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vendredi 24 octobre 2014

amiante cachée dans un coin de l'usine ....

WAMEN Mickael
RS CGT AU CHSCT USINE AMIENS NORD

A :
Monsieur DHEILLY M
Madame SEPREZ M
Monsieur GLESSER B
Monsieur CAVAILLE JP
Madame LECOUEDIC
Copie à : INSPECTION DU TRAVAIL

Mesdames, messieurs,

Hier, lors d’un échange avec mes collègues du CHSCT, j’ai appris que lors de la visite conjointe entre le CHSCT, la direction et les experts USA, au département 3700 (cément house), les membres du CHSCT ont fait la découverte de 4 fûts contenant de l’amiante et stockés dans ce local.

Aujourd’hui monsieur JOUHANNET secrétaire du CHSCT reçoit une note de consultation datée de ce jour pour retrait de fûts d’amiante.

Comment pouvez-vous expliquer que des fûts d’amiante étaient stockés en secret ?!!!

Si le CHSCT lors de cette visite conjointe sur le site avec les experts et la direction n’avait pas découvert ces futs, quelle aurait été la procédure, mise à part celle de ne rien dire et surement sortir les futs en catimini ???

Comment la direction peut-elle être aussi négligente sur un sujet aussi sensible, le CHSCT vous demande de lui fournir les documents internes qui prévoient les mesures à prendre en cas de découverte d’amiante.

Dans un mail daté de ce jour à 10.00 heures, Madame SEPREZ RRH site Amiens nord, indique la présence de 5 et non 4 fûts, le CHSCT exige une réunion sur ce sujet, car ce n’est pas la première fois qu’il y a de tels disfonctionnements sur le même sujet, à savoir celui de l’amiante découverte et cachée dans un local, alors que les obligations sont très précises !!!

POUR LA CGT AU CHSCT WAMEN M

mercredi 15 octobre 2014

Réponse à la Cftc Bridgestone Bethune

Bridgestone Béthune : « On n’est pas dans la même situation que Goodyear ou Conti » Christian Antoniewicz, secrétaire CFTC du CE de Bridgestone, assure que la situation est préoccupante mais pas désespérée.

La CFTC de Bridgestone confirme que la situation de l’usine de pneumatiques est préoccupante mais pas désespérée. Le syndicat majoritaire veut faire taire les rumeurs et rappelle que Bridgestone France fait des bénéfices. Pour assurer l’avenir des emplois, il réclame des investissements massifs.

La CFTC écoute-t-elle Lorie, a-t-elle trop lu Raffarin ? Rejetant l’idée d’afficher une positive attitude dégoulinante de naïveté, le syndicat veut faire taire « les rumeurs alarmantes ». « Si nous devions faire face à une restructuration comme certains le laissent entendre, le comité d’établissement serait au courant. Aujourd’hui, on n’en est pas là. On n’est pas dans la situation de Goodyear ou Conti », assure Christian Antoniewicz, secrétaire du CE.

Et de rappeler que Bridgestone France a affiché 5,9 M€ de bénéfices en 2013 ; 3,8 M€ pour la production à Béthune et 2,1 M€ pour la partie commerciale à Massy (Essonne). Pour autant, depuis 2008 et les conséquences de la crise financière sur le marché automobile, l’usine béthunoise traverse une zone de turbulences. L’annonce en CE de la vente de 51 moules de pneus à l’usine de Poznan (Pologne) a ravivé les inquiétudes à Béthune (notre édition de vendredi).

« La vente de moules, c’est une pratique qui se fait depuis longtemps dans le groupe », tempère Christian Antoniewicz. Plus que le mouvement des moules, c’est l’ampleur du phénomène qui fait peur. « Il faut être vigilant à ce que cela ne se fasse pas que dans un sens. Si demain Béthune a besoin de moules, il faut que l’usine puisse les récupérer », explique David Vincent, délégué syndical CFTC.

Et la livraison de gomme à Poznan, ce n’est pas inquiétant ? « Selon la direction, l’usine polonaise a fait une demande auprès de toutes les usines européennes pour répondre à un besoin ponctuel », explique la CFTC. Bridgestone s’est engagé à livrer 20 tonnes par semaine « dans la mesure du possible, avec comme priorité les besoins en production de notre site, nuance la CFTC. La semaine dernière, la direction a envoyé 9 tonnes ; avant, c’était 2 tonnes ».

La stratégie du pneu haut de gamme en première monte est-elle la bonne pour Bridgestone ? « Nous ne pouvons pas lutter contre les pneus low cost, nous avons un coût du travail supérieur à certains pays qui, impunément, font travailler leurs salariés dans des conditions inacceptables ou encore ne respectent pas le protocole de Kyoto ! Nous pouvons faire du haut de gamme mais notre outil est vieillissant », constate David Vincent. L’usine à l’âge de ses machines, 50 ans. Et les clients (BMW, Mercedes…) ont des exigences de qualité de plus en plus élevées. Comment atteindre le volume demandé par Bruxelles tout en diminuant la gâche ? « Nous avons besoin d’investissements forts et pas seulement dans la maintenance comme c’est le cas aujourd’hui. »

La CFTC veut ramener une certaine sérénité à Bridgestone. « Des rumeurs peuvent perturber l’activité et plomber l’ambiance. Lorsqu’on n’arrête pas de dire aux gars que l’usine va fermer, comme c’est le cas depuis 2008, faut pas s’étonner de la démotivation ou de l’absentéisme. Moralement, on est plus fragile. »

120 CDI perdus en 2 ans

Bridgestone Béthune a connu l’âge d’or à 25 000 pneus par jour au milieu des années 90 avec près de 1 400 salariés (intérimaires compris).

En 2013, avec 19 000 pneus par jour pour 1 200 salariés, le seuil de rentabilité était qualifié de « précaire » par la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement.

Aujourd’hui, l’objectif de production est de 16 000 pneus par jour et selon la CFTC, l’usine tourne à seulement 15 000. Avec un effectif de 1 100 salariés et 70 intérimaires. « Nous avons perdu 120 CDI et une centaine d’intérimaires depuis deux ans », constate l’organisation syndicale. Des départs naturels, des ruptures conventionnelles…

Lors d’un comité d’entreprise en septembre, la question d’un éventuel sureffectif pouvant aller jusqu’à 200 salariés a été évoquée. « La direction nous a répondu qu’il n’était pas question de réduire le personnel », répond la CFTC.

Mais un an sans atteindre les objectifs de production journaliers, le « ticket » comme on dit dans le jargon de Bridgestone, cela peut paraître long. À Béthune comme à Bruxelles.

Droit d’alerte déclenché

S’il n’y a pas de restructuration au niveau de la production, la direction a présenté une réorganisation des ressources humaines pour Bridgestone France. Elle découle d’une « volonté imposée » par Bruxelles, le siège européen du groupe, explique la CFTC.

En France, cette procédure de licenciement concerne 9 personnes, 8 à Béthune et 1 à Massy. Cette décision ampute de 50 % le service ressources humaines béthunois. « Cela ressemble fort à des licenciements économiques, alors que nous n’avons pas de problèmes économiques… Nous avons dégagé 5,9 M€, tranche Christian Antoniewicz. Nous avons posé des questions à la direction mais les réponses n’ont été ni convaincantes ni rassurantes. »

Selon les élus CFTC, l’idée est de centraliser les ressources humaines, la paie et la formation… à Lyon, au siège social de Métifiot-First Stop qui a rejoint le groupe Bridgestone en 1991. « Mais cela ne va-t-il pas coûter davantage ? » La CFTC a donc décidé de déclencher le droit d’alerte, une procédure qui permet de mandater un expert-comptable indépendant pour étudier la situation.

EN CHIFFRES

190 millions d’euros. C’est l’investissement annoncé par le groupe Bridgestone pour l’Europe. Mais on ne sait pas comment cette enveloppe globale sera répartie entre l’Europe de l’ouest (France, Espagne, Italie…) et l’Europe de l’Est (Pologne, Hongrie…).

5 millions. Le nombre de pneus importés en Europe par an, essentiellement des « pneus asiatiques ». C’est aussi la production annuelle d’une usine comme Bridgestone Béthune.

On n’est pas dans la même situation que les CONTI et GODYEAR …

AH BON

Tous les grands groupes, toutes les multinationales agissent selon un même mode opératoire bien rodé….

Les réorganisations commencent toujours par les services supports, mise en place d’une structure Européenne, sous l’égide du groupe monde, bien souvent les sièges se trouvent dans des paradis fiscaux, Luxembourg, Bruxelles…..

Les grands groupes, ont une stratégie sur 10 ans, cette stratégie permet d’aboutir à des justifications de fermetures dans le temps, la mise à mort est souvent démarrée par des situations qui paraissent anodines mais qui sont les prémisses à un démantèlement programmé !!!!

Un jour, il y a des pertes de production, quelques centaines de pneus par mois, puis quelques milliers et la direction locale minimise cette situation, invoquant un souci d’organisation….

Ensuite, une augmentation de l’absentéisme, accidents en hausse, arrêts de travail en hausse (surement liés aux RPS) la direction locale met en place un plan d’action ( totalement inopérant, car sans aucun moyen nouveau..)

Il y a aussi des pertes d’effectifs liés à des démissions (ruptures conventionnelles ou autres) ou des départs en retraites (non remplacés) et sans transmission du savoir, mais en contrepartie on maintient toujours du travail précaire sur le site, plutôt que d’embaucher en CDI, c’est plus couteux donc en phase avec la stratégie…..

Un jour, la direction annonce qu’il faut aider une unité de production sœur, une unité dans le groupe, fabriquer plusieurs tonnes de gomme par jour pour les aider alors que dans le même temps notre usine souffre d’un manque de matière, là aussi la direction indique qu’il ne faut pas s’inquiéter, c’est temporaire ……

La direction va même jusqu’à annoncer que les effectifs sont supérieurs aux besoins, mais qu’aucune baisse n’est à l’ordre du jour (quelle générosité patronale)….

Les moules de production sont pour certains transférés vers des unités sœurs du groupe et ceux qui devaient arriver n’arrivent jamais, toujours le même discours, pas de panique (le groupe à des priorités dans les besoins)….

La direction locale, demande même a certains « syndicats ou syndicalistes » de dédramatiser la situation, de faire un tract ou une interview pour ramener le calme, rien n’est dramatique, même si il y a le feu…..

Le site est dans le rouge, la productivité est en baisse constante et c’est le seul indicateur qui intéresse les dirigeants du groupe car il détermine tous les indicateurs, absentéisme, production, coût de transformation….

Alors la direction locale peut dérouler la suite du menu, celui concocté par le groupe depuis des années, il est évident qu’un site avec de mauvais indicateurs ne peut plus obtenir d’investissement, que les produits nouveaux et donc les plus rentables ne peuvent plus y être fabriqués, que les usines les plus productives auront donc droit aux machines nouvelles technologies et donc produiront les nouveaux pneus et pour accélérer le processus ……

Le groupe nomme de nouveaux « irresponsables » qui ont pour rôle officiel de redresser la situation, mais en réalité ils ont un autre rôle, mais là encore « chuttttt »….

La direction locale déroule le plan stratégique du groupe Europe via le groupe monde, reste juste maintenant à connaitre la réaction des salariés, des syndicats et surtout quand faire l’annonce, trouver un ou des coupables (une réorganisation refusée, des grèves répétées…..).

Alors il est vrai qu’à la lecture de l’article, ayant travaillé chez Goodyear pendant plus de 20 ans, ayant vu la situation se dégrader, ayant vu la direction nous accuser nous les salariés du manque de moyen et d’investissement, nous étions même devenu les responsables de la délocalisation, il y a beaucoup à craindre pour les salariés de ce site de production…..

La stratégie de mise à mort du site est en marche, celle que nous avons subi chez Goodyear qui est exactement la même que chez CONTI est en réalité la même dans toutes les usines détenues par les grands groupes….

Nous avons résisté avec fierté pendant 7 ans à un des plus grand groupe du pneu, nous espérons que partout il y aura une résistance massive, car les dirigeants de ces grands groupes chercheront toujours à trouver des coupables aux fermetures, un code du travail trop épais, des syndicalistes trop virulents, des salariés qui travaillent peu, mais jamais des actionnaires assoiffés de fric non SOP.

Alors, c’est VRAI que le site de bridgestone BETHUNE n’est pas dans le même cas que les sites de conti CLAIROIX ET goodyear AMIENS car ces deux sites sont fermés, CONTI ET GOODYEAR ne cessent d’augmenter leurs profits, comme prévu initialement dans leurs projets de fermetures, fermetures estimées pour ces deux groupes à plus de 200 millions d’euros chacone, alors qu’avec la moitié il y avait un avenir industriel pour plus de 15 ans, mais seule la logique des actionnaires compte, car le jour de l’annonce de ces fermetures l’action explose et en ¼ d’heure et les montants sont largement rentabilisées….

Nous ne sommes pas dans le même cas,

mais pour combien de temps encore ??

C’était juste un rappel de ce que nous avons vécu et toute ressemblance avec la réalité, doit faire réagir au lieu de minimiser…….

POUR LES EX GOODYEAR

LA CGT GOODYEAR

vendredi 10 octobre 2014

CONGÉ DE RECLASSEMENT - LETTRE À LA DIRECTION

Mesdames, messieurs,

Nous avons soulevé à plusieurs reprises les cas de salariés qui n'ont selon vous pas adhérer au congé de reclassement.

C'est notamment le cas pour Monsieur F. , Monsieur O, Monsieur S....

Comment expliquez vous donc que lors de la réunion locale de suivi du PSE qui s'est tenue le 11 septembre 2014 , Monsieur Dussuchale nous demande d'informer les salariés (que nous allions voir le même jour lors d'une réunion collective) afin qu'ils renvoient au plus vite la convention d'adhésion au congé de reclassement avec un délai de 8 jours maxi !!!

Cette anomalie rend donc caduque vos propos sur le fait que des salariés auraient refusé un congé de reclassement en février ou mars 2014 alors que les documents officiels n'ont été adressé que mi septembre 2014.

Je vous demande donc de régulariser ces salariés dans leurs droits.

En attendant la réunion locale du 14 octobre,

Salutations.

Pour la CGT WAMEN Mickael

PROBLEMES DE PAYE ET AUTRES SOUCIS LIES A LA PAYE ....

Madame LECOUEDIC,

Lors de la réunion de la commission nationale de suivi du PSE à RUEIL MALMAISON LE 7 OCTOBRE 2014, vous nous avez assuré avoir réglé avec le service paye toutes les problématiques liées à des erreurs du service !!!!

Or, le jour de cette même réunion s'est tenue une permanence paye, et la situation a été catastrophique, des salariés se sont vus traiter comme de la "merde" par le service paye, des pointes d'ironie sur des dossiers tendus et devant des salariés qui n'ont absolument pas envie de blaguer avec les problèmes qu'ils rencontrent !!!

Exemples: Le dossier de Monsieur H, un salarié qui bosse en intérim dans différentes usines et qui perd depuis des mois des centaines d'Euros, les heures supplémentaires qu'il effectue sont prises en compte dans le décompte de l'ATD, alors que seules les heures standards (35 h) doivent être décomptées, de même l'ATD est mal calculée !!!!

Le dossier de S. qui a des soucis énormes de finances parce que le calcul de l'ATD a été une catastrophe !!!!

Le dossier de Monsieur E. qui a du attendre notre intervention à la SODIE pour obtenir une réponse sur le fait que ses notes de frais ( transport) soient bloquées depuis août, plus de deux mois pour obtenir une réponse est ce normal

Et vous me répondez aujourd’hui dans un sms, que les demandes ont été prises en compte lors de cette réunion à la SODIE alors que ces problèmes datent de plusieurs mois !!!!

Vous attendez qu'un salarié se flingue pour agir concrètement ???

Car si pour vous un manque à gagner de 500 voire 1000 euros n'est pas un drame cela l'est pour des salariés qui ont perdu leur travail et qui vivent dans un contexte familial très souvent dégradé par cette situation !!!!

Lors d'un entretien vous m'avez dit " mais comment font ils pour être endettés ??? "comment auraient ils fait si le site était encore en activité....?"

Aucun salarié n'a demandé à être viré, aucun n'a demandé la fermeture de l'usine, donc ces remarques sont notamment déplacées mais de plus "débiles", les salariés qui rencontrent des difficultés sont en priorité des salariés qui ont retrouvé un emploi et qui pour certains bossent pour gagner moins, ils ont la chance de trouver, ils ont le courage de bosser en perdant de la rémunération, et ils doivent en plus faire face à des problèmes liés à une gestion désastreuse de la paye.

Vous savez chère madame que l'on a bossé dans une boite où il fallait être opérationnel tout le temps et dès le départ, car sinon pour nous c'était la porte, alors à un moment donné soit c'est de l'incompétence et il va falloir faire le nécessaire, soit c'est du foutage de gueule et la aussi il va falloir agir.

En tout état de cause vous n'avez absolument rien résolu, la permanence paye a été une catastrophe et je vous confirme ce que je vous ai dit lors de la réunion de la commission nationale, la tension est maximale, les salariés n’acceptent plus qu'il y ait autant de soit disant erreurs de paye, un jour il va y avoir un pétage de plomb !!!!

De même, je vous demande de bien vouloir faire le nécessaire au sujet suivant :

Des salariés nous ont signalé à juste titre que leur congé de reclassement est impacté par les journées de grève de l'année de référence, or le code du travail stipule que seule la journée de grève doit être retirée, donc il faut recalculer le congé de reclassement en y incluant les journées perdues pour fait de grève, la grève ne doit impacter aucune autre chose que la journée de travail perdue pour fait de grève, c'est exactement comme pour les salariés en maladie ou autres ....

J'espère que vous allez arriver avec des réponses concrètes et un plan d'action pour la réunion de commission locale programmée le 14 octobre 2014 à 10.00 heures à Amiens nord.

Pour la CGT à la commission de suivi

jeudi 9 octobre 2014

REVITALISATION GY AMIENS NORD

Nous vous l’indiquions hier, la direction de Goodyear n’a absolument pas rempli les conditions d’obligations concernant la revitalisation, le plus grave c’est que d’autres se félicitent de l’enveloppe totale, alors que la réalité est un mensonge sans nom !!!!

GOODYEAR annonce que l’enveloppe consacrée à la revitalisation est de 5.9 millions d’Euros, la réalité est tout autre et la manipulation ENORME !!!

Hier lors d’une réunion à RUEIL nous avons pu constater sur un document présenté sur notre demande que l’enveloppe pour la revitalisation, n’est pas du tout de 5.9 millions d’Euros…..mais en réalité de 1.9 millions d’euros !!!!

La direction indique dans un document qui a servi de base de négociation avec les instances externes que le montage est le suivant :

• 2.2 millions d’euros basculent du PSE à la revitalisation, cette somme correspond à l’aide aux entreprises prévue dans le PSE, aide de 4000 euros pour les employeurs en cas de signature d’un contrat avec un ex Goodyear.

• 1.8 millions d’euros basculent du PSE à la revitalisation, cette somme correspond à l’aide à la création entreprise de 20.000 euros prévue dans le PSE.

Soit 4.000.000 millions d’euros venant tout droit du PSE !!!!!

Le pire c’est quand nous posons la question de qui va donc maintenant gérer ces fonds, est-ce la SODIE via le PSE ou SEMAPHORE via la revitalisation ???

Y a-t’il cumule des fonds pour les deux cas

La réponse est non c’est la SODIE qui va gérer les fonds, rappelons que des fonds ont de plus été déjà versé pour des cas d’embauches et créations entreprises, ce qui veut dire qu’en plus l’enveloppe n’est plus du tout celle annoncée, un mensonge de plus, une manœuvre de plus !!!!

Goodyear ne respecte même pas son obligation de revitalisation, POURQUOI, EXPLICATIONS :

Parallèlement au PSE, la législation prévoit dans certains cas l'obligation pour les grandes entreprises de contribuer à la création d'activités et au développement des emplois et d'atténuer les effets du licenciement envisagé sur les autres entreprises dans le ou les bassins d'emploi. Cette obligation vise les entreprises ou les établissements de 1000 salariés et plus qui procèdent à un licenciement collectif affectant, par son ampleur, l'équilibre du ou des bassins d'emploi dans lesquels elles sont implantées. En sont exonérées les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire. Le montant de la contribution versée par l'entreprise ne peut être inférieur à deux fois la valeur mensuelle du Smic par emploi supprimé, sauf décision de la Direccte en cas d'incapacité pour l'entreprise d'assurer la charge financière de cette contribution.

Voici le rappel des obligations de l’employeur, maintenant passons à la démonstration :

La direction de Goodyear, prend 4 millions d’Euros du PSE, pour les transférer dans la revitalisation, ce qui veut qu’au final la revitalisation ne lui revient en réalité qu’à 1.9 millions d’euros, ALOS QUE……

Le montant de la contribution doit être de 2 fois le smic par salarié soit :

• 1445 euros par deux : 2890 euros par salarié • 2890 euros par 1143 salariés : 3.303.270 euros

Voici la réalité, celle que nous avons découverte, Goodyear aurait du verser en plus du PSE 3.300.000 euros, grâce à une manipulation comptable HONTEUSE, il ne verse en plus que 1.900.000 euros, VOICI LA VERITE !!!! Ils sont ou les 5.9 millions d’euros dont se gargarisent Goodyear et certains représentants de l’état

C’est un nouveau mensonge dans notre dossier, un de plus, le pire c’est que des acteurs externes participent à ce mensonge grossier, tout ça pour se faire mousser et nous laisser croire qu’ils sont hyper actifs dans le dossier Goodyear !!!!!

UNE AUTRE QUESTION :

A quoi va servir le cabinet SEMAPHORE qui fait partie du groupe alpha, qui a fait l’expertise condamnant notre usine via son cabinet SECAFI, qui « gère » la cellule de reclassement via son cabinet SODIE

Ce cabinet va toucher 650.000 euros pour gérer la revitalisation et on nous dit que c’est la SODIE qui va continuer à gérer les 4.000.000 euros sur les 5.900.000 millions annoncés…chercher l’erreur !!!!!!

Certains diront que la CGT affabule, elle cherche des poux, que cela n’est qu’un détail, mais pour nous ce scénario monté de toute pièce est à VOMIR, il démontre toute la magouille autour de la fermeture de notre usine, les effets d’annonces servent la cause et de Goodyear et de ceux qui pensent en profiter pour se gargariser !!!

Manque de bol, nous savons lire et analyser, nous allons à la recherche des éléments dans chaque réunion, nous dénoncerons toutes les manœuvres, magouilles, nous le répétons, le seul VRAI grand gagnant financièrement indirectement de la fermeture du site Amiens nord et la cabinet ALPHA CONSEIL !!!!

Il y a encore c’est sur bien d’autres choses de ce type, bien d’autres manœuvres autour du dossier Goodyear, la CGT veut que tous les médias s’emparent de ce SCANDALE sans nom, qu’ils aillent demander des comptes aux organismes externes qui ne pouvaient pas ignorer ce montage scandaleux, annoncer prêt de 6 millions alors que la réalité est à peine du tiers, c’est non seulement HONTEUX mais c’est aussi FAIRE MENTIR LES MEDIAS…..

La CGT Goodyear Amiens nord

PAS DE RESPONSABLE SECURITE A AMIENS NORD

SYNDICAT CGT GOODYEAR

WAMEN Mickael RS CGT AU CHSCT USINE AMIENS NORD

Objet :

Situation sur le site Amiens nord démantèlement sans responsable sécurité

A :

Monsieur DHEILLY M Madame SEPREZ M Monsieur DUSSUCHALE L Monsieur GLESSER B Monsieur CAVAILLE JP Madame LECOUEDIC C

Copie à : INSPECTION DU TRAVAIL

Mesdames, messieurs,

Depuis des mois en ma qualité de RS au CHSCT je dénonce le fait que la direction ait démarré le déménagement du site (activité tourisme) sans avis ni du CHSCT ni du CE

A ce premier point qui est à mon sens déjà une violation GRAVE des règles du droit des IRP doit être ajouté un autre grave disfonctionnement lié à un laxisme total de la part de la direction Goodyear.

En effet, je constate que depuis des mois et ce bien avant la fermeture du site Amiens nord, l’ancien responsable sécurité M FONTAN Carlos avait laissé entendre très largement que son souhait était de quitter le site et donc ne plus assurer ses fonctions de responsable sécurité au sein du site Amiens nord, comme d’habitude la direction n’a pas pris les mesures nécessaires afin d’assurer son remplacement et dans l’urgence la direction a nommé sans même informer et consulter le CHSCT un salarié du site voisin ( GTDAS) M BORGIAS pour une mission à ce poste.

