conflit, ne peut pas faire référence à un PSE qu’elle n’a pas validé. Ça, c’est le premier point. Deuxième point, comme on est quand même de bon sens et assez objectif, malgré tout ce qu’on peut dire sur nous, qu’on est des bolcheviks, des abrutis, j’en passe et des meilleures, c’est moi, Mickaël WAMEN, qui ai dit dans une réunion : pour faire en sorte d’avoir des statistiques les plus proches de la vérité, nous allons considérer que les personnes qui partent en retraite sont une solution identifiée, alors que ça n’a jamais été prévu nulle part, ni dans le PSE, ni dans l’accord de fin de conflit. Pourquoi ? Parce que j’estime que la SODIE ne doit pas mettre des moyens permettant à des salariés d’être en retraite, d’aller en formation, et cetera. On n’a pas besoin de ça, et on a quantifié à l’époque le nombre de personnes qui partiraient dans le cadre du congé de reclassement. Parce que pour le coup, ces gens-là, il n’y a même pas besoin de discuter du prolongement ou pas du congé de reclassement. De fait, ils y sont. C’est 24 mois pour certains, et ça va leur permettre, avec la période du chômage, plus l’indemnité,de pouvoir partir en retraite. Et ça concerne grosso modo 177 ou 178 personnes. Ces gens-là, c’est une solution identifiée, pour quelle raison ? Parce que ce que je veux envoyer comme signal à la SODIE, c’est : ne mettez pas d’effort de formation, ne consacrez pas du temps à des salariés dont le seul et unique but et la sortie sera une retraite. Et là où vous avez raison, Monsieur Besset – et j’ai tenu à peu près les propos que vous tenez –, j’ai dit à la Direction de Goodyear, je ne vous demande pas tout ou rien. Je vous demande du bon sens. Aujourd’hui, l’effort de formation, il faut aussi se référer à toutes les réunions qu’on a eues en janvier, en février, en mars, en avril, en mai, en juin, où était présent ici Monsieur Laurent Dussuchale, qui disait : les gens ont mis six mois à faire le deuil de la perte de leur emploi. Et pendant six mois, ils ont été totalement inactifs dans le cadre du congé de reclassement. C’est vous qui l’avez dit, et vous continuez à le dire. - Sophie BOQUET Je confirme, il y a une période de deuil longue. - Mickaël WAMEN Donc quand vous dites : il y a une reprise de l’activité en France. A voir, je ne croirai que quand ça repartira, mais ces trois mois-là, les trois mois de l’Etat, c’est acté, c’est fait. Avec les trois mois de Goodyear, ça fait six mois. Je dirais que grosso modo, les gens pourraient avoir jusqu’au mois de septembre, être dans un système d’accompagnement. Et là où effectivement je valide une proposition du groupe Goodyear, c’est de dire qu’après le mois de septembre, quand tous les gens seraient sortis du congé de reclassement, on aurait trois mois complémentaires d’accompagnement SODIE qui n’étaient pas prévus initialement qui sont hors du congé de reclassement, mais pour faire la transition avec Pôle Emploi. - Sophie BOQUET Accompagner les gens pendant la période de carence pour leur permettre de mieux travailler pendant cette période. - Mickaël WAMEN Vous savez, je suis assez pragmatique, et les claques dans la gueule que j’ai reçues cette dernière semaine m’ont quand même fait aussi réfléchir à pas mal de choses. Je me dis, aujourd’hui, que ce qui est dans l’accord, les gens y ont droit. Les trois mois de l’Etat, les trois mois de Goodyear, pour moi, c’est obligatoire, il faut absolument que Goodyear mette ça sur la table, et votre position me convient parfaitement. D’abord, un, c’est du bon sens ; et moi je vous donne en plus des éléments factuels de non-respect des accords signés ici. L’accord RTT, qui peut tout faire capoter, c’est-à-dire que Goodyear peut avoir son congé de reclassement depuis le début anéanti, parce qu’on aurait dû être informés, consultés de la sortie des salariés de tous les effectifs, et ça n’a jamais été fait. Pour les salariés qui sont invalides, maladie professionnelle et autres, depuis des années j’ai dit à la Direction de Goodyear : vous ne respectez pas vos obligations légales. En délégués du personnel, on doit être informés, consultés. Je vais prendre le cas très précis d’un salarié qui a été déclaré inapte, 53 ans : c’est un bordel sans nom pour lui pour récupérer ses indemnités, et cetera, mais ce salarié-là en question, en délégués du personnel, on aurait dû nous informer et nous dire : voilà, nous proposons à Monsieur X tel et tel poste, quel est l’avis des délégués du personnel ? Ça n’a jamais été fait. Il y a des voies juridiques qui s’ouvrent, bien évidemment, mais à un moment donné, si on veut déjudiciariser le dossier, parce que c’est ça qu’on doit arriver à faire – l’accord de fin de conflit, c’est quoi, c’est dire qu’on fait table rase de ce qui s’est passé avant, et on avance. Moi, je suis très satisfait de toutes les réunions dans lesquelles on a pu faire avancer certains dossiers individuels, mais aussi des dossiers collectifs. Je vais prendre un exemple. La Direction Goodyear, certainement parce que Bernard GLESSER a joué un rôle important, et que nous on a joué un rôle hyper important aussi, on s’est mis autour d’une table, et on a dit : il y a des gens qui sont dans une situation d’extrême précarité financière, et cette situation doit trouver une réponse. Est- ce que vous êtes prêts à faire des avances financières ? Quand on a obtenu ça, je sors, je suis hyper content, parce que je me dis, le mec, on ne va pas lui retrouver un boulot, mais au moins, on améliore son quotidienpendant X temps, et c’est hyper important, parce quand vous avez des salariés qui sont mal, ils peuvent aller à la SODIE trente fois par jour ; s’ils n’ont pas la tête réellement pour se projeter dans l’avenir, mais uniquement à penser à ce qui leur arrive au quotidien parce qu’ils sont dans la merde, et bien ces gens-là n’avancent pas. Oui, ça a été fait ; sauf que ça a été fait pour tout le monde, et qu’il n’y en a qu’un à qui on reproche d’avoir eu des avances, c’est moi, notamment dans des mails de Monsieur Cavaillé. Je l’ai dit hier, j’ai eu 25 000 euros de prêt parce que j’ai demandé une avance, parce que je suis dans une merde noire et encore aujourd’hui, et on vient me dire : on a été clément, on vous a filé 25 000 euros. Non, ce n’est pas parce qu’on a été clément, c’est parce que Mickaël WAMEN, il a le droit au même titre que les autres salariés à une aide dès lors qu’il en fait la demande et que c’est justifié. D’abord, on m’a dit oui, on aurait pu me dire non ; une fois qu’on m’a dit oui, on n’a pas à me le reprocher. Donc ça, je vous donne l’information, je vais aux Prud’hommes pour harcèlement moral, parce que j’en ai pris plein la gueule pendant des semaines, et on continue à me faire chier pour être très clair avec vous. Je ne m’en prends pas à des personnes, je m’en prends à un groupe, la différence est là. C’est-à-dire que j’aurais pu très bien attaquer des individus, à la différence près que ce sont des prête-noms, pour la plupart, et que je n’ai pas envie de leur faire subir ce que je suis en train de subir. Mais pour les salariés, je suis très satisfait de votre position, Monsieur Besset, parce qu’elle va exactement comme ce que j’ai plaidé à la dernière réunion nationale. Le problème, maintenant, c’est qu’il va falloir qu’on convainque non pas Bernard GLESSER, non pas Sophie BOQUET, mais les responsables du Groupe, parce qu’aujourd’hui, ni l’un ni l’autre ne pourront influer sur la décision du Groupe. Je pense que vous allez nous faire une lettre : à partir du moment où j’aurai la lettre, il y a deux solutions : soit Goodyear revient à la raison rapidement, avec intelligence, soit on fera un référé heure par heure à Amiens, et on fera valider votre décision par la justice. Ce que je veux dire par là, c’est que je rencontre les salariés ce soir. Je sais ce qu’ils vont me demander, et vous savez, la colère, elle ne s’exprime pas dans la rue, on n’est pas 700-800 quand on manifeste, mais il y a une colère qui est en train de monter qui m’inquiète profondément. - Guillaume BESSET J’en ai déjà informé la Direction de Goodyear. - Mickaël WAMEN J’étais partisan de ne pas faire se dérouler les élections professionnelles en interne. Pour quelle raison ? Parce que je me suis dit que quand les mecs allaient venir voter, car on ne peut pas interdire aux gens de venir voter, ils vont voter sur le lieu de travail, les mecs, une fois rentrés ici pour voter, comment ils sortaient ? Vous croyez que les mecs, ils ne se seraient pas mis d’accord ensemble pour dire : maintenant qu’on est là, on ne bougera plus ? On était dans une merde noire, et on avait un bis repetita de ce qui s’est passé en janvier 2014, et on aurait dit : Wamen est responsable de ça. Je signe un accord, qui n’est pas spécialement bon, mais au moins qui nous évite une nouvelle occupation d’un site industriel. Donc je dis : tout par correspondance. Je signe l’accord, je viens exprès un lundi pour signer l’accord. Vous me croyez ou vous ne me croyez pas : ils sont suffisamment cons pour m’envoyer le matériel pour voter et oublier les bulletins. A moi ! Je prends mon téléphone, j’appelle la smala et je leur dis : ça ne va pas, vous avez pété un plomb ou quoi ? Je reçois mes bulletins de vote ; je dis à mon amie, je vais pouvoir voter aujourd’hui. Je prends les 4 enveloppes, j’ouvre : la quatrième enveloppe des délégués du personnel titulaires, pas de bulletin dedans ! J’appelle Crussy, Cavaillé, Seprez, tous me disent la même chose : vous êtes un menteur. Attendez, je n’ai aucun intérêt à ne pas voter, putain ! Hier, j’y vais en réunion, je lui donne les documents, il me dit : ce n’est pas vrai. Les gens m’appellent, plein de gens m’appellent, j’ai les captures d’écran, me disent : je n’ai pas reçu le matériel. Vous savez ce que me répond la Direction, par la voix de Jean- Philippe Cavaillé, qui a d’ailleurs été odieux hier, et qui s’est fait rappeler à l’ordre par Monsieur Mark Thys. Et je crois que ça va chier bientôt ici, ils vont s’en prendre une bonne, parce que ça va trop loin. Hier, vous auriez été là, vous auriez halluciné ! Cavaillé, il n’en avait qu’après moi, à me traiter de menteur. C’est un personnage très désagréable. Je lui dis : passons à autre chose, faisons table rase du passé, on resigne unaccord ensemble ; je ne vous fais plus chier, vous ne me faites plus chier – je compte quand même faire mon boulot de syndicaliste. Et Crussy m’envoie un mail en me disant : on l’a fait sous contrôle d’huissier, ce n’est pas possible. Je ne vous dis pas que c’est possible ou pas, je vous dis que vous avez fait des erreurs, admettez- les, putain de merde ! - Bernard GLESSER Monsieur Wamen, je vous propose de revenir à la réunion, qui n’est pas sur les élections professionnelles. - Mickaël WAMEN Avec tout le respect que je vous dois, vous n’avez pas à intervenir dans mes propos, Monsieur Glesser. Vous avez raison, Monsieur Besset, il faut que Goodyear ait du bon sens et s’inscrive dans la continuité de la dynamique qu’on a imposée ; et je le dis très clairement, je suis très déçu à titre personnel et syndical de la gestion du dossier par la SODIE. Et je dis bien la SODIE, je ne prends personne en particulier. Je suis dessus parce que si on nous avait dit dès le départ, et c’est bien ce que j’avais dit au responsable de la SODIE quand il est venu pour nous rencontrer : ça ne sert à rien de venir dire : je vous vends du rêve. Tout le monde connaissait la situation de l’emploi en Picardie et en France à l’époque. Ça ne servait à rien de dire : nous on va avoir un retour à l’emploi magnifique. Les démarrages ont été catastrophiques pour deux raison. Un, la SODIE a été débordée par l’ampleur du phénomène, et deux, les salariés ont mis au moins, et vous avez raison Madame Boquet quand vous le dites, six mois pour faire le deuil de la perte de leur emploi. Et ces six mois-là ont été six mois d’inactivité totale dans la recherche d’un boulot. On a compté sur le bout des doigts jusqu’au mois de novembre, où ça a été dit y compris par la CFE-CGC, par Patrice Szyroki, et il a raison. L’annonce faite par Jean-Philippe Cavaillé au Courrier Picard que Titan ne viendra pas a été un coup de massue phénoménal sur la tête des mecs. Et vous nous l’avez dit Madame Boquet, et Monsieur Cavaillé, Monsieur Dussuchale l’ont dit, Monsieur Glesser l’a dit aussi : il n’y a pas eu de transparence sur ce dossier. Il y a eu un flou organisé qui permettait à certaines personnes de croire à un redémarrage de l’outil industriel à Amiens Nord, ce qui était une connerie, parce que dès le départ, on aurait dû dire aux mecs : à titre subsidiaire c’est possible, mais on vous dit clairement qu’aujourd’hui il n’y a pas de projet industriel de reprise du site d’Amiens Nord. Jusqu’à Macron qui dans le courrier, une semaine avant, entretenait encore le truc, en disant : je suis à Méaulte, chez Airbus, et je crois profondément à une reprise du dialogue avec Titan. Tous ces gens-là ont une responsabilité. Maintenant, je peux accuser qui que ce soit, je peux les pointer du doigt, mais ce n’est pas ça que je suis en train de dire. Je suis en train de dire qu’on a signé un accord ; qu’il faut laisser le temps au temps et qu’il faut laisser une nouvelle chance aux gens. Il va se jouer six mois. Les trois premiers mois ont déjà été entamés par certaines personnes, et Goodyear a déjà envoyé des lettres aux gens en disant : vous voulez prendre le congé de reclassement ou pas ? Sauf qu’il y a des gens à qui Goodyear a écrit clairement : vous n’aurez pas de prolongation du congé de reclassement. Qu’est-ce qu’on fait ? Moi je vous demande, Monsieur Besset, de mettre par écrit la position de la DIRECCTE, et à partir de là, j’informe la Direction Goodyear officiellement aujourd’hui : nous allons faire un référé heure par heure pour faire appliquer par voie de justice la décision de bon sens, et on va aller plaider avec beaucoup de bon sens. Moi, je le dis très clairement, je ne fais pas d’amalgame, contrairement à certains. Je n’en veux pas à des personnes, j’en veux à un système. Et je pense que ce système, je l’ai dit et je l’ai redit, je le redirai encore aux salariés, ni Mickaël WAMEN, ni Reynald JUREK, ni Madame BECKER, ni Sophie BOQUET, ni Monsieur GLESSER ou autre, personne dans cette salle ne peut dire clairement aux gens : vous allez avoir une solution identifiée dans tant de mois. Ça n’existe pas. Par contre, le temps peut nous permettre de dire : on va peut- être former les gens un peu plus ; les 250, on va peut-être passer à 500 formations. Moi, quand je vois que le mec a retrouvé un boulot à Camon, je suis super content pour lui. En plus, je le connais bien, c’est un super bonhomme, il s’est battu, pendant un an, il a fait une formation, quel courage ! Et comme vous dites, il y en a plein qui sont en formation. Et ils vont se lever un matin en disant : parce que je suis en formation, je n’ai pas le droit à un congé de reclassement, alors que le mec qui est resté chez lui aura droit à une prolongation ? Sur quels critères objectifs ? Aucun. C’est discriminatoire. D’ailleurs, il n’y a pas que ça de discriminatoire. Parce que je sais que ça fait monter en colère la Direction quand je parle de ces primes de 35 euros ; mais elle est discriminatoire de fait. Je vais prendre un exemple. Je n’en veux pas pour la CGT, mais quand même, c’est un exemple frappant. Quand je viens en réunion, je suis en suspension de suspension d’activité, puisqu’on me paie mes trajets et qu’on considère que les réunions sont du temps de travail effectif. Monsieur Dheilly, à une question de Monsieur Jouhannet Richard, qui dit : « le démantèlement du tourisme est fini depuis fin novembre, on est au mois de février, qu’est-ce qui justifie que vous versiez encore les 35 euros aux salariés ? », dit l’autre jour : ils sont en suspension de suspension d’activité. Et moi, je rétorque à Michel DHEILLY : et nous ? Quand on est en réunion, quand on est présent, quand on fait les enquêtes CHSCT, on est bien en suspension de suspension d’activité. Je dis clairement : je ne veux pas que ces 35 euros soient versés à des représentants du personnel parce qu’il y a des salariés qui pour moi le méritent eux aussi. Mais ça, c’est à ajouter dans un dossier aux Prud’hommes. Et quand on me dit à moi qu’il faut faire table rase du passé, qu’il faut signer des accords : comment voulez-vous que j’explique aux salariés qu’il y a eu 35 euros versés tous les jours, pendant X mois, et que le mois dernier, on a versé 500 euros minimum de prime exceptionnelle démantèlement, à des personnes ? Ça se sait à l’extérieur. Ma crainte, c’est que non seulement les mecs viennent voter ici, et qu’ils occupent l’usine, mais aussi que s’ils croisent les autres qui touchent les 35 euros par jour, vous ne croyez pas qu’ils vont faire un amalgame, les mecs ? C’est là que ça va partir en couille ; et on dira : Wamen, tu n’as rien géré, tu as laissé rentrer les mecs. Mais je ne suis responsable de rien, moi ! Vous dites Monsieur Wamen, il faut passer à l’ordre du jour, mais non, j’en profite qu’il y ait quelqu’un de la DIRECCTE pour exprimer ce que j’ai à dire. Je signe un accord une nouvelle fois avec vous – ne dites pas qu’on ne signe pas d’accord, j’en ai signé plein, moi, des accords – : RTT 2000, pas respecté, fin de conflit, pas respecté ; élections, toujours pas respecté ! Quand allez-vous respecter un accord ? Je suis prêt à en signer plein, des accords, avec vous. Je suis prêt à aller dans votre bureau demain, se mettre autour d’une table, et dire qu’à la fin des six mois de congé de reclassement supplémentaires, on oublie tout. Mais donnez-moi les garanties que si je signe un accord avec vous, il va être respecté, bordel de merde ! Et le plus fort, c’est qu’on m’envoie des putain de bulletins qui ne sont pas bons ; je téléphone, et on me dit : vous êtes un menteur. Ce n’est pas de la provocation, encore une fois ? J’ai tout fait pour que ça ne tourne pas au drame, dans cette putain d’usine, et je me retrouve en garde à vue. Vous le savez très bien, pourquoi je suis en garde à vue, et vous savez très bien que ce n’est pas moi le responsable de ce qui s’est passé ces deux jours-là, et que si je n’avais pas été là, ça aurait été un drame pour vous, putain ! Alors l’acharnement, à un moment donné, il faut qu’il cesse. Je ne sais pas ce que vous cherchez, ce que des gens me veulent, mais admettez au moins une chose, c’est que je suis quelqu’un de bon sens, merde ! Et aujourd’hui, j’ai vraiment le sentiment qu’il y a plein de choses qui partent dans tous les sens ; attendez, l’accord, il n’a pas été signé que par Wamen et la CGT, il a été signé aussi par l’Etat, par son représentant de la Préfecture, et eux, ils ne sont pas gênés de voir que vous ne respectez pas cet accord ? Il n’y a que la CGT qui doit s’offusquer ? Il faut arrêter, quoi. Donc là, sincèrement, je suis très heureux d’entendre la position de la DIRECCTE, parce que c’est exactement celle que j’ai défendue en commission nationale. Maintenant, je sais pertinemment une chose, c’est que ce n’est ni Bernard GLESSER, ni Sophie BOQUET qui vont prendre une décision aujourd’hui pour savoir quelle sera la position du Groupe. Mais je suis sûr d’une chose : avec la position de la DIRECCTE, la position du Groupe va obligatoirement changer. Vous n’avez pas le choix, parce qu’aux Prud’hommes, déjà vous allez vous en ramasser une sévère par rapport aux profits du Groupe, car il n’y a pas de justification économique, les propositions de poste que vous avez faites n’existaient pas, c’est du mensonge. Et ensuite, je termine là-dessus, désolé, je prends un peu de temps parce que j’y vais avec mes tripes parce que ça commence à me gonfler quand même. J’ai rencontré une personne à Paris avant- hier pendant plusieurs heures. Elle va venir ce soir, à 17 heures 30, salle Valentin Haüy, présenter un vrai projet de SCOPE finalisé. C’est un vrai projet industriel, c’est un projet qui tient la route. On a même trouvé des chercheurs en R& D qui sont prêts à bosser pour nous, qui sont de grands chercheurs à une université de Paris ; donc on a vraiment ficelé le truc, ça nous a pris quelque temps. Donc on demande des reports de réunion, on dit à la Direction : n’allez pas si vite, si on s’est planté, vous saurez très bien nous le démontrer. Laissez-nous au moins le temps de faire quelque chose. Donc je pense que ce soit, l’adhésion des salariés vaêtre pleine et entière. Pour quelle raison ? Il y en a 700 qui n’ont pas retrouvé de boulot, et nous, on va leur dire : on ne vous propose pas 500 postes demain, on peut peut-être démarrer déjà une centaine de salariés, tout doucement, et après on verra. Tout ça, ça demande des efforts de Goodyear, et la réponse, je la connais, ça sera un non catégorique. Mais moi ce que je veux, c’est que devant la justice française, on arrive avec un projet de SCOPE que Goodyear va démonter en deux coups de cuiller à pot, pour dire : non seulement ils ne respectent rien, ils ont fait du fric, ils ont fermé l’usine, ils font 2 milliards de profit, ils ont multiplié par 400 ce profit. J’entendais encore le Directeur général se plaindre, mais que par contre le taux de croissance allait être exceptionnel pour les 5 prochaines années. Tant mieux, qu’un groupe se porte bien, ça me va très bien. Mieux il se portera, plus on ira chercher du fric au tribunal. Et puis là, les réunions de CHSCT, ça y va. Je demande un report parce que je sors d’une mise en garde à vue de 14 heures, ça n’est quand même pas facile à vivre. Je repars chez moi, j’étais complètement démoli mentalement, je rentre à deux heures et demie du matin parce que j’ai attendu que mon dernier collègue sorte de garde à vue, c’était Monsieur Hassan. Jeudi, lors de ma confrontation avec Monsieur Glesser et Monsieur Dheilly, est-ce que vous pouvez reporter la réunion de CHSCT, je ne suis pas en état clairement de faire cette réunion. Ils ne me répondent pas, ils font venir un huissier vendredi. Le CHSCT fait une déclaration ; ils se lèvent, ils s’en vont. Ils ne disent pas qu’on ne discutera pas un jour du démantèlement, parce que là aussi, et il serait mensonger de dire le contraire, j’ai dit clairement à Monsieur Dheilly que si le projet qu’on allait présenter n’était pas pour eux adapté, et qu’ils arrivaient à apporter la preuve qu’il n’y avait pas de solution autre que le démantèlement, à partir de ce moment-là, je rentrerais dans une discussion sur le démantèlement de l’activité agricole. Et je profite de cette réunion pour dire que si certains ici peuvent penser, parce qu’il y avait hier un excellent article dans le journal sur les MPP, les sociétés privées de protection des entreprises, qui dit que plusieurs cadres de Goodyear Amiens Nord ont bénéficié d’une protection rapprochée, notamment pour des risques de séquestration. Et je ne comprends pas que certains cadres sont venus se foutre dans une salle de réunion où il y avait 500 personnes, et ils savaient pertinemment que certains ne les lâcheraient pas. Alors que moi, ce même lundi matin, je suis allé dans le bureau d’Emmanuelle Leprêtre, pour dire : il faut faire la réunion dans le bureau de Michel DHEILLY, il y a du monde en bas. Elle m’a dit : Bernard et Michel vont descendre. Et je leur ai dit : ne descendez pas. Ils sont descendus quand même. Et après, on dit que c’est moi le bordel. Tout ça sera débattu le 30 juin, ne vous inquiétez pas, j’ai des billes, j’ai même des cordes, vous allez voir, ça va fuser. Mais au final, ce que je regarde, c’est quand des mecs m’appellent, Olivier Hervé m’a appelé la semaine dernière : il se casse du congé de reclassement, il ne veut même pas des trois mois supplémentaires. Parce que son fils est dans la merde, il veut prendre son fric et créer une société de je ne sais pas quoi. Je lui dis : arrête ! Les mecs en sont là : nous on va toucher nos 40 000, nos 60 000, nos 80 000, le reste, on n’en a plus rien à faire. Vous entendriez les gens parler de la SODIE, vous vous diriez : ce n’est pas possible, c’est une catastrophe. Ils disent : on n’en a rien à foutre, plus vite on sera sorti, mieux ça sera. Et moi je me bats contre eux pour dire : vous ne devez pas sortir, restez dedans, bordel de merde. Tant que vous serez salariés Goodyear, vous aurez la mutuelle, la protection, vos droits qui reculent, et cetera. Et en plus, on arrive à un moment donné où il y a des changements qui vont s’opérer sur la retraite, sur Pôle Emploi. Je dis aux mecs : attendez, on n’est pas pressé. Et Goodyear dit : moi, je vais faire une lecture littéraire d’un accord, qui ramène à un PSE, et le mec qui a fait des efforts de formation, il sort. Et le mec qui reste chez lui, allez, trois mois de plus. Que tout le monde reste chez soi, à quoi ça sert que je me sois cassé le cul ici pour demander que les mecs puissent aller faire des missions d’intérim inférieures à trois mois, ensuite on est arrivé à un jour, on va validé ; tout ça pour permettre à des gens de remettre le pied à l’étrier, et parce qu’ils ont remis le pied à l’étrier, ils sont punis, ils ne feront pas les trois mois. On marche sur la tête, ça devrait être l’inverse, si je vais jusqu’au bout. Demain, je suis une Direction d’entreprise, vous n’avez pas fait d’efforts, vous n’aurez pas les trois mois, point. Je ne dis pas que ça doit être fait comme ça, mais ça s’explique. L’inverse ne s’explique pas. - Reynald JUREK Ça serait plus logique - Guillaume BESSET Ça aurait été plus difficile d’argumenter contre. - Jacques MARTIN De toute façon, je préfère que ces gens-là soient à la charge de Goodyear qu’à celle de l’Etat. - Mickaël WAMEN C’est toujours trois mois de gagnés. C’est trois mois de salaire. Peut-être que pour les dirigeants du Groupe, comme Monsieur Cavaillé, qui dit : oui, mais ils vont toucher une prime. La prime n’est pas là pour absorber le complément différentiel de perte de salaire. La prime est là pour un préjudice. Ça, c’est le premier tour : 80 000, 100 000 minimum. Il y aura un deuxième tour, ce sera les Prud’hommes, et là, ça sera au moins 150 000. Parce que chaque jour qui passe, Goodyear alimente les droits des salariés aux Prud’hommes, c’est une évidence. Après, effectivement, on peut me reprocher plein de choses : je suis un con, je parle mal, je suis agressif, mais des propositions, j’en ai fait des centaines. J’ai passé des heures au téléphone avec Sophie Boquet pour démerder un certain nombre de salariés. On s’est quand même pointé un jour en disant à la SODIE : on va faire des réunions avec des salariés sur des cas particuliers, la retraite et machin. On a fait des propositions, on n’était pas obligé de le faire. J’aurais pu me contenter de dire : c’est de la merde, je n’en ai rien à branler. Mais non, je n’en suis pas là. Comme il a été dit tout à l’heure, un salarié qui trouve un boulot, et vous avez raison : un, c’est mieux que rien, parce que la situation de l’emploi est dramatique, que les entreprises ne repartent pas et qu’on est dans une crise économique. Et le drame dans tout ça, c’est que le niveau de rémunération d’Amiens Nord faisait en sorte que généralement, dans un foyer, il y avait une personne qui travaillait pour nourrir tout le monde et payer les charges, et la perte des 22 %, ça sera pour tout le monde, pour tous les foyers. C’est ça, le drame. Aujourd’hui, les gens qui nous disent, il manque 200 euros sur ma paie mais je peux attendre six mois, c’est que généralement leur femme travaille et gagne au moins autant qu’eux, ils n’ont plus leurs enfants à charge et ont payé leur baraque. Franchement, ça se passe bien. Mais tous les gens qui ont moins de 45 ans, je serais tenté de dire tous les salariés qui sont en difficulté de retour à l’emploi doivent bénéficier des trois mois. Et là, a contrario, qu’est-ce qu’on fait ? Le mec s’est levé le matin en disant je vais faire une formation, je vais faire de l’intérim, on lui dit : vous avez fait des efforts, vous êtes bien, on vous sort du congé de reclassement. N’importe quoi ! Où est l’explication, même si c’est écrit dans un PSE que, je rappelle, la CGT n’a pas validé ? Et la Direction doit prendre acte de cela : elle fait une lecture littéraire d’un projet de PSE que la CGT n’a pas validé. On est là aujourd’hui dans une situation où je suis venu dans cette réunion pour valider les projets des copains, et puis surtout repartir avec les trois mois supplémentaires. Maintenant, vous n’avez pas répondu à ma question la dernière fois, ni vous ni Monsieur Cavaillé. Comment les gens vont être payés ? La SODIE a fait un document, qu’on a récupéré il n’y aura plus de charges dessus. - Sophie BOQUET Il n’y aura plus de charges à un instant T, mais qui seront reprises au moment du versement du solde. - Mickaël WAMEN Vous allez le reprendre à la fin ? Ça n’a jamais été convenu comme ça. Le prolongement des douze mois devait être impacté par les charges. La SODIE a sorti un document pour dire : il n’y aura pas de charges pour les trois mois de l’Etat et les trois supplémentaires de Goodyear. J’ai posé la question à X reprises : est-ce que ça va être repris à la fin ? Au début on m’a dit oui, et après on m’a dit non, et aujourd’hui, on revient en me disant : oui, ça sera repris à la fin. Ce n’est pas un cadeau. Les gens vont avoir une paie à 75 % du salaire brut comme ils ont aujourd’hui dans le cadre du congé du reclassement, mais les 25 % manquants seront repris à la fin du congé : c’est scandaleux.Sophie BOQUET Ce n’est pas si automatique que ça. C’est ponctionné à partir d’un plafond, c’est-à-dire que toutes les sommes versées au-delà de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale au moment du versement du calcul du solde de tout compte seront cotisables à hauteur de 22 % ; mais ce n’est pas la totalité. - Mickaël WAMEN Tous ceux qui vont toucher plus de 75 000 euros de primes ? - Sophie BOQUET C’est un peu plus de 77 000 euros mais oui. Toutes les sommes au-dessus de cette somme seront soumises à cotisations salariales intégrales, c’est-à-dire environ 22 %. - Evelyne BECKER Si on touche 80 000, ça sera sur 3 000 ?

Sophie BOQUET Oui. - Bernard GLESSER Si vous le permettez, je voudrais répondre aux différents points soulevés par Monsieur Besset et par Monsieur Wamen. Tout d’abord, sur la prise en compte ou non des formations comme solution de sortie : préalablement à sa mise en œuvre, comme ça doit être, le PSE a été vu par la DIRECCTE, et la DIRECCTE n’a fait strictement aucune observation sur le sujet, pas plus qu’il n’est marqué que ces solutions de sortie ne valent que pour des calculs statistiques. Effectivement, des formations sont bien des solutions de sortie, incontestablement, si on s’en tient à la lecture du PSE. Autre point, il est tout à fait du droit de la DIRECCTE d’avoir une lecture différente du document par rapport à celle de Goodyear. On peut effectivement interpréter les choses comme on le souhaite ; c’est vrai que Goodyear a une lecture littérale du texte, et c’est vrai que la DIRECCTE, tel que cela a été exposé par Monsieur Besset, a une lecture plus favorable pour les salariés. Ceci dit, en aucun cas la lecture, l’interprétation de la DIRECCTE ne s’imposent à l’Entreprise. Cela veut dire qu’aujourd’hui, nous maintenons notre position quant à qui doit et qui ne doit pas bénéficier d’une prorogation de son congé de reclassement. Sur les retraites, quand vous dites, Monsieur Wamen, qu’elles ne sont pas prévues comme solution de sortie, si : il est marqué dans le PSE... - Reynald JUREK Nous ne l’avons pas validé ! - Bernard GLESSER Si vous ne voulez pas le valider, ça veut dire qu’on n’a rien à appliquer, pas plus les formations que les versements de 20 000 euros, que les primes de retour à l’emploi, que les primes de 4 000 euros pour les employeurs. Effectivement, on peut ne rien appliquer. - Mickaël WAMEN Si le PSE n’est pas applicable, il ne faut pas fermer l’usine. - Bernard GLESSER « Tout autre projet choisi volontairement par le salarié, matérialisé par un écrit de sa part », ce qui concerne effectivement les départs en retraite, qui sont effectivement prévus comme solution de sortie, mais ce n’est pas le point le plus important, je vous l’accorde. Sur les prorogations, nous ne le faisons pas, d’abord parce que ce n’est pas prévu, mais également parce que, de notre point de vue, ça a un effet contre-productif.Mickaël WAMEN Ça coûte des sous à l’entreprise. - Bernard GLESSER Non, contre-productif dans la recherche d’une solution par le salarié. Le salarié se dira, comme il l’a fait déjà à plusieurs reprises, finalement. Monsieur Wamen, est-ce que je vous ai interrompu ? La réponse est non, alors laissez-moi finir mon propos. - Mickaël WAMEN Monsieur Glesser, soyez calme. Arrêtez d’être fâché comme vous l’êtes en ce moment, tous de la Direction. - Bernard GLESSER Je ne suis pas fâché. Cessez ces provocations, laissez-moi terminer mon propos. - Mickaël WAMEN Monsieur Glesser, je suis encore représentant du personnel, je vais certainement être réélu haut la main, et vous ne pouvez pas systématiquement, dès que je parle, me faire fermer ma gueule comme vous essayez de le faire. - Bernard GLESSER Je vous ai laissé parler pendant plus de trois quarts d’heure, vous pouvez me laisser parler un petit quart d’heure sans m’interrompre. - Mickaël WAMEN Vous êtes en colère dans vos propos et ça se sent. C’est assez désagréable à écouter, d’ailleurs.

- Guillaume BESSET Monsieur Wamen, s’il vous plaît. - Bernard GLESSER Monsieur Wamen, cessez ces provocations incessantes, je ne suis pas plus en colère que vous ne l’étiez, et je souhaite aller jusqu’au bout de mon propos. - Guillaume BESSET C’est bon, allez-y Monsieur Glesser. - Bernard GLESSER Merci, Monsieur Besset, d’abonder dans mon sens sur ce point précis. Je disais que trois mois supplémentaires nous paraissent contre-productifs, parce qu’effectivement le salarié peut se dire, et l’expérience montre que ça fonctionne souvent comme ça : j’ai encore trois mois devant mois, donc il n’y a aucune raison que je me bouge davantage que je ne l’ai fait durant les quinze mois précédents. Effectivement, un certain nombre de salariés – on peut faire des moues si on le souhaite – fonctionnent comme cela. Par ailleurs, et ça concerne tous les salariés, et nous avons notamment pensé à tous ceux qui étaient en formation, nous avons prévu un accompagnement supplémentaire de la part de SODIE, hors congé de reclassement, vous avez raison, mais où les salariés pourront bénéficier d’une aide, de conseils logistiques de la part de SODIE. Bien sûr que c’est payant, Madame Becker, SODIE ne travaille pas gratuitement, mais ça sera pris en charge par Goodyear. - Evelyne BECKER Non, moi je disais que ça a l’air d’être un tel cadeau, que les salariés, quand ils viendront, il faudra qu’ils paient. - Bernard GLESSER Je vous dis que non. - Mickaël WAMEN Est-ce que le mec qui va se déplacer pour continuer à venir à la SODIE continuera à être pris en charge dans le cadre du PSE ? Non, puisqu’il va être sorti. Donc il va venir avec ses propres frais, donc ça va être payant. Vous confirmez ? Vous ne prenez plus en charge ni les allers-retours, ni les repas. - Bernard GLESSER Il n’y avait des repas que pour ceux qui venaient à la journée, et le cas était rarissime. - Mickaël WAMEN Donc les gens vont payer leur frais de transport. - Bernard GLESSER Contrairement à ce que vous dites, aucun salarié n’a encore reçu de courrier lui disant... - Reynald JUREK Si ! - Bernard GLESSER Il ne peut pas l’avoir reçu, puisque ces courriers vont partir la semaine prochaine. Malgré tous les mérites du service public et notamment celui de la poste, on ne peut pas recevoir un courrier avant que l’expéditeur ne l’ait envoyé – je pense. Monsieur Besset a peut-être un avis là-dessus, mais a priori ça me paraît compliqué. - Mickaël WAMEN Il est méprisant : c’est normal, c’est la colère. - Bernard GLESSER Comme ça a été dit lors de la commission centrale, des courriers vont être envoyés à partir de la semaine prochaine, qui diront aux salariés : soit vous êtes éligibles à une potentielle prorogation, ou de trois mois, ou de trois mois plus trois mois en fonction de l’âge, et pour cela, vous devez nous le faire savoir, et sera joint au courrier un formulaire de réponse afin de faciliter les choses ; ou, autre type de courrier, vous n’êtes pas éligible à une prolongation, et votre congé de reclassement prendra bien fin à telle date. Voilà exactement comment les choses sont prévues. - Mickaël WAMEN Je vais vous dire, entre ce qui est prévu de se passer et ce qui va se passer, il va y avoir de la marge, et vous le savez pertinemment, parce que je ne suis pas du genre à lâcher le morceau. Donc Monsieur Besset, je pense que vous allez nous coucher sur le papier la position de la DIRECCTE. Est-ce que vous pourrez nous mettre en copie assez rapidement, pour qu’on puisse faire valoir les droits nouveaux des salariés très rapidement au tribunal ? En espérant que la Direction Goodyear revienne à une raison et une intelligence qui nous permettraient effectivement d’avancer. - Guillaume BESSET Je vous le dis très clairement, je souhaite ne pas être obligé d’en arriver aux observations écrites. Dans un premier temps, j’invite la Direction Goodyear à réfléchir vraiment très attentivement à la proposition que nous faisions de prendre en compte les personnes qui sont en formation et qui n’ont pas eu de retour à l’emploi à l’issue de la formation ; sinon, un courrier d’observation sera rédigé, avec copie aux membres de la commissions de suivi, donc aux organisations syndicales, et qui indiquera très clairement, en substance, ce que je viens d’exposer ici. Je rebondis sur ce que vous avez évoqué précédemment : vous avez dit que la DIRECCTE faisait une interprétation favorable aux salariés. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, même si indirectement, évidemment qu’elle sera plus favorable aux salariés que la vôtre, mais à notre sens, on fait une interprétation qui est favorable au retour à l’emploi des salariés. - Bernard GLESSER Oui, on peut dire les choses comme ça, je suis d’accord avec ça. - Mickaël WAMEN Il y a une incompréhension, parce que Monsieur Glesser a dit complètement le contraire, que l’augmentation du congé de reclassement n’allait pas favoriser le retour à l’emploi. - Bernard GLESSER Tout le monde est favorable, effectivement, aux meilleures conditions d’un meilleur retour à l’emploi. Maintenant, nous divergeons quant aux moyens à employer. Monsieur Besset, ne croyez pas que la réunion que nous avons eue il y a quinze jours ou trois semaines n’ait servi à rien. On a pris bonne note, on a regardé ; nous conservons notre position et nous allons vous l’exprimer également par écrit, en disant : voilà comment nous lisons, nous, les trois documents que j’ai cités tout à l’heure, c’est-à-dire le PSE, son addendum et le protocole d’accord de fin de conflit. - Guillaume BESSET Je vous ai également lors de la réunion que nous a donnée Monsieur Cavaillé que certes il y avait un impératif juridique, il y a des textes qu’il faut respecter, il y a une interprétation des textes, et ensuite on en déduit un certain nombre de cas, ça c’est une première chose ; et après, il y a une autre interprétation, qui n’est pas juridique, une interprétation sociale du dossier, et psychologique, et humaine. Dans cette dimension humaine et psychologique du dossier, à mon sens, il en va de la responsabilité de Goodyear de faire un effort supplémentaire pour améliorer le retour à l’emploi des salariés. - Mickaël WAMEN Ce que je tenais à dire aussi, c’est que dans les comptes prévisionnels du groupe Goodyear qui nous ont été présentés en CCE il y a quelques semaines, les trois mois supplémentaires sont provisionnés ; donc ça ne coûtera rien à Goodyear de plus que ce qui était initialement prévu. Contrairement à ce qu’a dit Monsieur Glesser, si demain Goodyear ne payait pas les trois mois supplémentaires, il ferait une économie substantielle. Et ça, c’est une réelle économie, parce que c’est d’abord de l’argent, et les trois mois complémentaires de suivi de la SODIE auront un coût financier pour chaque personne qui se rendra à la SODIE, puisqu’il ne sera plus en charge dans le cadre du congé de reclassement. Et je pense que là aussi, il faut que Goodyear fasse un effort complémentaire : que les gens quittent le congé de reclassement après la période de six mois additionnelle qui a été négociée dans l’accord de fin de conflit, ça c’est normal, puisque ça sera le respect exact de ce qu’on s’est dit, mais que les trois mois complémentaires d’aide parallèle entre la SODIE et Pôle Emploi, en considérant que le salarié qui se rend à la SODIE, pour continuer à faire des efforts en parallèle de ses rendez-vous avec Pôle Emploi, doit être pris en charge dans ses frais. C’est tout ce qu’on va demander. Maintenant, c’est quand même la première fois depuis janvier 2014, que la Direction Goodyear, à travers les paroles de Bernard GLESSER, viendrait dire, puisqu’apparemment j’interprète, que la DIRECCTE a validé le PSE sans le regarder. - Bernard GLESSER Non, je n’ai pas dit « sans le regarder ». J’ai dit que ce PSE a été donné à la DIRECCTE, comme ça doit se faire, Monsieur Besset, vous pouvez le confirmer... - Guillaume BESSET Je n’étais pas présent à l’époque. - Bernard GLESSER Madame Pernette n’a fait strictement aucune observation. - Guillaume BESSET Vous savez qu’un certain nombre de difficultés sont identifiées au moment de la mise en œuvre du PSE : on n’identifie pas les difficultés de déroulement de PSE quand on l’a sur un papier, sur un plan théorique. On l’identifie au moment où c’est mis en œuvre. - Evelyne BECKER Sinon, il n’y aurait pas de commission de suivi ! - Guillaume BESSET D‘ailleurs, j’invite la Direction Goodyear à lire la page 88 du PSE, concernant les salariés présentant des difficultés de retour à l’emploi, et qui prévoit que d’autres situations pourraient permettre aux salariés de disposer d’un accompagnement renforcé au titre des difficultés de retour à l’emploi après avis de la commission de suivi. - Mickaël WAMEN Sauf que vous mettez le doigt où ça fait mal : la Direction Goodyear doit nous demander notre avis, et à la commission nationale, ils ont pété un plomb. Ils ont dit : c’est comme ça, pas autrement. La réunion s’est terminée, on ne nous a pas demandé notre avis sur le prolongement ou pas des salariés, ce qui est quand même scandaleux. Et là, Monsieur Besset, quand vous allez écrire à la Direction de Goodyear, parce que je pense que vous allez être obligé d’écrire, il faudra quand même que vous insistiez sur le fait que la commission valide un certain nombre de choses, mais elle doit aussi valider ou non la prolongation du congé de reclassement pour les salariés qui seraient éventuellement concernés. Or aujourd’hui, on nous dit : voilà la position du groupe Goodyear, terminé. C’est encore une lecture qui pour le coup n’est pas littéraire, mais complètement déformée : l’accord est précis, et il dit que la commission de suivi doit valider la prolongation ou pas du congé de reclassement des salariés concernés. Or aujourd’hui, on nous dit : la position du groupe Goodyear, c’est ça, les lettres partent la semaine prochaine. L’avis de la commission, il est où ? Il n’y en a pas. Vous devez demander l’avis de la commission. - Bernard GLESSER C’est ce que nous allons faire pour chaque commission locale, pour chaque salarié. - Mickaël WAMEN Quand ? Vous envoyez les lettres la semaine prochaine ! Est-ce qu’on a donné un avis pour qu’on envoie des lettres ou pas ? - Bernard GLESSER Vous n’avez pas à donner un avis pour savoir si on envoie des lettres ou non ; vous avez, en tant que commission locale, à vous prononcer sur chaque cas.Mickaël WAMEN Sur la prolongation du congé de reclassement, c’est dans le PSE. - Bernard GLESSER Ça veut dire que chaque cas, chaque demande sera examinée lors des commissions locales à venir, à partir du mois d’avril, et la commission locale de suivi aura à se prononcer sur les demandes de chaque salarié qui fera une demande de prorogation. C’est exactement comme ça que ça doit se passer. - Mickaël WAMEN La commission de suivi doit donner un avis sur le global, et ensuite on aura à se prononcer sur des cas individuels. Il se peut que des salariés renoncent à leur droit complémentaire des trois mois. - Bernard GLESSER Pour répondre à Monsieur Besset, pour permettre aux salariés d’un accompagnement renforcé pour d’autres cas, c’est exactement ce que nous avons fait à travers certaines catégories. Je fais notamment allusion, puisqu’on l’avait fait ensemble, à certains invalides de deuxième catégorie et également aux inaptes à tout poste. - Mickaël WAMEN C’était prévu. - Bernard GLESSER Non, ce n’était pas prévu, et nous l’avons mis en place, avec sagesse en bon sens - Guillaume BESSET Cela représente combien de personnes ? - Evelyne BECKER 12. - Bernard GLESSER Non, c’est plus, une petite vingtaine. C’est un petit nombre, parce que les prorogations doivent rester exceptionnelles. - Mickaël WAMEN Monsieur Glesser, je sais pertinemment que vous ne pouvez pas vous présenter au nombre du groupe Goodyear. Vous avez un mandat aujourd’hui, qui est de dire que la position nationale est la même aujourd’hui. Cela étant, je continue à dire, et je demande à Monsieur Besset de bien vouloir prendre note de ce que je vais lui dire, que la commission n’est pas respectée par rapport aux termes des accords conclus et du PSE. Nous devons être informés et nous devons formuler un avis sur la prorogation du congé de reclassement pour l’ensemble du personnel qui pourrait être concerné. Ensuite, il est effectivement prévu que certains cas individuels, et notamment des refus de prolongations, devraient être examinés par la commission. Aujourd’hui, j’apprends avec beaucoup de tristesse quand même pour le groupe Goodyear, parce qu’à mon avis, ils vont vite changer d’avis quand même, que les lettres parlent la semaine prochaine. De quelle lettre parle-t-on ? La lettre ne nous a pas été présentée ; avant qu’elle parte, il faut absolument nous consulter, comme c’est prévu dans l’accord. L’accord prévoit que la commission porte un avis sur la prorogation du congé de reclassement, c’est indiqué noir sur blanc. - Bernard GLESSER Elle le fera individu par individu. - Mickaël WAMEN Non, vous devez le faire au global, avant même de prendre une décision. - Bernard GLESSER Non. - Mickaël WAMEN Le Groupe fera machine arrière. - Bernard GLESSER Je ne sais pas. - Mickaël WAMEN Je le sais. - Bernard GLESSER Tant mieux. - Reynald JUREK Monsieur Besset, vous trouvez normal qu’il n’y ait pas un vrai représentant Goodyear à cette réunion ? Je n’ai rien contre Monsieur Glesser, mais ce n’est pas lui qui va décider. - Guillaume BESSET Monsieur Glesser me paraît l’interlocuteur pertinent à la commission locale. Par contre, je ne comprends pas pourquoi la commission centrale a été localisée à Paris, alors qu’il n’y a qu’un établissement concerné par le PSE, c’est Amiens Nord. - Bernard GLESSER Non, Monsieur Besset, Riom et Montluçon sont de fait concernés. - Guillaume BESSET Il n’y’a aucun salarié licencié sur ces sites. - Bernard GLESSER C’est vrai - Guillaume BESSET Ça ne permet pas à la DIRECCTE d’être présente, donc d’une certaine manière, ça pose problème. - Mickaël WAMEN Dans le PSE, le CE d’Amiens Nord et le CCE doivent être informés régulièrement des avancées dans le cadre des commissions. Ça n’a jamais été fait. Vous savez ce que Madame Seprez a répondu à Monsieur Jurek ? Mettez-le à l’ordre du jour. Ce n’est pas à la CGT, au Secrétaire du CE de mettre à l’ordre du jour un point qui est prévu par des textes. - Guillaume BESSET C’est prévu où ? - Mickaël WAMEN Dans le PSE. - Guillaume BESSET Vous me transmettrez la référence. - Mickaël WAMEN Notre position, c’est de dire : un, Goodyear doit respecter les accords qu’il signe et les instances qu’il a sollicitées pour la mise en œuvre d’un PSE, notamment la DIRECCTE. A ce titre, je suis au regret d’être dans l’obligation de saisir les instances juridiques, après midi, pour vous signaler que la Direction Goodyear va envoyer à chaque salarié les modalités de validité ou non de la prolongation du congé de reclassement, alors que la commission n’a pas pu se prononcer parce qu’elle n’a pas été consultée. C’est une violation de l’accord. - Bernard GLESSER C’est quelque chose qui n’a pas été approuvé par vous, vous le savez bien, vous nous l’avez expliqué assez longuement depuis le début de la réunion. - Mickaël WAMEN Il a été approuvé par la DIRECCTE. - Bernard GLESSER Comme l’ensemble de son contenu. - Mickaël WAMEN Donc tout s’applique. - Bernard GLESSER Tout s’applique, ou tout ne s’applique pas. - Guillaume BESSET Je lis : « Les commission locales seraient par ailleurs chargées d’examiner et de statuer sur les demandes de prolongation du congé de reclassement au terme du congé dans les conditions précisées chapitre 3.1. » Sauf que d’une certaine façon, on a un problème, si vous faites partir les courriers avant qu’ils aient été examinés par la commission de suivi. Ça veut dire que vous prenez la décision avant qu’il y ait un avis préalable de l’instance. - Bernard GLESSER Le courrier n’est pas une décision, c’est une information des salariés pour leur demander s’ils souhaitent ou non proroger leur congé de reclassement, et ensuite, la commission locale regardera les dossiers un par un, l’EMF, par la voie de Madame Boquet, émettra un avis, la commission de suivi émettra un avis, et l’employeur validera ou ne validera pas la prolongation. - Mickaël WAMEN A la dernière commission nationale, vous nous avez présenté un document en slide, et vous nous avez dit que ce document serait uniquement envoyé aux personnes éligibles à la prolongation du congé de reclassement, donc ça ne concerne pas tout le personnel. - Bernard GLESSER Non, tout le monde va recevoir un courrier. Pour ceux qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité... - Guillaume BESSET C’est que vous avez déjà décidé, si vous envoyez un courrier à un nombre restreint de personnes ! - Bernard GLESSER Nous envoyons un courrier à tout le monde, à tous ceux qui sont aujourd’hui dans le congé de reclassement. - Guillaume BESSET A 740 personnes ? - Bernard GLESSER A 700 et quelques personnes. Il y a deux types de courrier. Il y a un courrier qui est envoyé à ceux qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité à une prolongation du congé... - Mickaël WAMEN Monsieur Besset, est-ce que la Direction de Goodyear vous a fait part de l’envoi de ces courriers ? - Guillaume BESSET Non, pas de celui-ci. - Mickaël WAMEN A la dernière commission nationale, j’ai expliqué en long, en large et en travers à Monsieur Cavaillé qu’il serait de bon sens d’appliquer ce que vous avez dit. Hors de question, c’est noir sur blanc dans le procès- verbal, la Direction enverra dans la troisième semaine du mois de mars un courrier à l’ensemble du personnel pour un, expliquer à ceux qui pourraient bénéficier d’un congé supplémentaire les conditions dans lesquelles ils peuvent en bénéficier, et pour tous les autres, c’est-à-dire que 500 personnes en sortiraient, selon l’application des critères de Goodyear. J’ai dit que ça ne pouvait pas être fait comme cela parce qu’ils ne respectaient pas ce qui est prévu dans le PSE, c’est-à-dire que la commission doit être informée et consultée pour donner un avis sur la prolongation ou pas du congé de reclassement. Et notre avis, c’est que tous les salariés, quels qu’ils soient, qui ont un vrai problème de retour à l’emploi, doivent bénéficier des trois mois supplémentaires. Sans épiloguer, voilà notre position. En revanche, je dis à la Direction de Goodyear : attention, une fois encore, vous ne respectez pas vos obligations légales. Vous devez consulter la commission comme pour tous les gens qui ont créé une entreprise : on donne un avis, il est très souvent positif, et quand Madame Boquet ou Monsieur Glesser nous dit : attention, sur ce dossier, on a une personne qui pourrait être en difficulté, on le repassera dans trois mois après une formation, on en prend acte. Il n’y a pas une personne qui ait créé une entreprise qui n’ait pas été validée par la commission. Donc là, Goodyear respecte l’accord. Pourquoi il ne respecterait pas pour les trois mois complémentaires ? - Bernard GLESSER Je continue mon propos : chaque salarié va recevoir un courrier. Tous ceux qui, en fonction de la lecture de Goodyear du PSE, ne sont pas éligibles aux critères de prorogation, on leur explique que leur congé de reclassement prendra bien fin à telle date ; ce qui n’empêche pas ces salariés de faire néanmoins une demande de prorogation qui sera examinée en commission locale. - Mickaël WAMEN Ce n’est pas comme ça que c’est prévu. Vous faites une interprétation de l’accord. - Bernard GLESSER Chaque demande de prolongation est examinée par les commissions locales, l’EMF rend une position, positive ou négative, la commission de suivi émet également un avis, et ensuite, la Direction fait valoir sa décision. - Guillaume BESSET Monsieur Glesser, vous avez l’expérience de ce type d’instance : vous ne pouvez pas prendre une telle décision, car l’envoi de ce courrier d’information à un nombre de personnes restreintes vaut clairement de la Direction que les personnes concernées par la prorogation sont celles à qui on a envoyé le courrier.