Je rappelle que sans l’intervention du CHSCT M BORGIAS aurait été nommé à l’arrache, alors que le code du travail exige que la CHSCT soit informé et consulté selon des règles précises et bien évidement connues de toutes et tous.

L’employeur doit consulter le CHSCT avant la désignation. Une fois le CHSCT consulté, l’employeur désigne le ou les responsables sécurité. En l’absence de CHSCT, il convient de consulter les délégués du personnel au titre de l’article L4611-2 du code du travail.

Nous venons d’apprendre que M BORGIAS a mis un terme à sa mission quelques semaines après sa nomination et que la direction a confié se poste en partie à Mme SEPREZ M, RH usine Amiens nord, comment cette nomination a-t-elle été effectuée, madame SEPREZ à t’elle les compétences exigées pour assumer ce poste ???

Le CHSCT doit être informé et consulté quoi qu’il arrive et je constate que nous ne l’avons toujours pas été et il semblerait que l’autre partie du poste soit confié à un salarié d’une entrepris externe, mais là aussi nous n’avons aucune information …..

En ma qualité de RS au CHSCT pour la CGT je suis plus que surpris une fois encore au vue d’un tel laxisme sur la sécurité du personnel présent sur le site, les opérations de démantèlement que vous avez démarré sans avoir eu l’avis des IRP, demandent un grand sérieux et surtout des compétences pour la personne qui est chargée de coordonner toutes les entreprises qui travaillent au même moment sur le même lieu de travail et qui est chargée de la mise en œuvre du POI.

Un nouvel intervenant hygiène et sécurité s’impose dans l’entreprise : depuis le 1er juillet 2012, l’employeur a l’obligation de désigner un salarié comme responsable sécurité. Cette obligation fait suite à une directive européenne de 1989 visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs. L’article 7 prévoyait : « l’employeur désigne un ou plusieurs travailleurs pour s’occuper des activités de protection et des activités de prévention des risques professionnels de l’entreprise et/ou de l’établissement (…) Afin de pouvoir s’acquitter des obligations résultant de la présente directive, les travailleurs désignés doivent disposer d’un temps approprié. » Les décrets 2012-135 et 2012-137 du 30 janvier dernier reprennent ces dispositions et imposent de désigner, à partir du 1er juillet 2012, un responsable sécurité ou de faire appel à un intervenant extérieur, quel que soit l’effectif de l’entreprise.

De plus le POI n’est pas mis à jour et il doit faire l’objet d’une consultation du CHSCT ce qui n’a jamais été réalisé !!!

L'exploitant établit le POI sur la base de l'étude de dangers avec une analyse de différents scénarios de sinistres possibles, ainsi que leurs conséquences les plus graves. Le POI définit les mesures d'organisation, les méthodes d'intervention et les moyens nécessaires que l'exploitant doit mettre en œuvre pour protéger le personnel, les populations et l'environnement. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail émet notamment un avis sur ce POI et la teneur des informations qui sont transmises au préfet. Article R 512-29 du Code de l'environnement. Article R 4612-5 du Code du travail. Circulaire du 30 décembre 1991 relative à l'articulation entre le plan d'opération interne et les plans d'urgence visant les installations classées, JO du 16 février 1992. Lors des différentes réunions, CHSCT, CE, je n’ai cessé de dénoncer cette situation de laxisme total sur ce sujet plus qu’important car il concerne la sécurité des salariés présents sur le site. Nous avons aussi été informés que sur le site il y a eu découverte d’amiante alors que la direction nous avait certifié qu’il n’y avait plus d’amiante sur le site Amiens nord !!!! Pour conclure, je constate que la direction opère un démantèlement partiel du site et prend comme depuis des années les aspects réglementaires et sécuritaires plus qu’à la légère. Le démantèlement du site met en danger permanent les intervenants, comment expliquer que Goodyear traite avec aussi peu de sérieux la sécurité des salariés Ce courrier est adressé à l’inspection du travail, bien évidement je demande à la direction de se conformer en URGENCE avec ses obligations légales et de stopper immédiatement les travaux en cour. POUR LA CGT AU CHSCT WAMEN Mickael

mercredi 8 octobre 2014

COMMISSION NATIONALE DE SUIVI DU 8 OCTOBRE 2014

La direction annonce un taux de solutions identifiées de 37%!!!!

Bien évidement il y a tricherie totale dans ce chiffre, il n'y a en réalité qu'à peine 9% de salariés qui ont soit trouvé un CDI/CDD pour le reste ce sont des formations, nous allons vous donner les chiffres exacts : Emploi :68 Formation:200 Création entreprise : 27 Retraites : 80 Total : 375

La direction donne comme info aux médias que 375 personnes ont une solution identifiées, la réalité est tout autre !!!!!

C'est une manipulation comptable, une autre manipulation est encore plus écœurante, celle du montant annoncé à grand renfort médiatique : le montant de la revitalisation .....

Goodyear annonce avec la préfecture de la somme une enveloppe historique de 5.900.000€, la réalité que nous avions découverte est tout autre !!!!

En réalité la direction a encore fait une manipulation comptable, car plus de 4 millions d'euros sont en réalité un transfert de fonds du PSE vers la revitalisation.

2.200.000€ passent du PSE à la revitalisation (aide à l'embauche pour les entreprises 4000€/emploi) objectif financer 550 embauches.

1.800.000€ passent du PSE à la revitalisation (aide à la création entreprise 20.000€ pour 90 personnes ).

Ces deux points là figurent dans le PSE, Goodyear n'a jamais dit qu'il y avait dans les 5.9 millions d'euros une partie du PSE.

C'est non seulement une manipulation comptable mais un mensonge honteux !!!!!

Goodyear n'a mis en réalité que 1.9 million d'euros pour revitaliser le bassin de l'emploi, le reste n'est que mensonge et montage ....

Comment la préfecture peut elle cautionner une telle méthode, ne serait elle pas coupable de cette communication mensongère

La réunion a été très houleuse et tendue, car au delà de ces deux points, nous constatons que peu de dossiers avancent, nous attendons avec impatience le compte rendu pour vous le mettre en ligne !!!!

D'ici peu nous allons vous réunir, afin de déterminer la suite à donner à notre action du 26 septembre 2014.

Les semaines passent, les mois aussi et pour le moment le scénario est toujours le même, ceux qui nous avaient promis un PSE extraordinaire sont les mêmes qui nous annoncent une revitalisation extra, non seulement la revitalisation est un mensonge sur le chiffrage, mais de plus cela ne changera pas le quotidien de plus de 800 ex Goddyear.....

Nous avons pété un plomb ( encore un) car nous avons découvert que la direction nous prend toujours autant pour des cons.

Au passage sémaphore du groupe alpha va se servir à hauteur de 650.000€ ....

Voici un groupe qui n'aura absolument pas à se plaindre du PSE !!!!!

Nous attendons des réponses à nos demandes notamment sur le prolongement du droit à la prime de reclassement rapide de 6 mois à la totalité du congé de reclassement, du droit à la portabilité mutuelle pour tous les salariés en invalidité.

Pour les 20.000€ de prime à la création entreprise, la direction accepte de valider un passage de 9 à 12 mois .

Sachez que sur ce point là, la revitalisation de 24 mois permet une prise en compte durant ce délai.

Des réunions vont être programmées courant octobre avec la carsat pour les salariés qui se posent des questions sur leur retraite, ils seront convoqués individuellement.

Voici en résumé cette réunion où nous avons conclu en indiquant à la direction que nous ne supportons plus le mensonge, celui qui vise à faire dire n'importe quoi aux médias.

La réalité n'a strictement rien à voir avec les annonces, nous nous battrons pour que la réalité soit dévoilée.....

La CGT à la commission de suivie PSE

vendredi 3 octobre 2014

L’INSPECTION DU TRAVAIL D’AMIENS REFUSE LES DEMANDES DE LICENCIEMENTS POUR MOTIF ÉCONOMIQUE DES ELUS CGT !!!!!

Ce 3 OCTOBRE 2014, jour de l’audience de conciliation, les élus CGT ont reçu par AR une lettre de l’inspection du travail

Celle-ci, refuse l’autorisation de procéder aux licenciements pour motif économique des salariés protégés, comme nous vous l’avions indiqué à plusieurs reprises cette décision nous l’attendions avec impatience et surtout nous misions beaucoup sur un refus

C’est aujourd’hui chose faite, le code du travail exige pour les employeurs la mise en place d’une procédure de demandes d’autorisations de licenciements pour les salariés protégés et Goodyear vient de se voir refuser cette demande….

L’inspection du travail argumente sa position sur plus de 3 pages d’explications, elle indique entre autre que le groupe Goodyear n’a aucune difficulté économique justifiant une acceptation des demandes de licenciements pour motif économique et donc elle refuse les demandes.

Il est bien évident que les résultats du groupe ne peuvent pas justifier une mesure de licenciements pour motif économique, personne ne peut croire un seul instant à la fragilité du groupe Goodyear sauf quelques juges et un gouvernement totalement aveugles et complices !!!!!

Cette nouvelle est bien sûr une excellente nouvelle pour tous les salariés, car si il n’y a pas de justification économique pour les élus il n’y en a donc aucune pour le reste du personnel, nous ne cessons de le dire et répéter depuis des années, en juillet 2014 Goodyear a annoncé des résultats extraordinaires tant en volumes des ventes que de résultat opérationnel et les actionnaires au passage auront droit au doublement de dividendes !!!!

Cette très bonne nouvelle ne doit pas faire oublier les résultats de la cellule de « reclassements » qui sont eux lamentables, il y a même de plus en plus de soucis à gérer, pendant ce temps-là, la direction joue à la valse des postes, DUMORTIER part au BRESIL surement pour service rendu, DUSSUCHALE part dans un autre groupe, nous pensons que Goodyear veut tourner la page du site Amiens nord en laissant livrer à eux-mêmes des centaines d’ex salariés, nous ne laisserons pas faire, il est grand temps que l’état demande à Goodyear des comptes, cette situation est plus qu’anormale !!!!

Le groupe ALPHA CONSEIL qui a sorti un rapport sur ordre de Goodyear, a surtout vendu à Goodyear un projet de fermeture clé en main, un rapport, puis une cellule de reclassement « SODIE » et maintenant un autre cabinet du même groupe SEMAPHORE, la boucle est bouclée et les millions d’Euros dans la poche de ce groupe aux méthodes scandaleuses, comment un cabinet peut-il dire le contraire sur les résultats d’un groupe, même la presse fait échos de la très bonne santé financière de Goodyear, seul le cabinet SECAFI en 2013 indiquait une autre réalité !!!

Nous allons donc œuvrer pour que la décision de l’inspection du travail nous concernant, vous servent au maximum, nous le disions il y a quelques jours dans une lettre ouverte, les décisions de justice invalidant des PSE, des fermetures, des milliers de licenciements sont de plus en plus fréquentes, mais pour autant aucune loi n’interdit les licenciements avant qu’ils n’aient lieu et cela n’est rien que le résultat d’un manque total de courage des députés et de ceux qui nous gouvernent !!!!

Pour l’audience de ce matin comme prévu il n’y a pas eu de conciliation, une audience de mise en état est donc programmée pour le 22 janvier 2014.

Notre avis sur ce sujet reste le même, les directions de Goodyear et TITAN vont revenir dans un délai plus ou moins long, afin de proposer un projet global, de la reprise du FARM via un accord majoritaire dérogatoire à l’ancien article L.112.12 du code du travail (obligation de reprendre le personnel dans les mêmes conditions sociales) et une proposition de transaction sur les dossiers aux prud’hommes.

Nous attendons un retour du rendez-vous du 26 septembre à la préfecture et comme prévu une réunion salle valentin HAUY va être programmée dans les jours à venir.

La réponse de l’inspection du travail était un élément essentiel dans la suite de notre bataille, voilà qui nous donne encore plus d’arguments pour aller chercher devant la justice une indemnisation maximum pour le préjudice subi. Dans sa décision l’inspection du travail parle aussi de discrimination liée à nos mandats, là aussi comme prévu nous allons mettre Goodyear devant les tribunaux pour obtenir réparation du harcèlement que nous avons subi et que nous subissons depuis des années……

A suivre et à bientôt…..

VOS ELUS CGT CGT GOODYEAR AMIENS NORD

mercredi 1 octobre 2014

COUP DE GUEULE….

CONTI UN JUGEMENT QUI CONFIRME QUE LA POLITQUE DE HOLLANDE N’EST PAS CELLE POUR L’EMPLOI BIEN AU CONTRAIRE……

Hier, le 30 septembre 2014, la cour d’appel d’Amiens a confirmé que la fermeture du site de continental CLAIROIX, n’avait aucune légitimité économique et elle a prononcé la nullité des licenciements et du PSE !!!!

Mais, cela n’oblige en aucun cas CONTINENTAL à redémarrer le site industriel et réembaucher les plus de 1000 salariés jetés à la rue comme de la merde…..

Comme dans d’autres dossiers ( 3 suisses….) les juges indiquent que le groupe n’avait aucun droit à fermer le site, car après examen de la situation des groupes il apparait clairement que le motif est plus que fallacieux, à chaque fois les groupes évoquent une obligation de restructuration pour maintenir ou sauvegarder la compétitivité, c’est en réalité une délocalisation maquillée, afin de permettre aux actionnaires d’obtenir des versements de dividendes hallucinants…..

Bien sur les ex CONTI sont contents de ce jugement mais l’amertume est omniprésente, pire le dégout reste total, car entendre que la justice rend un verdict de nullité de la fermeture cela donne encore plus le goût d’un scandale, car jamais la justice n’exige des grands groupes qu’ils soient obligés de redémarrer l’activité, alors OUI CONTI est condamné mais ce sont surtout les ex salariés qui sont condamnés, condamnés à rester au chômage ou même au RSA, la misère sociale est le seul avenir pour des centaines de salariés virés comme des chiens alors qu’ils avaient acceptés les efforts demandés par le groupe….

Sous la période de SARKO d’ailleurs chacun c’était félicité de cet accord du travailler plus pour gagner plus, mais moins de 6 mois après la direction du groupe annonçait la fermeture du site, après une lutte non-stop, la direction arrivait à fermer le site, dans un groupe qui réalise des millions d’Euros de bénéfices, aujourd’hui la justice confirme que la fermeture est illégale certes, elle va permettre à un grand nombre d’obtenir une bouffée d’oxygène financière, mais elle ne permet pas le redémarrage de l’outil industriel !!!!

Souvenons-nous des promesses du candidat HOLLANDE qui partout où il passait indiquait « moi président de la république je ferai voter une loi pour interdire les licenciements avant qu’ils ne soient prononcés, dans les groupes ou entreprises qui font des profits » et DEPUIS……….

Le MEDEF jubile, JAMAIS un gouvernement ne lui a fait autant de cadeaux sous couvert d’une crise financière ou les seules victimes seraient les dirigeants des grands groupes alors qu’en réalité ils sont COUPABLES, coupables de la déréglementation ou seule la finance l’emporte, ou des milliers de salariés sont licenciés chaque mois en France pour permettre aux actionnaires de boursicoter sur les fermetures d’usines !!!!! Et dans le même temps c’est la course à la désinformation la plus totale, la dette, la crise, les pauvres patrons du CAC 40, le MEDEF, qui sombrent. VITE, il faut aider ceux qui souffrent, alors l’état ouvre des vannes ou plus de milliards sont offerts à des patrons qui disent que c’est un bon début mais qu’il va falloir aller plus loin, ils n’ont jamais étaient aussi heureux, le PS selon HOLLANDE et sa troupe aide en réalité les multinationales à délocaliser encore plus rapidement !!!!!!

Ce qu’il faut aussi savoir, ce que nous n’avons cessé de dénoncer depuis des années mais qui bien sûr est resté sous silence, c’est que tous les grands groupes sont dans la FRAUDE FISCALE la plus totale, prenons l’exemple de GOODYEAR, cette multinationale vient de fermer son site d’Amiens mettant au passage plus de 1100 familles dans une situation sociale dramatique, elle a créé il y a plusieurs années un système financier au Luxembourg lui permettant de ne plus payer un seul centime d’impôt dans le pays où elle fabrique le produit fini, c’est à dire que toute la valeur financière de la vente du produit est placée dans un paradis fiscal, les usines ne sont plus que des centre de couts, ce qui a deux effets mécaniques, tout d’abord la gestion des sites devient plus simple pour justifier des pertes et donc des fermetures puisque les usines ne sont plus que des centres de façonnage, et ensuite plus aucun contrôle n’est effectué dans le pays de production puisque l’ensemble de la plus-value financière arrive dans un paradis fiscal !!!!!

Voilà, comment des centaines de milliards d’impôts disparaissent dans des paradis fiscaux, ce mécanisme a permis à des grands groupes de licencier des dizaines de milliers de salariés sans aucune justification économique, la situation est donc simple à comprendre et pas un parlementaire, pas un seul ministre n’ignore cette situation, ils laissent faire, ils sont complaisants, ils préfèrent taxer les plus fragiles, tout en faisant semblant de s’attaquer à l’emploi via des déclarations fracassantes mais totalement inopérantes….

Il existe des dizaines de jugement comme celui que les CONTI viennent d’obtenir, le gouvernement peut donc en quelques instants faire modifier la loi, les parlementaires peuvent utiliser les jugements pour transformer ceux-ci en loi, mettre en place une loi, qui interviendrait avant que les licenciements ne soient prononcés, n’était-ce pas une promesse du président ?

Nous aussi les ex GOODYEAR nous aurons surement un jugement qui viendra dire que nous sommes victimes d’un licenciement non justifié, que GOODYEAR va très bien, qu’il n’y a aucune justification économique, mais pour autant nous serons des SANS EMPLOI…..

COMBIEN D’ENTRE NOUS SERONT DECEDES COMBIEN D’ENTRE NOUS SERONT DANS UNE SITUATION SOCIALE ET FAMILLALE DRAMATIQUE ??? COMBIEN D’ENTRE NOUS AURONS SOMBRE DANS L’ALCOOLISME COMBIEN D’ENTRE NOUS N’AURONS AUCUNE SOLUTION D’AVENIR ?

COMBIEN, va-t-il falloir de CONTI, GOODYEAR, 3 SUISSES…..avant que les politiques se bougent le CUL ?

Les fermetures dans ces grands groupes sont scandaleuses, elles ne sont guidées que par des actionnaires assoiffés de fric, la France ne souffre pas de manque de compétitivité du travail, mais de manque de compétitivité des politiques, on nous amuse avec des problèmes inventés pour masquer la réalité, jamais la FRANCE n’a connu autant de milliardaires, jamais les patrons du CAC 40 n’ont versé autant de dividendes, jamais nos groupes n’ont fait autant de profits mais jamais le peuple n’a été aussi pris pour un CON !!!!!

La France est riche, enfin certains français sont très riches, le gouvernement s’en prend à tout et n’importe quoi, maintenant c’est la famille qui va être détricotée, alors que les causes sont connues, des multinationales dirigent notre PAYS , c’est le MEDEF qui GOUVERNE, la situation est d’autant plus dramatique que personne ne s’aperçoit de ce qui couve, car la colère, le ras le bol général, ne s’exprime plus dans les rues et cela nuit gravement à l’avenir de la démocratie dans notre pays.

Les GOODYEAR exigent pour la énième fois que l’on cesse de nous prendre pour des ABRUTIS, de penser que des gens d’en bas, ne peuvent pas comprendre que la réalité n’est pas du tout celle que l’on nous rabâche à longueur de journée, le pouvoir est complice de la casse de notre pays, les multinationales qui détruisent la France, détruisent des secteurs entiers d’activités, ils n’ont aucun compte à rendre, ne payent aucun impôt, et pendant ce temps-là, les patrons des petites entreprises se font laminer par des hausses d’impôts intenables, il faut bien que quelqu’un paye pour la casse organisée……

Nous ne cesserons jamais de dire ce que nous avons à dire, les ex salariés des grands groupes exigent une loi URGENTE qui protège notre industrie, des juges ne cessent de venir indiquer que les fermetures sont injustifiées et pourtant des déserts industriels ne cessent de grandir !!!!!

Le manque de courage, la complicité des politiques, doivent être dénoncés, si il y avait une loi pour interdire les licenciements dans les grands groupes, si HOLLANDE avait tenu promesse, des milliers d’emplois auraient été protégés, ce gouvernement, ces politiques, ne protègent qu’une seule chose, leurs places, leurs postes, les GOODYEAR, les CONTIS, les 3 SUISSES …., ont tous perdus leurs emplois parce que les politiques de notre pays les ont trahis.

Nous nous battrons non-stop afin d’obtenir une loi qui interviendra avant que les licenciements ne soient prononcés, car si la justice indique qu’ils sont illicites la loi doit les interdire, les politiques doivent donc cesser d’être les amis de la finance, cesser de mentir au peuple, cesser de faire semblant et agir, c’est pourtant simple à réaliser.

A SUIVRE……

POUR LES GOODYEAR AMIENS LA CGT GOODYEAR

jeudi 25 septembre 2014

Mobilisation le vendredi 26 septembre 5h - CGT GOODYEAR

L’union locale des syndicats CGT de la zone industrielle et l’Union Départementale CGT de la Somme appellent à la mobilisation aux cotés des Goodyear

ce vendredi 26 septembre 2014 à 5h00 du matin au rond point de l’oncle Sam sur la zone industrielle d'Amiens nord.

Voila huit mois que l’usine de pneumatique d'Amiens a fermé ses portes pour un motif économique injustifié. En effet, le groupe a réalisé des bénéfices records.

Mais quel est la situation des salariés ? La cellule de reclassement n’a profiter qu'à seulement 5 % des ex-salariés. Après huit mois nous pouvons constater que le congé de reclassement initialement prévu ne sera pas suffisant pour reclasser l'ensemble des salariés.

La direction de Goodyear et la région ont signer une convention de plus de 6.6 millions d’euros pour revitaliser le site industriel. Mais qu’ont ‘ils prévu pour créer de vrai emploi dans un département complétement dévasté économiquement ? Qu’ont ’ils prévu pour les ex Goodyear ? quel est l’avenir du site ? Il nous faut exiger la reprise du secteur agraire afin de redynamiser ce bassin d’emploi.

Alors agissons tous avec les Goodyear ce vendredi pour obtenir un rendez-vous avec la préfète de Picardie afin d’obtenir des réponses sérieuses et crédibles à :

Quel avenir pour les salariés et pour le site picard ? Quand le redémarrage de l’activité agraire ?

Et exiger l’allongement du congé de reclassement.

Nous devons soutenir les Goodyear qui après une lutte exemplaire de plus de 7 ans ont besoin de la solidarité de tous.

Sans réaction face à cette multinationale qui a engrangé les millions de bénéfice et qui a licencié plus de 1100 salariés pour satisfaire les actionnaires, plongeant les familles dans l’incertitude et l’inconnu professionnelle comme personnelle, qui sera le prochain ?

Si nous faisons pas voir à toutes ces familles mais aussi à tous les dirigeants de ce pays (si il y en a encore) que la solidarité existent alors plus aucun ne se gênera pour fermer les usines et briser nos emplois.

Le patronat et le maire d'Amiens veulent faire de la zone une site attractif et l’embellir. Mais à quoi bon si tout le monde se casse et si toutes les usines délocalisent. A quoi serviront leurs beaux projecteurs et leurs belles routes ?

Alors nous n'avons pas le choix. Nous devons montrer notre solidarité avec les ex-salariés Goodyear pour l’emploi sur la zone industrielle mais bien au delà dans tout le bassin picard.

L’Union Locale CGT Amiens ZI. L’Union Départementale CGT de la Somme.

mercredi 3 septembre 2014

REVITALISATION, LA VERITÉ ……

Depuis quelques jours, la presse locale fait état d’un effort considérable de la part du groupe Goodyear pour aider à la revitalisation du bassin de l’emploi amiénois.

LA REALITE EST TOUT AUTRE…..

Le groupe Goodyear a touché en 2014 une enveloppe de plus d’1 million d’Euros de la part de l’état pour son dynamisme sur l’emploi (cherchez l’erreur), alors que c’est en 2014 que Goodyear a mis sur le carreau plus de 1000 familles !!!!!

Mais cela n’est qu’un épisode dans le catalogue des scénarios honteux des largesses faites par les pouvoirs aux multinationales qui licencient par centaines de milliers des salariés, cette fois-ci Goodyear serait un exemple en matière de revitalisation…..