- Bernard GLESSER Oui, parce que c’est la lecture de l’accord. - Guillaume BESSET Alors cette décision aura été prise avant la consultation, qui n’aura lieu qu’après. Imaginez qu’en Comité d’entreprise, vous preniez une décision, et qu’ensuite seulement vous consultiez le CE. Vous savez très bien que ça ne passerait pas - Bernard GLESSER Je suis d’accord avec vous, mais ce n’est pas tout à fait ce cas-là. Nous avons un PSE, qui s’applique ou pas, chacun peut en discuter : c’est en toutes lettres dans le PSE que seules les personnes qui remplissent un certain nombre de conditions pourront voir, si elles le demandent, leur congé de reclassement prolongé. Il n’y a pas de négociation avec la commission de suivi des conditions de prorogation. - Guillaume BESSET Au mois, la procédure de démarrage des prorogations ne peut pas démarrer avant au moins une information en commission de suivi. - Bernard GLESSER Elle a été faite à la commission centrale - Guillaume BESSET Il est écrit en locale. - Bernard GLESSER La locale va traiter tous les cas particuliers. - Mickaël WAMEN Non, vous ne respectez pas l’accord. Peu importe, je demande à la DIRECCTE de dresser à GDTF un procès- verbal pour non-respect des accords, et je vais demander à Madame Taïeb un rendez-vous tout de suite. - Bernard GLESSER C’est à la commission locale d’examiner et de statuer sur les demandes. C’est exactement ce qu’on va faire, et on n’a pas pris de décision avant. - Mickaël WAMEN En commission nationale, la Direction a entériné le fait que plus de 500 personnes quittaient le congé de reclassement et qu’ils ne bénéficieraient pas des trois mois. C’est dans le procès-verbal. Et ce qui était présenté en slides par le groupe Goodyear, je continue à dire que la Direction fait des pieds et des mains pour faire une économie substantielle de trois mois de rémunération des salariés le plus vite possible. Et je continue à dire que les trois mois supplémentaires qui pourraient paraître quelque chose d’intéressant pour les salariés, c’est un cadeau empoisonné, parce que les gens qui viennent de l’autre bout de la région vont se taper 100 bornes aller-retour à leurs propres frais pour venir dans une cellule de reclassement alors qu’ils ne sont plus payés. C’est quand même fort de café, c’est dramatique et c’est assez symptomatique de ce qui se passe avec Goodyear. Donc cet après-midi, je vais essayer d’avoir Madame Taieb au téléphone, et je vais demander que la DIRECCTE et l’Inspection du travail dressent un procès-verbal pour non-respect des accords signés avec nous. - Guillaume BESSET Je vous le dis tout de suite : je ne crois pas que ça rentre dans le champ des procès-verbaux. - Bernard GLESSER Je vous propose maintenant, si chacun s’est exprimé sur le sujet, de reprendre le cours de la commission locale, pour que vous puissiez notamment examiner... - Mickaël WAMEN J’insiste sur le fait qu’à l’ordre du jour, il n’était aucunement prévu de parler du congé de reclassement, et vous nous annoncez aujourd’hui que les courriers partent la semaine prochaine. Je suis atterré de voir qu’une fois encore, alors que nous signons un accord qui est tripartite, parce que le Préfet a signé l’accord au nom de l’Etat français, et Monsieur Besset, qui est ici en tant que représentant des droits des salariés et donc du Code du travail, et vous violez tranquillement les accords. Vous savez pertinemment que la sémantique ne réglera pas le problème de fond, et ce problème de fond, c’est que le PSE, vous l’avez envoyé à la DIRECCTE, et elle l’a validé. Et la DIRECCTE, aujourd’hui, elle vous dit que vous faites une interprétation fallacieuse... - Guillaume BESSET On n’a pas validé. Il n’y avait pas décision de validation à l’époque. La DIRECCTE avait la possibilité de faire des observations. - Bernard GLESSER Elle n’en a pas fait. - Mickaël WAMEN C’est faux, elle a fait des observations, le lendemain d’une réunion à la Préfecture, et elle a indiqué à la Direction de Goodyear que la DIRECCTE n’avait pas vocation à valider le PSE, mais qu’elle émettait des observations. - Bernard GLESSER Dont nous avons tenu compte dans l’addendum. - Mickaël WAMEN Mais que vous n’appliquez pas. En tout cas, Je suis choqué parce que vous violez nos responsabilités de représentant du personnel. Je ne suis pas là en tant que prête-nom, mais aujourd’hui, force est de constater une chose, c’est que le groupe Goodyear est d’une mauvaise foi débile. Il va y avoir une décision qui va être prise par la DIRECCTE, et je suis persuadé que Monsieur Besset va être obligé de vous écrire parce que vous ne changerez pas de position. C’est dramatique, parce que tout ça, c’est du temps de perdu et ça ne sert à rien. Et moi, je ne sais pas à quoi je sers aujourd’hui, parce que mon rôle, c’est aussi de faire que les accords soient respectés, et aujourd’hui, à l’ordre du jour, il aurait dû y avoir prolongation ou pas du congé de reclassement, les conditions, et qu’on le valide. Et vous nous annoncez aujourd’hui que les lettres vont partir, et ça, c’est illicite. - Bernard GLESSER Monsieur Wamen, j’ai bien entendu que vous étiez atterré. Pour ma part, je suis effondré parce que je n’ai rien dit de nouveau qui n’ait été dit à la commission de suivi centrale, où nous avons annoncé que ces courriers partiraient la troisième semaine du mois de mars, ce qui correspond. - Mickaël WAMEN Lors de cette commission nationale, nous avons dit que nous n’acceptions pas que vous sortiez des salariés du congé de reclassement sans que la commission n’ait émis un avis comme c’était prévu, et que pour nous, c’était une erreur fondamentale. Vous continuez à ne pas respecter l’accord, et c’est une catastrophe. - Bernard GLESSER Vous l’avez dit à de nombreuses reprises, incontestablement. Je termine sur ce sujet : de notre point de vue, nous respectons littéralement ce qui est écrit. - Mickaël WAMEN Dans quinze jours, vous reviendrez à cette table et vous nous direz le contraire, j’en suis convaincu. - Bernard GLESSER Je ne connais pas l’avenir. - Guillaume BESSET Malgré la position de la Direction de Goodyear, que vous incarnez, Monsieur Glesser, je vous invite à nouveau à prendre attache avec Monsieur Cavaillé et la Direction centrale du Groupe pour vraiment réfléchir très, très attentivement, et je pèse mes mots, sur la possibilité d’intégrer les personnes en formation qui n’ont pas retrouvé un emploi dans la prolongation du congé de reclassement. Sinon, vous comprenez bien qu’on va rentrer dans une situation où les courriers et les observations écrites, que vous allez nous contraindre de faire, vont être instrumentalisés par les uns et les autres, et que la Direction du groupe Goodyear n’a aucun intérêt à ce que ça se passe comme ça. Moi, je souhaiterais vivement que les choses se fassent sans qu’on soit obligé de les coucher sur le papier. - Jacques MARTIN Ce sera une très mauvaise publicité pour le groupe Goodyear. - Reynald JUREK Je redis ce que j’ai dit tout à l’heure, il est dommage qu’on n’ait pas Monsieur Cavaillé. - Evelyne BECKER Il est venu l’autre jour, pour l’enquête CHSCT. - Mickaël WAMEN Il y a eu une réunion de CHSCT me concernant, et Madame Becker m’appelle parce qu’elle me remplaçait parce que je ne pouvais pas être dans cette réunion face à mes bourreaux, très clairement, c’est-à-dire Madame Seprez et Monsieur Dheilly, et mon médecin, mon psy m’a conseillé de ne surtout pas y aller. Je suis quand même sous tranquillisants, même si ça ne se voit pas parce que je suis hyperactif. Apparemment, ça fait rire Monsieur Glesser, mais moi, ça me fait moyennement rire. J’ai 42 ans, je n’ai pas envie de foutre ma vie en l’air. Je ne suis pas venu à cette réunion, et ô surprise, on m’appelle et on me dit, tu ne devineras jamais qui est là, Monsieur Cavaillé en personne, parce que le cas particulier de Mickaël WAMEN, il mérite quand même une attention particulière. - Reynald JUREK C’est plus important que les 750 personnes ! - Mickaël WAMEN Par contre, Monsieur Cavaillé, il est régulièrement sur le site, mais il ne vient jamais à une réunion locale, parce que ça ne l’intéresse absolument pas. Il préfère envoyer Monsieur Glesser au carton, en lui disant : taposition de bouge pas. Deuxièmement, hier, au Siège, on a encore vécu une situation d’anthologie dans le groupe. C’était la présentation des directeurs d’établissement. Il y avait le directeur de Montluçon, celui de Riom, mais pas celui d’Amiens nord. On pète un plomb, et Monsieur Mark Thys dit : ce n’est pas normal, il a raison. Monsieur Cavaillé dit : oui, mais il n’est pas là. Cinq minutes avant, Monsieur Dheilly, qui était au Siège, venait voir Monsieur Jurek pour lui demande de signer un ordre du jour. Tout ça pour vous dire que tout ça est bien orchestré, et la situation dont je suis victime est calculée au millimètre. Ils veulent un pétage de plomb en bonne et due forme, et le jour où ils ont le pétage de plomb, ils me massacrent. Pour l’instant, ils essaient de me faire quelques misères, mais ça ne va pas voler très haut. La garde à vue, ça ne va pas me faire un deuxième trou de balle, j’en ai fait, j’en ferai d’autres, ce n’est pas le problème. Moi, ce qui m’inquiète, c’est quand vous avez une RH qui se permet, sur les marches d’un escalier, devant des témoins, de me dire : vous n’avez plus d’avenir, ni ici, ni ailleurs, contrairement à moi. C’est ça qui m’a fait péter un plomb, en me disant : ce n’est pas possible qu’on me tienne des propos comme ça si le but n’est pas une réaction physique, de ma part au moins. Donc ce que j’ai fait, je suis descendu au local, j’ai pris ma veste, j’ai demandé à Madame Becker de me raccompagner, je suis reparti chez moi, et je suis allé voir mon médecin : quinze jours d’arrêt de travail dans un premier temps, antidépresseurs, psychologue, etc. hier, pendant une heure et demie, j’ai débattu avec Mark Thys, et je voyais Jean-Philippe Cavaillé qui n’arrêtait pas, jusqu’à ce que Mark Thys lui dise, je l’ai entendu : « Arrête avec Wamen, tu vas te planter ». On parle d’Amiens Nord, tout de suite il m’agresse. C’est tout le temps de l’agression, et moi, Jean-Philippe Cavaillé, il faut de mon cas une affaire personnelle. Mais ce n’est pas Jean-Philippe Cavaillé non plus. Il faut quand même savoir que d’anciens RH avec lesquels je suis encore en contact, qui m’ont écrit ou m’ont laissé des messages où ils me disent qu’il y a eu des réunions au Luxembourg dont l’ordre du jour était Wamen. Et quand je vais au comité de groupe européen, et j’ai des témoignages, de Monsieur Claude Olinger, qui était le secrétaire du GEICF au nom du groupe Goodyear, qui me dit : « Je ne parle même pas comme ça à mon chien, vous êtes un clebs. » Je pète un plomb, je m’en vais, j’ai des témoignages. Je reviens trois semaines ou un mois après, il était parti, parce que ça allait trop loin, ils le savaient. Quand vous avez un mec qui vous tape sur l’épaule, et qui vous dit : « Faites attention à vous sur la route, Monsieur Wamen, regardez bien dans vos rétroviseurs, il y a beaucoup de camions sur cette route-là », vous vous dites, ça va loin, quand même. Et effectivement, là où j’aurais fait une grosse connerie, c’est si je n’avais pas pris le temps d’écouter mes collègues qui me disaient : mets-toi au vert, va voir un médecin, parce que si tu tombes dans le piège, tu es viré, et ils vont te massacrer autrement. Donc je n’ai pas fait ça. L’enquête du CHSCT est terminée, Madame Seprez ne veut pas la signer. La réunion du CHSCT s’est très mal tenue, parce que Monsieur Dheilly a été odieux. Il n’a pas accepté que Monsieur Cavaillé ne puisse pas rester parce qu’il fallait faire un vote du CHSCT. La séance est suspendue de 11 heures 30 à 11 heures 40. - Sophie BOQUET Le projet de Thierry ESNUS. Donc c’est quelqu'un qui a un projet de créer une entreprise dans le bâtiment, de pose de menuiserie, électricité et plâtrerie. C’est sous un statut de SASU qu’il va créer. Donc ça nécessite un investissement de 19 000 euros pour démarrer. En fait, le bâtiment nécessite un peu d’investissement matériel, et notamment un véhicule adapté. Donc le tout, plus ses frais d’établissement, représentant un budget de 19 727 euros pour être précise. Plus un besoin de trésorerie parce qu’on sait que le paiement se fait avec un certain délai. Raison pour laquelle la personne demande le versement de la prime d’aide à la création en une seule fois. - Mickaël WAMEN Nous sommes favorables. - Jacques MARTIN C’est un autoentrepreneur ?Sophie BOQUET Non, c’est une SASU, c'est-à-dire une société individuelle. C’est une Société par Actions Simplifiées Unipersonnelle pour dire les choses très clairement. Ce qui permettra à Monsieur ESNUS d’être sous le régime des assimilés salariés. Monsieur GLESSER ? - Bernard GLESSER Favorable. - Sophie BOQUET Pour ne pas retarder le paiement des versements pour les salariés, nous avons demandé au service paie de préparer les soldes de tout compte, sachant qu’ils seront entérinés dès lors que la commission de suivi locale sera terminée, dans la mesure où les dossiers ont été validés. - Mickaël WAMEN Faut que ça soit actif. Vraiment actif. - Bernard GLESSER C’est ce qu’on a prévu. Donc on a déjà donné ces dossiers-là au service paie parce qu’il y a une date clôture de paie qui est limitée, qui était hier. Donc on leur a donné hier, sachant que si jamais ce n’était pas entériné aujourd’hui, on pourra toujours téléphoner pour leur dire : ne le faites pas. - Sophie BOQUET Ça évitera un décalage d’un mois, parce que suivant les personnes, ça peut être problématique. Michael DE PARIS. En fait, on est aussi sur une activité de bâtiment, mais plutôt sur du terrassement, sablage de façade et carrelage. - Guillaume BESSET Je suppose que vous l’avez sensibilisé sur la conjoncture actuelle. Parce que là, pour le coup, c’est très très difficile. Plus vous êtes petit, plus c’est difficile. - Sophie BOQUET Exactement. Ils ont été largement informés, même si ce sont des personnes qui démarrent avec une activité acquise dans la mesure où elles travaillent en sous-traitance pour d’autres entreprises. Pour autant, ça reste fragile. - Guillaume BESSET Et il a quel statut ? - Sophie BOQUET Alors Monsieur DE PARIS, je pense qu’on est sur un statut d’autoentrepreneur. Je vérifie... - Guillaume BESSET Je me permets de rebondir sur ce statut d’autoentrepreneur. Est-ce qu’il y a une visibilité sur le devenir des sociétés qui se sont constituées ? - Mickaël WAMEN J’aurais aimé aussi que ce soit un point à l’ordre du jour de la prochaine commission locale. Que l’on fasse un état des lieux des entreprises créées, de celles qui subsistent encore et de celles qui sont... - Sophie BOQUET C’est ce que l’on avait dit, souvenez-vous, à la dernière commission centrale. J’avais proposé qu’on le voie en local, et vous aviez souligné, à juste titre, que c’était intéressant de le traiter en central. Donc ce sera fait pour la prochaine centrale. Sachant que l’on pourra relayer l’information... - Mickaël WAMEN Moi je pense qu’il faudra faire en central. Moi aussi j’appuie la demande de Monsieur BESSET, à savoir que les commissions centrales doivent se tenir ici. - Guillaume BESSET J’en profite pour demander également à la Direction de réfléchir à ce point. Vu les enjeux qui sont en train d’exister au jour d’aujourd’hui, je pense qu’il faut clairement réfléchir à une délocalisation de la commission centrale à Amiens. Parce que là, si vous voulez, il y a des décisions qui méritent, à mon sens, que tous les acteurs du dossier soient présents pour en discuter et pour en décider. Ces conditions-là ne sont pas réunies aujourd’hui puisque la commission centrale a lieu à Paris, et ici on est à l’unité territoriale d’Amiens. Donc la compétence est Amiens. Donc on a un vrai problème de localisation de la commission. - Mickaël WAMEN Et la commission centrale ne doit pas faire obstacle aux commissions locales en parallèle. On peut maintenir les deux. On maintient les deux. - Bernard GLESSER Evidemment. - Guillaume BESSET C’est vrai que c’est quand même en central que les décisions sont prises, et à mon sens, il n’y a jamais en commission centrale de représentants de la région. - Bernard GLESSER Ils sont invités. - Guillaume BESSET Oui, mais ça pose une difficulté en termes de compétences. - Sophie BOQUET Je reviens sur mes propos. Monsieur DE PARIS, c’est une SARL qu’il crée et pas une autoentreprise. Et donc il demande aussi le versement en une seule fois puisque le besoin d’investissement est estimé à 18 000 euros. - Mickaël WAMEN OK. Donc nous validons le projet de Monsieur DE PARIS Mickaël. - Jacques MARTIN Oui. - Bernard GLESSER Oui. Avis favorable - Sophie BOQUET Monsieur Gaëtan GEBLEUX. Alors là, on est dans un projet un peu différent puisque c’est la reprise d’un commerce. D’un commerce de cycles qui existait à Doullens. Le commerce est viable. Le chiffre d'affaires est correct, la gestion était correcte, il y a des perspectives, c’est son domaine. L’avantage d’une reprise, en tout cas quand on reprend un commerce qui marchait plutôt bien, on bénéficie aussi d’une clientèle captive par rapport au magasin existant. Et c’est quelqu'un qui est passionné par le sujet, donc on espère que ça se passe très bien. Il a aussi un coût lié à la reprise du commerce, et il demande le versement en une seule fois. On valide ? - Jacques MARTIN Oui - Evelyne BECKER On valide. - Mickaël WAMEN Oui, on donne un avis favorable. - Sophie BOQUET Monsieur LECLERQ Nicolas. Donc lui... - Mickaël WAMEN Monsieur LECLERQ Nicolas, que j’ai eu le plaisir de rencontrer la semaine dernière dans une geôle à Amiens. Et pendant plus de dix heures, nous avons parlé effectivement de son projet. Et il y a une coquille, si je peux le dire ainsi, c’est qu’il a demandé le versement de la prime en une seule fois. Peut-être que vous n’avez pas l’information, et si vous en l’avez pas, je vais lui demander de vous la transmettre.

- Sophie BOQUET Là, c’était marqué... - Mickaël WAMEN Il a besoin d’un fonds de roulement pour commencer à acheter un véhicule, un camion transporteur. - Sophie BOQUET Oui parce que là, il était écrit – mais il n’y a pas de souci, on peut le revoir – « les investissements au démarrage ne justifient pas le versement de la prime créa en une seule fois ». - Mickaël WAMEN Il lui faut un camion à plateau. - Sophie BOQUET Oui. Ce n’était pas inscrit dans le dossier. - Mickaël WAMEN Je suis d’accord avec vous. Donc nous, on vous fait la demande en son nom puisque j’ai échangé avec lui pendant dix heures... - Sophie BOQUET Ce sera régularisé avec un courrier de sa part. - Mickaël WAMEN Oui. Si vous avez besoin d’un courrier... Mais je fais quand même la demande pour que ce soit versé en une seule fois pour qu’il puisse démarrer le plus vite possible son projet. Un projet qui lui tient à cœur depuis quelques mois et qu’il a mûrement réfléchi. Mais pour répondre à la question, il y en a plusieurs qui ont fait ça, notamment il y a Julio FIGUEIREDO, ça tourne très bien. - Sophie BOQUET C’est vrai. Curieusement, on avait un certain nombre de doutes et de réserves parce que ces personnes exerçaient déjà cette activité en complément de leur activité salariée passée. Mais c’est un peu différent quand on est en complément d’une activité salariée et quand ça devient la principale source de revenus. - Mickaël WAMEN Il est motivé en tout cas. Je peux vous le dire. - Sophie BOQUET Et tout le monde s’accorde à dire que la vente de véhicules d’occasion fonctionne plutôt bien, au détriment des véhicules neufs. - Mickaël WAMEN Forcément. Et puis quand vous sortez des circuits standards comme Renault, Peugeot, et cætera, vous avez des prix vachement plus attractifs. Surtout quand vous allez les chercher au Luxembourg ou au Benelux. Les mecs, ils remettent les compteurs à zéro... Je te garantis, tu as une bagnole ! Moi, j’ai acheté une Mercedes, elle avait sept ans, 45 000 kilomètres. Le mec, courtier en assurances, il ne roulait pas avec. J’ai fait une belle affaire ! - Sophie BOQUET Monsieur François FOURNIER, lui en fait, c’est une activité de pose de fenêtres et de portails. Il a déjà passé un accord avec les magasins Lapeyre... - Mickaël WAMEN Il n’y en a pas deux ! - Sophie BOQUET Avec les magasins Lapeyre qui, en fait, fournissent le matériel, proposent la pose et passent par des sous- traitants, des artisans en fait qui travaillent pour eux, et qui sont référencés, vers lesquels le magasin adresse la clientèle qui achète. Là, c’est sur un statut autoentrepreneur, puisque c’est essentiellement de la pose. Il n’y a pas besoin d’investissements importants, ce qui ne justifie pas la demande de versement de la prime en une seule fois. Voilà pour les projets de création d’entreprises. - Bernard GLESSER Y a-t-il d’autres points ? - Mickaël WAMEN Oui, plusieurs. - Evelyne BECKER Je voudrais démarrer sur la procédure des psys, parce que ça ne va pas du tout. Je prends mon cas personnel. Ce n’est pas la peine de le noter... - Mickaël WAMEN Si, il fait le noter, tu en auras besoin. - Evelyne BECKER J’ai vu avec Monsieur GLESSER pour un suivi psychologique me concernant. - Mickaël WAMEN Il me l’a proposé aussi d’ailleurs. - Evelyne BECKER J’ai eu la procédure qui devait passer par ICAS puisqu’on avait acté que les salariés pouvaient prendre le psy de leur choix. Donc moi j’avais fait le choix d’un psy, par contre, il fallait que je passe par ICAS. Alors il y a deux problèmes. Déjà, il y a cinq séances maxi. Je ne connais pas de psy qui va pouvoir dire le nombre de séance dont vous allez avoir besoin. Déjà, premier point. Donc cinq séances. Deuxième point, j’ai appelé la psy pour lui dire « est-ce que vous avez réussi à avoir ICAS ? ». Elle m’a dit « oui, ils m’ont envoyé un pavé, un dossier à remplir, je n’ai pas le temps de remplir ce dossier-là. » Ce sont des questions relatives à sa formation. C’est vraiment... Alors je lui ai dit de laisser tomber. J’en ai marre. Depuis le temps que je vous ai demandé ça, je suis toujours en train de voir avec ICAS, avec machin-bidule. Je vais régler mes séances de psy. Parce que là j’en ai marre. Mais je me dis, OK, moi, j’ai la possibilité aujourd’hui d’avancer, bien que j’aie également des difficultés financières. Mais comment font les salariés ? C’est impossible un tel dispositif ! ICAS est payé 750 000 euros par an pour soutenir les procédures. Arrêtez avec ICAS ! - Mickaël WAMEN Oui, arrêtez ! Et moi, ce que j’avais demandé, mais on n’est pas allé au bout du processus, c’était à l’époque où vous étiez un peu moins en colère que vous ne l’êtes en ce moment, et on parlait beaucoup, et je vous avais dit qu’il fallait que l’on ait un système qui soit au plus proche de là où les salariés habitent. Ce que je veux dire aussi, c’est que moi, je suis allé voir une psychologue, qui est plus qu’une psychologue, qui est une ancienne RH d’un très grand groupe industriel, et qui fait plus de la psychologie pour essayer de garder son flegme et son calme lors de diverses provocations dans les réunions. J’ai fait une première séance qui s’est très bien passée. Le problème est que ça coûte un bras. C’est 80 euros la séance pour ne rien cacher. Et alors que la Direction maintient régulièrement que je ne suis pas harcelé, on me propose quand même un suivi psychologique. Pour quelqu'un qui n’est pas harcelé, c’est quand même fort de café. Je ferai valoir tout ça, bien évidemment, devant la justice quand il faudra que je le fasse. Mais pour autant, aujourd’hui, je n’ai pas les moyens, très clairement, de payer 80 euros par séance et de plus, comme l’a dit Evelyne, c’est limité dans le temps. Et moi, la psy que j’ai vue, elle me dit que c’est un travail de longue haleine. Il faut que je la voie au moins une fois par mois, donc j’y retourne la semaine prochaine pour ne rien vous cacher, et elle m’a dit, dans le premier bilan que l’on a fait, qu’il faut que j’arrive à canaliser toute cette énergie. C’est ce qu’elle me dit, parce que j’ai beaucoup d’énergie. Parce que quand vous me provoquez comme ça, c’est difficile. Et ça coûte cher. Donc moi je veux bien y aller, parce que de toute façon je me sens vraiment mal, à un point où il faut aller voir un psy, mais je n’ai pas les moyens de payer 80 euros par séance. Ce n’est pas possible. - Evelyne BECKER Donc on fait comment ? Parce que si ça doit prendre trois mois pour avoir un rendez-vous chez un psy parce qu’il y a un extrait de casier judiciaire presque à faire... Ils lui disent que comme elle n’a pas de cursus universitaire, il faut qu’elle fournisse tous les documents sur l’école qu’elle a faite, et tout, et machin. Il y a plus d’un psy qui va abandonner et qui va dire...Reynald JUREK En complément, si vous alliez directement à la SODIE rencontrer Madame Anne MAQUET, gentiment, j’ai trouvé cette personne franchement sympa. Je ne sais pas ce qu’elle fait là, mais sympa. Elle vous donne rendez-vous pour le mardi, elle dit « oui, effectivement »... J’ai mon médecin traitant qui m’envoie voir quelqu'un, donc je suis le parcours normal. La procédure. On me donne un rendez-vous pour le mardi, et le samedi à 22 heures 30, j’ai un texto : « je ne suis pas libre mardi après-midi. Prenez contact pour voir quand on peut se voir ». Alors si on n’est vraiment pas bien, je suis désolé... Je vais vous dire clairement, j’ai laissé tomber.