Goodyear va devoir verser en théorie à peu près 3 millions d’Euros pour la revitalisation, à cela il faut retirer les plus d’1 million offert en 2014, il ne reste donc plus que 2 millions à la charge de Goodyear, sommes qui ont été payées par les salariés français depuis des années à travers des provisions, mais poussons le raisonnement…..

Ce montant représente environ 1500 euros par emploi détruit, quelle puissance de l’état !!!!!!

Avec une telle mesure il est évident que les entreprises vont continuer à licencier en masse, cette somme qui est censée freiner les PSE n’est absolument pas un obstacle financier pour des entreprises qui comme Goodyear font des milliards de profits, alors il faut arrêter de laisser croire que Goodyear pleure de cette situation….

Qui peut croire que cette somme va permettre un retour à l’emploi pour 1000 personnes

C’est une nouvelle et énième fumisterie ! De plus, les médias font écho d’un groupe de travail qui serait amené à gérer le montant pour la revitalisation mais depuis le début de cette affaire jamais nous n’avons eu une seule information, nous sommes tout simplement mis à l’écart, mais nous comptons bien aller chercher des informations et participer afin de modifier les règles du jeu !!!!

Combien le grand amiénois va-t-il perdre réellement avec la fermeture de notre usine ? Cela va se chiffrer en centaines de millions d’euros directs et il y aura autant de pertes indirectes liées à la dégradation sociale de centaines de familles, tous les acteurs le savent et pas un ne bouge, ne dénonce cette situation, NON au lieu de cela on nous bourre le mou avec du pipeau, encore et toujours, un peu comme le gouvernement qui préfère lancer des polémiques non-stop, comme celui des fraudeurs/chômeurs pour mieux faire oublier un bilan catastrophique dont les seules vraies victimes sont les salariés, bref, les méthodes utilisées sont à la hauteur de ceux qui les mettent en œuvre mais il faudra encore et toujours compter avec la CGT Goodyear pour rappeler les vérités…..

A suivre

Syndicat CGT GOODYEAR Usine Amiens nord

mercredi 27 août 2014

courrier de la CGT Goodyear a la préfète et autres ....

SYNDICAT CGT GOODYEAR

A

Madame la Préfète De Picardie

Monsieur le président du conseil Régional

Monsieur le président du conseil général

Madame la directrice de la DIRRECTE

Monsieur le directeur POLE EMPLOI Somme

Mesdames, messieurs,

Le 23 janvier 2014, après 7 années de combat les salariés du site Goodyear Amiens nord adoptaient à plus de 99% le projet d’accord de fin de conflit la mort dans l’âme.

Nous avons depuis 2007, mené une bataille non-stop contre le projet de délocalisation du site d’Amiens nord et la suppression de nos emplois, bien souvent nous avons dû batailler contre Goodyear et les instances.

A partir de 2013, nous avons constaté que la machine politique et la puissance de l’état ont tout mis en œuvre pour permettre à Goodyear de fermer le site D’Amiens nord, d’ailleurs les propos de Monsieur Montebourg à l’époque étaient sans aucune ambiguïté, « maintenant que nous avons permis à Goodyear de fermer le site, nous allons œuvrer au démarrage et la reprise de l’agricole par le repreneur….. », cette phrase vient indiquer à elle seule que nous avions raison de dire que Goodyear a réussi à fermer cette usine en 2014 grâce à l’ aide de l’état à partir de 2013 !!!!!

La responsabilité des acteurs externes dans ce dossier est totale, entre la DIRRECTE qui a validé le PSE sans même avoir pris le temps d’étudier le dossier, tout cela pour permettre à une responsable d’obtenir une petite place tranquille sur PARIS, le préfet ayant mis à disposition de Goodyear tous les moyens pour lui permettre d’obtenir au final un accord de fin de conflit sachant que nous étions dans une situation de point de non-retour…..

Nous n’avons pas lutter pendant 7 ans par hasard, nous n’avons cessé de dire et écrire, interpeler toutes les instances jusqu’au plus haut de l’état, sur le fait que la fermeture d’Amiens nord n’avait aucune justification économique, d’ailleurs les chiffres parlent d’eux-mêmes, Goodyear va verser le double de dividendes aux actionnaires soit prêt de 800 millions de dollars au lieu de 400 prévus, le PDG Goodyear monde prévoit une croissance du résultat net de 10 à 15% sur les 3 années à venir, la situation financière de Goodyear est au plus haut niveau depuis la création du groupe Goodyear Monde, et pendant ce temps-là, 1143 salariés sont dans l’incertitude la plus totale sur leur avenir professionnel !!!!

Dans quelques jours cela fera 7 mois que la grande majorité des salariés a reçu sa notification de licenciement, après 7 mois ou 98% se sont inscrits à la cellule de reclassement que beaucoup nous annonçaient comme une cellule de reclassement extraordinaire, ce que nous avons toujours contesté, car nous le répétons, la SODIE qui est une filiale du groupe SECAFI, ne fera aucun miracle, la situation de l’emploi en France est une catastrophe, les patrons, le MEDEF ne cessent de réclamer du FRIC de l’état c’est-à-dire nos impôts pour mieux délocaliser, aucun contrôle n’est mis en œuvre pour connaitre l’utilisation de ces milliards versés à des multinationales qui délocalisent avec la bénédiction du gouvernement, cela engendre des friches industrielles mais surtout des régions entières plongées dans le drame du chômage structurel, la Picardie est plongée dans une situation ou la seule solution d’avoir un emploi est de garder celui que l’on a.

Malgré notre lutte, malgré notre hargne a vouloir garder nos emplois, nous n’avons pas réussi à empêcher le groupe Goodyear d’arriver son but, celui de délocaliser notre production vers des pays low-cost, pour faire de plus en plus de profit pour enrichir les actionnaires via sa structure financière au Luxembourg qui est un paradis fiscal, là aussi nous avons interpellé les politiques sur ce sujet et notamment Xavier BERTRAND ministre du travail, notre lettre est restée sans réponse, Goodyear délocalise non seulement la production et les emplois, mais aussi et surtout la finance, il ne paye aucun impôt en France et cela avec la bénédiction de ceux qui parlent d’augmenter les impôts des plus pauvres !!!!!

C’est cela le pacte d’IRRESPONSABILITE, parler non-stop de vouloir combattre le chômage et dans le même temps aider les grands groupes à se tirer de la France et les aider à délocaliser, la fraude fiscale mise en place par les grands groupes ce sont des milliards d’Euros qui partent vers des paradis fiscaux, l’état non seulement laisse faire mais il cautionne, tout cela engendre bien évidement la monter de la misère sociale, l’exclusion… Moins de 50 salariés Goodyear ont retrouvé un VRAI emploi, où sont les promesses faites par Goodyear et ceux qui depuis des années nous demandait d’être raisonnable et d’accepter cette fermeture Nous ne pouvons bien sûr pas ignorer la nouvelle municipalité qui fait semblant de gérer le dossier Goodyear, le responsable d’Amiens métropole qui se réjouit d’avoir eu raison, d’avoir trouvé comme seul et unique responsable de la fermeture d’Amiens nord, la CGT, mais lui qu’a t’il fait de ses pouvoirs de député pour empêcher la fermeture, sauf à ne cesser de dire que la CGT était responsable

Bref, quand nous regardons avec recul ce que nous subissons, nous affirmons que nous n’avons pas été aidé comme cela aurait du être, si les politiques à commencer par le président de la république avaient fait leur travail avec courage contre la finance, nous aurions encore toutes et tous chez Goodyear un emploi et donc un statut social.

Depuis janvier pas un seul acteur n’a même pas pris une seconde pour nous appeler, nous réunir, essayer de connaitre notre situation, à croire que vous pensez que nous sommes tous MORTS, mais oui si vous ne le saviez pas, des salariés sont depuis décédés, décédés de la souffrance, de ce qu’ils ont subi pendant des années sur le site, le harcèlement non-stop, la situation d’une fermeture longue et douloureuse, les familles ont beaucoup souffert et souffrent de la situation de la perte d’un emploi, combien d’ex Goodyear vont voir leur famille exploser, combien vont mettre fin à leurs jours, combien vont sombrer dans l’alcoolisme

Ceux qui ont laissé faire ou même pire aidé Goodyear à fermer notre usine sont CO-RESPONSABLES de cette situation DRAMATIQUE !!!!

NON, les Goodyear ne sont pas MORTS, nous n’avons pas dit notre dernier mot, nous apprenons aujourd’hui que madame la préfète indique qu’elle s’occupe du dossier Goodyear, bonne nouvelle, mais nous ne sommes même pas informé de cela sauf via les médias, qu’en est-il de la revitalisation du bassin de l’emploi, des fonds financiers énormes dédiés pour la Picardie au redressement productif

Les Goodyear ont donc décidé de se bouger comme ils le font depuis des années, nous avons peut être perdu notre emploi sur Amiens nord mais sûrement pas notre conviction à lutter pour un avenir meilleur, nous sommes toujours aussi convaincus que nous sommes les seuls à obtenir des avancées pour nous, certains ont dit et écrit qu’il fallait passer à l’ère après Goodyear sur la zone industrielle, c’est nous enterrer trop vite, nous allons démontrer que les Goodyear ont encore soif de justice sociale.

Nous voulons des rendez-vous en urgence avec toutes les instances externes, la situation des Goodyear est exactement celle que nous craignions, un retour à l’emploi inférieur à 5%, des solutions précaires pour quelques salariés et pour le plus grand nombre des formations qui déboucheront au final sur du chômage longue durée !!!!

Pour le moment énormément de Goodyear sont encore et pour quelques mois en congés de reclassement, mais ensuite leur avenir c’est le chômage c’est-à-dire une baisse énorme de rémunération et donc de pouvoir d’achat, la précarité, le RSA et pour certains des drames !!!!

Nous n’accepterons pas cette situation, nous n’attendrons pas non plus la fin des droits obtenus dans l’accord de fin de conflit avant d’agir pour exiger et obtenir de nouvelles garanties.

Goodyear et les acteurs externes au dossier vont devoir et très rapidement répondre aux nombreuses demandes des salariés, Goodyear à largement les moyens de satisfaire aux exigences légitimes des salariés et les acteurs externes doivent faire pression pour que nous obtenions des garanties nouvelles qui garantissent aux Goodyear Amiens nord des droits nouveaux qui viendront en relais dès la fin de l’application de l’accord de fin de conflit !!!!

De même, il va falloir et vite des réponses aux questions des salariés qui attendent de savoir quel va être l’avenir de l’activité agricole sur le site Amiens nord, qu’en est-il du projet mis dans les tiroirs au ministère du redressement productif, sur le site les équipements agricoles sont en état de marche prêt à démarrer, il va donc falloir qu’un éclaircissement nous soit apporté à ce sujet, des salariés attendent un éventuel retour sur le site via un repreneur, il est donc normal qu’ils sachent si cette activité à un avenir ou pas !!!!

Trop d’acteurs externes, nous ont menti, trahi, vendu, nous allons donc démontrer que même hors du site Amiens nord nous pouvons nous unir, nous réunir, pour exiger un avenir pour nous et nos familles, ceux qui ont laissé faire, ceux qui ont aidé à la fermeture, ceux qui n’ont fait que critiquer la CGT et les salariés, tous ceux-là, ont une responsabilité dans cette fermeture, dans nos licenciements, ils ont donc maintenant le devoir d’agir pour que notre avenir ne se résume pas à une exclusion sociale, nous avons toujours su nous mobiliser, nous saurons tant qu’il le faudra nous mobiliser pour notre avenir et celui de nos familles

Plus que jamais, l’avenir appartient à ceux qui luttent…..

LA CGT GOODYEAR

mardi 29 juillet 2014

Chèques vacances

Comme nous vous l'avions indiqué récemment, le CE à décidé d'attribuer à tous les salariés des chèques vacances d'un montant de 150 euros, permettant un partage équitable de la dotation.

La distribution s'effectue toute cette semaine à l'usine de 9h à 14h.

Vos élus CGT

mardi 15 juillet 2014

Début entretiens préalables des élus du personnel

La direction a démarré les entretiens des élus afin de soliciter de l'inspection du travail la demande d'autorisation de licenciement avant fin 2014.

Les élus CGT au CE voteront contre tous les demandes de licenciement car il n'y a pas de motif économique valable .

Compte-rendu réunion de la Commission de suivi locale Amiens Nord du 10 juin 2014

Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord Compte-rendu de la 6ème réunion de la Commission de suivi locale de l’établissement d’Amiens Nord du 10 juin 2014

Etaient présents : Bernard GLESSER, Directeur des Ressources Humaines d’Amiens Nord

Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION Reynald JUREK David MEIRA Mickael WAMEN

Pour la CFE-CGC : Peter FROST Jacques MARTIN Patrice SZYROKI

Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 13 heures 20.

Bernard GLESSER Je vous propose de dresser un point de situation de l’EMF (Espace Mobilité Formation).

Evelyne BECKER Je souhaite aborder la situation d’un salarié (Monsieur S.), qui est sorti du congé de reclassement. Cette personne rencontre de nombreux soucis personnels et a sollicité une avance sur sa prime. Dans un mouvement de colère, il est sorti du congé de reclassement en envoyant une lettre recommandée. Il serait utile que vous nous avertissiez dans de telles situations, avant qu’elles ne soient irrémédiables.

Bernard GLESSER Initialement, Monsieur S. ne voulait pas adhérer au congé de reclassement. Je l’ai très longuement reçu, en présence de son épouse. Finalement, Monsieur S. a changé d’avis et accepté d’adhérer au congé de reclassement. Quelques semaines après, M et Mme S. se sont présentés à mon bureau dans un état d’excitation anormal pour exiger un acompte de 20 000 euros, parce qu’ils venaient de s’acheter une voiture. Cette situation ne rentrait pas dans les critères définis sur les avances pour solde de tout compte et j’ai refusé. Je me suis fait copieusement insulter.

Evelyne BECKER Monsieur S. a malgré tout agi sous le coup de la colère.

Jacques MARTIN Cette situation est-elle prévue dans le cadre de l’accord de prévention des RPS (Risques Psycho Sociaux) ?

Bernard GLESSER Je l’ignore. Si tous les salariés insultants devaient relever des RPS, il faudrait tripler l’envergure du dispositif.

Evelyne BECKER Cette sortie du congé de reclassement est intervenue sur un coup de colère. Il est dommage que vous ne nous ayez pas prévenus, ce qui aurait peut être évité d’en arriver là.

Sophie BOQUET A votre connaissance, ce monsieur regrette-t-il sa décision ?

Evelyne BECKER Il n’avait pas conscience des conséquences de sa sortie du congé de reclassement.

Reynald JUREK A combien de cas similaires avez-vous été confrontés ?

Bernard GLESSER Nous avons enregistré deux sorties du dispositif.

Reynald JUREK Ces situations demeurent donc exceptionnelles.

Patrice SZYROKI La femme de Monsieur S. est confrontée à de graves problèmes de santé.

Bernard GLESSER La sortie du congé de reclassement est une décision qui dépend du salarié. J’ai longuement reçu l’autre salarié ayant émis le souhait de sortir du congé de reclassement pour l’en dissuader. Nous employons toutes les ressources nécessaires pour que ces salariés changent d’avis, car il s’agit de la plus mauvaise solution qui soit. Nous n’avons pas pour objectif de faire sortir qui que ce soit de ce dispositif.

Reynald JUREK Nous n’avons jamais affirmé cela. Je ne vois pas d’objection à ce qu’un salarié souhaite sortir du congé de reclassement pour des raisons objectives, mais dans le cas de Monsieur S., il s’agit d’un coup de sang.

Sophie BOQUET A-t-il perçu son solde de tout compte ?

Evelyne BECKER Oui.

Sophie BOQUET En ce cas, le retour en arrière n’est malheureusement pas possible. La difficulté est juridique : dès lors que quelqu’un est sorti des effectifs, il faudrait le réintégrer et le re-licencier. Nous pouvons vérifier à quel stade en est le dossier de Monsieur S.

Bernard GLESSER Nous ne pouvons pas créer un précédent fâcheux qui justifierait d’autres retours en arrière.

Mickael WAMEN Il a perdu le contrôle de la situation alors même qu’il était persuadé que sa femme vivait ses derniers jours. Il souhaitait encaisser l’argent afin d’en profiter rapidement.

Sophie BOQUET Sur le plan purement juridique, si ce salarié est sorti des effectifs et a reçu son certificat de travail, un retour en arrière est plus complexe.

Bernard GLESSER Sur le plan de la paye, s’il a reçu son solde de tout compte, il devra restituer les sommes correspondantes.

David MEIRA Monsieur S. aimerait toucher la capitalisation.

Sophie BOQUET Cela ne réglera pas son problème.

Bernard GLESSER Il est totalement exclu de créer un tel précédent.

Jacques MARTIN Il faut également s’inquiéter de l’état psychologique de cette personne.

Patrice SZYROKI Où est Monsieur Bassens, qui s’est dispensé d’assister à nos deux dernières commissions de suivi ?

Bernard GLESSER Il faudrait lui poser la question.

Reynald JUREK Vous avez signé un contrat que vous devez faire respecter.

Bernard GLESSER Vous pouvez aborder cette question dans le cadre du comité de suivi RPS. Concernant Monsieur S., nous ferons le point avec la paye. La réintégration dans le congé de reclassement me parait difficile En outre, ce cas particulier ne doit pas faire école.

Reynald JUREK Il s’agit d’un cas particulier.

Sophie BOQUET Que souhaite ce salarié : bénéficier de la capitalisation ou réintégrer le congé de reclassement ?

Reynald JUREK Aujourd’hui, il est complètement perdu.

Sophie BOQUET Je pense qu’il sera très complexe de revenir en arrière. Nous pouvons envisager qu’il puisse continuer de bénéficier de l’aide de SODIE pour retrouver une formation ou un travail. En revanche, il n’aura plus de statut de salarié et le bénéfice du versement de l’allocation de reclassement. Cette mesure évitera qu’il ne se trouve livré à lui-même. Par ailleurs, Monsieur S. doit s’inscrire sans délai auprès de Pôle Emploi, car le délai de carence commence à la date d’inscription.

Reynald JUREK Il faut essayer de le contacter.

Bernard GLESSER Mme Boquet contactera l’intéressé dès ce soir ou demain pour faire le point. Par ailleurs, nous vérifierons s’il a reçu son solde de tout compte, et si sa réintégration s’avère impossible, nous envisagerons un suivi par la SODIE, voire l’antenne RPS.

Mickael WAMEN Un salarié qui souhaite sortir de manière brusque du congé de reclassement est manifestement en train de « péter les plombs ».

Bernard GLESSER La semaine dernière, un autre salarié est venu me voir pour sortir du congé de reclassement. J’ai discuté longuement avec lui afin de comprendre ses motivations et vérifier s’il se rendait compte des conséquences. N’obtenant pas de résultat, je l’ai renvoyé vers Mme Boquet.

Sophie BOQUET Il est finalement sorti du dispositif, mais il accepte néanmoins de voir financer sa formation de conducteur de bus. Il vit très mal sa perte d’emploi, et le fait de fréquenter régulièrement la cellule le renvoie de manière violente à sa situation. Je lui ai proposé de lui accorder un délai de réflexion d’une semaine pour lui donner la possibilité de revenir en arrière.

I. Les solutions enregistrées

A ce jour, nous avons trouvé 44 solutions d’emploi, dont 33 CDI, 67 formations diplômantes ou qualifiantes (d’une durée supérieure à 300 heures), 16 créations d’entreprises et 27 sorties du congé de reclassement suite à la notification de départ à la retraite des intéressés, soit 154 solutions.

Mickael WAMEN S’agit-il d’embauches en CDI ?

Sophie BOQUET Nous avons enregistré 33 CDI et 11 CDD de six mois ou plus.

II. Les situations particulières

Je vous ai parlé du salarié ayant demandé à sortir du congé de reclassement. Un autre salarié demande à bénéficier des mesures du PSE dans le cadre d’un CDD de cinq mois potentiellement renouvelable (chauffeur-routier), si vous en êtes d’accord.

Mickael WAMEN Nous n’y voyons aucun problème. En revanche, il est difficile de nous positionner s’agissant d’un salarié demandant à sortir d’un congé de reclassement pour convenance personnelle. L’intéressé souhaite toucher l’argent immédiatement.

Sophie BOQUET Je vais continuer à suivre cette personne et faire en sorte qu’elle intègre Amétis (son stage de formation s’y déroulera). Elle a un projet susceptible d’aboutir rapidement. Enfin, un salarié dont le projet de création a été validé en avril demande à bénéficier du solde de la prime de création d’entreprise par anticipation pour financer un local (une partie est louée à une PME, une partie est utilisée pour son activité et une partie reste à louer pour stockage). A ce stade, il n’a pas obtenu suffisamment d’argent pour financer son local. En êtes-vous d’accord ?

Les élus n’y voient aucun inconvénient.

III. Focus Retraites et Invalidités

Au total, 192 salariés sont âgés de 55 ans et plus : - 124 ont obtenu un rendez-vous avec la CARSAT ; - 130 peuvent bénéficier d’un départ à la retraite pendant le congé de reclassement (au plus tard dans les 24 mois suivant leur notification de licenciement) ; - 62 partiront à la retraite à la fin de leur indemnisation Pôle Emploi (dans les cinq ans suivant leur notification de licenciement).

Mickael WAMEN Quid de la validation des trimestres en cours ?

Sophie BOQUET Elle ne pose pas de problème. Le congé de reclassement, d’une durée de deux ans, est cotisé. S’ajoutent à ces cotisations un an de Pôle Emploi, ce qui permet aux intéressés de partir à la retraite à taux plein. Nous n’accompagnons pas ces personnes de la même manière, car la situation est plus complexe. Elles ne sont pas dispensées de recherche d’emploi, ce qui relève d’une certaine hypocrisie. De ce fait, elles ne doivent pas se mettre en situation de risque d’être radiées par Pôle Emploi.

David MEIRA Les années de chômage en fin de carrière sont-elles validées et cotisées ?

Sophie BOQUET La première année seulement est cotisée. Les deux années suivantes ne sont pas cotisées, mais réputées valides. Par ailleurs, 32 salariés étaient identifiés et reconnus en invalidité. Parmi ces derniers, 29 sont en invalidité de catégorie 2, soit en incapacité totale d’occuper un emploi. Ces personnes sont aujourd’hui couvertes par le congé de reclassement parce que c’est plus intéressant pour elles, puis l’APGIS et la Sécurité Sociale prendront le relais jusqu’à leur départ à la retraite.

Bernard GLESSER Ces personnes ne pourront plus jamais travailler. Elles ne pourront pas non plus s’inscrire chez Pôle Emploi. En pratique, elles n’auraient pas dû rester à notre effectif, mais nous les avions conservées afin qu’elles bénéficient des mesures du PSE dont la mise en œuvre était envisagée.

Mickael WAMEN Nous aurions dû trouver une solution interne pour ces 29 personnes.

Bernard GLESSER D’autres salariés sont en incapacité du point de vue de la médecine du travail. Certains d’entre eux cumulent tellement d’incapacités qu’ils pourraient se retrouver en invalidité de 2ème catégorie. La SODIE est en train de monter les dossiers en question.

Jacques MARTIN Ces dossiers sont-ils déposés auprès de la MDPH (Maison Départementale pour les Personnes Handicapées) ?

Sophie BOQUET Non, seule la reconnaissance par la Sécurité Sociale permet de bénéficier d’une rente au titre de l’invalidité.

Bernard GLESSER Pour autant, un certain nombre de personnes reconnues handicapées sont susceptibles de rejoindre ce groupe des invalides de 2ème catégorie.

Mickael WAMEN Ces salariés reçoivent des offres d’emploi au sein du Groupe alors qu’ils ne peuvent y postuler du fait de leurs incapacités. Il faut trouver une solution pour ces personnes.

Sophie BOQUET Nous devons rencontrer une société spécialisée dans le placement des salariés RQTH le 13 juin, ainsi que les AGEFIPH (organisme assurant la prise en charge financière de l’aménagement des postes de travail).

Mickael WAMEN Le type de suivi de cette population doit être spécifique. Ces salariés sont âgés de 45-50 ans, en arrêt de travail depuis plusieurs années ou sur des postes adaptés. Ils n’ont aucune chance sur un marché de l’emploi standard.

Sophie BOQUET En revanche, de nombreuses entreprises (La Poste, par exemple) recrutent du personnel handicapé pour réaliser des tâches administratives.

Mickael WAMEN Le recrutement de personnel handicapé permet aux entreprises d’économiser sur leurs cotisations. Reste la question de l’accompagnement financier de ces salariés jusqu’au terme de leur carrière, car leur travail pour Goodyear, dans des conditions difficiles, a détruit ces salariés. Parmi ces 112 salariés, combien sont-ils âgés de 55 ans et plus ?

Sophie BOQUET J’ai noté votre question.

Mickael WAMEN Je peux citer un salarié dont les deux mains sont inutilisables. Alors que nous nous battons pour qu’il obtienne la reconnaissance de son invalidité, de la faute inexcusable de l’employeur, ainsi que le pretium doloris, Goodyear fait obstruction.

IV. Point sur les formations

Bernard GLESSER Nous avons enregistré 459 formations dans le cadre du DIF, parmi lesquelles 365 DIF portables (pendant la durée du préavis).

Sophie BOQUET 135 demandes de formation ont été validées dans le cadre de l’EMF, sachant que nous n’avons refusé aucune formation à ce jour.

Mickael WAMEN Le nombre de formations au permis est considérable.

Sophie BOQUET Effectivement, on recense une trentaine de permis B (une partie des salariés concernés avaient perdu leur permis) et toutes sortes de permis.

V. Les actions du Pôle Relations Entreprises

Nous avons prospecté 795 entreprises depuis novembre 2013. Nous vous présenterons dorénavant l’évolution mensuelle de ces démarches. Nous sommes en train de positionner des salariés chez Valeo Abbeville, via Randstad. Alors que 46 personnes se sont inscrites à cet atelier et que nous avons dû refuser des volontaires, 23 ont été absentes. A l’occasion de ces réunions, Randstad présente les postes à pourvoir sur les deux sites d’Amiens et Abbeville, ainsi que l’organisation du travail et les tâches à effectuer. Les salariés intéressés demandent à être reçus en entretien individuel pour faire acte de candidature.

Au total, 20 ont demandé un entretien individuel, 7 se sont vu proposer de passer des tests de dextérité et ont été validés. Deux salariés ont démarré des contrats pour Valeo la semaine dernière : au bout de deux jours, l’un d’entre eux a décidé d’arrêter parce que cela ne lui convenait pas et qu’il avait appris qu’un certain nombre d’intérimaires travaillaient chez Valeo depuis plusieurs années, et que la CGT avait demandé leur requalification en CDI. Cela a effrayé ce Monsieur qui s’est dit que ça ne valait pas la peine de continuer.

Jacques MARTIN Quid des postes d’ajusteurs monteurs proposés par Randstad ?

Sophie BOQUET Le dispositif monte en charge doucement. Des sessions de formation sont en cours, d’une durée de trois mois. La sélection intervient avant l’intégration à la formation, qui débouche sur un contrat.

Jacques MARTIN Combien de salariés sont-ils intéressés ?

Sophie BOQUET Une quarantaine d’entre eux se sont positionnés et une dizaine de salariés ont démarré la formation. Nous n’avons que de retours très positifs. Ils servent d’ambassadeur et cela donne envie à ces sociétés sous- traitantes d’embaucher d’autres ex-salariés Goodyear.

Mickael WAMEN Je m’aperçois que l’intégration des Goodyear est réalisée au compte-goutte. J’appelle de mes vœux une réunion avec tous les intervenants du dossier, y compris les intervenants de l’Etat, afin qu’ils nous expliquent ce qu’ils vont faire. L’usine a fermé le 23 janvier 2014, depuis quasiment six mois. Même si nous avons fait avancer un certain nombre de dossiers, au cas par cas, une action d’ampleur est indispensable pour assurer le reclassement du personnel. Le marché du travail est défavorable, les salariés ont un niveau de formation peu élevé, et la réputation de Goodyear fait peur aux patrons. La SODIE a été réactive. En matière de prise en charge des salariés, vous avez fait des progrès. Mais vous ne ferez pas de miracle : Goodyear et l’Etat doivent prendre leur part de responsabilité, d’autant que le taux de retour à l’emploi des salariés reste très faible...

Bernard GLESSER Nous avons trouvé 154 solutions sur 1 000 personnes, soit un taux de 15 %.

Mickael WAMEN Vous êtes loin du compte.

Patrice SZYROKI Vous comptez aussi les emplois précaires en CDD.

Reynald JUREK Ce chiffre inclut également les départs à la retraite. Il s’agit d’une solution identifiée relativement simple.

Sophie BOQUET Cela demeure un taux très faible.

Mickael WAMEN Goodyear doit envisager d’allonger la durée du congé de reclassement. J’ai plutôt le sentiment que les salariés sont actifs dans leur recherche d’emploi : ils sont conscients de la difficulté à retrouver un emploi.

Sophie BOQUET Nous avons un taux d’assiduité satisfaisant.

Mickael WAMEN Les salariés vont même travailler en perdant de l’argent. C’est un signe fort. Au mois de septembre, je souhaite que vous conviiez à notre réunion le Préfet, ainsi que les représentants de la DIRECCTE et du Conseil Régional.

Bernard GLESSER Nous attendons la signature par le Préfet de la convention de revitalisation, ce qui devrait débloquer la situation.

Mickael WAMEN Jusqu’à présent, nous avons réglé le fonctionnement de la SODIE avec les salariés. Je souhaite que nous passions à l’étape suivante, qui consiste à réunir tous les intervenants qui se sont engagés sur ce dossier. Le Conseil Régional avait parlé de la création d’un pôle de compétitivité à Méaulte, avec des postes réservés aux salariés Goodyear, à hauteur d’une centaine d’emplois.

Reynald JUREK A la fin du mois de septembre, nous devrons dresser un premier bilan.

Sophie BOQUET Au-delà du bilan, nous devons mettre en place de nouvelles actions.

Mickael WAMEN Le bilan est simple : 85 % des salariés restent sur le carreau !

Sophie BOQUET Nous devons poursuivre notre travail. Nous avons convié les sociétés d’intérim et nous devons additionner tous les moyens à notre disposition. Les salariés pourront prendre connaissance des postes à pourvoir dans les entreprises d’intérim et accepter des missions, afin de leur permettre de retourner progressivement vers le monde de l’entreprise. Idéalement, il faudrait des créations d’emploi en nombre.

Bernard GLESSER Je ne pense pas que nous puissions parler d’un taux d’échec de 85 % : un certain nombre de salariés sont encore sous le coup de la fermeture et ont besoin de temps pour se relancer vers un nouveau projet professionnel. Par ailleurs, de très nombreux salariés attendent l’arrivée d’un repreneur providentiel.

Mickael WAMEN Effectivement. Goodyear doit faire preuve de davantage de transparence s’agissant de ses relations avec un éventuel repreneur. Il est anormal de rester dans le flou, d’autant que cela crée une ambiance délétère. Mory Taylor va reprendre 333 ouvriers de production, mais fournir son propre service commercial. Il est inadmissible de licencier des salariés du service commercial FARM. Nous sommes en train de les défendre avec l’aide de notre avocat. Depuis que nous avons signé l’accord de fin de conflit, nous tentons de faire preuve de bonne foi. Au mois de septembre, Goodyear doit dire s’il a un repreneur, d’autant que nous pouvons quasiment mettre un nom sur les personnes concernées par ce projet. Le repreneur ne pourra pas reprendre les salariés dans n’importe quelles conditions (L122-12 du Code du Travail) à moins d’obtenir un accord avec une organisation syndicale. Nous sommes prêts à faire des gestes forts, y compris sur le démantèlement de l’outil de travail en Tourisme. Si l’absence de démantèlement empêche l’arrivée d’un employeur, nous adopterons une position intelligente. L’existence d’un repreneur nous permettra d’obtenir un peu plus rapidement des résultats plus satisfaisants. Il existe probablement des ex-salariés qui renoncent à une offre d’emploi dans la perspective de rester au FARM.

Sophie BOQUET C’est exactement ce qui se passe.

Reynald JUREK Certains salariés savent pertinemment qu’ils sont indispensables à la remise en route de l’outil FARM.

Patrice SZYROKI Certains salariés appellent de leurs vœux un repreneur et n’ont pas fait le deuil de l’Entreprise.

Sophie BOQUET Il faudra accompagner ces personnes qui seront confrontées à une organisation du travail différente alors qu’ils étaient heureux de retrouver l’Entreprise.

Mickael WAMEN Les salariés de la paye intégrés chez Dunlop sont particulièrement mal traités, en tant qu’ex salariés Goodyear. Le responsable de l’usine ne supporte pas les salariés Goodyear, et son management prend exemple sur lui. Il est anormal que j’entende au téléphone des salariés qui pleurent. Ils souffrent des sous- entendus permanents dont ils font l’objet. Par ailleurs, il est difficile de déchiffrer la fiche de paye comportant le solde de tout compte.

Bernard GLESSER Une permanence « paye est organisée à la fin de chaque mois afin de fournir toutes les explications nécessaires.

Reynald JUREK Les salariés ne savent pas ce que recouvre exactement la ligne CP.

Mickael WAMEN Personne n’a contesté le montant global des soldes de tout compte, mais il faudrait décomposer la somme en plusieurs lignes. Les 1er et 8 mai n’ont pas été payés aux salariés de week-end, conformément à l’accord que nous avons signé. Avez-vous conçu la note explicative sur la mutuelle, afin d’informer les salariés que la participation « employeur » doit être rétroactivement intégrée dans le revenu net imposable ?

Sophie BOQUET Oui.

Reynald JUREK Un salarié s’interroge sur son solde de tout compte (il a du mal à comprendre pourquoi il a une capitalisation de 10 000 euros, etc....). Ce n’est pas à moi de lui expliquer.

Bernard GLESSER Est-il venu vendredi à la permanence « paye » ?

Reynald JUREK Il a déjà retrouvé un travail et ne peut pas se déplacer. A qui doit-il s’adresser ?

Sophie BOQUET Nous organisons une permanence « paye » une fois par mois, et il peut appeler la paye pour obtenir des explications. Pour rappel, certaines primes n’interviennent qu’après la période d’essai.

Reynald JUREK Il était couvert par la mutuelle jusqu’au 30 mai, mais on lui a prélevé le montant du remboursement des frais de dentiste de son fils (en date du 17 mai) sous prétexte qu’il n’était plus dans le congé de reclassement. Il juge qu’il lui manque plusieurs milliers d’euros sur sa capitalisation et il a l’impression que toutes les difficultés se focalisent sur lui.

Sophie BOQUET Il peut venir me voir avec son bulletin de paye, mais autant s’adresser au service « paye ».

Mickael WAMEN J’ai été confronté à plusieurs cas similaires. Les salariés en question ont reçu bon accueil de la paye, mais il s’est avéré qu’il y avait des erreurs de plusieurs milliers d’euros.

Bernard GLESSER Nous avons effectivement déploré des anomalies qui sont en cours de règlement. Les salaires n’ont pas été correctement reconstitués, suite au changement de système de paye en 2013 par exemple.

Sophie BOQUET Nous avons prévu un atelier sur le thème de la franchise dans le cadre de la proposition d’implantation de la société 100 % Pneu. Nous avons organisé trois sessions, auxquelles ont participé 69 salariés. 13 salariés se sont inscrits à la présentation de la société organisée par Monsieur Contursi le 11 juin.

Mickael WAMEN Plus nous allons avancer dans le temps, plus nous allons devoir traiter des problèmes épineux. Il est véritablement nécessaire d’inviter tous les acteurs du dossier pour le faire le point au mois de septembre.

Sophie BOQUET Il faut relancer le Conseil Régional pour obtenir cette convention de revitalisation.

Mickael WAMEN Je vous demande, Monsieur Glesser, d’insister auprès du Groupe afin qu’il fasse preuve de transparence s’agissant de la reprise de l’activité FARM.

La réunion est levée à 14 heures 45.

Compte rendu réunion commission de suivi centrale (Rueil Malmaison) du 22 mai 2014

Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord Compte-rendu de la 4ème réunion de la Commission de suivi centrale du 22 mai 2014

Etaient présents : Laurent DUSSUCHALE, Directeur des Relations Sociales France Bernard GLESSER, Directeur des Ressources Humaines d’Amiens Nord

Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION David GUILLAUME Reynald JUREK Mickael WAMEN

Pour la CFE-CGC : Peter FROST Patrice SZYROKI Pour la CFDT : Antony AUXIETTE Jean-Pierre BOBKO Didier RAYNAUD

Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 10 heures 15.

Monsieur DUSSUCHALE Je vous propose de faire un point sur les reclassements et les repositionnements internes des salariés. Puis, nous aborderons la mise en œuvre de certaines modalités prévues par le PSE. Celles-ci seront actées avant d’être communiquées aux salariés.

I. Point de situation des reclassements / repositionnements internes

Monsieur DUSSUCHALE Le processus de reclassement et de repositionnement internes est finalisé à l’exception des salariés titulaires d’un mandat de représentation du personnel. Les salariés qui ne sont pas encore licenciés, c’est- à-dire les 27 salariés qui font partie de l’équipe du démantèlement ainsi que les 3 salariés de l’équipe RH qui se trouvent sur le site de SODIE à Boves sont toujours concernés par le processus de reclassement interne. Ils sont informés de toute ouverture de poste susceptible de correspondre à leur profil. 28 salariés ont été reclassés à l’issue de leur période d’adaptation à Amiens Sud, 6 à Montluçon et 1 au Luxembourg. 3 salariés à Amiens Sud et 1 salarié à Montluçon sont encore en période d’adaptation. 4 salariés ont été repositionnés sur le site de Montluçon. Au total, 1 019 salariés ont reçu leur notification de licenciement et 961 d’entre eux ont adhéré au congé de reclassement, soit un taux d’adhésion de 96 %.

Monsieur RAYNAUD Combien de femmes ont bénéficié d’un congé de reclassement interne ?

Monsieur DUSSUCHALE Je ne sais pas.

Madame BOQUET Aucune femme n’a bénéficié d’un congé de reclassement interne. Dans le cas de Madame Maury, il s’agit d’un suivi de conjoint.

Monsieur GLESSER Nous avons des « acheteuses ».

Monsieur DUSSUCHALE La catégorie « acheteurs » d’Amiens Nord a été reclassée à Amiens Sud. Mme P. n’a pas souhaité être reclassée. Son contrat prendra fin en septembre. Mme L. se trouve à Amiens Sud.

Monsieur FROST Madame L conserve-t-elle son poste au service des achats ?

Monsieur DUSSUCHALE Elle reste à Amiens Sud.

Madame BECKER-QUIGNION Qu’en est-il de Mme M ?

Monsieur DUSSUCHALE Elle ne fait pas partie de la catégorie « acheteurs » du plan social

En page 6 du document qui vous a été remis, vous trouverez le tableau des différents envois des lettres de licenciement. Celui-ci détaille le nombre d’adhésions, de refus ou d’absences de réponse qui valent refus d’adhésion.

II. Accompagnement des adhérents au congé de reclassement

Madame BOQUET Parmi les 1019 salariés ayant reçu une notification de licenciement, nous accompagnons les 983 collaborateurs qui ont adhéré au congé de reclassement. 582 comptes rendus d’entretiens ont déjà été réalisés et 401 sont en cours de finalisation.

1. Chiffres clés de l’EMF au 20 mai 2014

Madame BOQUET 1 294 participations aux ateliers ont été enregistrées depuis février 2014. 2 193 entretiens ont été réalisés. Le taux d’absentéisme s’élève à 3 %. Il concerne les absences systématiques, sans justificatif. Il s’agit le plus souvent de personnes ayant besoin de temps, parce qu’elles rencontrent des problèmes de santé par exemple.

Monsieur FROST Leur absentéisme aura-t-il des conséquences ?

Madame BOQUET Nous conservons une trace de leurs absences. Nous leur rappelons qu’ils ont une obligation d’assiduité à ces entretiens ou ateliers, comme le prévoit la convention d’adhésion qu’ils ont signée. Leur congé de reclassement peut prendre fin de manière anticipée.

Monsieur SZYROKI Cette issue ne serait pas recommandée car ces salariés rencontrent des difficultés.

Madame BOQUET Actuellement, 38 solutions d’emplois ont été enregistrées. 70 % d’entre elles concernaient un CDI. Cependant, ce ratio est amené à s’inverser car ce taux élevé de CDI ne reflète pas la réalité du bassin d’emploi. A noter que ce sont essentiellement les petites entreprises qui proposent des contrats à durée indéterminée.

Monsieur RAYNAUD Quelles sont vos prévisions en matière de nombre de CDI ?

Madame BOQUET Nous nous projetons sur un taux de 30 – 35 % de CDI. Mais dans deux ans, il est possible que ce taux atteigne 50 – 60 %. En effet, les salariés sont souvent embauchés en CDD ou en CTT avant de signer un CDI.

Monsieur JUREK L’objectif fixé initialement est peu élevé.

Madame BOQUET Ces chiffres traduisent la réalité du bassin d’emplois. SODIE n’a aucun pouvoir pour obliger les entreprises à embaucher en CDI. Cependant, nous avons une influence plus forte auprès des PME que des grands groupes. Nous rencontrons régulièrement des patrons de PME. Nous leur présentons les différentes aides dont ils bénéficient lorsqu’ils embauchent un salarié en CDI (aide à la formation...). A noter que la durée des congés de reclassement est relativement longue, ce qui permet de suivre l’évolution des salariés et de voir si leur contrat se pérennise.

2. Les situations sensibles

Madame BOQUET Nous sommes particulièrement soucieux du suivi des RPS. Certains salariés ont vu leurs difficultés s’aggraver avec la notification de leur licenciement. Lors de la dernière commission de suivi, nous avons décidé qu’un représentant de la SODIE – moi-même – participerait au comité de veille bimensuel organisé par la direction Goodyear à Amiens Nord. Ce comité a pour objectif de prendre des mesures pour aider les salariés en difficulté. Un fichier a été créé afin de recenser tous les salariés ayant besoin d’être suivis par un psychologue ou une assistante sociale. Par ailleurs, tous les salariés seront convoqués par la médecine du travail afin de faire un point sur leur santé.

Monsieur FROST Où auront lieu ces visites médicales ?

Madame BOQUET A l’ASMIS.

Monsieur DUSSUCHALE Je précise que les salariés en congé de reclassement continuent à bénéficier d’une surveillance médicale de la Smif. Ils recevront des convocations pour les visites périodiques.

Monsieur GUILLAUME Existe-t-il des salariés en surveillance médicale renforcée, en raison d’un risque de maladie professionnelle par exemple ?

Monsieur DUSSUCHALE Je vous invite à vous rapprocher de la RH ou du responsable sécurité d’Amiens Nord car je ne peux pas répondre à cette question. Si un salarié est exposé, sa surveillance médicale est renforcée.

Monsieur GUILLAUME Les fiches d’expositions sont-elles finalisées ?

Monsieur DUSSUCHALE Oui. Elles seront remises lors de la rupture du contrat de travail.

Monsieur BOBKO Vous indiquez 1 054 participations aux ateliers Bilan Projet et connaissance du bassin d’emplois : cela signifie-t-il que les salariés ont assisté à plusieurs ateliers ?

Madame BOQUET Oui, les salariés peuvent se rendre plusieurs fois à un atelier.

Monsieur GUILLAUME Le dossier médical des salariés mutés à Montluçon les suivra-t-il ?

Monsieur GLESSER Bien sûr. L’employeur n’intervient pas.

3. Les ateliers proposés par l’EMF

Madame BOQUET Nous recensons 1 054 participations aux ateliers Bilan Projet et connaissance du bassin d’emploi et 709 participations à l’atelier gestion des indemnités. Les 48 % représentant les autres ateliers sont destinés à former les salariés à la recherche d’emploi.

Monsieur FROST La participation à ces ateliers est-elle prioritairement réservée aux salariés en congé de reclassement ?

Madame BOQUET En tant que salarié Goodyear n’ayant pas encore reçu votre notification de licenciement, vous pouvez bénéficier des services du point information conseil.

4. Point sur les formations

Madame BOQUET 456 formations DIF ont été validées à la demande des salariés, dont 362 formations DIF portable (après notification) et 94 formations DIF avant notification.

Monsieur FROST Que signifie le terme « DIF portable » ?

Madame BOQUET Ce terme permet de différencier la période du DIF et la valorisation du DIF. Après notification, le montant de l’heure de DIF est valorisé à 9,15 euros. Le salarié peut cumuler ses heures de DIF dans la limite de 120 heures et en garder le bénéfice pour son prochain employeur. Il peut également les utiliser dans le cadre de son inscription à Pôle Emploi. 125 demandes de formation ont été validées à l’EMF. 74 salariés ont réalisé ou réalisent actuellement un bilan de compétences, avec un consultant SODIE ou le CIBC.

Monsieur FROST Vous indiquez que 456 formations DIF ont été validées dont 362 après notification. Les 94 formations validées avant notification sont-elles effectuées par le service de formation Goodyear avant l’arrivée de la SODIE ?

Madame BOQUET Oui, tout à fait. Les DIF non portables sont gérés par les services RH de Goodyear. Ils portent essentiellement sur le CACES, l’informatique et les langues. Un même salarié a pu effectuer une demande de DIF et une formation EMF.

Monsieur FROST Dans ce cas, faut-il adresser deux demandes distinctes ?

Madame BOQUET Oui. Après notification, chaque salarié peut bénéficier d’une formation DIF, d’une formation d’adaptation et d’une formation de reconversion. Les salariés dits « sensibles » perçoivent un abondement à hauteur de 2 000 euros par formation (adaptation ou reconversion). Les budgets dédiés à la formation d’adaptation et de reconversion peuvent être mutualisés. Les projets et les besoins de chaque salarié en matière de formation sont examinés au cas par cas. Ainsi, dans le cadre d’une formation de reconversion, le salarié bénéficie habituellement d’une enveloppe comprise entre 7 500 et 9 500 euros, selon sa catégorie. Cependant, dans la pratique, le budget d’une formation de reconversion s’élève généralement à 12 000 euros. Si le métier visé à l’issue de la formation est porteur, nous finançons généralement la différence.

Monsieur FROST Environ 50 % des salariés notifiés sont déjà engagés dans un processus de formation. Quel pourcentage représentent les 125 demandes de formations validées dans le cadre de l’EMF parmi les 362 formations DIF portables validées ?

Madame BOQUET J’ajouterai le nombre de salariés ayant suivi chaque type de formation pour la prochaine commission. Parmi les 125 formations validées dans le cadre de l’EMF, 49 concernaient l’obtention du permis de conduire et 19 avaient trait à la production, en vue de former les salariés aux métiers d’ajusteur-monteur, de tourneur et de soudeur.

Monsieur RAYNAUD Qu’en est-il des métiers relatifs à la chaudronnerie ?

Madame BOQUET Ces compétences sont plus recherchées dans la pétrochimie que dans l’aéronautique.

5. Les actions du pôle formation entreprises

Madame BOQUET 791 sociétés ont été prospectées dont 774 entreprises et 17 agences de travail temporaire. Prochainement, des rencontres seront organisées avec les agences de travail temporaire. Les salariés pourront se présenter (compétences, qualités professionnelles, disponibilités) et en retour recevront des informations sur le fonctionnement de ces agences. L’objectif de ces rencontres est de favoriser le retour à l’emploi en permettant aux salariés de se faire connaître et de se positionner. 295 offres d’emplois ont été relevées depuis novembre 2013. 30 CV ont été envoyés et sont en cours d’étude. 53 salariés se sont positionnés notamment chez Valeo. 5 salariés suivent actuellement une formation d’ajusteur-monteur, avec la promesse d’un CDD de 12 mois à l’issue de leur formation. Nous avons rencontré la société Ametis qui s’apprête à recruter une vingtaine de conducteurs de transports en commun. Nous avons signé un partenariat avec Pôle Emploi afin que sept postes soient réservés aux salariés de Goodyear, et qu’ils soient dispensés du test d’entrée.

Monsieur FROST Derichebourg est-elle une société d'intérim ? Cela signifie-t-il qu’elle forme et place des salariés dans des entreprises du domaine de l’aéronautique ?

Madame BOQUET Oui. La société d’intérim prend en charge le coût de la formation. Elle signe des accords avec des sociétés clientes, qui sont des sous-traitants en aéronautique, afin qu’elles embauchent temporairement des salariés qui ont déjà été formés. Derichebourg a notamment signé des accords avec Figeac et Segula. Nous avons indiqué à la société Derichebourg que Goodyear s’engageait à prendre en charge les frais de formation à condition que les salariés ainsi formés reçoivent, avant le début de leur formation, une promesse d’embauche pour un CTT/ CDD de 12 mois.