Mickaël WAMEN Tu ne dois pas. - Evelyne BECKER C’est elle, Madame MAQUET, qui a dit à Madame CADORET : j’ai un quart d’heure à vous consacrer. C’est la même chose. - Reynald JUREK Et bien là, ça fait pareil. Elle a je-ne-sais pas combien de rendez-vous. Elle vous case dans un petit coin machin pour vous faire plaisir, puis elle vous téléphone... - Mickaël WAMEN D’autant plus que tu n’auras pas de rendez-vous parce que si les lettres partent la semaine prochaine et que les mecs apprennent qu’ils n’ont plus de congé de reclassement, il va falloir en embaucher cinq ! Ils vont se suicider les mecs. - Evelyne BECKER 750 000 euros par an le cabinet de psychologues ! 750 000 euros par an ! Et moi je veux juste avoir un suivi, et pouvoir choisir. Ça avait été acté dans les commissions. - Mickaël WAMEN C’est hyper compliqué pour avoir droit à ça. - Guillaume BESSET Concrètement, la demande c’est quoi du coup ? - Mickaël WAMEN On veut que la procédure soit simplifiée. Je vais voir mon médecin traitant, qui me dit : vous avez besoin d’un soutien psychologique. Je vais voir un psychologue dans ma région, je ne vais pas venir à Amiens et je lui dis : est-ce qu’on peut faire une convention d’honoraires ensemble ? Moi, j’ai besoin d’un document qui est simple. Je paie, j’avance et on me rembourse. C’est tout. Sur factures. C’est tout ce que je veux. - Sophie BOQUET Le principe, c’est qu’ICAS gère la prise en charge financière. Brouhaha - Evelyne BECKER Il faut que ça, ça puisse être annulé. Parce que c’est une catastrophe. - Bernard GLESSER Je vais répondre si vous voulez. - Mickaël WAMEN Je n’ai pas envie d’aller à la SODIE voir une psychologue. On m’a dit que j’avais le droit de choisir le ou la psy de mon choix. - Bernard GLESSER Si vous voulez bien, je vais répondre. Nous avons signé une convention avec ICAS, effectivement, qui met à disposition un certain nombre de prestations, que je vais vous rappeler. C’est d’une part – et ce n’est pas la peine de hurler après chaque mot que je vais dire – la ligne d’écoute active qui est disponible sept jours sur sept, 24 heures sur 24, et qui s’adresse aussi bien aux salariés qu’à leur famille. - Guillaume BESSET C’est une permanence téléphonique c’est ça ? - Bernard GLESSER Non, ce n’est pas une permanence téléphonique. C’est au-delà de la permanence téléphonique. Ce sont, à l’autre bout, des psychologues. Ce n’est pas une plateforme. - Evelyne BECKER Détresse amitié j’écoute ? - Bernard GLESSER On peut rire de tout effectivement, mais ça, je ne suis pas sûr... Il y a un certain nombre de salariés... - Evelyne BECKER Vous pouvez nous donner le nombre d’appels ? Pour 750 000 euros ? - Bernard GLESSER Il y en a peu. Brouhaha. Ensuite, vous avez... Le nom de votre psy n’intéresse personne. Mistico. D’accord. Ensuite, vous avez des permanences psy qui sont tenues sur le site de Boves. Mais elle peut se déplacer. D’ailleurs, elle s’est déplacée ici à plusieurs reprises. Elle est là trois jours par semaine. - Evelyne BECKER Elle a failli se suicider, Madame CADORET, après avoir vu Madame MAQUET. - Bernard GLESSER Et puis, vous avez une autre prestation qui consiste à dire : vous pouvez prendre contact avec un psychologue de notre réseau. Et vous avez droit à cinq séances. On n’a jamais dit que l’on prenait un traitement sur des années. On a dit, voilà, ce sont des choses qui sont relativement urgentes, et c’est une prestation, ce sont cinq séances avec... - Reynald JUREK Comment pouvez-vous dire que c’est cinq séances ? Il y a des gens qui en ont besoin de deux, et d’autres de dix ! - Bernard GLESSER Si vous voulez choisir une psy qui n’est pas dans le réseau d’ICAS, la responsabilité d’ICAS étant engagée, il m’apparaît normal qu’ils s’assurent du sérieux de la personne avec qui...Evelyne BECKER Ça veut dire que l’on n’a pas le choix. - Bernard GLESSER ...avec qui vous allez engager ce genre de traitement. - Evelyne BECKER Il y a tellement de freins que c’est impossible. - Mickaël WAMEN Monsieur GLESSER, c’est le genre de dispositif sur lequel il faut beaucoup plus de souplesse plutôt que de la rigidité. Parce que je pense que l’on n’a pas tout vu. La détresse des salariés, on ne l’a pas encore vue, mais ça va arriver. Si vous maintenez votre position qui était celle de tout à l’heure qui, pour moi, est une catastrophe, là, je pense que des psys, vous pouvez en embaucher à la pelle. Cela étant, j’ai envoyé un mail à Monsieur CAVAILLE, copie à Monsieur Bernard GLESSER, à la DIRECCTE, à tout le monde, pour leur signaler la chose suivante. Le Code du travail dit qu’un dispositif prévoyant un renforcement du soutien RPS pour les salariés est inopérant à partir du moment où il n’a pas permis d’éviter un certain nombre de passages à l’acte ou de dérives dans ce sens. Et je le redis, nous avons eu à déplorer 13 décès en 2014. Un décès clairement, un suicide d’un salarié dans un hôpital psychiatrique d’Amiens, il a laissé une lettre dans laquelle il dit très clairement que c’est lié à la perte de son emploi. Nous avons eu aussi à déplorer le décès par arrêt cardiaque d’un salarié de 32 ans qui buvait quatre bouteilles de whisky par jour. Et ça depuis la fermeture du site. Donc ces gens-là, nous les avions envoyés au suivi psychologique. Et il semblerait que le suivi psychologique ne leur ait pas permis, malheureusement, de ne pas passer à l’acte. Parce que quand vous avez 32 ans, que vous buvez quatre bouteilles de whisky par jour et que vous savez que la fin sera de toute façon écrite et que c’est une mort certaine, c’est une forme de suicide. Mais effectivement, je peux comprendre, parce que je l’ai dit hier à Monsieur CAVAILLE et à Monsieur THYS, il y a une excellente émission qui est passée, qui s’appelle Cash investigation sur France 2, dans laquelle, vous avez un patron d’un grand groupe qui dit... Alors que l’Inspection du travail, que la CRAM, disent très clairement : « ce monsieur est mort consécutivement à un harcèlement sur son lieu du travail ». Et vous avez le patron de la société qui dit : « c’est faux. La CRAM peut dire ce qu’elle veut, je m’en fous royalement, moi, j’ai une autre version des faits, ce Monsieur avait des problèmes personnels ». Ce qui est complètement délirant ! Et aujourd’hui, je vous le dis, je ne suis plus membre du CHSCT, mais je suis représentant syndical au CHSCT, je vais demander à mes collègues de demander une réunion exceptionnelle du CHSCT pour qu’on puisse revoir avec vous l’intégralité du processus. Un processus RPS doit permettre d’éviter des passages à l’acte. Or, en l’occurrence, votre processus – et c’est le Code du travail, c’est le législateur qui le dit – à partir du moment où le processus est inopérant, il faut le revoir dans son intégralité. Ce n’est pas la première fois que je tiens ces propos. Donc j’ai écrit une lettre qui me semble de bon sens, à CAVAILLE et à toute la clique. Résultat des courses, je n’ai pas de réponse. Par contre, pour d’autres choses, j’ai effectivement des réponses dans la seconde qui suit, mais pour ça, je n’ai pas de réponse. Et je maintiens que le processus n’est pas adapté aux besoins des salariés. Il faut, puisque vous considérez qu’un certain nombre de salariés doit quitter le congé de reclassement sans même nous en avoir informés, il faut que vous ayez un système d’accompagnement en dehors de la SODIE. Parce que ça veut dire que les gens qui vont recevoir un document dans lequel on dit : vous virez du congé de reclassement et vous partez au chômage direct, ces gens-là vont aller où ? A la SODIE pour aller voir un psychologue ? - Evelyne BECKER Et en plus c’est nul ! C’est nul ! - Mickaël WAMEN Et ce n’est pas possible. Ils ne vont pas retourner à la SODIE puisqu’ils n’ont plus le droit d’y aller. - Sophie BOQUET Inaudible - Mickaël WAMEN Non, ils n’y vont pas. C’est faux. - Evelyne BECKER Elle est nulle ! - Mickaël WAMEN Je ne sais pas si elle est nulle ou pas nulle, mais je pense qu’aujourd’hui, quand je vois que ça coûte 750 000 euros au bout, je me dis qu’il y a un vrai problème de fond. Il y a quelqu'un qui se met du fric dans la poche. - Evelyne BECKER Il y a BASSENS. - Mickaël WAMEN Ce n’est pas possible. Et vous avez été un des premiers, Monsieur GLESSER, à dire que Monsieur BASSENS avait été très mauvais lors d’une intervention dans une des premières réunions de commission nationale où il disait que pour les salariés qui arrivaient en état d’ébriété, il fallait faire venir les forces de l’ordre. Monsieur BASSENS. C’est quand même fort. Il a dit : « moi je ferai venir les forces de l’ordre, et je les foutrai dehors avec des menottes ». Pour un mec qui arrivait un peu éméché parce qu’il avait perdu son boulot, alors qu’au contraire il fallait faire de la psychologie et leur permettre effectivement de s’apaiser et de discuter avec eux. Parce que c’était violent quand même. Et je pense que Goodyear devrait quand même prendre acte de ce que je vais dire, c’est que la perte du boulot a été un drame. Et ce qui a permis aux gens aujourd’hui, en grande partie, et j’en suis très content, de ne pas passer d’un drame social à un drame physique, c’est qu’ils ont une famille et qu’ils se disent qu’ils tiennent quand même à la vie, qu’il y a quand même des choses belles dans ce monde, malgré tout. Le fait de les sortir du congé de reclassement aussi violemment que vous voulez le faire, ça va être un deuxième drame, et je ne suis pas sûr qu’il y ait des gens qui pourront accepter ça une deuxième fois. Je vous le dis tel que je le pense. Et là, votre cabinet qui n’est déjà pas opérationnel, il va être débordé, et ça va être un drame pour tout le monde. Donc je pense que c’est une question de santé publique pour les salariés de revoir complètement votre suivi RPS. Et s’il le faut, je demanderai au CHSCT de nommer un cabinet d’experts indépendant pour qu’il fasse une expertise sur l’état psychologique des salariés dans le cadre du congé de reclassement. J’ai tout à fait le droit de le faire en tant que membre du CHSCT. Et les salariés sont encore inscrits à l’effectif puisqu’ils vont voter. Donc je le ferai, et ça vous coûtera 250 000 euros d’expertise. Voilà. - Evelyne BECKER Lors d’une réunion de commission centrale, il y avait Monsieur BASSENS, et j’ai dit que ça c’était très mal passé avec Madame MAQUET, qu’il y avait eu une faute professionnelle de faite. Monsieur BASSENS nous a dit à tous : « oui, mais vous avez donné une mauvaise image du cabinet ICAS aux salariés, je vous demande de redorer notre blason ». Je ne sais pas si vous vous rappelez de ça. Monsieur SZYROCKI a dit : « on n'est pas vos représentants de commerce pour aller dire du bien de vous ». Cette bonne femme-là est toujours là ! Après, ce qui s’est passé, je l’ai expliqué. J’ai expliqué ce qui s’est passé, et je veux bien le réexpliquer encore aujourd’hui. Mais ce qui s’est passé avec Madame CADORET, c’est une honte. C’est une faute professionnelle. Et aujourd’hui, quand Monsieur JUREK l’appelle pourprendre rendez-vous, deux jours avant, un samedi, elle vous dit : « votre rendez-vous est annulé ». Et cette personne a quand même dit à Madame CADORET : « je veux vous voir ». Elle lui a dit : « non, je ne veux pas vous voir ». Son mari s’était suicidé, quand même ! C’est une catastrophe. Et aujourd’hui, quand moi je demande à voir quelqu'un, ce n’est pas possible. - Guillaume BESSET C’est un problème. - Bernard GLESSER Pour qui ? - Guillaume BESSET C’est un problème de personne aussi. - Bernard GLESSER On peut effectivement mettre en exergue un ou deux cas pour lesquels il y a des difficultés. Il n’empêche qu’ICAS a reçu des dizaines et des dizaines de personnes avec qui ça se passe bien. Effectivement, on peut toujours trouver des cas pour lesquels ça se passe mal, mais il y a aussi des cas pour lesquels ça se passe bien. - Reynald JUREK Quand on ne vous laisse pas le choix, il faut bien que l’on aille... Il y a des gens qui sont dans un tel état qu’il faut qu’ils aillent la voir malgré tout. Honnêtement, je vais vous dire ce que j’en pense, je ne suis pas persuadé que quand ils ressortent, ils soient beaucoup mieux. Honnêtement. Et c’est dramatique. Mais quand la personne n’a pas d’autre choix, elle y va. Pour un résultat qui est quasiment nul. - Evelyne BECKER Pouvez-vous me dire pourquoi cette dame, Madame MAQUET, a insisté ? J’étais avec Madame CADORET, dont le mari s’est suicidé à l’hôpital psychiatrique. J’étais avec elle à la SODIE. Elle lui dit : « je veux vous voir ». Madame CADORET lui dit : « je ne veux pas vous voir. Je ne veux pas voir de psy pour le moment. » « Oui, mais moi je suis là. » « Mais moi, je ne veux pas vous voir ». « Mais moi, j’ai un quart d’heure, là. A 17 heures j’ai fini, mais j’ai un quart d’heure où je veux vous voir. » Elle lui dit « non, je n’ai pas envie ». On fait les présentations et elle dit : « je veux bien si Evelyne vient avec moi. » J’y vais, ils font les présentations. Je lui dis : « au moins tu as fait les présentations. Si jamais tu as besoin, tu sais que c’est cette personne-là. Si elle ne te plaît pas, tu peux en choisir une autre. » On va dans le bureau de la psy à la SODIE, la psy dit : « je vous présente mes condoléances, ça doit être difficile, tatata... Comment allez-vous, Madame ? ». Alors moi je dis « Attendez, ça devient intime, je sors, je vous laisse toutes les deux ». Je suis au téléphone dans la SODIE avec la mère de celui qui est mort quelques jours avant, Monsieur CADORET, elle sort en furie, cette psy, et elle me dit « Raccrochez ! ». Je lui dis « ça ne va pas ? ». Elle me dit « Raccrochez ! Cette femme- là ne va pas bien, emmenez là chez le médecin. » Je ne peux pas l’emmener chez le médecin, j’ai une réunion avec les salariés. « Vous avez décidé de la prendre en charge... » La bonne femme, elle me dit « allez-y, prenez là, emmenez là chez le médecin. » La dame en question, elle est en train de pleurer, assise, en train de dire « je ne veux pas voir cette dame, elle m’a fait ressasser tout ce qui s’est passé avec Laurent, je ne voulais pas la voir. » Qu’est-ce que je fais ? Je suis prise en otage. Elle, elle part à 5 heures. Elle a fini son truc. 750 000 euros ils sont payés, avec des horaires à la noix. Qu’est-ce que je fais ? Je prends la dame, je l’emmène jusqu’à chez son médecin, je l’attends. Je suis rentrée chez moi à 22 heures. Je m’en fous, ce n’est pas ça. Mais on fait quoi ? Elle, elle a fait quoi de son boulot ? Et quand je dis ça à BASSENS, BASSENS me dit « oui, mais bon, l’image que vous avez donnée de nous... »Jacques MARTIN Il y avait une organisation qui existait avant les conflits et tout ce qui s’est passé, mais cette organisation a été supprimée. Ça a été dit en RPS. Moi le premier, j’ai critiqué cette façon de faire. Et au jour d’aujourd’hui... Brouhaha Et j’ai dit à Monsieur GLESSER et à Monsieur Michel DHEILLY qu’on faisait faute route. Des psychologues appartenant à la Région, ça ne peut pas marcher. Ça ne pouvait pas marcher. - Evelyne BECKER Pour voir d’autres psychologues, ils avaient dit OK. Ils avaient dit OK, sauf que le dispositif est tellement lourd qu’il n’y a pas un psy qui va accepter de remplir leur truc. Et le mec, il a besoin de voir un psy avant trois mois. Une fois que le dossier sera finalisé... - Mickaël WAMEN Et en plus, on nous reproche de ne pas être dans les commissions veille RPS, mais Monsieur MARTIN qui y est a dit qu’il avait fait un certain nombre de remarques qui n’ont jamais été prises en considération. A quoi ça nous servirait d’être dans des comités de veille ? On vient entériner des décisions qui ont été prises au préalable. C’est un peu comme là. - Jacques MARTIN C’est comme les fameuses lettres qui vont partir. - Mickaël WAMEN Sauf que ça, ça va avoir un impact. Ça ne va pas être la même limonade. Je vois les gens ce soir. Je vais donner votre position en disant que pour l’instant, on va essayer de faire en sorte que ça change, mais ce n’est pas gagner. Monsieur GLESSER, il faut absolument que soit, on se fait une réunion... Je vais faire une proposition parce qu’il faut quand même sortir avec des propositions à un moment donné. Soit on fait une réunion spécifique, une commission locale spécifique sur le suivi RPS et les aménagements que l’on peut y apporter. Ou alors, je ferai une demande de CHSCT exceptionnel sur les RPS et le suivi psychologique des salariés encore à l’effectif. Voilà. Il me semble que la première serait la meilleure. - Evelyne BECKER C’est le bon sens qui prévaut normalement, mais bon... Il n’y en a pas beaucoup. - Guillaume BESSET Monsieur GLESSER, quelle est votre réaction sur ce point ? - Bernard GLESSER Oui, on va organiser une réunion extraordinaire de la commission locale de suivi. On peut regarder. Je ne sais pas ce que vos vous êtes dit quand j’étais sorti. La même chose ? On va voir comment on peut aménager et simplifier la procédure. Oui. Tout est possible, en tout cas on peut discuter de ça. - Mickaël WAMEN Vous pensez réunir cette commission quand ? - Bernard GLESSER Ecoutez, je ne sais pas. - Mickaël WAMEN Il y a peut-être des décideurs qui peuvent venir aussi au niveau du Groupe pour le coup. Ce serait intéressant. Pas dans les prochains 15 jours si j’ai bien compris, vous êtes en vacances, c’est ça ? - Evelyne BECKER Ça peut être quelqu’un d’autre que vous, Monsieur GLESSER. - Bernard GLESSER Tout à fait, ça peut être quelqu'un d’autre que moi. Ce n’est pas parce que je ne suis pas là que la vie s’arrête. - Evelyne BECKER C’est sûr. - Bernard GLESSER Merci de le faire remarquer Madame BECKER. - Evelyne BECKER C’est pour tout le monde pareil. Personne n’est indispensable. - Bernard GLESSER Là-dessus, j’ai noté. Je pense que ça ne pose aucune difficulté. On va organiser effectivement une réunion extraordinaire de la commission locale de suivi. - Evelyne BECKER Qu’est-ce qu’on fait en attendant ? - Bernard GLESSER Que voulez-vous faire en attendant ? - Evelyne BECKER Est-ce que si je vais à mon rendez-vous et que j’ai un document qui dit « j’ai reçu la somme de 80 euros de Madame BECKER »... - Bernard GLESSER Non, on ne peut pas entériner quelque chose. Sinon on aura 500 personnes qui, potentiellement, nous demanderont des remboursements de psycho sur je ne sais combien de séances. Donc, on ne va rien entériner avant cette réunion. - Evelyne BECKER Il faut que j’aie mon rendez-vous. Je ne peux plus attendre. - Mickaël WAMEN Je ne connais pas beaucoup de gens qui vont voir un psychologue par plaisir. - Bernard GLESSER Ecoutez, il y a une procédure. Vous pouvez choisir une psycho qui est déjà dans le réseau, déjà référencée par ICAS. - Evelyne BECKER Non, je ne peux pas. J’ai eu les noms, je ne peux pas. - Bernard GLESSER Alors si vous ne pouvez pas, il est normal qu’ICAS vérifie la, comment dire, le sérieux de telle ou telle personne qui va intervenir en son nom et qu’elle va rémunérer. - Evelyne BECKER Ça fait plus d’un mois que j’ai fait la demande. Je ne fais pas exprès. J’ai une vie de famille, vous croyez que j’ai du temps à perdre à aller prendre rendez-vous avec un psy ? Aujourd’hui, j’ai rendez-vous le 26, je vais y aller le 26. - Bernard GLESSER Madame BECKER, je découvre votre situation aujourd’hui. Vous ne m’en avez parlé à aucun moment. - Evelyne BECKER J’ai eu ICAS avant-hier ! - Reynald JUREK Ça ne vous regarde pas - Bernard GLESSER Ça ne me regarde pas, vous avez raison, maintenant, si je peux avoir un effet facilitateur, je le fais volontiers. - Mickaël WAMEN Donc vous faites du cas par cas. Du clientélisme. C’est un peu dommage. - Bernard GLESSER Dans ce cas-là, c’est vachement simple. Effectivement, vous avez raison, Monsieur JUREK, ça ne concerne pas Goodyear, et je vais me désintéresser de la question sur les cas particuliers. - Evelyne BECKER Monsieur GLESSER, ma demande date du 11 février. - Bernard GLESSER Madame BECKER, je vous ai répondu instantanément. Evelyne BECKER Je sais. Je ne vous parle pas de votre réponse, je parle du dispositif mis en place. Depuis le 11 février, j’arrive à avoir quand même... Au final, j’ai dit : le rendez-vous, je le prends. Le 26 mars, je ne vais quand même pas attendre l’été. Si je vous fais la demande le 11 février, c’est que je ne vais pas bien le 11 février. Donc j’ai pris rendez-vous. Maintenant, si je dois en avoir pour 100 euros de ma poche... - Mickaël WAMEN Moi, je pense très sincèrement que vous avez tout intérêt à élargir le dispositif. Parce que comme vous le disiez, on ne va pas payer 80 euros par séance pour 500 personnes. Moi, je préfère que vous payiez 80 euros pour 500 personnes plutôt que d’aller régulièrement à des deuils. - Bernard GLESSER C’est une image que j’ai donnée, vous avez bien compris. Ce que je disais... - Mickaël WAMEN Le bien-être d’une personne et la vie d’un homme n’a pas de prix. Et je le redis, le Code du travail stipule que dès lors qu’un dispositif mis en œuvre n’est pas opérationnel, il est nul de droit. Nul. Vous pourrez certainement, un jour ou l’autre, devant le tribunal venir dire que vous avez mis en place un système qui fonctionnait parce qu’il a coûté 700 000 euros. Mais là aussi, on ne mesure pas l’efficacité d’un système à ce qu’il coûte, mais aux retours des salariés. Et aujourd’hui, le retour des salariés est vraiment mauvais. Ce n’est pas la première fois, et je pense que systématiquement à chaque réunion, on parle des RPS. Et je dis que le système est inopérant. Il coûte cher certes, mais il n’est pas efficace. C’est un drame. Vous pouvez même rajouter 3 millions d’euros pour ICAS, je pense qu’ils vont les prendre, ce n’est pas un problème pour eux, mais pour autant, ils ne seront toujours pas efficaces. C’est tout. Ce n’est pas une question de fric. C’est une question de dispositif, et d’élargissement du dispositif. Il faut que le soutien psychologique des salariés soit au plus proche de leur domicile et de leurs besoins quotidiens. - Evelyne BECKER Ce n’est pas un rendez-vous chez l’ophtalmo. Là, quand on est en souffrance... ça fait plus d’un mois. Et si je ne me dis pas OK, je prends le rendez-vous à ma charge... - Reynald JUREK Si vous prenez directement rendez-vous avec eux, c’est encore pire parce qu’on vous retire... On va vous dire : j’ai un petit empêchement, on se contacte jeudi ou vendredi. C'est-à-dire que le jeudi ou vendredi, vous dites, ce n’est pas grave, ça peut attendre. - Mickaël WAMEN En tout état de cause, j’ai pris note que vous allez nous communiquer une date assez rapidement, voire très rapidement. J’attends avec impatience cette réunion pour que l’on puisse enfin élaborer un nouveau plan d’action. Il ne faut pas partir du plan d’action existant. C'est-à-dire qu’il faut considérer qu’il n’y en a pas, qu’il est inopérant, et rebâtir tout complètement. - Evelyne BECKER Et coûtera moins cher. Je ne comprends vraiment pas... - Mickaël WAMEN Vous mobilisez une entreprise externe, ça nous coûte une blinde, et le retour est très très très faible. - Evelyne BECKER En plus, il y a un truc qui ne fonctionne pas. - Mickaël WAMEN Il faut que tu comprennes une chose Evelyne. C’est qu’aux Prud’hommes, l’avocat de la Direction, Monsieur Joël GRANGE, va venir démontrer que Goodyear n’est pas responsable d’un passage à l’acte ou deux, parce qu’ils ont mis des moyens colossaux, 700 000 euros, pour un cabinet de soutien psychologique. Or, le Code du travail vient de redire que ce n’est pas parce qu’on met un cabinet de soutien psychologique en place que pour autant, on peut éviter des drames. Et je pense que vous devriez aussi réfléchir, dans le même temps, à ne pas envoyer les lettres que vous avez prévu d’envoyer. Ça aidera tout le monde. - Bernard GLESSER Autre chose ? - Reynald JUREK Oui, mais vraiment, c’est du pipi de chat, on va dire. Où en est-on pour les dotations en pneumatiques ? Parce qu’à chaque fois, vous nous dites que c’est bon. - Mickaël WAMEN Moi, j’en fais partie. Je vous explique, j’ai envoyé un mail à Madame SEBREZ il y a 15 jours, parce que je suis quasiment en train de rouler sur les jantes. J’ai deux pneus arrière qui sont complètement secoués, et il faut absolument que je les change. Aujourd’hui pour ne rien vous cacher, parce que je ne vais pas repartir avec mes pneus complètement flingués. Madame SEBREZ me dit « on est en train de regarder pour les salariés protégés, pour les salariés non licenciés en règle générale, de prolonger la date possible d’utilisation du pneu ». Sauf qu’on ne m’a pas dit oui ou non. Moi, je n’ai toujours pas de pneu. Et puis il y a des salariés qui, eux, sont dans une merde noire, parce qu’ils n’ont bénéficié de rien. - Reynald JUREK Alors qu’avant la période de Noël, on nous a dit : « tout le monde bénéficiera des quatre pneumatiques. » - Mickaël WAMEN C’était une parole, et je crois que c’était la dernière parole de Madame LE COUEDIC Chantal. - Reynald JUREK Mais là, moi, j’en ai deux en particulier, Monsieur MAUREL Freddy et Monsieur GUAGNOU Manuel. Ils attendent, ils nous relancent régulièrement, et je n’ai pas de réponse à leur donner. Moi, on m’a dit que tout sera réglé. - Mickaël WAMEN Il y avait Madame LE COUEDIC Chantal qui prenait parole au nom de Goodyear. On a les PV. - Bernard GLESSER Je ne suis pas sûr que ce soit de la compétence de la commission locale de suivi. - Mickaël WAMEN L’attribution des quatre pneus gratuits n’est pas dans l’accord de fin de conflit ? - Bernard GLESSER Non. - Mickaël WAMEN Relisez-le, c’est dedans. - Bernard GLESSER Non, ce n’est pas dedans. Ce n’est pas pour ça qu’on ne va pas le faire. Mais vous savez que ce n’est pas cette compétence, donc je n’ai pas préparé les éléments de réponse, ne sachant pas que ce serait abordé là, dans la mesure où ce n’est pas de la compétence de la commission. - Reynald JUREK A chaque réunion on en parle ! - Bernard GLESSER Non, vous en parlez principalement en CE. - Reynald JUREK Non ! - Mickaël WAMEN En commission de suivi aussi. Il y avait des cas particuliers traités en commission de suivi avec Madame LE COUEDIC. - Bernard GLESSER En commission centrale parce qu’il y a CAVAILLE qui est là, mais... - Reynald JUREK Mais quand on est en central, on nous dit que c’est l’affaire d’Amiens Nord. Que c’est purement du local. Alors quand c’est du local on nous dit que c’est du national, et quand on est en national, on nous dit que c’est du local. - Jacques MARTIN D’où l’intérêt de tout décentraliser sur Amiens - Reynald JUREK Trois cas, vous n’allez pas me dire que vous ne pouvez pas régler trois cas ! - Bernard GLESSER Je ne dis pas qu’on ne peut pas, je dis que je n’en sais rien. Je n’en sais rien parce que je ne m’occupe pas du dossier - Mickaël WAMEN Il y a quand même une personne qui s’appelle madame Michelle SEBREZ, à qui on a donné la responsabilité de gérer l’état des pneus et les bons de commande des salariés. Mais effectivement, je peux comprendre que Madame SEBREZ n’ait pas eu le temps de gérer les pneumatiques parce qu’elle est énormément occupée à gérer les notes de frais. Elle ne peut pas être partout. - Reynald JUREK Une autre petite chose. Je vous ai remis en main propre dans cette même salle une tablette pour les 30 ans d’ancienneté de Monsieur BREZIN Jean-René. C’était l’année dernière. Il n’a aucune nouvelle - Bernard GLESSER Si, il a des nouvelles. On lui a changé sa tablette. Agnès l’a appelé 15 fois pour lui dire que c’était à sa disposition à Boves, il n’est jamais venu. On avait des tablettes disponibles puisqu’on continue à en distribuer. Donc Monsieur BREZIN, au lieu de réclamer comme ça, et bien il répond à ces invitations. - Reynald JUREK Je vais lui dire. - Evelyne BECKER Il ne pourra peut-être pas conduire Monsieur BREZIN. - Reynald JUREK Après, on a un problème avec une personne... - Bernard GLESSER Attendez ! Monsieur BREZIN, il ne sait pas conduire. Il ne faut peut-être pas exagérer les choses. Très clairement, la tablette est cassée parce qu’elle est tombée par terre. Ce n’est pas le fait de Goodyear. On estdéjà bien gentil de lui remplacer, on ne va pas non plus lui payer un taxi pour qu’il vienne la chercher. Il ne faut pas pousser. - Evelyne BECKER Vous savez pourquoi elle est tombée par terre ? Parce que Monsieur BREZIN, ses mains vont lui être coupées bientôt, parce qu’elles ont été bousillées avec des produits ici et que le médecin du travail lui a dit que ce n’était pas grave. Les avez-vous vues ses mains ? - Bernard GLESSER Je connais Monsieur BREZIN. On lui a proposé de venir chercher sa tablette depuis plusieurs mois. Alors qu’il vienne. - Reynald JUREK Il va venir. Je n’étais pas au courant et à la limite, je le prends pour moi. C’est bon. Madame Allain-Robert-Martin. Elle n’a toujours pas eu d’explication sur ce qui lui manque sur son solde de tout compte. - Bernard GLESSER J’ai rencontré personnellement Madame, je lui ai expliqué l’ensemble des éléments du solde de tout compte et il y a un courrier d’explication qui a suivi.

- Reynald JUREK Vous l’avez reçue ? - Bernard GLESSER Oui, je l’ai reçue sur le site de Boves. - Reynald JUREK Et vous lui avez expliqué pourquoi il lui manquait 10 000 euros ? - Bernard GLESSER Non. Je n’ai pas expliqué puisque pour moi, il ne manque pas 10 000 euros. - Reynald JUREK C’est tout ce que je voulais savoir, ça me permettra de lui répondre. - Mickaël WAMEN Monsieur DEVERCHIN Jean-Pierre, avez-vous fait le nécessaire en ce qui concerne sa demande d’avance sur sa prime de départ ? Je vous ai rappelé un soir. Il avait fait une demande d’avance, et vous aviez dit que vous étiez en train de regarder. - Bernard GLESSER S’il m’a fait une demande officielle, c'est-à-dire un document écrit et un justificatif, il l’a eu. Je ne sais pas dire parce qu’il y en a eu de très nombreuses. Donc de mémoire, je ne sais pas répondre à ça. S’il m’a adressé ou s’il a remis à Agnès ces deux documents, c’est fait. - Reynald JUREK OK. J’ai fait le tour de ce que j’avais. - Mickaël WAMEN Moi, il y a Monsieur Jean-Marie PLESSIE, à qui vous aviez accordé une avance de 12 000 euros pour faire les travaux. Il a démarré les travaux, il a eu des surprises, et il s’aperçoit qu’il faut qu’il recommande du matériel. Donc il m’a sollicité avant-hier pour savoir si vous pouviez lui refaire une avance. - Bernard GLESSER Alors pour Monsieur PLESSIE je ne sais pas, j’ai eu plusieurs salariés qui avaient demandé des prêts, pour certains importants. Je ne perds pas de vue le fait que les salariés vont se retrouver sans revenu pendant une période plus ou moins longue. C’est la carence à Pôle Emploi. - Mickaël WAMEN Trois mois maximum. Il n’est pas sous le coup de la nouvelle règle. - Bernard GLESSER Donc pendant trois mois, ils ne vont pas avoir de revenu. - Mickaël WAMEN C’est maxi 75 jours. Donc, notre réflexion est pertinente. Vous pouvez considérer qu’un salarié qui gagne 2 000 euros, il peut avoir 6 000 euros de maintien de prime. - Bernard GLESSER Je veille toujours à ce qu’il y ait un minimum pour que ces personnes passent... - Mickaël WAMEN En ce qui me concerne, il me reste 55 000 euros à percevoir des mes indemnités. J’ai perçu aujourd’hui 25 000 euros, vous le savez, parce que j’ai fait des demandes. J’ai fait une demande de 10 000 euros hier, et je demanderai les 45 000 euros restants moins les trois mois de carence. Mais à titre, uniquement, parce qu’on est clément avec moi. C’est ce que Monsieur CAVAILLE m’a écrit. Mais ce sont simplement des demandes d’avance. Ce n’est pas plus que je veux. Je ne suis pas allé dans votre bureau pour négocier mon indemnité de départ, moi. Vous le savez. - Reynald JUREK Donc concrètement, pour les deux ou trois personnes avec les pneumatiques, ils voient directement avec... ? - Bernard GLESSER Ils voient avec Michèle SEPREZ. Ce n’est pas moi. - Reynald JUREK Elle ne répond pas. - Mickaël WAMEN Madame Chantal LE COUEDIC qui nous a quittés prématurément à la fin, je ne sais pas même si elle a fini son préavis cette petite dame. - Bernard GLESSER On la regrette. - Mickaël WAMEN J’étais effondré. C’était quelqu'un qui se donnait vraiment beaucoup pour la Société, et qui avait un avenir brillant dans le Groupe. Moi je la voyais directement Directeur général, parce que vu son niveaud’incompétence, forcément, c’était Directeur général. Mais ce que je vais dire par là, c’est qu’elle avait fait des promesses. Et quand elle faisait des promesses, elle ne les faisait pas en son nom propre. Et vous savez, Monsieur BESSET, pour les trois mois supplémentaires, vous pourriez d’ailleurs écrire à la Direction du Groupe Goodyear qu’on a perdu au moins trois mois avec l’arrivée de Madame LE COUEDIC. Parce que moi, je suis allé au Conseil régional, je ne sais pas ce qu’elle leur a fait, mais ils l’adorent. Ils se sont dits : Goodyear, ils nous font une blague. Comme elle s’est fait lourder elle ! Mais moi, ce qui m’inquiétait quand j’ai vu son CV sur Linkedin, c’est que dans son dernier emploi, elle avait fait une journée. Elle est suffisamment con, parce qu’il faut le dire, dernier emploi, une journée. Alors moi le lui dis, je la croise, je lui demande : « vous comptez faire plus d’une journée ici ? » Elle me dit : « vous savez, je suis impliquée, ils me font confiance, j’ai les pleins pouvoirs ». Plein de promesses, plein de trucs. Et puis un beau jour, elle dit « je m’en vais » « ah bon ? Déjà ? ». « Oui, ils ont dit que j’étais nulle. Vous m’avez bien aidée à me faire virer. » « Moi, je n’ai rien aidé du tout. Je ne vous ai pas embauchée. » Et là d’ailleurs, il y a Monsieur GUICHARD, qui démarre très mal dans la société, parce qu’il a un gros problème avec nous. Mais je suis aussi permis d’aller voir son CV en ligne, son dernier poste avant Goodyear, c’est une semaine dans une autre boîte. Donc je lui ai fait un pronostic. Je me suis permis de lui envoyer un petit mail en lui disant : vous avez déjà dépassé une semaine, mais je pense que vous ne dépasserez pas le record exceptionnel de Madame LE COUEDIC. Monsieur GUICHARD, il n’est pas mal. Vous l’avez rencontré ? Il est bien. Une pointure. - Bernard GLESSER Oui, je le rencontre régulièrement. - Mickaël WAMEN Top. Il est venu hier pour me serrer la main, et puis je lui dis « je dois dire bonjour au DRH ou au médecin ? » « Je ne comprends pas ». - Reynald JUREK Lui, c’est quand même le mec qui est capable de faire un aller/retour à Paris pour signer le protocole, et de dire « sur ce, je n’en fais pas partie, je m’en vais ». - Bernard GLESSER Je vous propose de mettre fin à cette réunion, si vous le voulez bien. - Mickaël WAMEN Je ne voudrais pas que la réunion se termine comme ça. Je voudrais qu’elle se termine sur une note... Suite aux propos tenus par Monsieur BESSET qui demande à Goodyear d’infléchir sa position et de faire preuve de bon sens, je maintiens qu’il a raison, forcément. Et je vous redemande de ne pas envoyer les courriers aux salariés, puisqu’ils n’ont pas été validés par la commission, ce qui, à mon avis, est une énorme connerie. Et de bien réfléchir à ce que vous allez faire. Parce qu’aujourd’hui, vous avez un processus RPS inopérant, et il serait dramatique que les salariés reçoivent des courriers qui leur signifient qu’on met fin à leur congé de reclassement. Et vous allez encore créer des fossés entre ceux qui sont ici, qui touchent 500 euros, ceux qui sont licenciés, ceux qui vont avoir droit aux trois mois, ceux qui ne vont pas y avoir droit... Ça va être un bordel sans nom. Je pense que le bon sens va l’emporter, et il faut revenir assez rapidement vers nous pour nous donner une vision claire de ce que vous allez faire en fonction des remarques qui ont été faites par le représentant de la DIRECCTE. Et je le dis, le dossier est compliqué, il y a eu des démarrages difficiles, on a eu la problématique du départ de Laurent DUSSUCHALLE en plein milieu du dossier alors que franchement, je pense que l’on avait pris un rythme de croisière qui était pas mal. L’arrivée de Chantal LE COUEDIC, moi j’ai dit dès le départ que c’était une catastrophe parce que la personne, sincèrement... Avec toutes les compétences qu’il aurait fallu, c’est quand même compliqué d’arriver dans le dossier Goodyear et de le connaître par cœur. Et ça, je peux aussi lecomprendre. Même si elle n’était pas talentueuse dans son domaine, même avec beaucoup de talent, elle aurait eu des difficultés. Vous avez repris le flambeau de Monsieur DUSSUCHALLE, parce qu’on l’avait demandé, parce qu’effectivement vous êtes l’interlocuteur qui connaît le mieux le dossier. Maintenant, il faut conclure le mieux possible. Nous, notre revendication, c’est d’avoir pour tout le monde le congé de reclassement jusqu’à la fin de l’année. Je sais qu’il faudra passer certainement par d’autres phases de discussion, et peut-être d’autres phases tout court pour les obtenir. Cela étant, je pense que vous n’avez aucun intérêt à mégoter pour 750 000 ou 800 000 euros de plus à verser, qui sont déjà provisionnés. Quand je vois que vous laissez 750 000 euros à votre cabinet de RPS qui ne fonctionne absolument pas... Donc faites bien attention à ce que vous allez faire parce que je dis que derrière, il y a des hommes, il y a des femmes, il y a des êtres humains, il y a des familles, et je pense que les gens vont énormément souffrir de la perte de leur emploi. Maintenant, il faut arrêter de taper systématiquement sur les mêmes. - Reynald JUREK En plus, je ne sais pas si c’est une bonne période pour envoyer les lettres pendant vos congés. Je comprends bien, pour vous, c’est peut-être mieux... - Mickaël WAMEN Qui va gérer pendant 15 jours ? Parce que vous partez en vacances, c’est normal, c’est votre droit, je comprends. De toute façon, personne ne peut s’y opposer. Mais personne n’est prévu pour vous remplacer pendant votre période de congé ? Qui va vous remplacer officiellement ? - Bernard GLESSER Monsieur GUICHARD. - Mickaël WAMEN Il n’est jamais venu aux réunions, Monsieur GUICHARD. Il ne vient même pas aux réunions CE. Il est DRS !

- Reynald JUREK Il va être à votre place sur la SODIE ? - Bernard GLESSER Non. - Mickaël WAMEN Il dira « si vous avez un problème, vous m’appelez ». Et quand on va l’appeler, il ne répondra pas. Ou : « Je note, je verrai ça avec Bernard GLESSER quand il reviendra ». Toutes les demandes d’avance que les gens ont formulées, vous les avez traitées avant de partir ? - Bernard GLESSER Oui, et s’il y en a en cours, Agnès s’en occupera. - Mickaël WAMEN C’est Agnès qui s’en occupera ? J’espère que l’on va se voir bientôt et que vous aurez pris une position différente de celle que vous avez aujourd’hui. En tout cas, je le souhaite de tout cœur. - Bernard GLESSER Très bien. Écoutez, je propose qu’on s’arrête sur ces paroles-là. Je vous souhaite une bonne fin de journée et bon appétit. - La réunion est levée à 12 heures 30.

samedi 4 avril 2015

MINISTÈRE DU CHÔMAGE !!!

Le ministère du "travail" autorise le licenciement des élus ....

Nous savions que ce gouvernement faisait une politique au service du patronnât à travers des lois qui aident au maximum les grands groupes et des projets d'une nouvelle loi qui aidera aux licenciements.....

Ce même gouvernement enfonce le clou car il vient par son ministère du travail invalider la décision de l'inspection du travail et autoriser la demande de licenciement de Goodyear pour les salariés protégés !!!!

Nous avions d'énormes doutes sur la position de ce ministère sous l'égide d'un gouvernement socialiste mais cette fois ci plus de doute, la réalité est criante de vérité : ce gouvernement a vendu les droits des salariés aux patrons !!!

Comment imaginer une seconde qu'un gouvernement qui se dit de gauche puisse accepter une demande de licenciement formulée par un groupe qui vient de faire des milliards de bénéfices

Tour simplement parce que ce gouvernement n'est pas et n'a jamais été de gauche comme il s'en revendique !!!

Les discours qui visent à faire du combat contre le chômage une lutte permanente ne sont que du vent car le gouvernement vient d'autoriser un groupe à virer des élus les seuls derniers à se battre pour le droit des salariés !!!

Les élections et nos nouveaux mandats de la semaine dernière vont nous permettre de contester toute décision de la direction qui appliquerait cette acception du ministère .....

Nous reviendrons en détail sur cette nouvelle honte, ce gouvernement va beaucoup plus loin que le précédent, il aide à fermer une usine, il laisse un groupe violer les droits des salariés, ils mènent dans le même temps une cabale juridique contre des syndicalistes et aujourd'hui ils autorisent leurs licenciements !!!!

Plus que jamais nous sommes très remontés contre tout ce qu'il se passe, ce gouvernement, cette direction vont entendre parler de nous encore un bon moment, nous utiliserons tous les recours si nécessaire, la direction va devoir réfléchir à son comportement après cette décision, nous c'est déjà fait, nous allons nous battre encore plus nous ne lâcherons rien....

Nous vous l'avons souvent dit le dossier Goodyear est géré en très très haut lieu, il n'a plus rien de social il est politique, tout ce qui nous arrive est piloté dans les hautes sphères, complot vous avez dit complot

On pourrait nous traiter de paranos mais non la réalité, certes accablante voir à vomir, est celle que nous subissons, il faut se débarrasser et vite de la CGT Goodyear et peu importe les méthodes, nous avons beaucoup d'ennemis et le premier est ce gouvernement !!!!

Nous nous réunissons la semaine prochaine afin de faire le point sur ce nouveau coup porté à la lutte et nous vous tiendrons bien évidemment informés de la suite ...

Le ministère du travail devrait être rebaptisé ministère de l'exclusion, de la misère et des magouilles...

La CGT GOODYEAR

jeudi 2 avril 2015

Compte-rendu de la 12ème réunion de la Commission de suivi centrale du 4 mars 2015

Étaient présents : Jean-Philippe CAVAILLE, DRH France Bernard GLESSER, DRH Amiens Nord Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION Cyril CARON Reynald JUREK Mickael WAMEN Pour la CFDT : Marc ARGAUD Antony AUXIETTE Didier RAYNAUD Pour la CFE-CGC : Jacques MARTIN Patrice SZYROKI Peter FROST Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 9 heures 40.

Madame BECKER-QUIGNION En préambule, je souhaiterais connaître les mesures prises après la déclaration effectuée lors de la dernière commission. La réunion de lundi sur le protocole électoral s’est très mal passée compte tenu de propos déplacés. Je ne reviendrai pas non plus sur la garde à vue des élus.

Monsieur CAVAILLE J’ai déjà répondu lors de la dernière commission de suivi centrale. Il est tout à fait normal que les circonstances soient difficiles à vivre, notamment pour les élus. Il n’existe par ailleurs de mon point de vue aucun élément de harcèlement ni sur la forme, ni sur le fond, ni dans l’intention. Bernard Glesser a proposé un accompagnement psychologique pour gérer au mieux la situation.

Madame BECKER-QUIGNION Aucune mesure n’a donc été prise. Le directeur d’Amiens Nord a continué lundi à provoquer les élus. L’accord de fin de conflit n’a pas été respecté : toutes les poursuites devaient être abandonnées, or plusieurs de nos camarades se sont retrouvés en garde à vue.

Monsieur CAVAILLE Encore une fois, il n’y a aucune intention d’agression ni de harcèlement.

Madame BECKER-QUIGNION Dans ce cas, faites cessez ces agissements.

Monsieur CAVAILLE C’est à mon sens une question de perception. Je n’ai pas à commenter. Nous avons retiré la plainte déposée par Goodyear l’an dernier, mais le procureur de la République peut instruire de son propre chef.

Monsieur WAMEN Selon vous, le procureur de la République se serait donc spontanément décidé à me poursuivre. Nous comprenons bien que vous ne reconnaissiez pas ce harcèlement en réunion. Comme l’a montré une émission hier sur France 2, de nombreux salariés se sont suicidés sur leur lieu de travail chez Pages Jaunes, mais le patron a toujours nié toute volonté de harceler le personnel. Aucun patron en France ne dira publiquement : « J’ai harcelé mon salarié jusqu’à ce qu’il se suicide. » Un premier arrêt de travail de 14 jours m’a été prescrit : j’avais une tension de 14/11 et j’étais sous traitement médical. Je suis suivi par une psychologue à Caen. Elle ne comprend d’ailleurs pas pourquoi, alors que je suis arrêté, Monsieur Guichard m’envoie un mail assassin m’accusant de mentir sur mon état de santé, m’incitant à régler mes problèmes personnels et à venir le voir si j’ai des ambitions personnelles. Or je n’ai ni problème personnel, ni ambition personnelle. Je souhaite simplement mener à bien ma mission sans être provoqué ni harcelé. Je suis allé voir mon médecin traitant pour me protéger : les provocations devenaient telles que j’ai craint de déraper. Ainsi, Madame Seprez m’a déclaré devant témoin sur les marches de l’escalier : « Monsieur Wamen, vous n’avez aucun avenir professionnel, ni ici, ni ailleurs, contrairement à moi. » Ces propos témoignent bien d’un harcèlement. A la demande du CHSCT, j’ai fourni un certain nombre de pièces, notamment des SMS provocateurs émanant de Monsieur Bernard Glesser, ici présent. Je les ai communiqués à Madame Devillers et au nouvel Inspecteur du Travail, auxquels j’ai demandé de diligenter une enquête. J’ai rendez-vous cette après-midi avec un avocat spécialisé en droit pénal ; je déposerai des plaintes et recours pour harcèlement, notamment devant les prud’hommes. La réunion de CHSCT s’est effectivement tenue, mais sur l’initiative des élus, et non celle de la Direction. Or une jurisprudence constante exige que vous mettiez en œuvre une procédure spécifique dès qu’un salarié témoigne être en souffrance sur son lieu de travail du fait d’un harcèlement de ses supérieurs hiérarchiques. Cette procédure spécifique peut être par exemple une réunion de CHSCT pour établir un arbre des causes avec un représentant de la CRAM et définir la ou les raisons éventuelles du harcèlement et le faire cesser. Or vous n’avez pris aucune mesure. Je sais bien que la « chasse à Wamen » est ouverte depuis plusieurs années, bien avant que vous n’arriviez chez Goodyear. De nombreux représentants de la Direction s’en sont pris à moi par écrit ou par oral ou ont fait pression sur d’autres salariés pour m’accabler. Mes trois semaines d’arrêt de travail tiennent uniquement à des motifs professionnels. Mon seul problème est que je suis empêché de mener ma mission de représentant du personnel, parce qu’on me pousse à dépasser les bornes. Je ne souhaite pas en arriver là. J’ai évoqué le problème auprès de tous les services nécessaires. Je demanderai au CHSCT qu’il désigne un expert agréé auprès de l’Inspection du Travail. J’ai demandé à la fédération de la Chimie et à la confédération CGT de se saisir de ce dossier. Vous ne respectez pas l’accord de fin de conflit, qui stipule que toutes les procédures liées à la restructuration et la fermeture du site doivent cesser, qu’elles soient initiées par GDTF ou non, qu’elles soient en cours ou à venir. J’ai prévenu la Direction générale du groupe GDTF de ces agissements qui dépassent largement l’incompétence. L’accord RTT d’Amiens Nord stipule que nous devons être informés et consultés en cas de diminution importante des effectifs. Vous ne l’avez pas fait. Le bilan CHSCT 2014 n’a pas été réalisé. Des salariés ont été licenciés pour inaptitude à tous travaux ou leur poste après un accident du travail ou une maladie professionnelle, sans que vous n’ayez consulté les DP. Leur licenciement est donc nul et non avenu. Nous ferons le nécessaire pour que vous soyez condamnés au tribunal le 30 mars. Parallèlement, le groupe Goodyear a récemment annoncé que son bénéfice avait atteint 2 milliards d’euros, soit 400 % de plus qu’en 2013. Il se porte donc très bien. Mon but aujourd’hui est de faire respecter l’accord de fin de conflit. La prolongation de trois mois payés par Goodyear pour les salariés de moins de 45 ans découle d’un problème de retour à l’emploi. Or vous vous appuyez sur une interprétation restrictive du PSE pour exclure le maximum de personnes de moins de 45 ans du dispositif. Elle doit en fait bénéficier à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales pour voter à Amiens Nord, soit 867 personnes. Il nous avait également été déclaré que ces personnes ne paieraient pas de cotisations sur ces trois mois supplémentaires. Ces cotisations sont-elles reprises sur le solde de tout compte, comme cela a été déclaré initialement ? Il a été dit la dernière fois qu’elles seraient prises en charge par l’Etat ou par Goodyear, qui a effectivement les moyens financiers de ce faire. Nous rencontrerons les salariés le 19 mars et déciderons de la suite à donner. Je vous demande, comme responsable du groupe CGT, de prendre les mesures nécessaires pour que je puisse continuer à assister aux réunions sans être provoqué, menacé ni harcelé – ni mails, ni SMS tardifs pour me narguer ou m’accuser de mentir, comme l’a fait Monsieur Guichard très maladroitement. Je sais que je suis sanguin. J’ai peur aujourd’hui de subir une pression telle que j’en arrive à frapper quelqu’un en réunion et à être licencié pour faute lourde, avec des problèmes judiciaires. Je n’en ai aucune envie. Je souhaite simplement faire mon travail correctement, dans l’intérêt des salariés. Je n’en ai pas la possibilité aujourd’hui : on vient se moquer de moi en suspension de séance. Madame Michèle Seprez est venue voir Monsieur Szyroki pour lui dire que je le traite de « toutou » en son absence. N’a-t-elle rien d’autre à faire ? Quel peut être son but ? Monsieur Crussy m’a indiqué qu’il ne cautionnait pas ces agissements, mais qu’il n’était pas décisionnaire. Les représentants du personnel ont perdu toutes leurs primes de poste depuis décembre 2013. J’ai envoyé quatre mails pour en demander la raison, alors que l’accord de nuit n’a pas été dénoncé. Le code du travail dispose en outre qu’un représentant du personnel doit percevoir la même rémunération que par le passé s’il continue d’accomplir sa mission quand il est en suspension d’activité. J’ai évoqué le problème depuis sept à huit mois, sans succès. Vous pourrez arguer devant les tribunaux que je ne suis pas harcelé et mettre en avant mon comportement en réunion. Or je suis syndicaliste, alors que les personnes qui m’agressent, me harcèlent et me provoquent sont des dirigeants d’entreprise. Ils doivent donc avoir un comportement exemplaire. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. A défaut de mesures rapides, je retournerai voir mon médecin du travail. Je recourrai aux organismes qualifiés en matière de harcèlement et j’irai même au-delà. Vous n’aurez pas d’autre solution que de venir faire amende honorable. J’ai en effet besoin que nos travaux se poursuivent comme nous l’avons fait de janvier à mai : nous parvenions à progresser, même si nous n’étions pas d’accord. J’ai pu travailler avec Laurent Dussuchale et Bernard Glesser, même s’il m’a beaucoup déçu dernièrement à titre personnel. Il m’a souvent dit qu’il avait beaucoup d’amitié pour moi. Il a d’ailleurs déclaré aux forces de l’ordre que si je n’avais pas été là, les choses se seraient passées autrement pour lui lorsqu’il a été retenu. En réalité, vous avez tout fait pour nous piéger. J’ai demandé à la police le détail de vos déclarations : vous prétendez par exemple que j’ai apporté deux sacs de couchage et un pistolet. Or vous savez très bien que ce n’est pas moi.

Monsieur GLESSER Je ne souhaite pas évoquer ce sujet en réunion. Nous pouvons en revanche le faire tous les deux.

Monsieur WAMEN J’ai demandé une confrontation aux forces de l’ordre. Prenez un avocat. Pour revenir à mes propos, je suis menacé dans ma vie professionnelle. Je n’ai aucune envie de me suicider parce que certains pensent que je suis suffisamment nuisible pour me pousser à le faire. Vous ne prenez pas les mesures nécessaires pour faire cesser mon harcèlement : vous êtes responsables. Vous n’apportez aucune preuve du fait que je ne sois pas harcelé, alors que j’ai avancé des éléments de mon côté. Si vous persistez à le nier, vous remettez en cause la déontologie du médecin traitant qui m’a prescrit trois semaines d’arrêt de travail et celle de la psychologue qui me suit. On me conseille de recourir à ICAS, or je n’ai cessé de dire ici même qu’ils sont incompétents. Je préfère prendre les frais à ma charge. A titre d’anecdote, la psychologue qui me suit est une ancienne DRH de Veolia France. Elle a décidé de changer radicalement de carrière après avoir été témoin des manœuvres sordides auxquelles son entreprise pouvait recourir pour éliminer des syndicalistes gênants. Je vous gêne parce que je suis compétent, or vous savez bien que mon intervention fait toujours progresser les dossiers, que ce soit ici ou à la SODIE. A ce sujet, le compte rendu de Madame Boquet ne représente en rien la réalité : il omet de mentionner que la CGT a sollicité la SODIE suite à l’exaspération des salariés, qui demandent l’amélioration de certains critères. Il n’aura aucune valeur légale tant que les deux parties – la CGT et la SODIE – ne l’auront pas signé. Les seuls comptes rendus valables sont ceux des commissions locales et des commissions nationales. Je fais mon travail, peut-être avec véhémence et avec des mots un peu forts, mais mon objectif est de défendre l’intérêt des salariés. Je sais pertinemment qu’en mon absence, le syndicat fonctionne moins bien, parce que j’en suis la pièce maîtresse. En vous en prenant à moi, vous voulez attaquer le syndicat. Pour conclure, je suis profondément déçu par certaines personnes du groupe GDTF. Je paye sans doute le prix de ma naïveté : j’aurais dû rester sur mes gardes. Bernard Glesser m’a aidé sur quelques points, mais je ne lui suis redevable en rien. J’ai demandé une confrontation. Je vous garantis sur ce que j’ai plus de cher au monde que je ne vous lâcherai pas : vous irez devant le tribunal pénal pour faux et diffamation. Par ailleurs, il est un peu mesquin de refuser le prêt demandé par Monsieur Sébastien Lupo parce que vous avez des problèmes avec la CGT. Merci également de répondre à mes SMS quand ils concernent le personnel. Madame Martin attend depuis le mois d’octobre. Monsieur Franck Leclerc reçoit 300 euros de salaire en moins depuis longtemps, mais le problème n’est toujours pas réglé.

Monsieur GLESSER Vous m’avez demandé par mail de ne pas vous déranger.

Monsieur WAMEN Jusqu’à la fin de mon arrêt de travail, mais je vous ai adressé un SMS lundi, après ma reprise.

Monsieur GLESSER J’ai répondu par courrier entre-temps à Monsieur Martin pour lui expliquer tous les éléments de son solde de tout compte.

Monsieur WAMEN Je propose de commencer la réunion, car votre position est bien connue : à vous entendre, vous êtes la meilleure Direction qui soit, alors que je suis le pire syndicaliste qui soit. Je suis un affabulateur et ne subis aucun harcèlement. Je possède pourtant des preuves accablantes. Par ailleurs, nous ne signerons pas l’accord électoral 2015 à Amiens Nord. Les élections doivent se passer là où les salariés

Monsieur CAVAILLE Je ne nie pas votre souffrance, mais je ne suis pas là pour entrer dans le détail de votre situation personnelle.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas une situation personnelle, mais professionnelle : j’ai eu trois semaines d’arrêt de travail par un médecin pour stress lié au travail. Je suis suivi par un psychologue également pour motifs professionnels.

I. Présentation du cabinet SODIE

Madame BOQUET 1045 salariés ont été notifiés, dont 1009 ont adhéré au congé de reclassement.

Monsieur WAMEN Excusez-moi de vous interrompre, mais nous n’avons pas reçu le procès-verbal de la précédente réunion en même temps que la convocation, contrairement à l’habitude.

Monsieur GLESSER Ce procès-verbal existe ; nous vous l’adresserons.

Madame BOQUET 9265 entretiens de suivi ont été réalisés dans le cadre de l’EMF et 6430 participants aux ateliers ont été décomptés. Ces chiffres sont respectivement de 338 entretiens réalisés et 1127 participants aux ateliers en février. La fréquentation a donc nettement augmenté depuis le début de l’année, notamment suite aux réunions organisées pour expliquer le séquencement.

Monsieur SZYROKI La fréquentation a augmenté quand GDTF a confirmé qu’il n’y aurait pas de repreneur, contrairement à ce que pensait le personnel auparavant.

Madame BOQUET La fréquentation a été effectivement plus importante entre novembre et fin décembre, mais elle a largement augmenté après les explications apportées sur le séquencement du projet de reclassement. Nous avons notamment expliqué que les salariés connaîtraient un changement de rémunération en janvier, à l’issue des douze mois et rappelé que le congé de reclassement comportait douze mois initiaux, ainsi que trois mois supplémentaires financés par l’Etat dans le cadre du protocole de fin de conflit. Nous avons également présenté les prolongations qui pouvaient concerner un certain nombre de salariés en fonction de leur situation et des difficultés rencontrées dans le retour à l’emploi. La hausse de fréquentation est donc liée à de multiples facteurs. Les salariés ont effectivement pris conscience de l’absence de repreneur et du temps qui passe, notamment pour certains qui n’avaient pas encore pu se mobiliser suffisamment sur leur recherche d’emploi.

Monsieur WAMEN Pourquoi n’avaient-ils pas pu se mobiliser suffisamment ?

Madame BOQUET Pour toutes les raisons que nous avons évoquées l’année dernière...

Monsieur WAMEN Vous avez dit la même chose que nous pendant trois ou quatre mois, comme en attestent les procès- verbaux. A ce sujet, j’ai transmis à la DIRECCTE, à sa demande, les procès-verbaux des commissions locales et nationales. Elle s’est intéressée à votre réponse négative quand je vous ai demandé s’il restait des postes disponibles à Amiens Sud : la Direction de Goodyear ne l’avait jamais signalé à la DIRECCTE. Dans le même esprit, que ferez-vous si 800 personnes demandent à se positionner sur les postes restant ouverts chez Dunlop ?

Monsieur CAVAILLE Une trentaine de postes sont disponibles à Amiens Sud pour les personnes travaillant au démantèlement, pour lesquelles le processus de reclassement interne n’a pas encore été effectué, ainsi que pour les représentants du personnel.

Monsieur CARON Il est donc trop tard pour Monsieur Souza.

Monsieur CAVAILLE Je ne connais pas sa situation. Je répondais de manière générale.

Monsieur GLESSER Monsieur Souza a accepté un poste à Montluçon, au prix d’un certain nombre d’efforts – il est invalide de deuxième catégorie et a fait des démarches pour pouvoir retourner au travail. Il a tenu ce poste pendant plusieurs mois. Il connaît aujourd’hui des difficultés familiales auxquelles l’employeur ne peut rien.

Monsieur WAMEN Il n’en serait pas là si vous n’aviez pas fermé l’usine : ses problèmes tiennent à l’éloignement entre son lieu de travail et sa famille. Il a écrit qu’il attenterait à ses jours s’il ne pouvait pas revenir à Amiens Nord. Vous serez responsables s’il lui arrive quoi que ce soit.

Madame BOQUET Nous proposons des ateliers de recherche active d’emploi deux fois par mois. Ils permettent aux salariés de mener des actions de recherche d’emploi en petit groupe, de progresser dans la maîtrise de l’outil informatique, de consacrer du temps à la recherche d’emploi et de postuler à des offres. Ils maintiennent également le lien social : beaucoup de personnes témoignent qu’elles apprécient de retrouver d’anciens collègues. Des ateliers apprennent à découvrir et s’approprier les différentes techniques d’entretien de recrutement, à verbaliser ses compétences et son projet et à comprendre les attentes du recruteur. Parallèlement à ces ateliers, nous avons réalisé des forums avec des sociétés d’intérim. Nous avons organisé une information collective et une session de recrutement Randstad pour Valeo. Nous avons fait intervenir un organisme d’intérim spécialisé dans l’insertion de personnes handicapées. A ce sujet, j’ai demandé à Monsieur Bessé d’intervenir auprès de la préfecture pour accélérer les demandes de RQTH des salariés. Enfin, nous avons fait intervenir un organisme de formation et le syndicat professionnel du secteur agricole. Six personnes ont choisi une formation de reconversion dans ce secteur.

Monsieur CARON Excusez-moi, mais Messieurs Glesser et Cavaillé n’ont pas l’air intéressés par votre présentation.

Monsieur GLESSER Je suis intéressé. Je me dispense en revanche de vos commentaires : nous ne sommes pas à l’école.

Monsieur CARON Je fais ce que je veux.

Monsieur GLESSER Vous ne faites pas ce que vous voulez et vous n’avez pas à me prendre à partie en permanence.

Monsieur WAMEN C’est la première réflexion de Monsieur Caron. Elle est par ailleurs fondée : vous jouez avec votre téléphone depuis un certain temps. Si la réunion ne vous intéresse pas, vous pouvez la quitter.

Monsieur CAVAILLE Cette présentation est faite à votre bénéfice. Nous en avons pris connaissance auparavant.

Monsieur WAMEN Dans ce cas, ne venez pas en séance. Faites preuve de respect vis-à-vis des IRP, qui se déplacent pour cette réunion expressément. Faites au moins semblant d’être intéressé.

Monsieur GLESSER Madame Becker est absente. Elle ne semble pas du tout intéressée par les propos de Madame Boquet.

Monsieur WAMEN Elle est partie aux toilettes, parce qu’elle souffre de désordres intestinaux. Etes-vous médecin ou proctologue ? Monsieur Caron vous fait une remarque justifiée.

Monsieur GLESSER Vous ne pouvez pas en permanence manier l’insulte et l’invective. Ce ne sont pas des façons.

Monsieur WAMEN Quelles insultes ?

Monsieur GLESSER Je me fais traiter depuis quatre ans de fils de pute, d’enculé et de bâtard.

Monsieur WAMEN Par qui ?

Monsieur GLESSER Par l’ensemble des participants à ces réunions. Ce n’est pas nouveau.

Monsieur SZYROKI La CFE-CGC n’a jamais insulté qui que ce soit.

Monsieur GLESSER Si vous ne vous sentez pas concernés, ne répondez pas.

Monsieur WAMEN Vous perdez votre sang-froid, Monsieur Glesser. Je ne vous ai jamais insulté en réunion.

Monsieur GLESSER Vous êtes un menteur.

Madame BOQUET Un forum emploi est programmé le 17 mars 2015. Plus de 600 acteurs de l’emploi y sont conviés : organismes de formation, groupements d’employeur et entreprises d’insertion. Une dizaine d’intentions favorables ont été recensées à ce stade. A date, 272 formations de reconversion ont été engagées dans le cadre du congé de reclassement. 39 sessions sont programmées sur l’année 2015.

Monsieur CARON Ces formations débouchent-elles sur des CDI ?

Madame BOQUET Aucune formation ne donne la certitude d’avoir un CDI à son issue. En revanche, le salarié accroît son employabilité et se forme à un métier où des besoins sont attestés.

Monsieur WAMEN Nous avons accepté de considérer les départs en retraite comme des solutions identifiées, mais vous ne pouvez pas y inclure les formations. C’est un souhait, mais non une réalité. Par exemple, Monsieur Glesser souhaite avoir ma tête, mais vous ne m’aurez pas. Il faudra me tuer pour m’avoir. Pour revenir au sujet, vous manipulez les chiffres. Tous les journalistes qui ont étudié le sujet savent que la SODIE est inopérante.

Madame BOQUET 116 personnes ont retrouvé un emploi en CDI ou en CDD.

Madame BECKER-QUIGNION Les 51 CDD ne sont pas non plus des solutions identifiées.

Madame BOQUET Ce sont des CDD de remplacement qui permettent d’envisager des renouvellements ou des pérennisations en CDI.

Monsieur SZYROKI Parmi ces CDD, combien ont été transformés en CDI ? Combien sont-ils encore en CDD ? Combien n’ont-ils plus rien ? De même, combien des créateurs d’entreprise sont-ils encore en activité ?

Monsieur CAVAILLE Nous ferons un point lors de la prochaine commission de suivi centrale.

Monsieur WAMEN Pour nous, le résultat de la SODIE est de 65 CDI et 51 créations d’entreprise, soit 116 personnes, pour 13 millions d’euros par an et 60 000 euros de coût de location du bâtiment.

Madame BECKER-QUIGNION Il faut y ajouter 750 000 euros pour le cabinet ICAS. Pourrions-nous avoir un graphique reprenant uniquement les retraites, les emplois et les créations d’entreprise ? Le pourcentage serait plus proche de la réalité.

Monsieur GLESSER Vous l’avez déjà.

Monsieur JUREK Les 51 CDD de six mois ou plus sont sortis du congé de reclassement. Nous n’aurons plus de visibilité sur leur sort.

Madame BOQUET Nous ferons en sorte d’avoir l’information.

Monsieur JUREK S’ils ne veulent pas vous répondre...

Madame BOQUET C’est effectivement la limite de l’exercice.

Monsieur WAMEN Monsieur Cavaillé, êtes-vous satisfait de ces chiffres ?

Monsieur CAVAILLE Ces chiffres sont satisfaisants au vu du contexte difficile de la mission de SODIE.

Monsieur WAMEN 867 personnes sur mille n’ont pas retrouvé de travail. Elles ont perdu définitivement le droit de travailler. Ce chiffre serait donc satisfaisant ?

Monsieur CAVAILLE Oui, au vu du contexte. Par ailleurs, j’ai confiance dans les capacités d’adaptation et de recherche de ces personnes.

Monsieur SZYROKI Les représentants de la SODIE ont fait croire aux salariés que le taux de reclassement serait de 100 %.

Monsieur WAMEN Les seuls emplois créés par la SODIE sont les leurs.

Monsieur CAVAILLE On ne peut pas tout rejeter. Nous avons un très bon taux de retour à l’emploi après une formation longue.

Monsieur WAMEN Je souhaite vivement que toutes ces 117 personnes retrouvent un emploi, mais je sais que ce ne sera pas le cas. La Direction de Goodyear doit octroyer des moyens supplémentaires d’accompagnement des salariés. En particulier, les trois mois supplémentaires doivent être accordés à tous ceux qui ont des difficultés de retour à l’emploi, comme le prévoit le protocole de fin de conflit, c’est-à-dire à 867 personnes.

Monsieur CAVAILLE Je ne comprends pas pourquoi vous citez ce chiffre.

Monsieur WAMEN C’est le nombre de personnes inscrites sur les listes électorales, c’est-à-dire celles qui n’ont pas trouvé de travail.

Monsieur CARON Je demande que la demande de Monsieur Souza soit prise en compte et qu’il puisse être réintégré à Amiens Sud.

Monsieur WAMEN Il ne le peut pas : il n’a pas de poste.

La séance est suspendue de 10 heures 50 à 11 heures 10.

II. Rappel des dispositions applicables

Monsieur GLESSER Les dispositions applicables sont issues de trois sources : le PSE, l’addendum et le protocole de fin de conflit signé le 22 janvier 2014.

Monsieur WAMEN Il a été signé le 23 janvier. S’il y en a plusieurs, merci de le signaler.