III. Points relatifs à la commission locale

Monsieur DUSSUCHALE Lors des précédentes commissions de suivi, nous avions validé que le congé de reclassement pouvait être suspendu dans certaines conditions afin de faciliter le retour à l’emploi. Nous souhaitons également garantir aux salariés l’allocation de congé de reclassement même si ce congé est suspendu. Nous allons donc mettre en place un dispositif de paiement d’une allocation différentielle de congé de reclassement. Pour en bénéficier, les salariés concernés devront transmettre au service RH de Boves le bulletin de paie de leur nouvelle entreprise le 10 de chaque mois. Les salariés recevront prochainement des informations à ce sujet.

Monsieur WAMEN Très bien. Nous sommes très satisfaits de cette avancée car de nombreux salariés l’attendaient. Les embauches en CDI ayant généralement lieu après un ou plusieurs contrats d’intérim, les salariés concernés pourront aller au-delà d’un contrat temporaire.

Monsieur DUSSUCHALE Le site Web va être mis à jour et une note papier sera envoyée. Les salariés qui retrouvent un emploi, mais avec un salaire inférieur à celui qu’ils percevaient chez Goodyear, bénéficieront d’une allocation temporaire dégressive d’une durée maximale de 21 mois. Le montant de cette allocation sera constant pendant toute la durée du versement. Nous nous étions engagés dans le cadre des négociations de fin de conflit à entamer des discussions avec la DIRECCTE à propos d’une convention d’allocation temporaire dégressive sur le fonds national pour l’emploi, afin de dégager les budgets nécessaires au financement de cette allocation. Cette allocation ainsi versée est exonérée des charges sociales, patronales et salariales. Il s’agit de mettre en place une convention ATD et un système de fonctionnement avec l’unité territoriale de la Somme. Les salariés souhaitant bénéficier de cette convention ATD devront se procurer un formulaire CERFA disponible à Boves. Ce formulaire sera ensuite envoyé par le salarié lui-même ou par SODIE à l’unité territoriale de la Somme pour faire une demande d’allocation temporaire dégressive. L’unité territoriale effectuera ensuite une brève vérification de forme afin de s’assurer que le salarié a bien été licencié pour motif économique, qu’il entre dans le périmètre de la convention, et qu’il remplit les conditions prévues par le PSE en termes de contrat de travail. Le versement a lieu après réception de l’accord de l’unité territoriale. Le salarié admis au bénéfice de la convention ATD devra alors transmettre à l’antenne RH à Boves tous les mois le bulletin de paie édité par sa nouvelle entreprise. Ce projet de convention ATD sera présenté pour information et consultation au CE d’Amiens Nord mardi prochain. Je précise qu’il s’agira d’un versement trimestriel.

Monsieur WAMEN S’agissant des personnes en congé de reclassement qui veulent bénéficier des 75 % de leur salaire de référence, quand aura lieu la régularisation? Quelles informations pouvons-nous communiquer aux salariés ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous communiquerons les informations nécessaires lorsqu’une date sera arrêtée.

Monsieur GLESSER Le principe est acquis.

Monsieur DUSSUCHALE Une erreur de paie s’est glissée dans le calcul de l’allocation du congé de reclassement. Les salariés dont le contrat était suspendu - pour cause de maladie le plus souvent – avant la notification de leur licenciement ont perçu seulement le minimum légal, soit 85 % du SMIC. Leur paie sera donc recalculée. La séance est suspendue de 11 heures 20 à 11 heures 35.

Monsieur GLESSER S’agissant de l’allocation de reclassement, une régularisation sera effectuée sur la paie du mois de mai. Le versement des primes de mobilité pour les salariés qui ont rejoint les sites de Montluçon, d’Amiens Sud et du Luxembourg aura lieu pour certains salariés en mai, et pour d’autres, en juin.

Monsieur GUILLAUME Cette prime est-elle de 5 000 euros ?

Monsieur GLESSER Cette prime s’élève à 5 000 euros pour le site d’Amiens Sud, 10 000 euros à Montluçon et au Luxembourg.

Monsieur GUILLAUME Qu’en est-il des salariés qui doivent déménager ?

Monsieur GLESSER Ils doivent faire établir un devis par les Déménageurs Bretons, qui sera ensuite approuvé par Goodyear. La facture sera adressée directement à Goodyear.

Monsieur DUSSUCHALE Nous allons préparer une note afin d’informer les salariés. Nous pensions envoyer cette note en même temps que les bulletins de paie, or cette note n’est pas encore prête.

Monsieur WAMEN Cela ne pose pas de problème si l’envoi du bulletin de paie papier est retardé d’un ou deux jours.

Monsieur DUSSUCHALE Très bien, nous procéderons ainsi. Cette note communiquera l’adresse du site Internet où se trouvent toutes les actualités relatives aux dispositifs d’accompagnement. Elle apportera également des précisions sur les modalités de mise en œuvre du PSE et sur les structures d’accompagnement.

Monsieur WAMEN Lors d’une prochaine commission, je propose que nous abordions le cas des salariés en invalidité. Il serait souhaitable de réfléchir aux efforts qui peuvent être consentis car ces salariés auront des difficultés à retrouver un emploi.

Monsieur DUSSUCHALE Nous en prenons note. Ce point sera abordé en commission locale.

Monsieur WAMEN Certains salariés âgés de 56 ans et plus n’ont pas été convoqués par la CARSAT. SODIE pourrait-elle établir la liste de ces personnes ?

Madame BOQUET Oui.

Monsieur WAMEN Il serait intéressant de faire un point sur l’intégration des salariés qui ont été reclassés dans d’autres sites du Groupe.

Monsieur DUSSUCHALE Nous aborderons ce sujet en commission locale.

Monsieur RAYNAUD Certains salariés ont rencontré de réelles difficultés d’intégration.

Monsieur DUSSUCHALE Nous avions pris des mesures auprès de la direction des sites, de la RH et des managers afin que l’accueil et l’accompagnement de ces salariés soient renforcés. Cependant, comme dans toute relation humaine, des difficultés relationnelles peuvent surgir. Nous vous proposons le planning prévisionnel suivant. - Commission locale Amiens Nord : 10 juin à 13 heures - Commission centrale : le 26 juin à 10 heures - 8e Commission locale Amiens Nord : le 30 juin à 13 heures - 9e Commission locale Amiens Nord : le 17 juillet à 13 heures - 10e Commission locale Amiens Nord : le 26 août à 13 heures - Commission centrale : le 2 septembre à 10 heures

Monsieur GUILLAUME Une commission est-elle prévue à Montluçon ?

Monsieur DUSSUCHALE Non.

Monsieur WAMEN Nous souhaiterions faire un point sur les salariés ayant formulé une demande d’aide financière.

Monsieur DUSSUCHALE D’accord.

Monsieur WAMEN Nous voudrions également aborder le cas de la société qui est soi-disant présente pour aider les salariés : ICAS.

Monsieur DUSSUCHALE Nous les rencontrons demain. Des mesures de coordination ont été renforcées entre la SODIE, l’ensemble du corps médico-social et la RH de Goodyear afin de lister les remarques sur cette prestation.

La séance est levée à 11 heures 50.

mercredi 25 juin 2014

Réunion infos demain - Salle Valentin Hauy - 17h

Tous présents demain, Salle Valentin Hauy - 17h

La CGT Goodyear

lundi 9 juin 2014

Pas de réunion le 12 juin 2014

Nous avions décidé d'organiser une réunion à la salle Valentin Hauy jeudi 12 juin 2014 mais nous ne pourrons pas la tenir pour des problèmes d'organisation.

Nous arrêterons très prochainement une nouvelle date, notamment pour faire le point suite aux 2 réunions prévues très prochainement sur le suivi de la cellule de reclassement.

Vos élus CGT

jeudi 22 mai 2014

Commission de suivi centrale du 22 mai 2014

La CGT a obtenu la mise en place d'une allocation de maintien de rémunération pendant toutes les périodes de travail en deçà de 6 mois.

Allocation temporaire dégressive et passée à 21 mois et prise en charge à 100% de la rémunération et de plus les cotisations ne sont plus que de la csg/rds au lieu des 23% à l'origine .

La direction, sur demande de la CGT, va très rapidement rétablir la rémunération des salariés qui avaient subi un abattement du fait d'absences diverses ; la régularisation aura lieu sur la paie du mois de mai.

Pour les salariés reclassés en interne, les primes de reclassement seront versées en mai et juin 2014.

Nous sommes toujours dans l'attente d'une date pour une réunion que nous allons programmer très prochainement.

Vos élus CGT

Permanences CE

Les permanences du CE se font au local CE installé récemment sur le parking :

Le mardi et le jeudi de 9h30 à 15h00

Les salariés ayant fait une demande de chèques vacances pourront les récupérer lors de ces permanences.

Des cartes cadeaux (d'une valeur de 100 euros) seront également distribuées à l'occasion de la fête des mères et pères.

Vous pouvez nous joindre lors de ces permanences au 03.22.54.25.19.

Vos élus CGT au CE

vendredi 16 mai 2014

A ne pas rater - Dimanche 18 mai 2014 à 12h45

Dimanche 18 mai 2014 sur Canal Plus, Mickael Wamen sera l'invité de l'émission "Le Supplément" à 12h45

Ne ratez pas la diffusion de cette émission, le secrétaire de la CGT Goodyear répondra aux propos odieux de Morry Taylor (Titan).

La CGT Goodyear

mercredi 14 mai 2014

Plus besoin de justificatifs pour les déclarations d'impôts

Depuis 2 ans, les justificatifs concernant la déduction au titre des cotisations syndicales, n'est plus obligatoire, cependant certains salariés désirent malgré tout en disposer, c'est pourquoi vous pouvez retirer le document au local CE situé sur le parking GY.

Voici l'extrait de la loi de finances :

''Lors du dépôt de la déclaration, le contribuable n’est pas tenu de justifier les informations déclarées en joignant les documents établis par des tiers en justification du paiement d’une dépense ou de l’encaissement de certains revenus. C’est notamment le cas des :

reçus de dons aux œuvres ou de cotisations syndicales ; factures de travaux ; documents (dits « imprimés fiscaux uniques ») adressés par les établissements bancaires si vous avez perçu des produits financiers ; justificatifs des sommes versées pour l’emploi de salariés à domicile. justificatifs liés aux frais de garde d’enfants ;

Vous êtes dispensé de joindre tous les justificatifs, notamment de versement des dons (réduction d'impôt pour dons) et les justificatifs de versement des cotisations syndicales.''

Vos élus CGT

Compte rendu GEICF Du 14 mai 2014

La direction a change a plus de 90%, les visages ont changés mais les motivations du groupe restent les mêmes.

Faire un maximum de fric avec le minimum de salariés.

En 2014 deux usines ont subis de plein fouet cette stratégie, Amiens Nord et le site anglais de Bermimgham.

Le groupe annonce une année 2013 extraordinaire, plus 27% de résultat, avec un Chiffre d'affaire a 1.6 milliard.

La trésorerie est très bonne et la base est solide pour les années a venir....

Le site GDTAS a eu en 2014 4.900.00 de pneus a produire , il en a produit que 2.900.000 soit la plus faible productivité et de loin dans toute la zone EMEA

Quel contraste avec ce que nous avons étendu en France par le groupe pour justifier la fermeture de notre usine !!!!!!

Nous le savions depuis le début il n'y a aucune justification économique a cette situation, mais juste de l'acharnement contre des salariés qui ont osés dire NON a plus d'exploitation....

La CGT a dit avec ses mots son dégoût de cette façon de gérer l'humain avec justement un gestion inhumaine et plus que dégueulasse.....

Goodyear se félicite d'avoir obtenu des trophées notamment celui de meilleur employeur, on croit rêver, plus de 1300 salaries ont été virés en 2014 et des centaines sont dans des situations de détresse a cause de cette bande de revanchards qui aujourd'hui se permet de center une santé financière extraordinaire !!!!

Comment rester calme devant un tel constat, de tels propos.....

A voir les têtes des responsables il y a de quoi pour certains de se poser des questions sur leur avenir a eux aussi, qui seront les prochaines victimes de l'exploitation financière du groupe Goodyear ???

Aucun remord, aucune honte de ce qu'ils nous font subir, ils n'ont juste fait que de liquider des emplois pour plus de fric et peu importe les conséquences .....

Bref, c'est très dur d'assister a une réunion devant nos bourreaux, mais nous nous devions de venir leur dire ce que nos pensions de leurs méthodes dégueulasses.

Même si hélas cela ne changera pas grand chose et que demain d'autres subiront la même situation que la notre, il est normal que la CGT vienne dire avec ses mots ce quelle pense de ceux qui ont sacrifié des milliers de vies pour plus de profits !!!!!

Dégoût, envie de gerber c'est la seule chose que nous retiendrons de cette réunion du GEICF ou certains soit disant représentants se félicitent de ce qu'il nous arrive sauf qu'ils oublient juste que les prochains sur la liste c'est eux !!!!!

La CGT Goodyear

mardi 13 mai 2014

Réunion ,de CHSCT démentèlement 13/05/2014

Les élus CGT au CHSCT ont voté une délibération et non pas donne d'avis pour permettre le démantèlement de l'outil tourisme a Amiens Nord.

La direction ne répond toujours pas a la question que le devenir de l'outil farm et l'éventuelle reprise de l'activité, hors, contacte par canal plus Taylor a donne une interview et Mickael sera invite de l'émission le supplément afin de répondre a cette interview vendredi.

Nous exigeons une analyse de tous les équipements sur les HAP/CMR.

Les élus au CHSCT font leur travail certains ont démissionné de leur mandat (sud) nous, nous assurerons jusqu'au bout les mandats que vous nous avez confiés.

Nous allons programmer une réunion car nous commençons a avoir des retour sur nos demandes.

A suivre

La CGT Goodyear

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Amiens le 13/05/2014 CHSCT Goodyear Usine Amiens nord

Délibération CHSCT Amiens Nord 13 mai 2014

Compte tenu, d'une part, que les informations fournies au CHSCT sur la santé et à la sécurité des salariés à l'occasion du démantèlement des outils de la production pneumatique tourisme est à la fois imprécise et incomplète notamment en ce qui concerne :

- l'exposition du personnel à des produits dangereux émanant actuellement et/ou ayant émané de ces outils (particules HAP/CMR).

- Par conséquent nous vous demandons de procédé à des analyses HAP/CMR sur certaines ma-chines en concertation avec le CHSCT.

En l'état le CHSCT ne peut donner un avis sur les opérations en cours au sein de l'établissement d'Amiens nord et se réserve le droit d'engager toute voie de droit nécessaire à l'obtention d'une information régulière sur les actions présentes et à venir de la direction au sein du site d'Amiens nord ainsi que leurs effets sur la santé et la sécurité des salariés

Le CHSCT

samedi 10 mai 2014

Problèmes avec le paiement du congé de reclassement pour certains salariés

La CGT se bat depuis le début pour gommer tous les dysfonctionnements avec à chaque fois des avancées sur chaque sujet.

Depuis quelques jours nous nous battons au sujet de la paye dans le cadre du congé de reclassement.

En effet, nous avons constaté, après plusieurs échanges avec des salariés, que la direction ne prend en compte que la part Goodyear pour le calcul des 75% servant au versement du salaire dans le cadre du congé de reclassement.

La part sécurité sociale n'est pas reprise dans le calcul, le service paye ne recalcule pas les salaires, ce qui explique des écarts importants pour certains salariés.

La CGT a demandé à la direction au plus vite de mettre en place un nouveau mode de calcul prenant en compte la totalité des indemnités, de calculer la rémunération équivalente a 75% de la rémunération brute Goodyear.

Ce problème sera identique pour les salariés qui pourraient bénéficier du versement de la capitalisation du congé de reclassement restant.

De même pour les salariés qui ont des missions intérimaires, nous attendons une réponse pour la mise en place de l'allocation dégressive.

Nous agissons et nous mettons la pression sur la direction mais nous insistons sur le fait que si sur certains sujets la direction ne réagissait pas rapidement nous organiserions un rassemblement des salariés au lieu le plus adapté !!!!!

La CGT fait son travail, nous ne laisserons personne tomber, nous avons toujours mené nos combats et nous les mènerons toujours !!!!!

A suivre ....

LA CGT GOODYEAR

mardi 6 mai 2014

Un repas de la honte .....

Nous apprenons avec stupeur et dégoût que les salariés qui ont eu la chance d'être choisis pour rester au dépôt et donc reculer de plusieurs mois leur notification, ont en plus été invités au Pré Porus à Camon par le responsable du dépôt !!!!

Au delà du fait que les critères de sélection pour choisir ceux qui devaient rester, nous assistons à un nouveau coup de provocation de la part de Goodyear, ce n'est pas le fait de manger aux côtés du responsable, ce dont tout le monde se fout royalement, mais le fait est, une fois encore qu'il y ait autant de disparités entre le traitement des salariés d'un même service !!!!!

Comment ont été sélectionnés ceux qui sont restés au dépôt, sur quels critères ???

Et pourquoi en plus ils ont eu droit à un repas plus ensuite une teuf dans un troquet sur Camon ???

La CGT demande que tout le personnel puisse bénéficier d'un bon lui permettant d'aller au restaurant, il n'y a aucune raison à ce que certains (toujours les mêmes) puissent bénéficier une fois encore de largesses du groupe !!!!

C'est une honte, un scandale de plus, nous avons toujours dénoncé ces pratiques, décidément rien ne changera jamais dans ce groupe, et ils vont encore dire " c'est pas grave, y a rien de mal ", ou alors essayer de nous faire croire que c'est le responsable qui paye avec son propre fric, bien évidement que non !!!!

Un petit repas, un petit verre et une petits p...e aussi ???

Bref, lors de la prochaine réunion ça va encore partir en live car nous détestons ce genre de magouilles qui vise à diviser même après une fermeture !!!!!

La CGT GOODYEAR

lundi 28 avril 2014

Lettre reçue chez vous au sujet d'une formation informatique

La CGT Goodyear est très en colère suite au courrier envoyé par une société extérieure qui se permet de vous adresser une lettre avec notre entête puis en signant vos élus CGT.

Cette société est venue démarcher le CE puis la direction il y a quelques mois pour proposer une formation informatique avec a la clef un PC au tarif de 1 € a la fin de la formation.

La CGT vous indique donc que nous ne sommes absolument en rien responsables de ce courrier qui de plus ne concerne que très peu de salariés car la formation pourrait se faire sur le DIF et donc avant la fin du préavis !!!!!

Une fois encore c'est du grand n'importe quoi des électrons libres interviennent tout simplement parce que Goodyear et la SODIE sont à la ramasse totale !!!!

Nous allons bien sur donner une suite car il est inadmissible qu'une société vous adresse une lettre avec le sigle CGT et en signant vos élus !!!!!!

Nous affirmons donc que nous n'avons strictement rien à voir avec cette société et ce courrier .....

La CGT Goodyear

mercredi 16 avril 2014

Trois camardes nous ont quitté en quelques temps ....

Trois camardes nous ont quitté en quelques temps ....

Personne ne peut ignorer ou ne pas faire coïncider la fermeture de notre usine avec les drames que nous venons de vivre.

Les Goodyear ont lutté pendant près de 7 ans pour la simple et unique raison que nous savions que la perte de nos emplois serait un drame, un ancien médecin de Goodyear disait souvent que la perte de son emploi c'est souvent la perte de la moitié de sa vie.

Comme nous vous l'avons indiqué très souvent et notamment lors des AG dans les dernières semaines, il y a des salaries qui ont des situations personnelles très difficiles et la perte de l'emploi vient mettre un énorme coup de plus dans une situation très difficile a gérer .....

Pendant des années nous n'avons cesse de dire et écrire que si la direction arrivait a fermer le site il y aurait des drame humains et sociaux....

Nous savions que la fermeture du site serait une catastrophe sans nom, la réalité hélas nous rappelle que nous avions raison!!!!!

De familles sont dans la tristesse et la souffrance la plus totale, nous essayons de les assister du mieux possible, mais nous aurions préfèré et de loin garder en activité le site, mais des début 2013 en haut lieu certains très hauts responsables de notre pays ont tout mis en œuvre pour aider ma direction a la fermeture de notre usine.

La situation de chacune et chacun est totalement différente, personne ne peu réagir de la même façon a la réception de la lettre de licenciement et il est évident que pour certains cette lettre vient noircir totalement une situation déjà très dégradée ....

Nous sommes très touchés et très attristés de ces très très mauvaises nouvelles, en Plus de cela des juges prennent un énorme plaisir a nous mettre en garde a vue durant des heures tout ça pour rien ou alors tout simplement pour bien nous ruiner encore plus psychologiquement.

La direction laissait croire que les Goodyear retrouveraient un emploi que la cellule de reclassement était au top, nous n'avons cessé de dire le contraire et cela se vérifie chaque jour, aucune cellule de reclassement ne fera mieux que pôle emploi la situation de l'emploi en France est catastrophique et encore plus En picardie, la réalité c'est que pour beaucoup d'entre nous c'est une période longue de chômage qui arrive....

Vous êtes nombreuses et nombreux a nous interpelé sur divers sujets et nous répondons au mieux possibles, dans chaque commission de suivie nous faisons avancer au mieux les dossiers, mais nous ne nous faisons aucune illusion, il n'y aura pas 1143 solutions de trouvées.

Goodyear dans le même temps affiche une santé financière horrible au vue de ce que nous subissons, nous le disions souvent a ceux qui ne cessaient de venir nous demander d'accepter la fermeture, il vaut mieux être dans l'emploi même dans une situation comme nous l'avons vécu pendant des années que sans emploi, car c'est la perte des repaires, des camarades, des moments d'échanges .....

Goodyear est donc responsable de ce qui se passe actuellement, le gouvernement, les politiques quel qu’ils soient ont tous une grande part de responsabilité dans ce que nous vivons, le site Amiens Nord est ferme en 2014 Bien sur nous avons gagné 7 années, mais la chute est terrible pour nous toutes et tous .....

Nous ne devons rien a personne par contre la fermeture de l'usine nous la devons a ceux qui ont mis tous les services de l'état aux services de la puissance financière du groupe Goodyear.

Nos pensées vont aux familles de nos collègues, amis, camarades, nous avons beaucoup échangé avec elles, nous mesurons le drame qu'elles vivent, rien ne viendra remplacer ce qu'elles ont perdu.....

Nous sommes en colère et même au delà, non seulement nous devons faire face a des situations que nous redoutions mais en plus nous devons faire face a un acharnement non stop, certains veulent nous faire payer au maximum notre résistance.

Ce n'est jamais simple de trouver les mots pour expliquer ce que l'on ressent devant de tels drames, mais nous sommes très touchés, attristes, par ce qui arrive, nous avons tout essayé pour empêcher la fermeture de l'usine et nous avons réussi a le faire pendant près de 7 ans ce qui n'est pas et ne sera jamais suffisant.

Nous allons travailler a faire en sorte que la situation soit la moins difficile possible mais nous savons et nous le vivons que cela n'est pas facile, seuls quelques actionnaires peuvent se féliciter de la fermeture de notre usine et au delà de la destruction de notre vie professionnelle et personnelle.

Nous avons tissé des liens quasi de famille pendant ce combat et l'arrêt du site a mis un terme a ces liens qui nous unissez, la CGT va donc programmer une réunion début mai et nous proposerons de rapprocher les dates des réunions afin de permettre au maximum de salariés de se rencontrer pour au moins échanger et ce rencontrer.

La fermeture de l'usine voulu par des actionnaires et accélérée par des politiciens qui ont trahis plus que leur parole, engendre des drames, sociaux et bien plus que cela .

Nous devons coûte que coûte nous entre aider, nous battre pour que la perte de nos emplois soit la moins dramatique possible, nous allons exiger un renfort maximum des suivies des salariés, même si nous savons que l'isolement est inéluctable.

Nous sommes touchés, profondément attristés, la colère est encore plus que présente car nous n'avons jamais rien demande sauf le seul droit de continuer de travailler, de nourrir nos familles.

La CGT Goodyear

lundi 7 avril 2014

COMPTE RENDU COMMISSION CENTRALE DE SUIVI - RUEIL MALMAISON DU 12 MARS 2014

Commission Centrale de Suivi Goodyear Dunlop Tires France Rueil-Malmaison, le 12 mars 2014 1

Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord

Compte-rendu de la 2ème réunion de la Commission de suivi centrale du 12 mars 2014

Etaient présents : Laurent DUSSUCHALE, Directeur des Relations Sociales France Jean-Philippe CAVAILLE, Directeur des Ressources Humaines France Monsieur Bernard GLESSER, Directeur des Ressources Humaines d’Amiens Nord Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION David GUILLAUME Reynald JUREK Mickael WAMEN Pour la CFE-CGC : Peter FROST Patrice SZYROKI Pour la CFDT : Marc ARGAUD Antony AUXIETTE Didier RAYNAUD Virginie CLASSIOT, Directrice de projet Sodie Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 8 heures 40.

Monsieur WAMEN J’ai signalé lors de la dernière commission de suivi locale que la SODIE ne devrait pas assister à l’ensemble de nos discussions. Certaines problématiques sont spécifiques à Goodyear. Je pense notamment aux échanges sur le versement de la prime de 1 000 euros, qui ne concerne pas SODIE. Ce prestataire doit en revanche être présent lorsque nous évoquons les dysfonctionnements et les points de satisfaction relatifs à la cellule de reclassement. Je n’ai rien contre la SODIE, mais je n’ai rien pour non plus. Je n’ai jamais approuvé le recours à ce prestataire. Je souhaite néanmoins que les deux types de sujets soient distincts.

Monsieur DUSSUCHALE A l’exception des sujets relatifs au reclassement interne, au repositionnement et à l’adhésion au congé de reclassement, les autres sujets sont gérés par SODIE. D’autres sujets peuvent cependant être évoqués en marge de la commission de suivi et nous restons donc à votre disposition pour en débattre. Parmi les 654 salariés d’Amiens Nord désignés par les critères d’ordre des licenciements, 22 salariés ont accepté de recevoir des offres à l’international au sein du Groupe, dont 13 ouvriers, 8 collaborateurs et 1 cadre. L’un d’entre eux est en passe de formaliser un reclassement. 66 salariés ont indiqué qu’ils accepteraient au moins une offre de reclassement interne en France suite à des offres multiples. 456 salariés ont reçu une lettre de licenciement pour motif économique le 3 février. 44 personnes supplémentaires ont reçu cette lettre par courrier en date du 24 février et 20 l’ont réceptionnée le 3 mars. Parmi les 490 salariés n’étant pas désignés par les critères d’ordre des licenciements, dix salariés ont accepté une offre de repositionnement au sein de GDTF, dont huit à Montluçon. Deux salariés de Riom et deux salariés de Montluçon ont finalement renoncé à leur repositionnement et ont intégré le dispositif de reclassement interne.

Monsieur WAMEN Ces refus sont-ils liés à des problématiques de rémunération ?

Monsieur DUSSUCHALE Non. Ces populations craignent que leur repositionnement n’impacte l’emploi de salariés de Riom et de Montluçon et optent donc pour le processus de reclassement interne.

Monsieur GUILLAUME Les salariés rejoignant Montluçon ignorent qu’ils ont le droit de se rétracter pendant un an.

Monsieur DUSSUCHALE La période d’adaptation permet de se rétracter pendant quinze jours.

Monsieur GUILLAUME Ils n’ont pas non plus connaissance des conditions de départ.

Monsieur DUSSUCHALE Les salariés d’Amiens Nord ont bénéficié de communications écrites et sont accompagnés par la RRH du site de Montluçon dès leur arrivée. Je m’étonne que ces populations aient toujours des interrogations.

Monsieur SZYROKI Certains salariés confondent les dispositifs de repositionnement et de reclassement.

Monsieur DUSSUCHALE Ces deux modalités sont effectivement relativement similaires, et je peux admettre que les salariés ressentent une certaine confusion. Nous produisons cependant nos meilleurs efforts pour informer les salariés sur leur fonctionnement.

Monsieur GUILLAUME Madame Gambade a insinué que les salariés savaient qu’ils venaient occuper des postes.

Monsieur DUSSUCHALE Je n’ai pas eu de retours de salariés ayant mal compris la différence entre le repositionnement et le reclassement. La RRH de Montluçon reste à leur disposition.

Monsieur GUILLAUME Nous les accompagnons.

Monsieur DUSSUCHALE Il s’agit effectivement également de votre rôle.

Monsieur WAMEN Il faudra veiller au bon traitement de ces populations. Les salariés de Goodyear ont été mal accueillis lorsqu’ils ont rejoint le site Dunlop d’Amiens Sud. Les personnels d’Amiens Nord auront cependant 86 % de chance d’être accueillis par des salariés de la CGT à Montluçon.

Monsieur DUSSUCHALE Il existe effectivement des différences culturelles entre les équipes d’Amiens Sud et d’Amiens Nord. Nous ferons le nécessaire pour que le reclassement des salariés ait lieu dans les meilleures conditions. Les 470 salariés ayant refusé un repositionnement ont reçu des offres multiples et un questionnaire relatif au reclassement à l’étranger. Sur 296 retours, 23 salariés ont indiqué qu’ils accepteraient au moins un des postes proposés. Dix salariés se sont déclarés intéressés pour recevoir des offres de reclassement à l’international, parmi lesquels six ouvriers, un collaborateur et trois cadres. 373 salariés ayant refusé une des offres multiples ont reçu une lettre de licenciement pour motif économique par envoi du 3 mars. Nous poursuivons notre processus de recherche pour identifier des postes disponibles à l’international.

Monsieur WAMEN La liste des postes ouverts à l’international a été envoyée à chaque salarié dans le cadre du PSE.

Monsieur DUSSUCHALE Cette liste a effectivement été adressée pour information à l’ensemble des salariés. Nous effectuons une recherche personnalisée en fonction du curriculum vitae des salariés. Nous avons identifié une possibilité au Luxembourg à l’heure actuelle. Nous vous proposerons un point définitif sur ce sujet lors de la prochaine commission de suivi.

Monsieur WAMEN Les postes proposés ne sont pas compatibles avec les qualités et les motivations professionnelles des salariés puisqu’un seul des dix salariés intéressés par un reclassement à l’international a reçu une offre.

Monsieur DUSSUCHALE Nous joignons une liste de la localisation des sites au questionnaire et les salariés cochent ceux d’entre eux qui les intéressent. La liste de postes était par conséquent informative. Nous adressons aux DRH des sites concernés à l’international le curriculum vitae des salariés se positionnant sur une localisation.

Monsieur WAMEN Un salarié pourrait donc se positionner sur un site alors même qu’aucun poste n’y est disponible.

Monsieur DUSSUCHALE Nous pouvons effectivement rencontrer ce type de situation.

Monsieur WAMEN Il faudrait définir des critères d’ordre excluant qu’un salarié postule dans un pays où aucun poste n’est disponible.

Monsieur JUREK Un salarié a formulé trois demandes sur des postes présentés comme disponibles et correspondant à ses compétences. Monsieur WAMEN La SODIE affirme que mille postes sont disponibles à l’international.

Monsieur CAVAILLE Nous finaliserons rapidement cette partie du process. Nous ne souhaitons pas susciter de faux espoirs ou de frustrations parmi les salariés. Nous espérons que la possibilité identifiée au Luxembourg se concrétisera. Plusieurs salariés ont indiqué qu’ils ne souhaitaient finalement plus rejoindre un site à l’étranger. Vous ne pouvez donc pas vous en tenir strictement au nombre de possibilités concrétisées pour juger de notre action.

Monsieur WAMEN La liste des postes d’opérateurs disponibles comprend des doublons, et certains postes ne correspondent pas réellement au métier d’opérateur mais de collaborateur. Des formations devront être proposées aux salariés afin qu’ils disposent du niveau de compétences requis. Ce travail devra être mené par la cellule de reclassement.

Monsieur CAVAILLE Il nous faudra également travailler avec les pays pour concilier l’intitulé du poste et la réalité de l’activité.

Monsieur WAMEN Le salarié aura besoin d’une période d’adaptation et son licenciement lui sera notifié. L’opération ne constituera plus un repositionnement s’il a été licencié.

Monsieur CAVAILLE J’entends le besoin de clarifier les situations individuelles concernant les reclassements à l’international.

Monsieur WAMEN Comment traiterez-vous les demandes des salariés souhaitant se positionner à l’international et ne disposant pas des compétences nécessaires ?

Monsieur CAVAILLE Nous évaluerons l’écart entre les compétences actuelles et requises.

Monsieur WAMEN Aucun opérateur n’est en mesure de rejoindre l’international à ce jour.

Madame BECKER-QUIGNION Seuls 140 des 650 postes proposés aux opérateurs correspondaient réellement au métier d’opérateur. Des postes de gérant d’atelier ou de commercial étaient présentés comme des postes aux opérateurs. Le poste de gérant de dépôt apparaît dans les colonnes « opérateurs » ou « collaborateurs » selon les pays.

Monsieur WAMEN Vous avez voulu faire croire que plus de mille postes étaient disponibles pour mille licenciements. Je constate pourtant qu’une seule solution a été identifiée. Les postes proposés ne correspondent pas au niveau de compétences des salariés.

Monsieur CAVAILLE C’est possible. Je serai cependant satisfait si ce dispositif permet de reclasser ne serait-ce qu’une personne. Les chiffres que vous citez ne rendent pas compte des échanges que nous avons eus avec les salariés s’étant finalement désistés.

Madame BECKER-QUIGNION Il faudrait proposer des formations aux salariés n’ayant pas les compétences requises.

Monsieur WAMEN Ces actions pourraient être suivies pendant le congé de reclassement. Certains postes sont inaccessibles pour 90 % des opérateurs.

Monsieur CAVAILLE Les postes ouverts ne sont pas proposés mais portés à la connaissance des salariés.

Monsieur WAMEN Il faut concentrer vos efforts sur les postes réellement adaptés aux compétences des salariés. Seuls 1 % des salariés concernés par la fermeture du site d’Amiens Nord ont candidaté sur les postes à l’international, et un seul d’entre eux pourrait réellement occuper un poste.

Monsieur CAVAILLE Trois autres de ces dix salariés ont finalement refusé le positionnement à l’international.

Monsieur GUILLAUME Il existe pourtant des postes d’ouvrier à l’international.

Monsieur WAMEN La dénomination des postes est la même en France et au Brésil, mais ceux-ci correspondent à des missions différentes. Les compétences des salariés ayant travaillé dix ou vingt ans chez Goodyear se limitent au domaine du caoutchouc. Ces populations partent avec un handicap significatif. La CGT a signé un accord de fin de conflit qui prévoit l’amélioration des indemnités et de la durée du congé de reclassement. Nous n’avons pas négocié sur le PSE en lui-même car nous estimons qu’un PSE est par essence négatif. Monsieur Dumortier a affirmé dans la presse que plus de mille postes étaient ouverts à l’international mais les salariés ne disposent pas des compétences suffisantes pour les occuper. Une grande partie d’entre eux sont destinés à des collaborateurs ou à des cadres.

Monsieur CAVAILLE Il faut distinguer les postes ouverts et les postes proposés. Nous étudions avec les pays si les salariés français pourraient occuper les postes ouverts au terme, si besoin identifié, d’une formation.

Monsieur WAMEN Vous indiquez que 470 salariés ont refusé un repositionnement. Vous obtiendrez des résultats aussi catastrophiques tant que vous ne proposerez pas des postes adaptés aux compétences des salariés. La nomenclature des postes ne correspond pas aux intitulés connus des salariés.

Monsieur DUSSUCHALE Des descriptions de fonction ont été proposées.

Monsieur WAMEN Les salariés ne lisent que celles d’entre elles qui peuvent leur correspondre. Les nomenclatures de Dunlop et de Goodyear ne sont pas les mêmes. Combien de postes sont-ils disponibles en France ?

Monsieur DUSSUCHALE Cent.

Monsieur WAMEN Combien de personnes se sont-elles montrées intéressées ?

Monsieur DUSSUCHALE J’y viens. 53 offres fermes ont été envoyées à ce jour. Nous avons reçu 7 refus et 12 acceptations sur les 43 postes ouverts à Amiens Sud, ainsi qu’1 refus et 6 acceptations sur les 9 postes ouverts à Montluçon.

Monsieur WAMEN Vous n’avez pourvu que douze postes d’Amiens Sud alors que le taux de chômage est élevé dans notre bassin d’emploi.

Monsieur DUSSUCHALE Nous n’avons pas encore achevé ce processus. Nous menons un travail au cas par cas avec les salariés afin de pourvoir un maximum de postes.

Monsieur WAMEN Il faudra améliorer le dispositif de reclassement à l’international. La problématique de l’intitulé des postes est essentielle. Un confectionneur de Dunlop n’est pas un constructeur.

Monsieur DUSSUCHALE Je maintiens que des descriptifs de fonction ont été inclus dans les offres formulées. Les structures RH et les interlocuteurs SODIE peuvent également répondre aux éventuelles interrogations des salariés.

Monsieur WAMEN SODIE et vous-même ignorez la nature réelle des postes.

Monsieur DUSSUCHALE Un tableau de correspondance des postes d’Amiens Sud et d’Amiens Nord a été installé au Point Information Conseil.

Monsieur WAMEN Vous ne parvenez pas à identifier des candidats dans une région connaissant un fort taux de chômage. C’est dramatique. Vous répétez que les fonctions sont décrites, mais je maintiens que les salariés n’étudieront pas le descriptif d’un poste dont la dénomination n’est pas adaptée.

Monsieur DUSSUCHALE Nous ferons le maximum pour que les postes ouverts soient pourvus.

Monsieur WAMEN Vous devriez mettre à jour la liste des postes disponibles à Riom, à Montluçon et à Amiens Sud.

Monsieur DUSSUCHALE Nous pourrions en effet communiquer auprès des salariés concernés sur les postes n’étant pas encore pourvus.

Monsieur JUREK Vous devriez également indiquer quels postes ont été pourvus afin de susciter l’adhésion des salariés.

Monsieur CAVAILLE En effet.

Monsieur SZYROKI Avez-vous identifié les raisons du désistement des salariés sur les postes à l’étranger ?

Monsieur CAVAILLE Un salarié ne nous répond plus, un salarié s’est montré offensif lors de nos entretiens, et un salarié a considéré que le Luxembourg était trop loin. Nous menons ce travail au cas par cas avec les pays et les salariés. Nous n’avons pas eu l’opportunité de leur adresser des offres fermes, mais ces personnes ont reçu toutes les informations nécessaires. Nous devons nous assurer de l’intérêt réciproque du salarié et du pays. Il serait dramatique qu’un salarié parte à l’étranger et revienne en France trois mois plus tard. Nous devons préserver notre crédibilité auprès des pays et éviter que des candidats se désistent après avoir pris un poste.

Monsieur WAMEN Vous avez proposé des postes à Birmingham alors que l’atelier motos a été fermé.

Monsieur CAVAILLE Je m’assurerai que la liste des postes a été mise à jour sur ce point. Monsieur GUILLAUME Les 17 postes qui seront ouverts à Montluçon en février 2015 devront être proposés à ces salariés en priorité.

Monsieur DUSSUCHALE Ces postes ne seront ouverts qu’au terme de la procédure d’information-consultation du CE et du CHSCT de Montluçon.

Monsieur WAMEN Les salariés d’Amiens Nord devront cependant être prioritaires.

Monsieur CAVAILLE Ils le seront s’ils activent leur priorité de réembauchage.

Monsieur AUXIETTE Quels sont les neuf postes ouverts à Montluçon ?

Monsieur DUSSUCHALE Je ne dispose pas de leur détail.

Monsieur WAMEN Cette demande ne porte pourtant que sur neuf postes.

Monsieur DUSSUCHALE 854 salariés ont adhéré à ce jour au congé de reclassement, soit 95 % des personnes dont le congé de reclassement a été notifié.

Monsieur WAMEN Un salarié m’a indiqué qu’il s’inscrira directement à Pôle Emploi afin de bénéficier de l’intégralité de son indemnité de départ. Je tiens cependant à souligner que les équipes du service RH communiquent de bonnes informations aux salariés. 96 à 97 % des salariés adhéreront au congé de reclassement. Cette situation n’est pas nécessairement positive.

Monsieur GLESSER Les neuf postes ouverts à Montluçon sont des postes d’opérateur de niveau 1 ou 2 et de coefficient 150 ou 160. Nous comptons également deux postes de cadre en reclassement.

Monsieur AUXIETTE Ma question portait sur les neuf postes ouverts à Montluçon.

Monsieur DUSSUCHALE Il y a plus de neuf postes ouverts. Nous dénombrons en revanche neuf acceptations.

Madame CLASSIOT Toutes les personnes ayant adhéré au congé de reclassement suite aux notifications des 3 et 24 février ont été convoquées à des réunions d’inscription à l’EMF. 420 d’entre elles ont signé la charte d’engagement à l’EMF et ont reçu l’information de leurs prochains rendez-vous.

Monsieur WAMEN Qu’advient-il des 67 salariés n’ayant pas signé la charte ?

Madame CLASSIOT Certaines de ces personnes ne se sont pas rendues à leur rendez-vous car elles étaient en congé. Le planning de leurs rendez-vous et les coordonnées de leur consultant référent leur ont été adressés par courrier.

Monsieur WAMEN Un salarié rencontrant des difficultés de mobilité a été convoqué à des dates qui ne lui conviennent pas. Vous devrez faire preuve de plus de souplesse dans l’établissement de vos calendriers. Vous devriez organiser ces rendez-vous sur des journées entières plutôt que sur des demi-journées.

Madame CLASSIOT Nous faisons en sorte d’organiser les entretiens et les ateliers les mêmes jours afin de limiter les déplacements. Ces rendez-vous sont organisés sur une demi-journée pour ne pas saturer d’informations les salariés. Nous ne pouvons pas anticiper les difficultés de déplacement des salariés mais nous en tenons compte lorsque celles-ci nous sont remontées. Nous contacterons les personnes rencontrant des difficultés médicales afin de leur proposer un accompagnement personnalisé.

Monsieur WAMEN Vous ne devriez pas proposer des formations sur la gestion des indemnités aux salariés alors qu’ils percevront 20 % de celles-ci dans six mois et les 80 % restant au terme du congé de reclassement.

Madame CLASSIOT Nous avons tenu compte des remarques que vous avez formulées sur ce sujet en commission locale ; cet atelier a été supprimé de la liste des ateliers obligatoires. Les salariés sont désormais positionnés sur un atelier Bilan projet. L’atelier Gestion des indemnités intéresse cependant les salariés puisque 228 personnes y ont assisté à ce jour. Nous continuerons donc de le proposer.

Monsieur JUREK Ces 228 salariés ont participé à l’atelier lorsqu’il était obligatoire. Ces données n’ont donc aucune valeur.

Madame CLASSIOT Nous avons demandé aux consultants d’informer les salariés sur le droit qui leur est désormais ouvert de reporter leur participation à cet atelier. L’atelier reste obligatoire, mais il pourra n’être suivi qu’en septembre.

Monsieur WAMEN Vous devriez proposer la formation quelques mois avant que les salariés ne perçoivent l’indemnité. Vous indiquez que 69 % des salariés ne se sont rendus à aucune réunion.

Madame CLASSIOT La première réunion est consacrée à l’inscription des salariés à l’EMF. Les sessions ont été organisées pendant les congés scolaires et de nombreux salariés nous ont informés qu’ils ne pourraient pas y assister. Les 444 personnes ayant adhéré au congé de reclassement le 3 février ont été reçues par leur consultant référent.

Monsieur WAMEN Tous les salariés signant la charte repartent-ils avec une copie de celle-ci ?

Madame CLASSIOT Oui, nous avons fait signer la charte par les consultants en amont des entretiens. 76 personnes ont participé à l’atelier « Les métiers en Picardie ». Cette démarche permet aux salariés de mieux connaître les secteurs d’activité qui recrutent.

Monsieur JUREK Cet atelier était-il proposé à tous les salariés ?

Madame CLASSIOT Non. Les salariés doivent avoir connaissance des métiers qui recrutent pour ne pas élaborer un projet professionnel inadapté aux réalités de l’emploi. Le total de 76 participants correspond aux personnes ayant assisté récemment à l’atelier.

Monsieur WAMEN Vous devriez être plus précise.

Monsieur ARGAUD Comment définissez-vous un métier porteur ?

Madame CLASSIOT Il s’agit d’un métier qui recrute et qui sera appelé à se développer dans les prochaines années. Nos services d’étude ont procédé à cette analyse à la fin de l’année 2013.

Monsieur WAMEN Cet atelier devrait être obligatoire. Il me paraît plus intéressant que l’action consacrée à la gestion d’une indemnité que les salariés n’ont pas encore perçue.

Monsieur ARGAUD Combien de personnes se positionneront-elles sur un métier porteur ?

Madame CLASSIOT Je n’ai aucun moyen de le prévoir. L’atelier vise à sensibiliser les salariés aux besoins existant sur le bassin d’emploi.

Monsieur RAYNAUD Certaines propositions de poste sont inadaptées à l’état de santé des salariés.

Monsieur DUSSUCHALE L’offre ferme adressée à ces populations inclut un rendez-vous avec le médecin du travail de leur site.

Monsieur RAYNAUD Ces salariés recevront-ils une nouvelle proposition de poste s’ils sont à nouveau déclarés inaptes au travail en 3x8 ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous n’avons pas été exposés à cette problématique.

Madame CLASSIOT 205 personnes ont participé à l’atelier « Les métiers en Picardie » depuis le mois de novembre. Les personnes notifiées le 3 mars ont reçu une invitation à une réunion de présentation du congé de reclassement et de l’EMF. 271 salariés ont participé aux réunions des 7 et 10 mars.

Madame BOQUET Ces populations n’avaient pas assisté aux séances précédentes et se sont montrées particulièrement attentives. Elles ont pu découvrir les mesures du PSE, ainsi que l’organisation de l’EMF et de notre accompagnement. Les participants ont exprimé leur satisfaction quant au contenu et à la forme de ces réunions.

Madame CLASSIOT Les personnes notifiées le 3 mars et qui adhèrent au congé de reclassement seront convoquées aux réunions d’inscription à l’EMF organisées du 17 au 19 mars.

Madame BECKER-QUIGNION Un salarié a demandé à bénéficier d’un entretien individuel au cours d’une réunion collective.

Madame BOQUET Il existe un décalage d’une semaine entre les réunions collectives et les entretiens individuels. 178 demandes de DIF ont été exprimées par des salariés, dont 118 demandes de DIF portable et 60 demandes de DIF avant notification. Nous avons insisté sur le fait que les salariés peuvent déposer des demandes jusqu’à la fin de leur préavis.

Monsieur JUREK A qui ces demandes doivent-elles être adressées ?

Madame BOQUET Nous avons convenu avec la Direction du site que les demandes de DIF portable seraient traitées par SODIE dans un souci d’efficacité et de rapidité de traitement des demandes.

Monsieur WAMEN Vous devriez communiquer davantage sur les modalités d’utilisation du DIF. Nous avons dû intervenir nous-mêmes auprès des salariés, mais cette mission ne nous incombe pas. Vous devriez préciser que les heures prises dans le cadre du DIF peuvent compléter une formation.

Monsieur SZYROKI Quel est l’intérêt de mobiliser son DIF ?

Madame BECKER-QUIGNION Ces heures ne sont pas décomptées des heures de formation allouées dans le cadre du PSE.

Monsieur SZYROKI Une personne qui retrouve un emploi ne pourra plus utiliser son DIF pour se perfectionner dans son nouveau poste.

Monsieur WAMEN Les salariés utilisent le DIF pour parfaire une formation initiale ou achever un cursus. Les compteurs CA, CP, DIF, CET, RCA et Fractionnement ont été remis à zéro sur les feuilles de paie des salariés. Les salariés ne doivent pas être impactés par les tensions existant manifestement au sein de l’équipe RH. Notre interlocuteur nous a indiqué que les compteurs ont été interrompus au 1er janvier 2014, mais les salariés sont pourtant toujours des salariés Goodyear.

Madame BECKER-QUIGNION Les salariés craignent de perdre leurs droits lors du solde de tout compte.

Monsieur DUSSUCHALE Le site internet dont vous avez demandé la création sera finalisé à la fin de la semaine prochaine. Son adresse sera simple afin que nous puissions la communiquer aisément par SMS ou à l’oral. Nous mettrons en ligne l’ensemble des points de communication notés depuis le début des commissions de suivi. Je n’ai pas d’éléments d’information sur les compteurs.

Monsieur WAMEN Je déplore que nous soyons victimes des problèmes de communication entre membres des RH.