Monsieur GLESSER Je cite : « fait à Amiens le 22 janvier en trois exemplaires ». Le PSE fixe la durée du congé de reclassement à douze mois pour les salariés de moins de 56 ans et 15 mois pour les salariés âgés de 56 ans et plus. A cette durée originelle se sont ajoutés trois mois issus du protocole de fin de conflit et financés par l’Etat. Le PSE prévoit également une prorogation éventuelle et exceptionnelle en réponse à des problématiques spécifiques, c’est-à-dire pour les salariés présentant des difficultés particulières de retour à l’emploi, qui n’auraient pas trouvé de solution identifiée au terme de leur congé et qui ont été actifs dans leur recherche d’une solution de reclassement. La durée de cette prorogation éventuelle et exceptionnelle serait de trois mois pour les moins de 45 ans et trois mois, éventuellement renouvelables une fois, pour les salariés de 45 ans et plus, ce qui les porterait à 24 mois maximum. Le PSE stipule que les solutions identifiées sont :  un reclassement effectif en CDI ;  un reclassement effectif en CDD ou CTT d’au moins six mois ;  une promesse d’embauche formalisée par un contrat ;  un projet de création ou de reprise d’entreprise ;  une formation longue qualifiante, certifiante, professionnalisante ou de reconversion, débouchant sur un métier porteur ;  proposition d’une offre valable d’emploi (OVE) ou deux pour les salariés présentant des difficultés de retour à l’emploi ;  tout autre projet choisi volontairement par le salarié, matérialisé par un écrit de sa part et validé par la commission de suivi (convenances personnelles). Les salariés présentant des difficultés particulières de retour à l’emploi sont les suivants :  salariés âgés de plus de 50 ans ;  salariés handicapés (CDAPH) ;  salariés en situation de parent isolé ;  couples dont chacun des conjoints est concerné par le PSE ;  salariés éloignés de l’emploi pour des raisons de difficultés à lire ou à écrire. En accord avec vous et dans le cadre d’une commission, nous y avons ajouté les salariés en invalidité de deuxième catégorie et les salariés inaptes totaux et définitifs à tout poste chez Goodyear.

Monsieur WAMEN Le protocole d’accord de fin de conflit stipule que tous les salariés présentant des difficultés particulières de retour à l’emploi bénéficient des trois mois supplémentaires. Au nom de la CGT Goodyear, je vous demande que cette prorogation se fasse systématiquement pour tous ceux qui sont encore en situation de reclassement à l’heure actuelle, quelle que soit leur situation personnelle, qui par construction rencontrent bien des difficultés particulières de retour à l’emploi.

Monsieur SZYROKI La plupart des représentants de la SODIE ont assuré aux salariés qu’ils bénéficieraient de 15 mois financés par Goodyear et de trois mois financés par l’Etat. Je l’ai constaté personnellement à plusieurs reprises.

Monsieur GLESSER Le protocole d’accord de fin de conflit évoque « une prorogation d’une durée de trois mois non capitalisable, de la durée initiale du congé de reclassement, pour les salariés âgés de moins de 45 ans qui présenteraient des difficultés de retour à l’emploi dans les conditions définies par le PSE aux chapitres 3.1 et 3.6. » Ces chapitres sont exactement sont que je viens de mentionner.

Monsieur WAMEN Nous connaissons ce texte tout comme vous. Notre interprétation est tout à fait défendable, y compris devant un juge. Le PSE stipule par ailleurs que la commission de suivi nationale examinera la possibilité des trois mois supplémentaires. Enfin, des salariés ont indiqué avoir déjà reçu des courriers faisant état d’une possibilité de prorogation. Nous aurions dû en discuter auparavant.

Monsieur CAVAILLE Ils ont reçu un premier courrier qui rappelle les dispositions du PSE. Nous enverrons un second courrier sur l’application des critères et la suite de la procédure, c’est-à-dire la demande de prorogation, soumise à examen par la Commission de suivi locale et à validation par GDTF.

Monsieur GLESSER Après ce rappel des dispositions du PSE, nous faisons les propositions d’aménagement suivantes. Nous proposons d’abord d’élargir le critère d’âge à tous les emplois, car il est très difficile de distinguer le travail fait en production du travail fait à la QTECH.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas notre demande : nous voulons que les trois mois supplémentaires s’appliquent à l’ensemble des salariés sans solution clairement identifiée, comme prévu par le PSE. Il n’est par exemple pas normal que les 217 personnes en formation subissent une perte de revenus de 25 % à 30 % alors qu’elles sont en recherche active d’emploi.

Monsieur CAVAILLE Ces personnes ont une solution identifiée. Par ailleurs, nous proposons que les personnes qui n’auraient pas trouvé de solution d’emploi à la fin de leur congé de reclassement puissent être accompagnées trois mois supplémentaires par SODIE.

Monsieur WAMEN Notre but est d’éviter toute perte de rémunération. Le code du travail protège les salariés de 51 ans et plus du fait de leur âge. Vous ne pouvez pas déroger à ces règles, même par un accord majoritaire.

Monsieur GLESSER C’est une interprétation extensive. Peu importe en l’occurrence, puisque notre proposition porte sur les salariés de 50 ans et plus, dont les personnes de 51 ans et plus font partie.

Monsieur CAVAILLE Deuxièmement, le PSE prévoit que les personnes ayant reçu une ou deux OVE, en fonction de leur situation, sont réputées avoir une solution. Nous constatons que des refus d’OVE l’ont été pour des motifs légitimes. Nous proposons de les réintégrer.

Monsieur GLESSER Troisièmement, les formations de longue durée sont réputées constituer des solutions identifiées au titre du PSE. Or une vingtaine de salariés ont abandonné leur formation, dont huit selon nous l’ont fait pour motif légitime – notamment pour motif médical. Nous proposons qu’ils puissent bénéficier d’une prorogation.

Monsieur RAYNAUD Ces personnes sont de fait incitées à abandonner de la prorogation.

Monsieur GLESSER Elles doivent le faire pour motif légitime.

Monsieur SZYROKI Qui déterminera que le motif est légitime ou non ?

Monsieur WAMEN Le protocole d’accord de fin de conflit est clair : la prorogation concerne toutes les personnes qui sont encore en congé de reclassement. Nous le ferons valoir à l’Inspection du Travail et même devant la juridiction compétente. Je vous laisserai présenter votre document par respect, mais je ne suis absolument pas d’accord avec ces comptes d’apothicaire. Mon objectif est de mener à bien ce que nous avons entamé le 22 janvier 2014 et de trouver un compromis acceptable pour les deux parties. Nous constatons des injustices sur les 35 euros, sur la prime de 500 euros, sur la période d’intérim avant l’embauche. Tous ces points peuvent donner lieu à des procédures juridiques longues. Ni vous, ni nous n’y avons intérêt. Par ailleurs, vous n’avez pas intérêt à ce que les salariés se remobilisent. Si vous acceptez qu’aucune des personnes en congé de reclassement ne quitte le dispositif avant le 31 décembre 2015, quelle que soit la catégorie d’âge, nous pourrons parvenir à un accord intelligent, convenant à toutes les parties. Nous ne sommes pas la seule organisation syndicale à dire que la prorogation de trois doit être appliquée à tous. SODIE reconnaît lui-même que les salariés ont mis six mois à faire le deuil de leur ancien emploi. Ce que vous présentez est nettement insuffisant pour nous. Soit nous nous mettons d’accord rapidement, soit la mobilisation reprendra, de manière beaucoup plus forte que ce qui a été fait dernièrement. Vous serez également confrontés à des actions juridiques. Par ailleurs, nous vous demandons d’ajourner la dernière réunion du CHSCT d’Amiens Nord, prévue le 13 mars, afin de nous laisser le temps de finaliser notre projet de SCOP.

Monsieur SZYROKI L’acceptation de cet aménagement ne peut que servir Goodyear.

Monsieur CAVAILLE Nos propositions ressortent d’une interprétation plus large des textes, qui aboutit à 251 personnes potentiellement concernées par une prolongation au lieu de 183, soit un tiers de l’ensemble des personnes actuellement en congé de reclassement. Nous ajoutons également des moyens pour faire en sorte que les personnes en formation bénéficient de l’accompagnement de SODIE pour continuer de chercher un emploi.

Monsieur WAMEN Il est inutile de prévoir des mois supplémentaires si vous enlevez l’indemnité de congé de reclassement : on ne peut pas rechercher un emploi ni se projeter dans l’avenir en ayant des problèmes financiers.

Monsieur GLESSER Ces personnes n’auront pas de problèmes financiers, puisqu’elles recevront toutes les sommes qui leur sont dues au sortir de leur congé de reclassement.

Monsieur WAMEN L’indemnité supraconventionnelle ne sert pas à payer les mois de congé de reclassement manquants. Nous avons bien compris que vous n’étiez pas d’accord : nous quittons la séance. Nous revoyons les salariés d’Amiens le 19.

Monsieur GLESSER Nous ne quittons pas la séance chaque fois que nous ne sommes pas d’accord.

Monsieur WAMEN Monsieur Glesser, j’ignore quelle mouche vous a piqué aujourd’hui : vous avez été particulièrement odieux. Pour conclure, vous avez quelques semaines pour réfléchir. Vous me devez personnellement toutes mes primes de nuit et de panier. Nous irons au tribunal pour réclamer cet argent. Encore une fois, un compromis est possible. Si vous ne le souhaitez pas, chacun assumera ses responsabilités. Par ailleurs, nous devions discuter avec Monsieur Crussy de l’accord sur les élections professionnelles. Comme je quitte la réunion, il n’y aura pas d’accord sur ce sujet à Amiens Nord.

La CGT quitte la séance à 12 heures.

Monsieur GLESSER Dans la seconde moitié du mois de mars, nous adresserons un courrier à tous les salariés présents en congé de reclassement. S’ils ne remplissent pas les critères pour bénéficier d’une prorogation, le courrier annonce la date de fin du congé de reclassement. S’ils remplissent les critères, ils devront nous retourner le formulaire de demande. Leur requête sera examinée par la commission locale mensuelle. La prorogation exigera un avis favorable de l’OMF et de la commission locale de suivi ainsi que la validation de l’employeur.

La séance est levée à 12 heures 05.

Compte-rendu de la 12ème réunion de la Commission de suivi centrale du 4 mars 2015

Étaient présents : Jean-Philippe CAVAILLE, DRH France Bernard GLESSER, DRH Amiens Nord Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION Cyril CARON Reynald JUREK Mickael WAMEN Pour la CFDT : Marc ARGAUD Antony AUXIETTE Didier RAYNAUD Pour la CFE-CGC : Jacques MARTIN Patrice SZYROKI Peter FROST Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 9 heures 40. Madame BECKER-QUIGNION En préambule, je souhaiterais connaître les mesures prises après la déclaration effectuée lors de la dernière commission. La réunion de lundi sur le protocole électoral s’est très mal passée compte tenu de propos déplacés. Je ne reviendrai pas non plus sur la garde à vue des élus. Monsieur CAVAILLE J’ai déjà répondu lors de la dernière commission de suivi centrale. Il est tout à fait normal que les circonstances soient difficiles à vivre, notamment pour les élus. Il n’existe par ailleurs de mon point de vue aucun élément de harcèlement ni sur la forme, ni sur le fond, ni dans l’intention. Bernard Glesser a proposé un accompagnement psychologique pour gérer au mieux la situation. Madame BECKER-QUIGNION Aucune mesure n’a donc été prise. Le directeur d’Amiens Nord a continué lundi à provoquer les élus. L’accord de fin de conflit n’a pas été respecté : toutes les poursuites devaient être abandonnées, or plusieurs de nos camarades se sont retrouvés en garde à vue. Monsieur CAVAILLE Encore une fois, il n’y a aucune intention d’agression ni de harcèlement. Madame BECKER-QUIGNION Dans ce cas, faites cessez ces agissements. Monsieur CAVAILLE C’est à mon sens une question de perception. Je n’ai pas à commenter. Nous avons retiré la plainte déposée par Goodyear l’an dernier, mais le procureur de la République peut instruire de son propre chef. Monsieur WAMEN Selon vous, le procureur de la République se serait donc spontanément décidé à me poursuivre. Nous comprenons bien que vous ne reconnaissiez pas ce harcèlement en réunion. Comme l’a montré une émission hier sur France 2, de nombreux salariés se sont suicidés sur leur lieu de travail chez Pages Jaunes, mais le patron a toujours nié toute volonté de harceler le personnel. Aucun patron en France ne dira publiquement : « J’ai harcelé mon salarié jusqu’à ce qu’il se suicide. » Un premier arrêt de travail de 14 jours m’a été prescrit : j’avais une tension de 14/11 et j’étais sous traitement médical. Je suis suivi par une psychologue à Caen. Elle ne comprend d’ailleurs pas pourquoi, alors que je suis arrêté, Monsieur Guichard m’envoie un mail assassin m’accusant de mentir sur mon état de santé, m’incitant à régler mes problèmes personnels et à venir le voir si j’ai des ambitions personnelles. Or je n’ai ni problème personnel, ni ambition personnelle. Je souhaite simplement mener à bien ma mission sans être provoqué ni harcelé. Je suis allé voir mon médecin traitant pour me protéger : les provocations devenaient telles que j’ai craint de déraper. Ainsi, Madame Seprez m’a déclaré devant témoin sur les marches de l’escalier : « Monsieur Wamen, vous n’avez aucun avenir professionnel, ni ici, ni ailleurs, contrairement à moi. » Ces propos témoignent bien d’un harcèlement. A la demande du CHSCT, j’ai fourni un certain nombre de pièces, notamment des SMS provocateurs émanant de Monsieur Bernard Glesser, ici présent. Je les ai communiqués à Madame Devillers et au nouvel Inspecteur du Travail, auxquels j’ai demandé de diligenter une enquête. J’ai rendez-vous cette après-midi avec un avocat spécialisé en droit pénal ; je déposerai des plaintes et recours pour harcèlement, notamment devant les prud’hommes. La réunion de CHSCT s’est effectivement tenue, mais sur l’initiative des élus, et non celle de la Direction. Or une jurisprudence constante exige que vous mettiez en œuvre une procédure spécifique dès qu’un salarié témoigne être en souffrance sur son lieu de travail du fait d’un harcèlement de ses supérieurs hiérarchiques. Cette procédure spécifique peut être par exemple une réunion de CHSCT pour établir un arbre des causes avec un représentant de la CRAM et définir la ou les raisons éventuelles du harcèlement et le faire cesser. Or vous n’avez pris aucune mesure. Je sais bien que la « chasse à Wamen » est ouverte depuis plusieurs années, bien avant que vous n’arriviez chez Goodyear. De nombreux représentants de la Direction s’en sont pris à moi par écrit ou par oral ou ont fait pression sur d’autres salariés pour m’accabler. Mes trois semaines d’arrêt de travail tiennent uniquement à des motifs professionnels. Mon seul problème est que je suis empêché de mener ma mission de représentant du personnel, parce qu’on me pousse à dépasser les bornes. Je ne souhaite pas en arriver là. J’ai évoqué le problème auprès de tous les services nécessaires. Je demanderai au CHSCT qu’il désigne un expert agréé auprès de l’Inspection du Travail. J’ai demandé à la fédération de la Chimie et à la confédération CGT de se saisir de ce dossier. Vous ne respectez pas l’accord de fin de conflit, qui stipule que toutes les procédures liées à la restructuration et la fermeture du site doivent cesser, qu’elles soient initiées par GDTF ou non, qu’elles soient en cours ou à venir. J’ai prévenu la Direction générale du groupe GDTF de ces agissements qui dépassent largement l’incompétence. L’accord RTT d’Amiens Nord stipule que nous devons être informés et consultés en cas de diminution importante des effectifs. Vous ne l’avez pas fait. Le bilan CHSCT 2014 n’a pas été réalisé. Des salariés ont été licenciés pour inaptitude à tous travaux ou leur poste après un accident du travail ou une maladie professionnelle, sans que vous n’ayez consulté les DP. Leur licenciement est donc nul et non avenu. Nous ferons le nécessaire pour que vous soyez condamnés au tribunal le 30 mars. Parallèlement, le groupe Goodyear a récemment annoncé que son bénéfice avait atteint 2 milliards d’euros, soit 400 % de plus qu’en 2013. Il se porte donc très bien. Mon but aujourd’hui est de faire respecter l’accord de fin de conflit. La prolongation de trois mois payés par Goodyear pour les salariés de moins de 45 ans découle d’un problème de retour à l’emploi. Or vous vous appuyez sur une interprétation restrictive du PSE pour exclure le maximum de personnes de moins de 45 ans du dispositif. Elle doit en fait bénéficier à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales pour voter à Amiens Nord, soit 867 personnes. Il nous avait également été déclaré que ces personnes ne paieraient pas de cotisations sur ces trois mois supplémentaires. Ces cotisations sont-elles reprises sur le solde de tout compte, comme cela a été déclaré initialement ? Il a été dit la dernière fois qu’elles seraient prises en charge par l’Etat ou par Goodyear, qui a effectivement les moyens financiers de ce faire. Nous rencontrerons les salariés le 19 mars et déciderons de la suite à donner. Je vous demande, comme responsable du groupe CGT, de prendre les mesures nécessaires pour que je puisse continuer à assister aux réunions sans être provoqué, menacé ni harcelé – ni mails, ni SMS tardifs pour me narguer ou m’accuser de mentir, comme l’a fait Monsieur Guichard très maladroitement. Je sais que je suis sanguin. J’ai peur aujourd’hui de subir une pression telle que j’en arrive à frapper quelqu’un en réunion et à être licencié pour faute lourde, avec des problèmes judiciaires. Je n’en ai aucune envie. Je souhaite simplement faire mon travail correctement, dans l’intérêt des salariés. Je n’en ai pas la possibilité aujourd’hui : on vient se moquer de moi en suspension de séance. Madame Michèle Seprez est venue voir Monsieur Szyroki pour lui dire que je le traite de « toutou » en son absence. N’a-t-elle rien d’autre à faire ? Quel peut être son but ? Monsieur Crussy m’a indiqué qu’il ne cautionnait pas ces agissements, mais qu’il n’était pas décisionnaire. Les représentants du personnel ont perdu toutes leurs primes de poste depuis décembre 2013. J’ai envoyé quatre mails pour en demander la raison, alors que l’accord de nuit n’a pas été dénoncé. Le code du travail dispose en outre qu’un représentant du personnel doit percevoir la même rémunération que par le passé s’il continue d’accomplir sa mission quand il est en suspension d’activité. J’ai évoqué le problème depuis sept à huit mois, sans succès. Vous pourrez arguer devant les tribunaux que je ne suis pas harcelé et mettre en avant mon comportement en réunion. Or je suis syndicaliste, alors que les personnes qui m’agressent, me harcèlent et me provoquent sont des dirigeants d’entreprise. Ils doivent donc avoir un comportement exemplaire. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. A défaut de mesures rapides, je retournerai voir mon médecin du travail. Je recourrai aux organismes qualifiés en matière de harcèlement et j’irai même au-delà. Vous n’aurez pas d’autre solution que de venir faire amende honorable. J’ai en effet besoin que nos travaux se poursuivent comme nous l’avons fait de janvier à mai : nous parvenions à progresser, même si nous n’étions pas d’accord. J’ai pu travailler avec Laurent Dussuchale et Bernard Glesser, même s’il m’a beaucoup déçu dernièrement à titre personnel. Il m’a souvent dit qu’il avait beaucoup d’amitié pour moi. Il a d’ailleurs déclaré aux forces de l’ordre que si je n’avais pas été là, les choses se seraient passées autrement pour lui lorsqu’il a été retenu. En réalité, vous avez tout fait pour nous piéger. J’ai demandé à la police le détail de vos déclarations : vous prétendez par exemple que j’ai apporté deux sacs de couchage et un pistolet. Or vous savez très bien que ce n’est pas moi. Monsieur GLESSER Je ne souhaite pas évoquer ce sujet en réunion. Nous pouvons en revanche le faire tous les deux. Monsieur WAMEN J’ai demandé une confrontation aux forces de l’ordre. Prenez un avocat. Pour revenir à mes propos, je suis menacé dans ma vie professionnelle. Je n’ai aucune envie de me suicider parce que certains pensent que je suis suffisamment nuisible pour me pousser à le faire. Vous ne prenez pas les mesures nécessaires pour faire cesser mon harcèlement : vous êtes responsables. Vous n’apportez aucune preuve du fait que je ne sois pas harcelé, alors que j’ai avancé des éléments de mon côté. Si vous persistez à le nier, vous remettez en cause la déontologie du médecin traitant qui m’a prescrit trois semaines d’arrêt de travail et celle de la psychologue qui me suit. On me conseille de recourir à ICAS, or je n’ai cessé de dire ici même qu’ils sont incompétents. Je préfère prendre les frais à ma charge. A titre d’anecdote, la psychologue qui me suit est une ancienne DRH de Veolia France. Elle a décidé de changer radicalement de carrière après avoir été témoin des manœuvres sordides auxquelles son entreprise pouvait recourir pour éliminer des syndicalistes gênants. Je vous gêne parce que je suis compétent, or vous savez bien que mon intervention fait toujours progresser les dossiers, que ce soit ici ou à la SODIE. A ce sujet, le compte rendu de Madame Boquet ne représente en rien la réalité : il omet de mentionner que la CGT a sollicité la SODIE suite à l’exaspération des salariés, qui demandent l’amélioration de certains critères. Il n’aura aucune valeur légale tant que les deux parties – la CGT et la SODIE – ne l’auront pas signé. Les seuls comptes rendus valables sont ceux des commissions locales et des commissions nationales. Je fais mon travail, peut-être avec véhémence et avec des mots un peu forts, mais mon objectif est de défendre l’intérêt des salariés. Je sais pertinemment qu’en mon absence, le syndicat fonctionne moins bien, parce que j’en suis la pièce maîtresse. En vous en prenant à moi, vous voulez attaquer le syndicat. Pour conclure, je suis profondément déçu par certaines personnes du groupe GDTF. Je paye sans doute le prix de ma naïveté : j’aurais dû rester sur mes gardes. Bernard Glesser m’a aidé sur quelques points, mais je ne lui suis redevable en rien. J’ai demandé une confrontation. Je vous garantis sur ce que j’ai plus de cher au monde que je ne vous lâcherai pas : vous irez devant le tribunal pénal pour faux et diffamation. Par ailleurs, il est un peu mesquin de refuser le prêt demandé par Monsieur Sébastien Lupo parce que vous avez des problèmes avec la CGT. Merci également de répondre à mes SMS quand ils concernent le personnel. Madame Martin attend depuis le mois d’octobre. Monsieur Franck Leclerc reçoit 300 euros de salaire en moins depuis longtemps, mais le problème n’est toujours pas réglé. Monsieur GLESSER Vous m’avez demandé par mail de ne pas vous déranger. Monsieur WAMEN Jusqu’à la fin de mon arrêt de travail, mais je vous ai adressé un SMS lundi, après ma reprise. Monsieur GLESSER J’ai répondu par courrier entre-temps à Monsieur Martin pour lui expliquer tous les éléments de son solde de tout compte. Monsieur WAMEN Je propose de commencer la réunion, car votre position est bien connue : à vous entendre, vous êtes la meilleure Direction qui soit, alors que je suis le pire syndicaliste qui soit. Je suis un affabulateur et ne subis aucun harcèlement. Je possède pourtant des preuves accablantes. Par ailleurs, nous ne signerons pas l’accord électoral 2015 à Amiens Nord. Les élections doivent se passer là où les salariés Monsieur CAVAILLE Je ne nie pas votre souffrance, mais je ne suis pas là pour entrer dans le détail de votre situation personnelle. Monsieur WAMEN Ce n’est pas une situation personnelle, mais professionnelle : j’ai eu trois semaines d’arrêt de travail par un médecin pour stress lié au travail. Je suis suivi par un psychologue également pour motifs professionnels. I. Présentation du cabinet SODIE Madame BOQUET 1045 salariés ont été notifiés, dont 1009 ont adhéré au congé de reclassement. Monsieur WAMEN Excusez-moi de vous interrompre, mais nous n’avons pas reçu le procès-verbal de la précédente réunion en même temps que la convocation, contrairement à l’habitude. Monsieur GLESSER Ce procès-verbal existe ; nous vous l’adresserons. Madame BOQUET 9265 entretiens de suivi ont été réalisés dans le cadre de l’EMF et 6430 participants aux ateliers ont été décomptés. Ces chiffres sont respectivement de 338 entretiens réalisés et 1127 participants aux ateliers en février. La fréquentation a donc nettement augmenté depuis le début de l’année, notamment suite aux réunions organisées pour expliquer le séquencement. Monsieur SZYROKI La fréquentation a augmenté quand GDTF a confirmé qu’il n’y aurait pas de repreneur, contrairement à ce que pensait le personnel auparavant. Madame BOQUET La fréquentation a été effectivement plus importante entre novembre et fin décembre, mais elle a largement augmenté après les explications apportées sur le séquencement du projet de reclassement. Nous avons notamment expliqué que les salariés connaîtraient un changement de rémunération en janvier, à l’issue des douze mois et rappelé que le congé de reclassement comportait douze mois initiaux, ainsi que trois mois supplémentaires financés par l’Etat dans le cadre du protocole de fin de conflit. Nous avons également présenté les prolongations qui pouvaient concerner un certain nombre de salariés en fonction de leur situation et des difficultés rencontrées dans le retour à l’emploi. La hausse de fréquentation est donc liée à de multiples facteurs. Les salariés ont effectivement pris conscience de l’absence de repreneur et du temps qui passe, notamment pour certains qui n’avaient pas encore pu se mobiliser suffisamment sur leur recherche d’emploi. Monsieur WAMEN Pourquoi n’avaient-ils pas pu se mobiliser suffisamment ? Madame BOQUET Pour toutes les raisons que nous avons évoquées l’année dernière... Monsieur WAMEN Vous avez dit la même chose que nous pendant trois ou quatre mois, comme en attestent les procès- verbaux. A ce sujet, j’ai transmis à la DIRECCTE, à sa demande, les procès-verbaux des commissions locales et nationales. Elle s’est intéressée à votre réponse négative quand je vous ai demandé s’il restait des postes disponibles à Amiens Sud : la Direction de Goodyear ne l’avait jamais signalé à la DIRECCTE. Dans le même esprit, que ferez-vous si 800 personnes demandent à se positionner sur les postes restant ouverts chez Dunlop ? Monsieur CAVAILLE Une trentaine de postes sont disponibles à Amiens Sud pour les personnes travaillant au démantèlement, pour lesquelles le processus de reclassement interne n’a pas encore été effectué, ainsi que pour les représentants du personnel. Monsieur CARON Il est donc trop tard pour Monsieur Souza. Monsieur CAVAILLE Je ne connais pas sa situation. Je répondais de manière générale. Monsieur GLESSER Monsieur Souza a accepté un poste à Montluçon, au prix d’un certain nombre d’efforts – il est invalide de deuxième catégorie et a fait des démarches pour pouvoir retourner au travail. Il a tenu ce poste pendant plusieurs mois. Il connaît aujourd’hui des difficultés familiales auxquelles l’employeur ne peut rien. Monsieur WAMEN Il n’en serait pas là si vous n’aviez pas fermé l’usine : ses problèmes tiennent à l’éloignement entre son lieu de travail et sa famille. Il a écrit qu’il attenterait à ses jours s’il ne pouvait pas revenir à Amiens Nord. Vous serez responsables s’il lui arrive quoi que ce soit. Madame BOQUET Nous proposons des ateliers de recherche active d’emploi deux fois par mois. Ils permettent aux salariés de mener des actions de recherche d’emploi en petit groupe, de progresser dans la maîtrise de l’outil informatique, de consacrer du temps à la recherche d’emploi et de postuler à des offres. Ils maintiennent également le lien social : beaucoup de personnes témoignent qu’elles apprécient de retrouver d’anciens collègues. Des ateliers apprennent à découvrir et s’approprier les différentes techniques d’entretien de recrutement, à verbaliser ses compétences et son projet et à comprendre les attentes du recruteur. Parallèlement à ces ateliers, nous avons réalisé des forums avec des sociétés d’intérim. Nous avons organisé une information collective et une session de recrutement Randstad pour Valeo. Nous avons fait intervenir un organisme d’intérim spécialisé dans l’insertion de personnes handicapées. A ce sujet, j’ai demandé à Monsieur Bessé d’intervenir auprès de la préfecture pour accélérer les demandes de RQTH des salariés. Enfin, nous avons fait intervenir un organisme de formation et le syndicat professionnel du secteur agricole. Six personnes ont choisi une formation de reconversion dans ce secteur. Monsieur CARON Excusez-moi, mais Messieurs Glesser et Cavaillé n’ont pas l’air intéressés par votre présentation. Monsieur GLESSER Je suis intéressé. Je me dispense en revanche de vos commentaires : nous ne sommes pas à l’école. Monsieur CARON Je fais ce que je veux. Monsieur GLESSER Vous ne faites pas ce que vous voulez et vous n’avez pas à me prendre à partie en permanence. Monsieur WAMEN C’est la première réflexion de Monsieur Caron. Elle est par ailleurs fondée : vous jouez avec votre téléphone depuis un certain temps. Si la réunion ne vous intéresse pas, vous pouvez la quitter. Monsieur CAVAILLE Cette présentation est faite à votre bénéfice. Nous en avons pris connaissance auparavant. Monsieur WAMEN Dans ce cas, ne venez pas en séance. Faites preuve de respect vis-à-vis des IRP, qui se déplacent pour cette réunion expressément. Faites au moins semblant d’être intéressé. Monsieur GLESSER Madame Becker est absente. Elle ne semble pas du tout intéressée par les propos de Madame Boquet. Monsieur WAMEN Elle est partie aux toilettes, parce qu’elle souffre de désordres intestinaux. Etes-vous médecin ou proctologue ? Monsieur Caron vous fait une remarque justifiée. Monsieur GLESSER Vous ne pouvez pas en permanence manier l’insulte et l’invective. Ce ne sont pas des façons. Monsieur WAMEN Quelles insultes ? Monsieur GLESSER Je me fais traiter depuis quatre ans de fils de pute, d’enculé et de bâtard. Monsieur WAMEN Par qui ? Monsieur GLESSER Par l’ensemble des participants à ces réunions. Ce n’est pas nouveau. Monsieur SZYROKI La CFE-CGC n’a jamais insulté qui que ce soit. Monsieur GLESSER Si vous ne vous sentez pas concernés, ne répondez pas. Monsieur WAMEN Vous perdez votre sang-froid, Monsieur Glesser. Je ne vous ai jamais insulté en réunion. Monsieur GLESSER Vous êtes un menteur. Madame BOQUET Un forum emploi est programmé le 17 mars 2015. Plus de 600 acteurs de l’emploi y sont conviés : organismes de formation, groupements d’employeur et entreprises d’insertion. Une dizaine d’intentions favorables ont été recensées à ce stade. A date, 272 formations de reconversion ont été engagées dans le cadre du congé de reclassement. 39 sessions sont programmées sur l’année 2015. Monsieur CARON Ces formations débouchent-elles sur des CDI ? Madame BOQUET Aucune formation ne donne la certitude d’avoir un CDI à son issue. En revanche, le salarié accroît son employabilité et se forme à un métier où des besoins sont attestés. Monsieur WAMEN Nous avons accepté de considérer les départs en retraite comme des solutions identifiées, mais vous ne pouvez pas y inclure les formations. C’est un souhait, mais non une réalité. Par exemple, Monsieur Glesser souhaite avoir ma tête, mais vous ne m’aurez pas. Il faudra me tuer pour m’avoir. Pour revenir au sujet, vous manipulez les chiffres. Tous les journalistes qui ont étudié le sujet savent que la SODIE est inopérante. Madame BOQUET 116 personnes ont retrouvé un emploi en CDI ou en CDD. Madame BECKER-QUIGNION Les 51 CDD ne sont pas non plus des solutions identifiées. Madame BOQUET Ce sont des CDD de remplacement qui permettent d’envisager des renouvellements ou des pérennisations en CDI. Monsieur SZYROKI Parmi ces CDD, combien ont été transformés en CDI ? Combien sont-ils encore en CDD ? Combien n’ont-ils plus rien ? De même, combien des créateurs d’entreprise sont-ils encore en activité ? Monsieur CAVAILLE Nous ferons un point lors de la prochaine commission de suivi centrale. Monsieur WAMEN Pour nous, le résultat de la SODIE est de 65 CDI et 51 créations d’entreprise, soit 116 personnes, pour 13 millions d’euros par an et 60 000 euros de coût de location du bâtiment. Madame BECKER-QUIGNION Il faut y ajouter 750 000 euros pour le cabinet ICAS. Pourrions-nous avoir un graphique reprenant uniquement les retraites, les emplois et les créations d’entreprise ? Le pourcentage serait plus proche de la réalité. Monsieur GLESSER Vous l’avez déjà. Monsieur JUREK Les 51 CDD de six mois ou plus sont sortis du congé de reclassement. Nous n’aurons plus de visibilité sur leur sort. Madame BOQUET Nous ferons en sorte d’avoir l’information. Monsieur JUREK S’ils ne veulent pas vous répondre... Madame BOQUET C’est effectivement la limite de l’exercice. Monsieur WAMEN Monsieur Cavaillé, êtes-vous satisfait de ces chiffres ? Monsieur CAVAILLE Ces chiffres sont satisfaisants au vu du contexte difficile de la mission de SODIE. Monsieur WAMEN 867 personnes sur mille n’ont pas retrouvé de travail. Elles ont perdu définitivement le droit de travailler. Ce chiffre serait donc satisfaisant ? Monsieur CAVAILLE Oui, au vu du contexte. Par ailleurs, j’ai confiance dans les capacités d’adaptation et de recherche de ces personnes. Monsieur SZYROKI Les représentants de la SODIE ont fait croire aux salariés que le taux de reclassement serait de 100 %. Monsieur WAMEN Les seuls emplois créés par la SODIE sont les leurs. Monsieur CAVAILLE On ne peut pas tout rejeter. Nous avons un très bon taux de retour à l’emploi après une formation longue. Monsieur WAMEN Je souhaite vivement que toutes ces 117 personnes retrouvent un emploi, mais je sais que ce ne sera pas le cas. La Direction de Goodyear doit octroyer des moyens supplémentaires d’accompagnement des salariés. En particulier, les trois mois supplémentaires doivent être accordés à tous ceux qui ont des difficultés de retour à l’emploi, comme le prévoit le protocole de fin de conflit, c’est-à-dire à 867 personnes. Monsieur CAVAILLE Je ne comprends pas pourquoi vous citez ce chiffre. Monsieur WAMEN C’est le nombre de personnes inscrites sur les listes électorales, c’est-à-dire celles qui n’ont pas trouvé de travail. Monsieur CARON Je demande que la demande de Monsieur Souza soit prise en compte et qu’il puisse être réintégré à Amiens Sud. Monsieur WAMEN Il ne le peut pas : il n’a pas de poste. La séance est suspendue de 10 heures 50 à 11 heures 10. II. Rappel des dispositions applicables Monsieur GLESSER Les dispositions applicables sont issues de trois sources : le PSE, l’addendum et le protocole de fin de conflit signé le 22 janvier 2014. Monsieur WAMEN Il a été signé le 23 janvier. S’il y en a plusieurs, merci de le signaler. Monsieur GLESSER Je cite : « fait à Amiens le 22 janvier en trois exemplaires ». Le PSE fixe la durée du congé de reclassement à douze mois pour les salariés de moins de 56 ans et 15 mois pour les salariés âgés de 56 ans et plus. A cette durée originelle se sont ajoutés trois mois issus du protocole de fin de conflit et financés par l’Etat. Le PSE prévoit également une prorogation éventuelle et exceptionnelle en réponse à des problématiques spécifiques, c’est-à-dire pour les salariés présentant des difficultés particulières de retour à l’emploi, qui n’auraient pas trouvé de solution identifiée au terme de leur congé et qui ont été actifs dans leur recherche d’une solution de reclassement. La durée de cette prorogation éventuelle et exceptionnelle serait de trois mois pour les moins de 45 ans et trois mois, éventuellement renouvelables une fois, pour les salariés de 45 ans et plus, ce qui les porterait à 24 mois maximum. Le PSE stipule que les solutions identifiées sont :  un reclassement effectif en CDI ;  un reclassement effectif en CDD ou CTT d’au moins six mois ;  une promesse d’embauche formalisée par un contrat ;  un projet de création ou de reprise d’entreprise ;  une formation longue qualifiante, certifiante, professionnalisante ou de reconversion, débouchant sur un métier porteur ;  proposition d’une offre valable d’emploi (OVE) ou deux pour les salariés présentant des difficultés de retour à l’emploi ;  tout autre projet choisi volontairement par le salarié, matérialisé par un écrit de sa part et validé par la commission de suivi (convenances personnelles). Les salariés présentant des difficultés particulières de retour à l’emploi sont les suivants :  salariés âgés de plus de 50 ans ;  salariés handicapés (CDAPH) ;  salariés en situation de parent isolé ;  couples dont chacun des conjoints est concerné par le PSE ;  salariés éloignés de l’emploi pour des raisons de difficultés à lire ou à écrire. En accord avec vous et dans le cadre d’une commission, nous y avons ajouté les salariés en invalidité de deuxième catégorie et les salariés inaptes totaux et définitifs à tout poste chez Goodyear. Monsieur WAMEN Le protocole d’accord de fin de conflit stipule que tous les salariés présentant des difficultés particulières de retour à l’emploi bénéficient des trois mois supplémentaires. Au nom de la CGT Goodyear, je vous demande que cette prorogation se fasse systématiquement pour tous ceux qui sont encore en situation de reclassement à l’heure actuelle, quelle que soit leur situation personnelle, qui par construction rencontrent bien des difficultés particulières de retour à l’emploi. Monsieur SZYROKI La plupart des représentants de la SODIE ont assuré aux salariés qu’ils bénéficieraient de 15 mois financés par Goodyear et de trois mois financés par l’Etat. Je l’ai constaté personnellement à plusieurs reprises. Monsieur GLESSER Le protocole d’accord de fin de conflit évoque « une prorogation d’une durée de trois mois non capitalisable, de la durée initiale du congé de reclassement, pour les salariés âgés de moins de 45 ans qui présenteraient des difficultés de retour à l’emploi dans les conditions définies par le PSE aux chapitres 3.1 et 3.6. » Ces chapitres sont exactement sont que je viens de mentionner. Monsieur WAMEN Nous connaissons ce texte tout comme vous. Notre interprétation est tout à fait défendable, y compris devant un juge. Le PSE stipule par ailleurs que la commission de suivi nationale examinera la possibilité des trois mois supplémentaires. Enfin, des salariés ont indiqué avoir déjà reçu des courriers faisant état d’une possibilité de prorogation. Nous aurions dû en discuter auparavant. Monsieur CAVAILLE Ils ont reçu un premier courrier qui rappelle les dispositions du PSE. Nous enverrons un second courrier sur l’application des critères et la suite de la procédure, c’est-à-dire la demande de prorogation, soumise à examen par la Commission de suivi locale et à validation par GDTF. Monsieur GLESSER Après ce rappel des dispositions du PSE, nous faisons les propositions d’aménagement suivantes. Nous proposons d’abord d’élargir le critère d’âge à tous les emplois, car il est très difficile de distinguer le travail fait en production du travail fait à la QTECH. Monsieur WAMEN Ce n’est pas notre demande : nous voulons que les trois mois supplémentaires s’appliquent à l’ensemble des salariés sans solution clairement identifiée, comme prévu par le PSE. Il n’est par exemple pas normal que les 217 personnes en formation subissent une perte de revenus de 25 % à 30 % alors qu’elles sont en recherche active d’emploi. Monsieur CAVAILLE Ces personnes ont une solution identifiée. Par ailleurs, nous proposons que les personnes qui n’auraient pas trouvé de solution d’emploi à la fin de leur congé de reclassement puissent être accompagnées trois mois supplémentaires par SODIE. Monsieur WAMEN Notre but est d’éviter toute perte de rémunération. Le code du travail protège les salariés de 51 ans et plus du fait de leur âge. Vous ne pouvez pas déroger à ces règles, même par un accord majoritaire. Monsieur GLESSER C’est une interprétation extensive. Peu importe en l’occurrence, puisque notre proposition porte sur les salariés de 50 ans et plus, dont les personnes de 51 ans et plus font partie. Monsieur CAVAILLE Deuxièmement, le PSE prévoit que les personnes ayant reçu une ou deux OVE, en fonction de leur situation, sont réputées avoir une solution. Nous constatons que des refus d’OVE l’ont été pour des motifs légitimes. Nous proposons de les réintégrer. Monsieur GLESSER Troisièmement, les formations de longue durée sont réputées constituer des solutions identifiées au titre du PSE. Or une vingtaine de salariés ont abandonné leur formation, dont huit selon nous l’ont fait pour motif légitime – notamment pour motif médical. Nous proposons qu’ils puissent bénéficier d’une prorogation. Monsieur RAYNAUD Ces personnes sont de fait incitées à abandonner de la prorogation. Monsieur GLESSER Elles doivent le faire pour motif légitime. Monsieur SZYROKI Qui déterminera que le motif est légitime ou non ? Monsieur WAMEN Le protocole d’accord de fin de conflit est clair : la prorogation concerne toutes les personnes qui sont encore en congé de reclassement. Nous le ferons valoir à l’Inspection du Travail et même devant la juridiction compétente. Je vous laisserai présenter votre document par respect, mais je ne suis absolument pas d’accord avec ces comptes d’apothicaire. Mon objectif est de mener à bien ce que nous avons entamé le 22 janvier 2014 et de trouver un compromis acceptable pour les deux parties. Nous constatons des injustices sur les 35 euros, sur la prime de 500 euros, sur la période d’intérim avant l’embauche. Tous ces points peuvent donner lieu à des procédures juridiques longues. Ni vous, ni nous n’y avons intérêt. Par ailleurs, vous n’avez pas intérêt à ce que les salariés se remobilisent. Si vous acceptez qu’aucune des personnes en congé de reclassement ne quitte le dispositif avant le 31 décembre 2015, quelle que soit la catégorie d’âge, nous pourrons parvenir à un accord intelligent, convenant à toutes les parties. Nous ne sommes pas la seule organisation syndicale à dire que la prorogation de trois doit être appliquée à tous. SODIE reconnaît lui-même que les salariés ont mis six mois à faire le deuil de leur ancien emploi. Ce que vous présentez est nettement insuffisant pour nous. Soit nous nous mettons d’accord rapidement, soit la mobilisation reprendra, de manière beaucoup plus forte que ce qui a été fait dernièrement. Vous serez également confrontés à des actions juridiques. Par ailleurs, nous vous demandons d’ajourner la dernière réunion du CHSCT d’Amiens Nord, prévue le 13 mars, afin de nous laisser le temps de finaliser notre projet de SCOP. Monsieur SZYROKI L’acceptation de cet aménagement ne peut que servir Goodyear. Monsieur CAVAILLE Nos propositions ressortent d’une interprétation plus large des textes, qui aboutit à 251 personnes potentiellement concernées par une prolongation au lieu de 183, soit un tiers de l’ensemble des personnes actuellement en congé de reclassement. Nous ajoutons également des moyens pour faire en sorte que les personnes en formation bénéficient de l’accompagnement de SODIE pour continuer de chercher un emploi. Monsieur WAMEN Il est inutile de prévoir des mois supplémentaires si vous enlevez l’indemnité de congé de reclassement : on ne peut pas rechercher un emploi ni se projeter dans l’avenir en ayant des problèmes financiers. Monsieur GLESSER Ces personnes n’auront pas de problèmes financiers, puisqu’elles recevront toutes les sommes qui leur sont dues au sortir de leur congé de reclassement. Monsieur WAMEN L’indemnité supraconventionnelle ne sert pas à payer les mois de congé de reclassement manquants. Nous avons bien compris que vous n’étiez pas d’accord : nous quittons la séance. Nous revoyons les salariés d’Amiens le 19. Monsieur GLESSER Nous ne quittons pas la séance chaque fois que nous ne sommes pas d’accord. Monsieur WAMEN Monsieur Glesser, j’ignore quelle mouche vous a piqué aujourd’hui : vous avez été particulièrement odieux. Pour conclure, vous avez quelques semaines pour réfléchir. Vous me devez personnellement toutes mes primes de nuit et de panier. Nous irons au tribunal pour réclamer cet argent. Encore une fois, un compromis est possible. Si vous ne le souhaitez pas, chacun assumera ses responsabilités. Par ailleurs, nous devions discuter avec Monsieur Crussy de l’accord sur les élections professionnelles. Comme je quitte la réunion, il n’y aura pas d’accord sur ce sujet à Amiens Nord. La CGT quitte la séance à 12 heures. Monsieur GLESSER Dans la seconde moitié du mois de mars, nous adresserons un courrier à tous les salariés présents en congé de reclassement. S’ils ne remplissent pas les critères pour bénéficier d’une prorogation, le courrier annonce la date de fin du congé de reclassement. S’ils remplissent les critères, ils devront nous retourner le formulaire de demande. Leur requête sera examinée par la commission locale mensuelle. La prorogation exigera un avis favorable de l’OMF et de la commission locale de suivi ainsi que la validation de l’employeur. La séance est levée à 12 heures 05.