Monsieur DUSSUCHALE Les responsabilités et missions sont clairement réparties dans notre organisation.

Monsieur WAMEN Nous avons proposé en commission de suivi locale qu’un interlocuteur du service Paie soit présent deux jours par mois dans les locaux de la SODIE, et notamment lorsque la paie est versée aux salariés.

Monsieur DUSSUCHALE Il s’agit d’une très bonne suggestion.

Madame BECKER-QUIGNION Les personnels de la paie sont tous très compétents.

Monsieur WAMEN Il vous faudra clarifier la problématique du DIF afin d’éviter des situations de crise à la SODIE.

Monsieur GLESSER Les salariés retrouveront naturellement l’intégralité de leurs droits lorsque la situation sera corrigée.

Monsieur DUSSUCHALE Je contacterai le responsable Paie pendant la suspension de séance et je vous communiquerai plus de détails à la reprise.

Monsieur WAMEN Vous devrez indiquer expressément qu’une erreur s’est produite dans les compteurs de DIF. Comment déterminez-vous le nombre d’heures de DIF restantes pour chaque salarié ?

Monsieur GLESSER Les demandes de DIF sont traitées par le service RH tant que le salarié n’est pas notifié. Les demandes de DIF formulées pendant le congé de reclassement deviennent portables et sont alors prises en charge par SODIE.

Monsieur WAMEN La rémunération est-elle impactée si le DIF est pris pendant le congé de reclassement ?

Monsieur GLESSER Non.

Monsieur WAMEN Il s’agit d’une différence majeure entre le DIF et le CIF. Vous devrez communiquer sur ce point. Les salariés croient qu’ils perdront la moitié de leur rémunération pendant les périodes de DIF. Nous avons tous intérêt à ce que les compteurs DIF soient proches de zéro dans six mois. Un atelier devrait être consacré à ce sujet. Vous auriez dû distribuer une pochette d’accueil pour informer les salariés. Nous n’aurions pas eu à débattre des sujets qui nous occupent aujourd'hui.

Monsieur JUREK Les personnes bénéficiant d’un DIF de huit mois entrent-elles dans le congé de reclassement au terme de cette formation ?

Madame BOQUET Non.

Monsieur GLESSER Les huit demandes de formation mentionnées dans le document ne relèvent pas du DIF.

Madame BOQUET Le coût des formations est prélevé sur le budget du PSE. Les salariés continuent de bénéficier du congé de reclassement pendant la durée de leur formation et le terme du congé n’est donc pas repoussé. Un salarié ayant droit à un congé de reclassement de quinze mois pourra participer à une formation de huit mois et disposera d’un solde de sept mois pour retrouver un emploi. Tout salarié qui suit une formation de plus de 300 heures dans le cadre du PSE aura la possibilité de rompre son congé de reclassement.

Monsieur JUREK La capacité de rompre le congé de reclassement appartient donc uniquement aux salariés. Certains d’entre eux croient pourtant qu’ils perdront le bénéfice des mois restants dans le cadre du congé de reclassement au terme d’une formation de plus de 300 heures.

Madame BOQUET Il s’agit d’une erreur de compréhension.

Monsieur WAMEN Il faudra insister sur ce point car les salariés reçoivent des informations contradictoires.

Monsieur GLESSER Le site internet fournira une information écrite aux salariés sur ce sujet.

Madame BECKER-QUIGNION L’entretien d’un salarié avec un consultant référent s’est mal déroulé. Ce salarié a été reçu par un autre consultant lors de sa visite suivante.

Madame BOQUET Nous devons tenir compte des problématiques de relations humaines afin que le processus se déroule au mieux.

Madame BECKER-QUIGNION Le salarié a eu le sentiment d’être stigmatisé et de ne pas avoir le droit d’exprimer des critiques sur son consultant.

Madame BOQUET J’ai reçu ce salarié et nous avons convenu des modalités de son accompagnement.

Monsieur ARGAUD Les salariés perçoivent-ils une rémunération identique à celle versée pendant le congé de reclassement lorsqu’ils suivent une formation ?

Madame BOQUET Oui.

Monsieur JUREK Un salarié qui décide de rompre son congé de reclassement au terme d’une formation de plus de 300 heures peut-il capitaliser le solde du congé de reclassement ?

Monsieur DUSSUCHALE Non.

La séance est suspendue de 10 heures 25 à 11 heures.

Monsieur DUSSUCHALE Je devrai m’absenter dans cinq à dix minutes mais la réunion se poursuivra avec Messieurs Cavaillé et Glesser. Au terme de la séance, Madame Vincent-Joulin vous présentera l’accord de fin de conflit pour signature. La consultation du CE de Riom a eu lieu lundi et nous pouvons donc régulariser la signature avant de procéder aux formalités de dépôt.

Madame BOQUET Huit demandes de formations ont été validées par la direction de Goodyear.

Monsieur SZYROKI Monsieur Jurek a demandé avant la suspension de séance si une formation de plus de 300 heures est considérée comme une solution identifiée permettant de capitaliser le solde du congé de reclassement. Vous ne lui avez pas répondu.

Monsieur DUSSUCHALE Il s’agit bien d’une solution identifiée. La capitalisation est cependant liée à l’obtention d’un CDI, d’un CDD ou d’un contrat de travail temporaire de plus de six mois, ou d’une création ou reprise d’entreprise. Les formations de plus de 300 heures ne sont donc pas un sujet de capitalisation.

Monsieur JUREK Un salarié suivant une formation de plus de 300 heures et quittant le congé de reclassement ne pourra pas capitaliser, mais il percevra les primes.

Monsieur DUSSUCHALE Bien entendu. Le salarié aura cependant tout intérêt à rester dans ce dispositif afin de bénéficier du suivi d’un conseiller spécialisé dans l’espace Mobilité formation.

Monsieur DUSSUCHALE quitte la séance.

Madame BOQUET Les formations suivies sont les suivantes : • Technicien de maintenance de parcs éoliens (deux salariés) ; • Ajusteur monteur aéronautique (un salarié) ; • CAP Plaquiste (un salarié) ; • TP Conducteur de transport routier interurbain de personnes (deux salariés) ; • Permis poids lourd C (un salarié) ; • Permis poids lourd EB (un salarié).

Monsieur WAMEN Les 178 demandes de DIF ont-elles été acceptées ?

Madame BOQUET Oui. Des salariés ont demandé à bénéficier de congés sans solde dans le cadre de reprises d’emploi préalables à leur notification de licenciement. Nous ne disposons pas encore du nombre précis de personnes concernées.

Monsieur GLESSER Nous dénombrons une demi-douzaine de personnes dans cette situation.

Madame BOQUET Cinq salariés nous ont indiqué qu’ils ont trouvé un CDI prenant effet entre le 1er mars et le 1er avril.

Monsieur JUREK Nous avons demandé que les salariés puissent signer des contrats d’intérim d’un ou deux mois pendant la durée du préavis.

Madame BOQUET Les salariés peuvent cumuler une période d’activité professionnelle et des indemnités de préavis pendant la durée du préavis conventionnel. Quatre salariés concernés ont été notifiés en février et leur préavis expirera au début du mois d’avril. Nous devrons déterminer si ces personnes devront rompre leur contrat d’intérim, qui pourrait pourtant aboutir à une solution durable d’emploi, parce qu’elles arriveront au terme de leur congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Les salariés retrouveront un emploi en multipliant les contrats d’intérim. Nous étudions donc la possibilité de modifier le contenu du PSE sur ce point. J’espère que nous pourrons vous apporter une réponse positive.

Monsieur WAMEN Un accord devra être conclu le cas échéant.

Monsieur CAVAILLE Nous devons d’abord examiner la régularité juridique de cette procédure. Nous sommes convaincus de la nécessité d’ouvrir cette possibilité aux salariés.

Monsieur WAMEN Les salariés nous interrogent régulièrement sur ce sujet. Les entreprises concluent des contrats précaires avant de proposer des CDI.

Monsieur JUREK Les salariés refuseront des contrats d’intérim de courte durée s’ils sont contraints de quitter le congé de reclassement pour les signer.

Monsieur WAMEN Le retour à l’emploi passera par des phases d’intérim. Goodyear n’a jamais recruté sans période d’intérim préalable ; je ne vois pas pourquoi les autres entreprises agiraient différemment. Monsieur CAVAILLE Nous vous apporterons une réponse sur ce point en commission de suivi locale le 2 avril.

Monsieur JUREK Qu’adviendra-t-il pour les personnes pouvant signer un contrat d’alternance ?

Madame BOQUET Le contrat d’alternance constitue un contrat de travail. Une personne signant un tel contrat sortira du congé de reclassement et bénéficiera de l’ensemble des mesures liées à une sortie positive du congé.

Monsieur JUREK Ces personnes bénéficieront-elles de l’ATD ?

Madame BOQUET Oui, mais au prorata du temps passé en entreprise. Une personne dont le contrat d’alternance ne dépasse pas 15 mois pourra bénéficier d’un complément de salaire versé par Pôle Emploi et de l’ATD.

Monsieur JUREK La situation de cette personne devrait être la même que celles des salariés suivant des formations de plus de 300 heures.

Madame CLASSIOT Non, car elle ne bénéficierait pas de la capitalisation.

Madame BOQUET La solution proposée est plus avantageuse pour le salarié.

Monsieur WAMEN L’enquête de satisfaction ne fonctionnera pas car les salariés ne souhaiteront pas la remplir. Vous bénéficierez de davantage d’informations grâce aux retours que nous pourrons vous faire. Vous annoncez 0,5 % d’insatisfaction, mais vous êtes loin du compte.

Madame BOQUET J’en déduis donc que je peux demander aux consultants de ne plus transmettre le questionnaire de satisfaction aux salariés.

Monsieur WAMEN Oui.

Madame BOQUET N’hésitez donc pas à nous transmettre les observations des salariés sans attendre la prochaine commission de suivi.

Madame CLASSIOT Il est effectivement fastidieux de remettre le questionnaire après chaque entretien. Nous laisserons ces formulaires à disposition des salariés souhaitant les compléter. Les questionnaires de satisfaction seront en revanche maintenus au terme des ateliers.

Madame BOQUET Nous avons prospecté 779 entreprises depuis octobre 2013 et avons obtenu 26 rendez-vous. 135 offres d’emploi ont été détectées. Les CDI représentent 57 % de ces offres.

Monsieur WAMEN Pôle Emploi affirme que de nombreuses offres ne sont pas pourvues en région Picardie. Vous devriez vous rapprocher d’eux pour savoir de quels types de métier il s’agit.

Madame BOQUET Ces postes sont liés aux métiers de bouche, au service à la personne et à la logistique.

Monsieur WAMEN Certains métiers de service à la personne ne requièrent que peu de formation.

Madame CLASSIOT Nous avons conclu des partenariats avec Pôle Emploi et avec des organismes de formation sur les thématiques du service à la personne et du transport routier.

Monsieur WAMEN Le marché du transport routier est fortement impacté par la concurrence des pays de l’Est. Vous devriez vous orienter vers le transport de personnes à mobilité réduite, ainsi que vers le gardiennage en bâtiment.

Madame BOQUET Nous sommes en relation avec le Pôle Emploi pour faire passer des tests aux salariés sur les métiers de l’aéronautique. Nous avons pris contact avec les sous-traitants de ce secteur car ils constitueront les principaux pourvoyeurs d’emploi dans les prochains mois. 28 positionnements ont été réalisés ou sont en cours auprès de Zodiac, de Nestlé, d’AAA, de Simra, de Laroche, d’Emin Leydier et de Blondel Aérologistique.

Monsieur WAMEN Avez-vous essayé de contacter la cellule emploi du Conseil Régional ? Le président du Conseiller Régional m’a indiqué que des possibilités existaient mais qu’il n’interviendrait pas dans le dossier Goodyear tant qu‘un accord ne serait pas conclu entre les organisations syndicales et la Direction. Un pôle Filière nouvelles technologies a été créé à proximité de Méaulte.

Monsieur GLESSER Nous organiserons dans les prochaines semaines une réunion regroupant l’ensemble des intervenants économique de la région. Nous présenterons à cette occasion notre projet de Campus Formation à des représentants de Pôle Emploi, de la Direccte, du Conseil Général, du Conseil Régional, et de la Chambre de Commerce et de l’Industrie.

Monsieur GUILLAUME Qui représentera la fonction publique ?

Monsieur GLESSER Nous inviterons des représentants de la Direccte et des services de la préfecture.

Monsieur GUILLAUME Ce secteur est très compartimenté. Il faudra identifier plusieurs interlocuteurs. Vous avez essentiellement prospecté des entreprises du secteur privé. Commission Centrale de Suivi Goodyear Dunlop Tires France Rueil-Malmaison, le 12 mars 2014 18

Monsieur GLESSER Nous démarcherons également l’administration territoriale, hospitalière et étatique.

Madame CLASSIOT Nous définirons le plan d’actions au cours du comité de pilotage.

Monsieur GUILLAUME Vous pourriez vous adresser aux EPIC comme EDF ou la SNCF.

Madame BOQUET Nous contacterons également des collectivités locales.

Monsieur WAMEN Toyota recrutera plus de 350 personnes à Valenciennes.

Madame CLASSIOT Il ne s’agit cependant que de contrats d’intérim. Je doute que des salariés acceptent une mobilité pour occuper un poste précaire.

Madame BOQUET Quatre personnes ont été reçues par Zodiac pour des postes en CDI. Deux salariés ont confirmé leur intérêt pour les postes et l’employeur devrait communiquer sa décision finale dans les prochaines semaines. Nous avons également dénombré trois entretiens chez Blondel Logistique pour des postes en CDI, ainsi qu’un entretien chez Manpower pour un poste de technicien de maintenance en CDD de six mois renouvelable et un entretien chez Alliance Emploi pour un CDD de six mois. Nous avons pris contact avec Randstad pour répondre au besoin de recrutement de Valeo à Etaples. Des contrats de travail temporaire de 6 à 18 mois seraient proposés sur des fonctions de conducteur de ligne, de magasinier et cariste, et d’opérateur. Nous avons également rencontré le centre de recherche Nestlé Laboratoire. Le projet viserait à former cinq conducteurs de machines via un CQP d’une durée d’un an. AAA proposera deux informations collectives le 3 avril. Cet acteur cherche des profils de technicien qualité, d’ingénieur Production et d’ajusteur monteur. Le groupe Laroche recherche un responsable qualité en CDI et la société Simra a accepté d’étendre l’accord en faveur de la formation et du repositionnement des demandeurs d’emploi qu’elle a conclu avec Pôle Emploi aux salariés de Goodyear. 50 postes en CDI seront ainsi rendus disponibles. Concernant Figeac Aéro, Pôle Emploi opèrera le 29 avril une présélection des personnes pouvant suivre la formation au métier d’ajusteur monteur. La prise de contact avec Pôle Emploi Albert est en cours.

Monsieur GLESSER Un accompagnement sur mesure sera proposé aux personnes en invalidité afin de mieux tenir compte de leur problématique individuelle. Un accompagnement à distance sera proposé aux personnes dont le handicap ne permet pas de se rendre sur le site de Boves. Cet accompagnement pourra avoir lieu par courriel, par courrier postal, par téléphone, ou par visioconférence selon les possibilités et préférences de chaque salarié. Les salariés en situation d’inaptitude ou d’invalidité seront accompagnés dans leurs démarches administratives grâce au site internet goodyear-amiensnord@apgis.com. Les structures spécialisées dans le recrutement des personnes handicapées seront mobilisées. Des ateliers thématiques dédiés pourront également être organisés en fonction des problématiques rencontrées. Ces démarches visent à ce que les salariés en invalidité puissent bénéficier des mêmes prestations du cabinet SODIE que les autres salariés.

Monsieur JUREK Les personnes en maladie professionnelle bénéficieront-elles de l’intégralité de leur congé de reclassement ?

Madame BOQUET Oui. J’ai eu l’occasion de confirmer à un salarié en maladie professionnelle que son congé de reclassement durera 18 mois.

Monsieur GLESSER Les salariés en invalidité de première ou deuxième catégorie doivent absolument adhérer au congé de reclassement. Cette adhésion ne remettra pas en cause leur pension d’invalidité.

Monsieur JUREK Les salariés ayant subi des maladies professionnelles ont perdu des trimestres de cotisation.

Madame BECKER-QUIGNION Le système de paie de Goodyear est particulier. Les périodes d’absence sont calculées par semaine.

Monsieur GLESSER Cette situation n’est pas liée au PSE. J’informerai directement SODIE sur ce point. Les salariés doivent produire des attestations pour démontrer que leur absence était de longue durée, et non de sept jours puis à nouveau de sept jours.

Monsieur FROST Les trimestres manquants des personnes concernées seront-ils validés ?

Monsieur GLESSER Oui.

Madame BECKER-QUIGNION Il faut également traiter la question des cotisations retraite pendant le congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Il n’est pas prévu que les salariés cotisent pour leur retraite complémentaire pendant le congé de reclassement en dehors de la période de préavis. Ce point était ouvert à négociation, mais le contenu du PSE n’a pas été négocié comme Monsieur Wamen l’a rappelé.

Monsieur WAMEN Vous avez cependant affirmé que le PSE n’était pas figé.

Monsieur GLESSER En effet.

Madame BOQUET Les trimestres sont cotisés en Sécurité Sociale et en retraite complémentaire pendant la période de préavis, et ne sont pas cotisés pour la retraite complémentaire entre la fin de la période de préavis et le douzième mois du congé de reclassement. Les cotisations reprennent au-delà du douzième mois.

Monsieur GLESSER Cette période varie donc en fonction de la durée du préavis. Ce principe s’applique uniquement au régime de retraite complémentaire.

Monsieur WAMEN Les salariés doivent pouvoir bénéficier des droits à la retraite complémentaire pendant la durée du congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Ces dispositions sont inscrites dans le PSE.

Monsieur WAMEN Le PSE ne peut cependant pas contenir des dispositions moins favorables que la jurisprudence.

Monsieur GLESSER Vous n’avez pas souhaité négocier le contenu du PSE. Nous pouvons cependant débattre de certains sujets si vous le souhaitez.

Monsieur WAMEN Je formule donc cette demande clairement. Nous souhaitons que les salariés en congé de reclassement bénéficient des mêmes droits que quand ils travaillaient.

Monsieur GLESSER Les salariés âgés de plus de 58 ans ont été reçus par la CARSAT. A votre demande, il a été proposé aux salariés âgés de 55 à 57 ans de rencontrer un conseiller CARSAT afin d’étudier leur relevé de carrière et de déterminer la date théorique à laquelle ils pourront faire valoir leur droit à la retraite. Sur les 67 salariés concernés, 66 salariés sont venus rencontrer les conseillers de la CARSAT entre les 4 et 7 mars.

Monsieur WAMEN Pourrons-nous avoir un point sur les travaux de la CARSAT en commission locale à Amiens ? Nous avons demandé que les départs en retraite soient comptabilisés comme des solutions identifiées. Si vous n’acceptez pas cette mesure, les salariés profiteront tous de l’intégralité de leur congé de reclassement, soit 24 mois en raison de leur situation difficile. Vous pourriez réaliser une économie de 20 % en acceptant que les départs en retraite soient considérés comme des solutions identifiées.

Monsieur GLESSER Ces personnes devront participer aux ateliers et rencontrer des employeurs.

Monsieur WAMEN Elles engorgeront vos formations et vos ateliers le cas échéant.

Madame BOQUET Le congé de reclassement ne dure que 4 mois pour ces populations.

Monsieur JUREK Le PSE semble indiquer que la durée du congé de reclassement est limitée à quatre mois pour les salariés bénéficiant d’une retraite à temps plein dans les douze mois de la notification de leur licenciement. Il existe un flou sur ce sujet.

Monsieur GLESSER Vous avez toujours affirmé qu’il n‘était pas normal que des salariés restent dans l’Entreprise pour toucher « le pactole » au lieu de prendre la retraite. Nous avons donc limité la durée de reclassement à quatre mois pour éviter cette situation.

Monsieur WAMEN Vous faites référence à des personnels des services administratifs, âgés de 62 ou 63 ans et qui pouvaient prétendre à une retraite à taux plein. Le Code du Travail prévoit désormais que les salariés peuvent décider quand ils le souhaitent de leur départ à la retraite en bénéficiant de bonifications pour chaque trimestre supplémentaire cotisé. Ces populations pourront donc choisir de rester dans l’Entreprise en congé de reclassement pendant 24 mois ; la durée de leur congé de reclassement ne pourra pas être limitée à 4 mois. Le PSE est contraire à la loi sur ce point.

Monsieur GLESSER L’employeur peut demander à ces salariés s’ils souhaitent prendre une retraite à taux plein dans l’année qui suit leur notification.

Monsieur WAMEN Ils refuseront.

Monsieur GLESSER L’Entreprise peut interroger les salariés.

Monsieur WAMEN Je vous propose donc de considérer les départs en retraite comme des solutions identifiées. Le solde du congé de reclassement restant pourrait alors être capitalisé. Cette solution vous permettrait d’affirmer que vous avez trouvé des solutions pour plusieurs centaines de salariés et de désengorger les dispositifs déployés par SODIE.

Monsieur GLESSER J’ai bien compris votre position. Vous pourriez également demander que le congé de reclassement soit maintenu jusqu’à ce que la personne puisse faire valoir ses droits à la retraite.

Monsieur WAMEN Les salariés ont déjà ce choix puisqu’ils peuvent rester jusqu’au terme du congé de reclassement s’ils le souhaitent. Les dispositions du PSE limitant le congé de reclassement à quatre mois sont illicites. Monsieur CAVAILLE Je prends note de votre revendication, que nous examinerons.

Monsieur GLESSER La Direccte a toutefois validé le contenu du PSE.

Monsieur WAMEN Vous ne pouvez pas cesser de payer un salarié s’il n’a pas pris sa retraite.

Monsieur JUREK Qu’adviendra-t-il d’un salarié retraitable au 1er septembre ?

Madame CLASSIOT Sa situation sera la même que celle d’un salarié retraitable au 1er juillet.

Monsieur JUREK Un salarié pouvant prendre sa retraite le 1er décembre signera un congé de reclassement d’une durée de 24 mois.

Madame CLASSIOT La durée de son congé de reclassement sera limitée à quatre mois.

Monsieur WAMEN Votre posture rigide contraindra les salariés à abuser du système.

Monsieur CAVAILLE J’ai bien pris note de votre position. Nous étudierons ce sujet dans de brefs délais.

Monsieur WAMEN Nous ne pourrons pas accepter que des personnes ayant travaillé 30 à 40 ans chez Goodyear ne soient pas payées pendant plusieurs mois à la fin de leur carrière.

Madame BECKER-QUIGNION Qu’adviendra-t-il si une personne atteint l’âge de 56 ans pendant son préavis ?

Madame BOQUET L’ancienneté est calculée au terme du préavis conventionnel. Nous devrons cependant déterminer si la durée du congé de reclassement dépend de l’âge du salarié au jour de la notification de son licenciement ou de la fin de son préavis. Le critère constitue à mon sens celui de l’âge au jour de la notification.

Monsieur WAMEN Le préavis constitue du temps de travail effectif. Le critère doit donc être celui de l’âge au dernier jour du préavis.

Monsieur CAVAILLE Le PSE indique que l’âge pris en compte pour déterminer la durée de reclassement est celui du salarié au jour de la notification du licenciement.

Madame BOQUET Les salariés ont droit à un congé de reclassement de 18 ou 15 mois selon qu’ils ont plus ou moins de 56 ans à la date de la notification du licenciement.

Monsieur JUREK L’âge doit être pris en compte au jour de fin du préavis.

Monsieur GLESSER Non, car le congé de reclassement débute huit jours après la notification.

Monsieur CAVAILLE Cette règle est conforme au cadre législatif. La responsable de l’administration du personnel et de la paie a confirmé qu’un membre de son équipe sera présent dans les locaux de SODIE lorsque la paie sera versée.

Monsieur WAMEN Les salariés devront en être informés.

Monsieur CAVAILLE Les compteurs de congés d’ancienneté et de CET ont été passés à zéro par erreur. La situation sera rectifiée sur la paie du mois de mars.

Monsieur SZYROKI Nous avons demandé en commission de suivi si les accidents subis par des salariés se rendant à une commission de reclassement sont considérés comme des AT.

Monsieur WAMEN Le Code du Travail indique qu’il s’agit bien d’AT. Y a-t-il une infirmerie dans les locaux de la SODIE ?

Madame CLASSIOT Nous disposons d’une armoire à pharmacie.