Rendez vous Direccte

Après avoir lourdement insisté, nous venons enfin d'obtenir un rdv à la Direccte le 7 avril à 10h00, nous pourrons,à l'occasion de cette réunion, indiquer à la Direccte que son rôle est d'obliger Goodyear à respecter les propos tenus par le responsable de la direccte le 19 mars lors de la réunion de commission de suivi local.

Nous espérons que la Direccte va enfin assumer sa responsabilité et arrêter de fuir une situation où Goodyear impose tout !!!!

Nous sommes déjà prêt à annoncer une action au cas où la Direccte ne ferait pas respecter ses obligations à cette multinationale qu'est Goodyear afin d'obtenir les trois mois de CR supplémentaires.

Des centaines de salariés sont dans une détresse incalculable depuis l'annonce de la direction de ne pas prolonger le congé de reclassement !!!!

La Direccte représente l'état de droit, cet état qui doit obliger au respect des obligations, pas un état qui laisse faire les plus puissants au détriment de ceux qui souffrent, la Direccte doit et peut obliger Goodyear à ne pas faire n'importe quoi, à continuer à détruire des salariés, la Direccte a des moyens colossaux elle doit les mettre en œuvre pour exiger avec nous que Goodyear applique le prolongement Rendez vous direccte

Après avoir lourdement insisté nous venons enfin d'obtenir un rdv a la direccte le 7 avril à 10..00 h, nous aurons à l'occasion de cette reunion d'indiquer a la direccte que son rôle est d'obliger Goodyear à respecter les propos tenus pas le responsable de la direccte le 19 mars lors de la reunion de commission de suivie local.

Nous espérons que la direccte va enfin assumer sa responsabilité et arrêter de fuir une situation ou Goodyear impose tout!!!!

Nous sommes déjà prêt à annoncer une action au cas où la direccte ne nous aide pas à obtenir les trois mois de CR supplémentaire.

Des centaines de salariés sont dans une détresse incalculable depuis l'annonce de la direction de na pas accepter la prolongation du CR!!!!

La Direccte représente l'état de droit, cet état qui doit obliger au respect des obligations, pas un état qui laisse faire les plus puissants au détriment de ceux qui souffrent, la Direccte doit et peut obliger Goodyear à ne pas faire n'importe quoi et doit empêcher Goodyear de continuer à détruire les salariés, la Direccte a des moyens colossaux, elle doit les mettre en œuvre pour exiger avec nous que Goodyear applique le prolongement du CR pour tous les salariés en difficulté de retour à l'emploi !!!

À suivre

lundi 30 mars 2015

AUDIENCE DEMANDE DE PIÈCES DU 31 MARS 2015

Les salariés qui se sont inscrits pour l'audience de demain doivent se rendre au Conseil des Prudhommes d'Amiens au 18 rue Lamartine à 9 heures.

AUDIENCE DEMANDE DE PIÈCES DU 31 MARS 2015

Les salariés qui se sont inscrits pour l'audience de demain doivent se rendre au Conseil des Prudhommes d'Amiens au 18 rue Lamartine à 9 heures.

samedi 28 mars 2015

MERCI ET BRAVO À TOUS

Les résultats des élections sont sans appel et nous vous remercions tous pour votre participation et ce malgré les conditions difficiles de chacun du fait de la fermeture.

Le score du 1er collège est de 97% et montre bien à la direction que la lutte de la CGT est validée par la totalité des salariés et que malgré l'acharnement et les intimidations qu'elle fait subir aux élus, les salariés sont toujours présents et solidaires.

Le score du 2ème collège est de 85% , là aussi une claque pour la direction et au 3ème collège il nous manque une voix pour avoir le siège : 10 voix pour la CGT et 11 voix pour la Cfe-cgc, même l'encadrement qui ne faisait déjà plus confiance à cette direction depuis longtemps vote pour moitié la CGT.

Ces résultats démontrent bien à la direction qu'il n'y a qu'un seul syndicat représentatif de tous les salariés c'est la CGT, le seul légitime.

BRAVO à vous TOUTES et TOUS, ce résultat est avant tout le vôtre, nous sommes plus que fiers de vous représenter !!!!

LE SEUL ET UNIQUE SYNDICAT SUR AMIENS NORD VOTRE CGT

mercredi 25 mars 2015

DEMANDE DE RÉUNION À LA DIRECCTE

A

Madame TAIEB Y Directrice de la Direccte

Copie a YDEE D Direccte BESSET G Direccte

Madame ,

Au vu de la situation mise en œuvre par une décision unilatérale de Goodyear, à savoir appliquer des critères et faire une lecture littérale de l'accord de fin de conflit et du PSE, nous sollicitons en urgence une réunion avec vos services, la situation des salariés est dramatique, l'envoi de lettres pour refuser le prolongement du CR est très mal vécu par les 500 salariés visés par ce courrier.

La commission de suivi na ni été informée et consultée sur la poursuite ou non du CR.

Nous attendons donc un rdv dès cette semaine, nous recevons des dizaines d'appels de salariés désespérés, nous craignons des passages à l'acte au vu de cette lettre brutale et qui divise les salariés.

La Direccte doit exiger le respect des obligations de Goodyear .

Les élus CGT GOODYEAR

LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON

Monsieur le ministre de l’ Economie de l’industrie et du numérique

Monsieur le Ministre,

La CGT GOODYEAR vous interpelle et vous demande de vous positionner sur le devenir du site Goodyear Usine Amiens nord.

Vous aviez en septembre 2014 indiqué que vous aviez bon espoir que les négociations en cours entre Goodyear et TITAN au sujet de la reprise du site aboutissent. Quelques semaines après votre déclaration le groupe Goodyear et son affidé TITAN annonçait qu'ils abandonnaient le projet à cause des blocages du Code du travail Français.

C'est dans ce contexte que des centaines de salariés licenciés ont décidé de renouveler leur démarche en faveur d'une SCOOP afin de redémarrer l'activité pneumatique au sein de l'usine d'Amiens nord. Aussitôt, la direction démarrait les procédures pour démanteler définitivement l’outil industriel agraire.

Pourtant, le projet SCOOP pneus agraires est solide, il n'a plus de concurrent et surtout GOODYEAR doit maintenant se conformer à l'article L. 1233-57-14 du Cdt en adressant à la SCOOP, seule candidate à la reprise désormais, une proposition de transfert du site.

En effet, le 19 mars 2015, nous avons décidé avec les salariés d’ouvrir les inscriptions sur la participation à la SCOP, qui est à ce jour le seul projet industriel de reprise du site Amiens nord. Depuis lundi 22 mars 2015 les inscriptions sont ouvertes et nous constatons que déjà plusieurs centaines de salariés ont manifesté leur volonté de participer à la SCOP.

Mais la direction continue à vouloir coûte que coûte créer une nouvelle friche industrielle dans la région Picardie. C'est devenu une obsession pour GOODYEAR, qui veut démanteler le site d'Amiens nord le plus vite possible.

Pourtant notre projet est ambitieux, il permet de maintenir une activité industrielle sur le site Goodyear Amiens. La marque, les parts de marché, l’outil de travail, le site…tout cela le groupe dit ne plus en vouloir. Nous sommes prêts à les reprendre, nous en appelons donc a votre intermédiation.

Dans la situation que connaît la France, vous ne pouvez prendre le risque, Monsieur le Ministre, de laisser échapper une solution industrielle pour Amiens Nord.

Allez-vous nous laissez dans un tête à tête stérile avec GOODYEAR ou allez-vous enfin nous mettre autour d'une table ?

Les salariés de GOODYEAR attendent votre réponse, quelle qu'elle soit ils continueront à tout faire pour sauver l'emploi et le secteur industriel, par la résistance et la proposition.

LE SYNDICAT CGT GOODYEAR USINE AMIENS NORD

mardi 24 mars 2015

PROLONGEMENT DU CONGÉ DE RECLASSEMENT

Comme nous vous l'annoncions jeudi dernier, nos craintes de voir la direction maintenir sa position totalement illogique était fondée...

En effet, vous recevez depuis ce matin des lettres vous annonçant que les 3 mois de prolongation ne seront pas attribués pour tous.....

Cette décision est non seulement illogique mais de plus illégale !!!!

La commission de suivi doit être consultée concernant la prolongation et la direction décide seule, unilatéralement d'évincer plus de 2/3 des salariés de ce droit !!!!

La Direccte avait pourtant bien indiqué à la direction que cette décision n'était pas la bonne, mais la direction n'a que faire de ses obligations et des préconisations....

Elle préfère verser du fric à ceux qui ne sont pas encore licenciés, plutôt que de permettre encore pendant quelques mois à des salariés en précarité de pouvoir subvenir à leurs besoins !!!!!

Personne ne sortira du CR avant le mois de mai, ce qui veut dire que si il doit y avoir une mobilisation pour obliger la direction à revoir sa copie, il va aller faire vite !!!!

Nous attendons le courrier de la Direccte pour ester en justice mais il faut surtout miser sur une mobilisation pour que la direction revienne à la raison !!!!

La direction argumente sur le fait que les 3 mois supplémentaires n'aident pas au retour à l'emploi, quelle honte d'entendre cela, elle veut surtout économiser au plus vite du fric sur le dos des salariés, peut importe la détresse sociale.....

Cette sortie du CR est une énième honte, une démonstration de plus que GOODYEAR n'a strictement rien a faire de votre devenir professionnel et social !!!!!

Nous sommes écœurés mais nous pensons qu'une réaction massive peut les obliger à respecter leurs obligations !!!!

Nous exigeons que la commission de suivi soit consultée sur le prolongement du CR comme prévu par le PSE, la direction n'a jamais respecté aucun accord, l'Etat doit intervenir pour exiger le respect des obligations.

C'est une provocation de plus, depuis le début ça ne cesse de provoquer, diviser, attiser les colères, mettre plus bas que terre des salariés en difficulté, mais que cherche cette direction

Nous avons eu à déplorer des drames depuis la fermeture de l'usine, nous n'avons cessé de dire a la direction qu'elle doit cesser d'avoir une telle attitude, même la direccte a mis en garde sur la détresse sociale et les risques importants RPS sur une sortie prématurée du CR !!!!!

La direction n'a que faire de cela, elle veut détruire les salariés, après les avoir licenciés abusivement, elle veut les achever, alors que la prolongation du CR est au contraire un droit pour tous, et une bouffée d'oxygène financière, la direction aime faire souffrir les Goodyear Amiens Nord.

C'est de l'acharnement,il y a une vraie volonté de nous faire payer notre résistance, d'essayer de nous opposer le plus possible, nous détruire, c'est inadmissible !!!!

La CGT non seulement condamne cette nouvelle attaque contre les salariés mais nous allons réagir avant la fin des 3 mois de CR de l'état, nous sommes scandalisés ét dire que le nouveau DG marc THYS dit comprendre la situation des salariés Amiens Nord et tout faire pour attenuer les Douleurs, belle preuve par les actes de sa compassion....

Honte a Goodyear qui veut finir son sale travail, que Va t'il falloir pour que cesse ce harcèlement contre des centaines de salariés en précarité suite à une fermeture par un groupe qui fait 2 milliards de bénéfice !!!!

Une réaction massive doit obliger Goodyear a stopper cette cabale, nous avons prévenu que la direction n'aura aucun bon sens et qu'elle violera toutes ces obligations .....

La CGT GOODYEAR

lundi 23 mars 2015

PERMANENCES LOCAL CE - PARKING USINE

Les permanences ont lieu tous les mardis et tous les jeudis de 9h à 15h.

Vous pouvez téléphoner ou envoyer un mail pour donner vos coordonnées afin de participer au projet Scoop,

Le numéro de téléphone est : 03.22.54.25.19 L'adresse mail est : cgt.goodyearnord@gmail.com

La CGT Goodyear

dimanche 22 mars 2015

Élections MONTLUÇON

Les salariés viennent de donner la majorité à la CGT sur le site de MONTLUÇON.

La CGT reprend le CE et devient à nouveau le syndicat majoritaire.

Cette excellente nouvelle change toute la donne au niveau du groupe, si comme nous le pensons à Amiens Nord, nous sortons les larges vainqueurs du scrutin, le secrétariat du CCE reviendra à un élu CGT et notamment à un élu titulaire CE Amiens nord.

Un CCE GDTF avec à sa tête un secrétaire CGT cela va radicalement changer les possibilités de la direction d'obtenir des signatures d'ordres du jour non conformes aux souhaits de la majorité de élus....

De même un CCE avec une majorité CGT c'est l'assurance d'obtenir des informations vitales pour la suite de nos dossiers et ceux à venir.....

A très bientôt

La CGT GOODYEAR

mercredi 18 mars 2015

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

La direction fait tout pour vous dissuader de voter, de nombreuses erreurs dans les envois, pas d'enveloppe, pas de bulletin......

La direction rêve d'un vote qui ne réunirait pas 50% des inscrits, elle veut pouvoir affirmer que la CGT Goodyear n'est plus représentative, se débarrasser de nous le plus vite possible, entre les gardes à vue, les demandes de licenciements, nous avons la preuve que la direction veut coûte que coûte se débarrasser du syndicat qui gêne !!!!!

Votez massivement, si il vous manque du matériel faites nous le savoir nous ferons le nécessaire, mais votez, la direction a une peur bleue des prudhommes qui approchent à grand pas....

Elle veut nous mettre hors circuit car il y a les prudhommes mais aussi d'autres initiatives à venir elle le sait et elle redoute plus que tout une CGT forte, puissante élue par une très large majorité !!!!

En votant pour la CGT vous votez contre cette direction, revancharde et agressive, vous votez pour VOUS, pour vos droits et de nouvelles bagarres juridiques victorieuses contre un groupe qui a multiplé par 400 son bénéfice !!!!!

La CGT GOODYEAR

lundi 16 mars 2015

Réunion salle Valentin Hauy du 19/03

Pour la réunion du 19 Mars 2015 le rdv est à 17h30 salle Valentin Hauy

Altv.tv - télé anti licenciement

samedi 14 mars 2015

Elections Professionnelles Amiens Nord 2015

Monsieur Crussy , Je viens de recevoir mon matériel pour voter j'ai bien les 4 enveloppe censées contenir les bulletins et les enveloppes et en dp titulaires l'enveloppe est vide oui vide !!!!

J'hallucine comment est çe possible de m'envoyer a moi le secrétaire de la CGT le matériel avec une telle erreur

Je suis catastrophé, depuis hier les appels des salariés se multiplient, c'est dramatique, en plus de la note qui inverse les couleurs des enveloppes il y a des erreurs d'envoi du matériel , je ne peu même pas voter, vous vous imaginez un peu le bordel

Vous allez me dire se cest une erreur, mais ce n'est pas possible oublier de mettre les bulletins et l' enveloppe dp titulaire ce n'est pas une erreur, le scrutin va être impossible dans ces conditions .....

Nous avons signé, jai signe le protocole pensant que vous auriez les compétences pour gérer le scrutin, j'ouvre l'enveloppe et je constate qu'il Manque tout le matériel pour voter en dp !!!!!!

Je suis très très énervé de cette situation, c'est une honte y a pas d'autre mot !!!!

Je vous fait parvenir une photo de çe que j'ai trouvé dans l'enveloppe principale....

Je fais parvenir à l'inspection du travail copie de ce mail .....

Je vous demande l'annulation du scrutin en cour car a ce jour il y a bcp trop d'erreurs qui nous sont signalées .....

Wamen mickael

vendredi 13 mars 2015

Élections professionnelles

Vous avez sûrement reçu le matériel pour voter vos listes CGT, vous êtes nombreux à nous informer que la notice de la direction comporte une erreur sur la couleur des enveloppes.

Pour nous il ne s'agit pas d'une erreur mais d'un choix car la direction espère que nous ayons le moins de voix possibles et multiplier les bulletins nuls pour inversions d'enveloppes, faites donc attention et glissez bien vos bulletins CGT DP et CE dans les enveloppes correspondantes titulaires et suppléants.

La CGT GOODYEAR

jeudi 12 mars 2015

Lettre ouverte aux instances de la CGT

​Longueau, le 12 mars 2015.

Christian POIX 1 rue Maurice Thorez Appt. 1 80330 Longueau Mail : chris.amiens@hotmail.fr ( : 06 07 61 82 01

Lettre ouverte aux instances de la CGT

Chers (es) camarades.

Une nouvelle fois la haine de classe montre son vrai visage. 9 ex-salariés de GOOD YEAR, militants de la CGT ont été convoqués ce mercredi 11 mars 2015 pour une confrontation à l’hôtel de police d’Amiens. Malgré un accord de fin de conflit dans lequel GOOD YEAR s’engageait à arrêter toute procédure judiciaire contre les salariés, la haine de classe contre les militants de la CGT est la plus forte. Des pressions, harcèlements quotidiens sont exercés contre nos camarades et principalement contre le secrétaire du syndicat CGT Mickaël WAMEN. Après 8 heures d’interrogatoire nos camarades sont sortis de l’hôtel de police avec une convocation en correctionnel pour le 30 juin 2015 à 9 heures. Nous allons célébrer cette année les 120 ans de la naissance de la CGT et il est impensable de laisser faire ce déni de justice par le capital et les politiques sociaux-démocrates qui nous gouvernent. La CGT reste le seul rempart face aux prétentions du MEDEF et de son valet MACRON. Depuis sa naissance, des milliers de militants de la CGT ont été torturés par les nazis, ont donné leur vie parce qu’ils ne voulaient pas vivre à genoux, se sont battus, parce qu’ils voulaient une société plus juste où la socialisation des moyens de productions et d’échanges était leur combat de tous les jours et reste à ce jour le seul chemin pour mettre en œuvre une politique économique au service de la population de notre pays.

Quand on touche à un militant de la CGT, on touche à toute la CGT, il est grand temps aujourd’hui de mettre en application ce principe élémentaire de solidarité de classe.

Syndiqué depuis plus de 45 ans à la CGT, présent lors de la manifestation à Amiens lors de l’assassinat de Lucien Barbier par les forces de police, j’en appelle à toutes les structures de la CGT (Syndicats du Public et du Privé, Unions Locales, Syndicats Départementaux, Unions Départementales, Fédérations, Confédération) pour qu’à tous les niveaux de notre organisation se construise une riposte massive, à la hauteur des enjeux de classe contre lesquels les ex-salariés de GOOD YEAR, avec leur syndicat CGT se sont battus et continuent depuis plus de 8 ans une lutte de classe exemplaire.

Recevez chers (es) camarades mes fraternelles salutations.

Christian POIX

Retraité de l’Amiante (Comité d’Etablissement Valeo Transmissions Amiens). Militant à l’Union Syndicale des Retraités de la Somme. Militant à l’Union Locale Zone Industrielle Nord d’Amiens. Militant à Communistes.

mardi 10 mars 2015

Compte-rendu de la 11ème réunion de la Commission de suivi centrale du 10 février 2015

Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord

Étaient présents : Jean-Philippe CAVAILLE, DRH France Bernard GLESSER, DRH Amiens Nord Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION Cyril CARON Reynald JUREK Pour la CFDT : Jean-Pierre BOBKO Didier MULLER Pour la CFE-CGC : Jacques MARTIN Patrice SZYROKI Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 9 heures 40.

Madame BECKER Je souhaite donner lecture d’une déclaration préalable suite à l’incident ayant eu lieu hier entre la RH du site d’Amiens Nord et un élu CGT suite à la réunion du CHSCT.

Madame BECKER donne lecture d’une déclaration pour le compte de la CGT.

« ''Je tiens à dénoncer l’acharnement moral que le petit personnel RH continue d’exercer sur les syndicalistes CGT. Alors que la haute direction du Groupe, à travers la signature d’un accord de fin de conflit, a renoncé en partie à ses provocations, les petits sbires locaux s’accrochent à leur misérable petite parcelle de pouvoir.

L’absence de Mickaël Wamen à notre réunion de ce jour en est le résultat direct puisqu’il m’a informé dès hier qu’il n’était pas en état d’assumer son mandat suite au harcèlement moral qu’il subit depuis un certain temps.

Qui peut supporter le mépris d’une soi-disant responsable des ressources humaines qui pavoise et affirme qu’elle a un avenir professionnel contrairement à notre délégué syndical ?

Propos d’autant plus humiliants qu’ils ont été tenus en public.

A travers Mickaël, c’est bien l’ensemble des élus qui est visé.

Si cette dame ne dispose pas de suffisamment de vocabulaire pour répondre à nos questions, ça ne l’autorise pas à user d’une telle violence morale.

La CGT interroge officiellement la direction de Goodyear pour savoir s’il s’agit d’une stratégie pour nous déstabiliser ou s’il s’agit d’un excès de zèle d’une personne isolée qui se veut plus qu’elle n’est ; à savoir rien de plus ni de moins qu’une salariée comme nous.

Nous restons solidaires et sommes convaincus que nous ne valons pas moins que ces petits chefs autoproclamés toutefois empressés de ressembler pour plaire à cette direction qui a décidé de sacrifier notre avenir.

Dans l’immédiat, cette réunion est déclarée nulle et non avenue et doit être reportée à une date ultérieure et seulement après que nous ayons l’assurance qu’elle peut se tenir dans des conditions respectueuses de l’intégrité morale de tous et il en ira de même pour toutes les réunions à venir.

Petite victoire de la RH Amiens Nord (comptable en chef d’elle-même) : cela va lui faire économiser des frais de déplacement concernant Mickaël Wamen. »''

Mickaël Wamen s’est retrouvé avec plusieurs élus après la réunion du CHSCT et la responsable RH du site lui a dit : « moi, j’ai un avenir, pas vous ! ». Les représentants du personnel savent qu’ils rencontreront des difficultés à retrouver du travail mais qu’une RH utilise cet argument pour les humilier en public n’est pas tolérable et témoigne d’un véritable problème de fond.

Monsieur JUREK La Direction doit prendre des décisions par rapport à ce problème. Quoi qu’il en soit, la CGT prendra ses responsabilités.

Madame BECKER Mickaël Wamen est fort mais ses résistances ont des limites. Je n’imaginais pas qu’une RH puisse tenir de tels propos.

Monsieur CARON Les RH possèdent également comme mission le dialogue social. M onsieur CAVAILLE Je peux comprendre que la situation actuelle génère des tensions, qui ne sont pas simples à gérer au quotidien. Vous déclarez que Monsieur Wamen et d’autres représentants du personnel seraient victimes de harcèlement. Il s’agit d’un terme grave, que nous récusons. Vous vous interrogez sur l’existence d’une stratégie de la Direction pour vous déstabiliser, ce que je démens formellement. Dans un contexte difficile, des tensions peuvent surgir, même si je les regrette. En tout état de cause, je renouvelle ma confiance aux équipes RH. Je ne possède pas tous les tenants et aboutissants de l’incident. Je regrette que Monsieur Wamen soit en arrêt maladie et lui souhaite un prompt rétablissement. Je rappelle en outre que l’engagement doit être réciproque. J’entends ce qui est exprimé à travers cette déclaration mais la Direction n’obéit à aucune stratégie et je reste, comme toute l’équipe RH, prêt à poursuivre le dialogue dans une situation qui est objectivement difficile. La mesure devrait néanmoins être partagée dans les communications des uns et des autres. Les propos tenus sur le blog de CGT, notamment à travers la mise en cause de mes propres équipes (paye et management d’Amiens Nord) me paraissent tout aussi inadmissibles que les critiques mentionnées dans votre déclaration. J’entends votre souhait de pacifier un certain nombre de relations. L’objectif est de pouvoir, dans un contexte difficile et tendu, continuer à échanger de la manière la plus sereine possible.

Madame BECKER Les propos que nous tenons sur notre blog sont difficilement contestables compte tenu des agissements sur le terrain. Nous nous demandons réellement si la Direction ne mène pas une stratégie de déstabilisation à notre égard, compte tenu, par exemple, des difficultés que nous rencontrons pour le remboursement des notes de frais. Vous affirmez avoir toute confiance en la RH du site d’Amiens Nord, ce qui signifie que vous cautionnez ses propos.

Monsieur CAVAILLE Je salue le travail réalisé par mes équipes.

Madame BECKER Rien n’a été fait. Avant, l’usine tournait. Désormais, l’intérimaire qui fait office de secrétaire de Direction et la RH ne réalisent pas leur travail. Il n’est pas normal que nous devions nous battre pour que les salariés ne se suicident pas.

Monsieur CAVAILLE Je renouvelle ma confiance dans ma propre équipe. Des collaborateurs assurent des permanences paye et apportent des réponses aux salariés qui les sollicitent. Les échanges peuvent être tendus dans le contexte actuel mais mettre en cause si violemment des salariés n’est pas admissible. En ce qui concerne les notes de frais des représentants du personnel, plusieurs problèmes ont été soulevés sur le blog. Une solution est en train d’être recherchée.

Monsieur JUREK Depuis plusieurs mois, les représentants du personnel d’Amiens Nord évoquent les problèmes que rencontrent les salariés au niveau de la paye mais rien ne change.

Madame BECKER Quoi qu’il en soit, nous ne parlons pas de la paye mais du mépris de la RH envers un élu CGT et de la manière intolérable dont elle l’a traité.

Monsieur CARON C’est la dernière fois que je suis présent en Commission de suivi. J’inviterai désormais les salariés à se tourner directement vers la Direction. Vous verrez comment vous réagirez lorsque votre téléphone sonnera 50 fois en une matinée. J’ai assumé ce rôle car je me devais d’aider mes collègues mais vous jouez à un jeu malsain. Vous êtes fondamentalement malhonnête. Si vous cautionnez les agissements à Amiens Nord, c’est que vous leur ressemblez.

Monsieur CAVAILLE Le contexte n’est pas simple. Des maladresses peuvent provenir de part et d’autre.

Madame BECKER Il ne s’agit pas d’une maladresse mais d’un agissement grave.

Monsieur SZYROKI J’ai demandé hier en séance à Monsieur Wamen pourquoi il me qualifiait, en tant qu’élu CFE-CGC, d’« animal domestique ». Eu égard à sa réaction, j’ai pu constater que les propos qui lui étaient prêtés étaient faux. Tenter de dresser les syndicats les uns contre les autres n’est pas acceptable. En outre, mon honnêteté a été remise en cause par la Direction. La CFE-CGC prend un autre cap à l'heure actuelle car les circonstances du PSE ont changé. Je n’accepterais toutefois jamais que quiconque m’accuse d’être malhonnête.

Monsieur CAVAILLE Le contexte est difficile.

Madame BECKER La responsable RH et l’intérimaire passent leur journée à nous embêter, alors que nous passons un temps conséquent avec les salariés.

Monsieur CAVAILLE Qu’attendez-vous de moi ?

Monsieur CARON Rien.

Madame BECKER Nous attendons que les réunions se tiennent normalement et que les fautes professionnelles ne soient plus tolérées.

Monsieur CAVAILLE Je suis d’accord pour que les réunions se déroulent normalement mais je récuse le terme de faute professionnelle.

Madame BECKER La CGT a agi au mieux pour que tout se passe bien pour les salariés. Le jour où nous éteindrons nos téléphones, un grand nombre de salariés vous solliciteront. Or la RH d’Amiens Nord passe son temps à nous créer des problèmes. Nous sommes très en colère.

Monsieur SZYROKI La CFE-CGC quittera également la séance, par solidarité.

Monsieur CAVAILLE Je regrette que vous quittiez la réunion.

Monsieur CARON Une réunion est prévue jeudi. Si la RH d’Amiens Nord est présente, nous ne viendrons pas.

Monsieur CAVAILLE Nous trouverons des solutions mais il est dommage que des problèmes entre personnes nuisent au bon déroulé de cette réunion.

Monsieur BOBKO La CFDT trouve inadmissible que les représentants du personnel subissent une telle pression. Nous rencontrons le même problème à Montluçon, où un délit d’entrave est en cours. Nous quitterons également la séance. L’ensemble des délégations syndicales quittent la séance.

lundi 9 mars 2015

Communiqué de l'Union Départementale CGT de la Somme et de l'Union Locale CGT Amiens Zone Industrielle

Goodyear Amiens

S'il fallait qualifier le comportement de la direction de Goodyear ainsi que celle du procureur général, nous pourrions parler de constance. De constance répressive pour être plus précis.

Peut-on dire autre chose, lorsque les élus CGT sont, pour la troisième fois, convoqués au commissariat d'Amiens le mercredi 11 mars.

Rappelons que cette nouvelle convocation est relatif à la retenue, sur le site, de la direction de Goodyear par les salariés et leur syndicat afin d'obtenir des garanties sur la pérennité de l'activité et des mesures de reclassement digne d'un groupe qui enregistre des profits colossaux.

Pourtant, cette direction s'était engagée, par écrit dans l'accord de fin de conflit, à renoncer à toutes poursuites judiciaires et disciplinaires à l'encontre des salariés.

Cet acharnement de la part d'une direction, qui n'en ait pas à une tromperie prés, ne peut rester sans réaction des salariés, des retraités et des privés d'emploi.

Nous devons montrer à cette direction, qui est l'instigatrice de cette procédure, et au gouvernement, qui soutient celle-ci, que les aspirations du monde du travail doivent primer sur les intérêts égoïstes des financiers et des plus fortunés.

Comme l'ont démontré, à plusieurs reprises, les salariés et leurs élus CGT, ce sont bien eux les créateurs de richesses et les véritables porteurs de projets permettant la progression de l'emploi, des qualifications et, par conséquent, le développement de l'entreprise et de notre région.

C'est la raison pour laquelle, l'Union Départementale CGT de la Somme et l'Union Locale CGT Amiens Zone Industrielle appellent les salariés, les syndicalistes, les démocrates à participer au rassemblement ce mercredi 11 mars 2015, à 10 h 00, rue du marché Lanselles à Amiens pour dire :

- stop à la criminalisation de l'activité syndicale, - oui à une reprise d'activité du site de Goodyear, - oui à des mesures d'accompagnement permettant un reclassement pérenne de tous les salariés.

Amiens, le 9 mars 2015

samedi 7 mars 2015

Rassemblement mercredi 11 mars à 10 h - Commissariat d'Amiens

Massacre des résistants ...

Alors que Goodyear a annoncé des profits records à plus de 2 milliards soit une augmentation de 400% et que pendant ce temps où les actionnaires se goinfrent, en France le groupe avance vers le démantèlement complet du site. Dans le même temps la CGT et les salariés demandent du temps pour finaliser un projet de reprise et redémarrage du site et la direction ignore les demandes et veut coûte que coûte détruire cette chance de recréer de l'emploi en Picardie.....

Cette même direction qui arrose de centaines d'euros par mois des salariés non licenciés, prime de démantèlement mensuelle d'environ 700€ en plus des primes extraordinaires de 500€, tout ça pour bien diviser encore plus et accentuer le sentiment de discrimination vécu par des centaines de salariés licenciés et qui à ce jour n'ont aucune solution d'avenir.....

Goodyear s'acharne donc sur ceux qui résistent, les élus CGT et plus particulièrement le secrétaire Wamen Mickael qui subissent un acharnement inouï, harcèlement, provocations sur les sites du groupe, lettres d'intimidation, plaintes maintenues alors que le groupe avait garanti le retrait de toutes les plaintes liées a la restructuration....

Ils se cachent derrière deux plaintes de cadres alors que c'est bien le groupe qui a conseillé les deux cadres, façon détournée de continuer à massacrer ceux qui résistent.....

Le groupe Goodyear veut la peau de la CGT, elle veut faire payer cher le fait que plus de 900 salariés sont au prudhommes pour licenciement non justifié, cette direction fait appel de la décision des inspectrices du travail qui ont refusé les demandes de licenciements pour les élus, estimant à juste titre qu'il n'y a pas eu et qu'il n'y a toujours pas de motif économique, 2 milliards de bénéfices......

Cette direction n'accepte pas que sur le blog CGT il y ait des rappels de la vérité, le reclassement est un fiasco complet plus de 800 salariés sont sans solution et Goodyear ne veut pas allonger le congé de reclassement mais au contraire se débarrasser et vite des victimes de la fermeture de son usine d'Amiens.....

Oui les élus CGT sont actifs et agissent pour que Goodyear assume ses responsabilités, alors la direction a décidé de mobiliser toute son énergie à obtenir la peau de la CGT et notamment de Mickael, il revient d'un arrêt de travail de 3 semaines justifié par un harcèlement non stop, depuis les lettres provocatrices ne cessent de lui parvenir, le comportement des dirigeants dans les réunions démontre leur haine à son encontre.....

La direction cherche soit un pétage de plomb en réunion ou alors une mise hors circuit grâce au harcèlement et provocations.

Quoi qu'il en soit jamais il n'y a eu un tel acharnement contre des élus du personnel, garde à vue répétées, menaces, intimidations, harcèlement, provocations.....

S'il fallait des preuves que l'action menée par les résistants de Goodyear Amiens Nord gêne et pas que le groupe Goodyear, nous avons ici toutes les preuves, ils ont décidé de stopper par tous les moyens possibles la résistance.....

Goodyear veut aller au bout de son projet, laisser une friche industrielle et des centaines de famille dans la misère sociale et les seuls qui sont aujourd'hui inquiétés par la justice sont ceux qui se sont et se battent encore pour les droits des salariés......

Les patrons du groupe eux, sont bien tranquilles à compter leurs millions de dollars, leurs dividendes, il ne reste plus qu'à massacrer la résistance et la vie sera encore plus belle pour eux.....

Ce mercredi 11 mars 2015 à 10.00 h, si vous pensez que les camarades de Goodyear Amiens Nord ne méritent pas ce qu'ils subissent rdv devant le commissariat d'Amiens

Nous lançons un appel, a l'UD, l'UL Zone industrielle, la fédération, la confédération, toutes les parties qui pensent que la répression contre la résistance doit cesser !!!

Les élus CGT GOODYEAR

Réponse courrier DRH Goodyear France à Mickael Wamen

A

M Cavaillé J.Philippe

Monsieur ,

J'ai lu avec attention votre lettre de 3 pages, vous continuez le courrier de Monsieur Guichard, 95% de vos propos n'ont strictement rien à voir avec ma situation de harcèlement qui a amené mon médecin traitant à me prescrire 3 semaines d'arrêt de travail.

Pendant plus de 2 pages vous faites états de propos, faits, concernant le syndicat CGT allant même jusqu'à indiquer que certains élus auraient des comportements particuliers, en quoi cela me concernerait il si ces faits étaient avérés

Vous indiquez que des propos insultants ont été tenus contre certains responsables de services sur le blog CGT, cette affirmation est fausse, les écrits sur le site sont disponibles et aucun écrit n'est de nature à insulter qui que ce soit.....

Parler d'incompétence, de malhonnêteté, de mensonge, n'est pas une insulte mais juste un rappel de certains faits et actes, je comprend que vous n'appréciez pas certains contenus mais pour autant il n'y a pas lieu de parler d'insultes, dire ceci n'est pas la vérité et donc un mensonge !!!!

Ensuite, vous indiquez enfin et pour le première fois que les propos de madame SEPREZ sont de nature à détruire le mental d'un salarié, mais pour autant vous continuez à nier que de tels propos sont tenus dans un seul et unique but : celui de pousser à bout un représentant du personnel.

Vous parlez de la cellule psychologique, faut il vous rappeler que celle-ci n'a pas empêché plusieurs passages à l'acte de salariés du site Amiens Nord et que le législateur indique qu'un tel dispositif des lors qu'il n'empêche pas de tels drames est considéré comme inopérant.

Je tiens aussi à vous indiquer que les prêts et autres avances n'ont rien à voir avec la situation de harcèlement dont je suis victime, à moins que vous estimiez qu'un prêt sur avance de prime permet à Goodyear de me harceler ???

Pour 25.000€ d'avance vous pouvez le pousser à bout avec un arrêt de 3 semaines, à combien estimeriez vous un brun out total ?

Vous avez une mémoire sélective, de nombreux salariés ont bénéficié d'avances sur leur prime de fin de conflit et je ne suis pas le seul élu à avoir obtenu une avance justifiée, avance qui sera retirée du montant global de mon indemnité de licenciement le jour où l'administration validera votre demande de licenciement me concernant.

D'ailleurs à ce sujet dois je vous rappeler que l'administration a refusé à plaisirs reprises vos demandes de licenciement me concernant, aussi bien disciplinaire qu'économique car elle estime que vous n'avez aucune justification aussi bien pour un motif disciplinaire qu'économique ....

J'ai en ma procession des documents qui attestent de cet acharnement qui a démarré dès lors que la CGT a décidé de s'opposer à la fermeture de l'usine Amiens nord .

Faut il vous rappeler également que Monsieur Dumortier a décidé de retirer une plainte à mon encontre car il estimait qu'elle était injuste, vous parlez de choses que vous ne connaissez pas et de plus le retrait de sa plainte avait été mise en œuvre au moment de la négociation du PDV, il pensait que le retrait de sa plainte faciliterait une signature, a tort.

Je vous le redis une fois encore, je n'ai aucun souci à titre personnel et si c'était le cas je ne vois pas en quoi vous pourriez m'aider car nos relations ne sont qu'à titre professionnel à moins que vous ne décidiez d'aller au delà de vos obligations professionnelles, tout en sachant que de mon côté je me limiterais uniquement à la relation professionnelle.

Je vois bien que le cas Wamen continue a être important aux yeux de GDTF, que vous êtes depuis des années très préoccupés à savoir comment vous réussirez à me faire craquer, je me souviens de monsieur Olinger qui m'a traité de sale chien en réunion (témoignage à l'appui) qui me disait regardez bien dans vos rétros sur la route Monsieur Wamen c'est dangereux ....

Des plaintes de Monsieur smolders qui a vu une ordonnance de non lieu à 5 reprises après mise en examen selon des propos fallacieux. ....

Des mises à pied, mise à pied à titre conservatoire, l'inspection du travail,la direccte ayant refusé vos demandes de me virer pour faute lourde .....

Je n'ai donc aucune clémence de votre part mais de l'acharnement, cette réalité je la vis depuis des années.

C'est pour cela que j'ai décidé de dire stop aux agissements répétés des responsables de la direction, vous avez par contre raison d'indiquer que des représentants de la direction ont été limogés parce qu'ils n'ont pas réussi à avoir ma peau, la liste est longue et la dernière victime n'a même pas terminé sa période d'essai, vous connaissez aussi bien que moi cela, en près de 8 ans il y a eu des dizaines de RH, contact RH, DRS, DG, qui se sont succédés et toutes et tous avaient un objectif, avoir la peau de WAMEN.

Alors, votre lettre est certes longue, mais hélas elle ne répond pas à vos obligations d'assurer l'intégrité mentale et physique des salariés du groupe GDTF y compris des élus CGT même si je sais que pour vous nous ne méritons pas mieux que le harcèlement que nous subissons....

Je suis assez déçu de cette réponse j'attendais une vraie prise en charge de ma souffrance, que cessent les provocations, au lieu de cela vous m'adressez un mail, une lettre qui parle de tout et rien, qui essaye de justifier vos actes en indiquant que j'aurai perçu des sommes parce que je suis en situation difficile ....

La signature de l'accord de fin conflit permet à TOUT le personnel de bénéficier d'une prime extra légale, j'ai comme cela est permis, demandé une partie de cette prime avec des justificatifs.

Vous savez que je suis actuellement en litige avec une banque pour un montant de 35.000€, j'ai donc au même titre que d'autres élus CGT mais aussi un certains nombre de salariés fait une demande, vous auriez dû me l'a refuser parce que je suis CGT ???

En tout cas ,c'est comme cela que votre lettre est tournée, en quoi cela est il un privilège d'obtenir un prêt sur avance de prime de fin de conflit comme de nombreux salariés

Que cherchez vous vraiment

D'ailleurs combien ont touché d'autres élus qui ont démissionnés de leur mandat, 100.000€, 500.000€ ou plus

Allez vous afficher leurs transactions dans vos panneaux, comme vous l'avez fait pour les transactions obtenues sur demande de l'inspection du travail pour discrimination

Pour rappel les transactions ont été affichées dans les panneaux la veille des élections en 2013, l'adresse mail indiquée en haut était celle la RH actuelle, je ne porte aucune accusation je relate juste un fait ....

Vous dites que sur le blog CGT il y a des insultes de type..( photocopieuses à conneries, menteurs ...) où sont les insultes ?

Et si en plus il y avait eu des insultes en quoi Wamen Mickael est-il responsable à titre personnel de ce qu'il y a sur un blog ???

Je tiens aussi à vous informer que l'ensemble des salariés est informé des demandes d'avance que j'ai faites depuis l'accord de fin de conflit, je n'ai rien à leur cacher et si votre but est d'essayer de me discréditer auprès des salariés a la veille d'un scrutin électoral vous faites fausse route, à chaque réunion que j'ai avec les salariés je leur parle de ma situation y compris de mes demandes d'aides, donc vous ne me porterez pas atteinte même en affichant ou laissant traîner cette lettre....

Trois pages et pas un seul mot sur ma santé, sur le harcèlement que je subis, vous arrivez même à oublier l'accord de fin de conflit qui dit que GDTF met un terme aux actions en cours ou à venir aussi bien disciplinaires que juridiques a l'encontre des IRP et j'ai beau lire et relire cet excellent accord que nous avons signé le 22 janvier 2014, je ne vois écrit nulle part qu'il exclut des poursuites en cours ou à venir à mon encontre .....

Votre courrier ne fait que renforcer le harcèlement dont je suis victime.... Vous arrivez même à parler d'autres élus qui auraient des comportements bizarres mais en quoi cela me concerne t'il

Je me permet donc de vous demander une nouvelle fois de m'indiquer quelles sont les mesures que vous avez mises en œuvre pour m'assurer le droit d'exercer mes mandats sans que je soit harcelé et provoqué non stop.

Je reste à votre disposition pour vous détailler ma situation et je compte sur le CSHCT et la direction pour qu'une solution soit enfin mise en œuvre pour que cesse ma souffrance dans l'exécution de mes mandats.

Wamen mickael Elu CGT GOODYEAR AMIENS NORD

mercredi 4 mars 2015

Reunion CHSCT du 13 mars 2015

A

Monsieur cavaille DRH GDTF

Monsieur,

Comme je vous l'ai annoncé ce matin je viens par ce mail vous confirmer que nous demandons un report de la reunion de consultation du CHSCT du 13 mars 2015.

Nous finalisons notre projet SCOP et donc il nous apparaît plus que prématuré de passer à la consultation du CHSCT permettant le démantèlement d'un outil de production dont nous avons besoin pour réaliser notre projet de SCOP avec les salariés concernés .

WAMEN Mickael Élu CGT Amiens Nord

Compte rendu réunion commission centrale de suivi PSE au siège le 4 mars 2015

Compte rendu reunion commission de suivie PSE au siège le 4 mars 2015

En début de séance la CGT a rappelé à la direction son obligation de garantir l'intégrité mentale de tous les salariés y compris les élus CGT, la direct il continue de nier qu'une partie de elus CGT subissent un acharnement inacceptable et que rien n'est fait pour que ces agissements cessent bien au contraire.

Ensuite nous avons écouté avec attention la direction nous expliquer que pour les 3 mois de conges de reclassement additionnels elle falt une interprétation de l'accord et elle estime à ce jour que a peu près 2/3 des salariés n'ayant pas encore une solution identifiée ne pourraient pas y voir droit !!!!

La CGT a de suite dit que les 3 mois doivent être mis en place pour tous les salariés qui ont des difficultés de retour à l'emploi comme indiqué dans le protocole de fin de conflit !!!!'

La direction va devoir et vite accepter notre demande, une reunion est prévue le 19 mars 2015 sur le site amiens Nord, il serait dommage que des centaines de salariés viennent exiger ce même jour l'application de ces 3 mois pour tous !!!!!

Ce meme 19 mars nous aurons une reunion salle Valentin hauy a 17.00 h, ceux qui pensent qu'il n'est pas urgent d'agir auront la surprise de constater que la direction va mettre en œuvre une fin de conges de reclassement avant la date prévue.....

Quand nous rabâchons qu'il est vital de se mobiliser ce n'est pas pour nous faire plaisir mais parce que nous savons que ce sera obligatoire !!!!

Pour votre information la direction programme un CHSCT extra pour consulter le CHSCT pour le démantèlent du farm, une mobilisation des salariés ce jour devant le site serait peut être de nature à modifier le comportement de la direction .....

Nous ne cessons de vous dire que la mobilisation est Hyper importante pour influencer les choix de la direction mais nous ne pouvons pas mobiliser de force !!!!!

Espérons que vous comprendrez que l'avenir de votre rémunération de vos droits est en péril et très rapidement.....

A bientôt

La CGT GOODYEAR

Harcèlement contre Monsieur Wamen

A

Monsieur cavaille DRH GDTF

Monsieur,

Hier, lors de ma reprise après 3 semaines d'arrêt de travail j'ai constaté avec mes collègues lors d'une reunion relative aux élections professionnelles, que M DHEILLY continu le harcèlement dont je suis victime.

Des petites phrases en ricanant, du style:

" vous savez monsieur WAMEN les 35€ moi cela ne me rend pas malade ...."

Ce qui veut dire que ce monsieur qui est censé être celui qui respecte à la lettre l'obligation de sécurité au sein de l'usine, fait tout le contraire....

Allant même jusqu'à mettre en cause la validité de mon Arret de travail !!!!

Cette énième débordement démontre bien que Goodyear a un Plan anti WAMEN .....

J'ai réuni plus de 90 pièces concernant le harcèlement dont je suis victime et ce depuis des années.

J'ai aussi constaté que vous n'avez rien mis en œuvre pour me garantir mon intégrité mentale.

Je vous réitère ma demande de mise en place d'une action me permettant de pouvoir continuer à exercer mes mandats sans être sans cesse provoque, harcelé......

Merci par avance de votre action en faveur de mon état mental afin que cesse cette cabale inacceptable.

Je vous informe que des recours juridiques sont en cours pour les actes délictuels dont je suis la victime depuis plusieurs années.

WAMEN Mickael Élu CGT Amiens Nord

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