Monsieur WAMEN Qui est habilité à soigner les salariés ? Avez-vous un défibrillateur ?

Madame CLASSIOT Non.

Monsieur CAVAILLE Je doute que ce soit nécessaire.

Monsieur WAMEN Leur présence est obligatoire dans les lieux publics.

Monsieur GLESSER La SODIE n’est pas un lieu public mais un lieu privé accueillant du public.

Madame CLASSIOT Des SST sont présents dans nos locaux.

Monsieur WAMEN Qui remplira les feuilles d’arrêt de travail ?

Monsieur GLESSER Elles seront renseignées par l’infirmerie du site.

Monsieur JUREK La portabilité de la mutuelle s’applique-t-elle aux personnes ayant retrouvé un emploi ?

Madame BOQUET Non, elle ne concerne que les demandeurs d’emploi.

Monsieur SZYROKI Nous avons demandé en commission locale que le seuil permettant de recevoir la prime de mille euros soit réduit de vingt à dix ateliers.

Monsieur GLESSER Nous avons refusé. A défaut d’accord sur ce point, nous devrons revenir à la situation décrite dans le PSE. La prime de mille euros sera versée aux salariés suivant vingt actions de formation, à raison de deux par semaine.

Monsieur WAMEN De nombreuses demandes de remboursement des frais divers sont en souffrance.

Monsieur GLESSER Nous avons mobilisé une intérimaire pour une durée de deux semaines afin de les traiter. Nous envisageons par ailleurs la création d’un forfait de remboursement basé sur des zones géographiques.

Monsieur WAMEN Vous devrez également tenir compte des frais de restauration des salariés se déplaçant sur une demi-journée. Ceux d’entre eux qui habitent loin devront s’arrêter en route pour déjeuner.

Monsieur GLESSER Le déjeuner est pris en charge pour les salariés participant à un entretien et à un atelier au cours d’une demi-journée.

Monsieur CAVAILLE Je ne souhaite pas opérer de distinction selon que les salariés habitent loin ou à proximité de la SODIE.

Monsieur WAMEN L’abaissement du seuil sur les primes de 1 000 euros permettrait de compter 63 bénéficiaires, soit une enveloppe de 63 000 euros. Vous pourriez verser 750 euros si le seuil était fixé à quinze ateliers.

Monsieur GLESSER Nous n’avons pas pu parvenir à un accord et restons donc aux dispositions d’origine.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas ce que Monsieur Dussuchale a annoncé.

Monsieur CAVAILLE Nous lèverons définitivement ce doute en commission locale.

Monsieur GLESSER Monsieur Dussuchale a proposé de retenir un seuil à quinze visites et vous avez maintenu votre demande à dix visites. Nous sommes donc revenus au critère de vingt visites à défaut d’accord. Il a été rappelé que les salariés peuvent bénéficier des demandes de logement, des prêts accession ou travaux, du Loca-pass pour financer leur caution, du Mobil-pass qui leur offre un accompagnement à la recherche d’un logement, et du Pass-assistance pour les personnes en difficultés financières liées au logement pendant toute la durée du congé de reclassement. En cas de maladie, l’employeur demeure Goodyear. Les salariés malades doivent transmettre leur arrêt maladie au service RH Goodyear dans les meilleurs délais et informer leur conseille SODIE si des rendez-vous ou des formations étaient programmés durant cet arrêt. Les salariés en arrêt maladie perçoivent les indemnités journalières de la sécurité sociale et un complément de salaire versé par Goodyear dans la limite de son allocation de congé de reclassement. L’arrêt maladie suspend le congé de reclassement mais n’en repousse pas le terme. Commission Centrale de Suivi Goodyear Dunlop Tires France Rueil-Malmaison, le 12 mars 2014 25 Durant toute la durée du congé de reclassement, les salariés bénéficient du régime de prévoyance décès invalidité incapacité. La pension d’invalidité sécurité sociale, l’allocation de reclassement et le complément prévoyance peuvent être cumulés dans la limite du salaire d’activité. A la rupture effective du contrat de travail, une portabilité de neuf mois est appliquée au demandeur d’emploi. La portabilité est étendue à douze mois pour les salariés intégrant le dispositif à partir de juin 2015 et la répartition des cotisations reste identique. Les salariés peuvent obtenir des informations sur le site goodyear-amiensnord@apgis.com ou en appelant le numéro de téléphone dédié en cours de mise en place.

Monsieur JUREK Le solde de tout compte fera-t-il l’objet d’une feuille de paie spécifique ?

Monsieur GLESSER Le dernier mois de préavis et le solde de tout compte figureront sur la même feuille de paie.

Monsieur JUREK Beaucoup de salariés se plaignent du manque de moyens alloués à l’atelier informatique. Un cabinet dispensant des formations informatiques nous a adressé une offre intéressante. Les salariés conserveraient l’ordinateur portable mis à leur disposition pendant le stage en l’échange d’un euro.

Monsieur GLESSER Le coût de cette prestation est nettement plus élevé que celui de l’atelier informatique. Nous avons prévu de rencontrer ce prestataire.

Monsieur WAMEN La problématique du coût de la prestation ne nous concerne pas. Nous n’avons pas demandé la fermeture du site d’Amiens Nord.

Madame CLASSIOT Les salariés ont signalé des situations de doublon sur des ordinateurs dans leur évaluation de l’atelier informatique. Cette situation ne s’est cependant produite qu’une seule fois.

Monsieur SZYROKI Vous n’avez pas étudié toutes les évaluations. Tous les salariés de l’atelier auquel j’ai participé vous ont remonté ces dysfonctionnements.

Monsieur CAVAILLE Nous nous assurerons que les salariés ne seront pas plus de deux par ordinateur. Les salariés disposant de leurs propres fichiers pourraient repartir avec une clé USB.

Madame CLASSIOT Ces ateliers cesseront prochainement puisqu’ils ne seront pas maintenus dans l’EMF.

Madame BECKER-QUIGNION Les salariés souhaitent qu’un local syndical soit mis à disposition à la SODIE.

Madame CLASSIOT Ils disposent toujours des locaux d’Amiens Nord.

Monsieur WAMEN Les locaux administratifs étaient vides. Vous auriez dû installer la cellule de reclassement sur le site.

Madame CLASSIOT Ils n’étaient sûrement pas vides à l’époque.

Monsieur WAMEN Si. Vous ne connaissez pas le site et vous n’avez pas à prendre la parole sur ce sujet.

Madame BECKER-QUIGNION Il va falloir organiser les réunions en deux temps. Ce sujet ne concerne en aucun cas SODIE.

Monsieur WAMEN Nous devons disposer d’un local pour recevoir les salariés. Les salariés ne peuvent plus se rendre sur le site d’Amiens Nord car celui-ci est surveillé par des vigiles.

Monsieur CAVAILLE La prochaine commission locale aura lieu le 2 avril 2014. Je vous rappelle que l’accord d’entreprise qui réitère les protocoles de fin de conflit de janvier 2014 est soumis à signature de Messieurs Wamen, Guillaume, Szyroki et Raynaud. La séance est levée à 12 heures 40.

mardi 1 avril 2014

Suite des gardes a vue et situation des élus CGT

Après plus de 36 de garde a vue, la question reste toujours la même, pourquoi plus de 6 ans après des faits, 3 juges se sont attachés a un tel point a vouloir mettre en garde a vue des élus CGT Goodyear

La façon d'agir la aussi posé un grand nombre d'interrogations, faire intervenir la section de recherche criminelle d'Amiens pour aller ceuillir a leur réveil des élus CGT, avec des perquisitions et tout ça devant les familles et le voisinage......

Voilà des méthodes qui normalement sont utilisées pour les grands bandits, les criminelles.....

Les élus CGT parce qu'ils ont combattu pendant plus de 7 ans la fermeture d'une usine dans un climat certe tendu méritaient ils un tel traitement de choc???

Bien évidement que non, mais il fallait sûrement faire passer un nouveau message de fermeté et intimidimation ....

Pour nous il va y avoir du mouvement sur le site Amiens Nord et très prochainement, les gardes a vue ne sont pas arrivées par hasard a cette période.....

Il faut indiquer aux élus CGT qu'ils vont devoir être a l'écart de l'arrivée du repreneur du moins être les moins revendicatifs possible !!!!

En tout cas, nous pouvons affirmer que les méthodes très musclées, les moyens surdimensionnés ont laisse des traces dans les familles des élus , que dire des médias qui se sont empressés de bien indiquer partout certains noms des principaux interpellés histoire de bien anéantir encore plus toute chance de reconversation...

Bref, après plus de 36 h de garde a vue l'heure est au recul pour les élus, il va falloir du temps pour essayer de digérer cette haine contre des représentants du personnel qui ont été traité comme les plus grands délinquants de la planète .....

Et le syndicat a l'initiative qui se félicite de cette situation et qui joue a on ne savait pas ....

Des réunions ont été reportées a notre demande le temps de pouvoir retrouver un climat permettant d'avancer dans les échanges.....

Nous vous tiendrons informes de la suite qui sera donne a cette situation absolument délirante.

lundi 31 mars 2014

Condoléances

Nous avons appris aujourd'hui avec stupeur et beaucoup de tristesse, la disparition de notre collègue Laurent Cadoret .

Nos pensées vont à sa famille et ses proches, sa femme et ses deux enfants .

jeudi 27 mars 2014

Réunion le vendredi 28 mars 2014

La réunion concernant la mise en place du collectif des salariés Goodyear Amiens Nord licenciés, se tiendra le :

vendredi 28 mars 2014 à 17 heures

Salle Valentin Hauy Rue Valentin Hauy Amiens

Vos élus CGT

LES REPRESENTANTS DES SALARIES DE GOODYEAR EN GARDE A VUE A LA DEMANDE DE LA Cfe-Cgc

Amiens, le 27 mars 2014

5 élus CGT Goodyear, Mickaël WAMEN, Sébastien LUPO, Reynald JUREK, Franck JUREK, Christian HAREUX, sont en garde à vue depuis hier matin, à la demande du syndicat Cfe-Cgc.

On croît rêver !!! La Cfe-Cgc, plus déterminée encore que l’employeur à obtenir la fermeture du site Goodyear Amiens Nord, a constamment entravé les droits des salariés, notamment en empêchant le CCE de voter des délibérations contre les licenciements.

Aujourd’hui, le syndicat des cadres est plus amère que jamais face aux salariés et à la CGT qui ont arraché un accord de fin de conflit prévoyant des indemnités historiques ; c’est manifestement cet accord que la Cfe-Cgc cherche à torpiller.

En effet, cet accord entre la direction et les élus CGT a rendu vain tous les efforts fournis depuis des années par la Cfe-Cgc pour que les 1200 salariés soient licenciés dans les pires conditions.

Les dénonciations calomnieuses de la Cfe-Cgc et de ses représentants (dont l’une est la directrice de communication de Goodyear) s’ajoutent à toutes les atteintes à la liberté syndicale et aux délits d’entrave qu’ils ont commis de manière systématique en accompagnant la direction dans son projet de fermeture du site d’Amiens Nord.

Toutes les organisations CGT vont engager des poursuites pénales appropriées contre tous ceux de la Cfe-Cgc qui ont violé les droits fondamentaux des salariés Goodyear, (les plaintes déposées par la Cfe-Cgc contre les élus CGT avaient été classées sans suite par le Procureur de la République et les poursuites actuelles contre les représentants CGT ont exclusivement été engagées sur constitution de partie civile).

La CGT Goodyear

mardi 11 mars 2014

Procès-verbal 2ème réunion Commission locale de suivi (Amiens)

Commission de Suivi Locale Usine Goodyear-Dunlop d’Amiens Nord Amiens, le 27 février 2014 1 Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord

Compte-rendu de la 2ème réunion de la Commission de suivi locale de l’établissement d’Amiens Nord du 27 février 2014 Etaient présents : Laurent DUSSUCHALE, Directeur des Relations Sociales France Bernard GLESSER, Directeur des Ressources Humaines d’Amiens Nord Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION Reynald JUREK David MEIRA Mickael WAMEN Pour la CFE-CGC : Patrice SZYROKI Jacques MARTIN Peter FROST Virginie CLASSIOT, Directrice de projet Sodie Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie Commission de Suivi Locale Usine Goodyear-Dunlop d’Amiens Nord Amiens, le 27 février 2014 2 Ordre du jour Point de situation sur le reclassement (dont international) et le repositionnement interne Congé de reclassement Point de situation de l’EMF Gestion des situations particulières Inaptitudes et invalidités Permanences CARSAT Points divers 1. Aides au logement 2. Prévoyance 3. Arrêt maladie

La séance est ouverte à 13 heures 15.

Laurent DUSSUCHALE Je vous informe que les représentants de la DIRECCTE et de l’ICAS ne seront pas présents. Mickaël WAMEN Il serait souhaitable que la DIRECCTE soit présente au moins une fois.

I. Point de situation sur le reclassement (dont international) et le repositionnement interne

Laurent DUSSUCHALE Dans le premier groupe des salariés désignés par les critères d’ordre de licenciement, 22 personnes ont accepté de recevoir des offres à l’international au sein du Groupe. Mickaël WAMEN Est-il prévu d’organiser un voyage d’études ? Laurent DUSSUCHALE Pour les salariés qui acceptent de recevoir des offres à l’international, nous établissons un CV en français et en anglais sur la base des informations que nous possédons. Ce CV est ensuite transmis à l’ensemble des Directeurs Ressources Humaines des pays qui intéressent les salariés. Nous essayons d’identifier des offres susceptibles de convenir aux salariés. Sur ces 22 personnes, nous comptons 13 ouvriers, 8 collaborateurs et un cadre. Je vous communiquerai les éléments sur les offres réalisées. Mickaël WAMEN Je vous signale qu’un salarié s’est vu proposer un reclassement dans un site industriel en Espagne, alors qu’il n’y a pas d’usine Goodyear dans ce pays. Laurent DUSSUCHALE Il n’a pas pu recevoir d’offre sur un site industriel qui n’existe pas. Evelyne BECKER-QUIGNION Il a reçu une proposition. Laurent DUSSUCHALE Par ailleurs, 66 salariés ont indiqué qu’ils accepteraient au moins une offre de reclassement interne en France à la suite d’envoi d’offres multiples. 28 offres fermes ont été émises, dont 3 à Montluçon et 25 à Amiens Sud. A ce stade, nous avons reçu 6 retours positifs, dont 3 à Montluçon et 3 à GDTAS. David MEIRA Ces personnes ont-elles effectué leur période d’essai ? Laurent DUSSUCHALE Elles doivent commencer leur période d’adaptation prochainement. 456 salariés ont reçu leur lettre de licenciement pour motif économique le 3 février et 44 l’ont reçue le 24 février. Le deuxième groupe des salariés d’Amiens Nord qui n’étaient pas désignés par les critères d’ordres de licenciement représente 490 personnes. Parmi eux, dix salariés ont accepté un repositionnement, huit à Montluçon et deux à Riom. Ces deux derniers ont finalement refusé d’aller à Riom. Ces repositionnements concernent deux opérateurs de production, un polyvalent de production, un encadrement du centre de production, deux chefs de zone, un planning production et un encadrement Qtech. 30 salariés ont indiqué en novembre 2013 qu’ils préféraient recevoir des offres de reclassement interne en France ou à l’étranger. 438 salariés ayant refusé un positionnement ont reçu des offres multiples ainsi qu’un questionnaire relatif au reclassement à l’étranger (pour 35 d’entre eux). Mickaël WAMEN Les repositionnements se passent mal sur place. Laurent DUSSUCHALE La RRH sur site de Montluçon accompagne ce sujet quotidiennement. Il convient de veiller à ce que le salarié dont le poste est supprimé et le salarié en reclassement ne soient pas dans le même cycle pendant la période d’adaptation. Sur les retours que nous avons reçus, 22 salariés ont indiqué qu’ils accepteraient au moins un des postes proposés. 10 salariés sont intéressés pour recevoir des offres de reclassement à l’international. Mickaël WAMEN Il reste 154 salariés qui n’ont pas reçu de notification de licenciement. Laurent DUSSUCHALE Il s’agit de salariés protégés ou qui ont accepté un poste de reclassement interne, mais qui ne sont pas prioritaires compte tenu de leur nombre de points. Ces derniers ne sont pas licenciés à ce stade. De cette manière, nous pourrons leur proposer une offre de reclassement interne qui serait refusée par une personne plus prioritaire. Mickaël WAMEN Quand seront envoyées les dernières lettres de licenciement ? Laurent DUSSUCHALE 395 personnes recevront un courrier de licenciement la semaine prochaine. Les dernières lettres partiront vers le 20 mars 2014. Des salariés resteront en poste pour accompagner les opérations de démantelement.

II. Congé de reclassement

Laurent DUSSUCHALE Sur les salariés notifiés par courrier envoyé le 3 février 2014, 444 ont adhéré au congé de reclassement, 7 ont refusé l’adhésion et 5 n’ont pas répondu. Evelyne BECKER-QUIGNION Le chiffre de 7 refus est énorme. Laurent DUSSUCHALE Sur le deuxième groupe, nous atteignons 33 % de taux de réponse. Des appels téléphoniques seront passés demain aux personnes n’ayant pas encore répondu. Mickaël WAMEN Quels sont les motifs des refus du congé de reclassement ? Laurent DUSSUCHALE Nous ne connaissons pas toujours le motif. Mickaël WAMEN Je vous signale qu’une personne ne souhaite pas adhérer au congé de reclassement pour bénéficier immédiatement de l’indemnité de départ et profiter des derniers jours de vie de sa femme. Les personnes qui ne prennent pas le congé de reclassement peuvent-elles recevoir leur solde de tout compte, soit l’intégralité des primes légale et supra-légale, à la fin des deux mois de préavis ? Laurent DUSSUCHALE Oui, elles perçoivent tout, à l’exception du congé de reclassement. Reynald JUREK Certains salariés rencontrent d’importantes difficultés financières. N’ont-ils pas refusé le congé de reclassement pour bénéficier de leur prime de licenciement immédiatement ? Leur demande d’avance de versement d’une partie de leur prime a-t-elle été refusée ? Bernard GLESSER Pour ma part, j’ai rencontré toutes les personnes ayant demandé une avance sur leur prime. Mickaël WAMEN Des personnes ont refusé d’adhérer au congé de reclassement pour percevoir rapidement leur prime de licenciement. Par ailleurs, certains salariés percevaient régulièrement des avances sur salaire pour couvrir leurs dettes. Or à ce jour, ils ne peuvent plus en bénéficier. Bernard GLESSER Ils peuvent bénéficier d’acompte pendant les deux mois de préavis. A la fin du préavis, ils toucheront le prorata des primes annuelles, des primes de vacances et l’indemnité compensatrice de congés payés. Mickaël WAMEN Où se situe la paie ? Bernard GLESSER Elle est située à Amiens Sud. Mickaël WAMEN Je demande qu’au moins une personne de la paie soit basée au service RH dans les locaux de SODIE afin de répondre aux questions des salariés et d’aider les personnes à traiter les indemnités en retard. Reynald JUREK Est-ce que SODIE connaît les motifs de non-adhésion au congé de reclassement ? Virginie CLASSIOT Non, nous ne les connaissons pas. Bernard GLESSER Sur les cinq personnes qui n’ont pas répondu, un salarié est à la retraite, un autre est en congé sans solde. Enfin, nous avons cherché à contacter en vain les trois autres personnes : une ne répond jamais au téléphone, une autre n’a pas laissé de coordonnées téléphoniques et la dernière s’est répandue en insultes sans que nous réussissions à lui parler. Mickaël WAMEN Quel est le délai de réponse ? Laurent DUSSUCHALE Il est de huit jours. Bernard GLESSER Nous faisons néanmoins preuve de souplesse et de compréhension sur le sujet. Deux salariés qui ont répondu après le délai ont été intégrés au congé de reclassement. Reynald JUREK Parmi les 44 derniers licenciements notifiés le 24 février, une personne a d’ores et déjà refusé l’adhésion. Laurent DUSSUCHALE Oui. Mickaël WAMEN Quelle est la forme de cette réponse ? Laurent DUSSUCHALE Le courrier comporte un coupon-réponse. Mickaël WAMEN Il conviendrait d’officialiser la possibilité pour les salariés en difficulté de demander des avances de versement des primes. Bernard GLESSER Nous avons retenu deux critères : la gravité et l’urgence de la situation.

III. Point de situation de l’EMF

Mickaël WAMEN Pourquoi les salariés ne reçoivent-ils pas d’exemplaire de la charte ? Virginie CLASSIOT Nous avons reçu une seule information pour les 444 salariés ayant adhéré. Les consultants sont spécialisés en fonction des profils des salariés. Il est donc nécessaire d’affecter certains profils de salariés à certains consultants. Il n’était pas techniquement possible de mettre le nom du consultant référent lors de l’envoi des courriers de notification. Il est demandé aux salariés de signer la charte dans un premier temps. Elle n’est remise que lors de l’entretien avec le consultant référent, une fois que ce dernier l’a également signée. Mickaël WAMEN Pourquoi ne peuvent-ils pas repartir avec la charte et l’apporter lors de l’entretien avec le consultant référent afin qu’il la signe ? Virginie CLASSIOT Je vous propose de demander aux salariés de signer les trois exemplaires et de leur laisser le choix entre repartir avec un exemplaire de leur charte ou laisser les trois exemplaires sur place. Mickaël WAMEN Toutes les personnes que j’ai rencontrées m’ont indiqué qu’elles souhaitaient repartir avec. Virginie CLASSIOT Nous prenons compte de cette remarque. Les 444 salariés ont reçu un courrier les convoquant à une réunion pour signer la charge d’engagement. 377 se sont rendus à ces rendez-vous, au cours desquels un consultant a présenté le dispositif d’accompagnement, la charte et a répondu aux questions des salariés. A l’issue de cette réunion, chaque salarié a reçu un document indiquant la date de son entretien individuel avec son consultant référent et la date d’un atelier sur l’information et la gestion des indemnités. Mickaël WAMEN De nombreuses personnes ont déploré être obligées de participer à cet atelier. La formation sur la gestion du capital devrait être facultative. Bernard GLESSER Une grande partie de la formation dispensée par CYPRES porte sur le caractère social et fiscal des indemnités. Evelyne BECKER-QUIGNION Je vous signale que nous avons rencontré de nombreux problèmes avec CYPRES. Bernard GLESSER Nous devons effectuer un point avec ce cabinet sur les premières formations. Sophie BOQUET La formation à laquelle j’ai assisté semblait intéresser les salariés. Mickaël WAMEN Le timing de cette formation n’est pas opportun, car elle est trop éloignée de la date de versement des indemnités. De plus, il serait pertinent de regrouper les formations pour éviter que les salariés se déplacent plusieurs fois. Enfin, il serait souhaitable de remettre aux salariés une pochette d’accueil, avec un stylo, du papier, les informations sur les remboursements des frais kilométriques, etc. Virginie CLASSIOT Nous avons tenu compte de vos remarques sur l’information sur les remboursements des frais kilométriques et des frais de repas. Nous avons communiqué sur ce sujet par voie d’affichage. Pour le reste, nous remettons aux salariés des documents sur les mesures du PSE et sur l’accompagnement. Evelyne BECKER-QUIGNION Il s’agissait d’une remarque pratique. Mickaël WAMEN Ma remarque portait sur la qualité de l’accueil des salariés. Le fait de donner une pochette aux salariés lors de l’accueil permettrait de regrouper les documents remis. Laurent DUSSUCHALE Cette idée n’est pas mauvaise. Il faudra regarder ce qu’il est possible de mettre en place sur le plan pratique. Evelyne BECKER-QUIGNION Ne pourriez-vous pas décaler dans le temps les sessions de formation sur la gestion des indemnités de licenciement ? De cette manière, les salariés recevront l’information au moment où elle leur sera le plus utile. Mickaël WAMEN La priorité aurait dû être de dispenser la formation sur la gestion du temps dans la cellule de reclassement et non sur la façon de bien gérer son argent. Virginie CLASSIOT Cette formation est mise en place aujourd'hui, car les salariés nous demandent comment se structurent ces indemnités. En outre, de nombreuses personnes sortiront prochainement du congé de reclassement, car elles trouveront des solutions. Elles ont donc besoin de cette formation. Mickaël WAMEN Cette formation ne devrait pas être obligatoire. Evelyne BECKER-QUIGNION Il n’est pas nécessaire d’apprendre à gérer de l’argent qui sera reçu 30 mois plus tard. Mickaël WAMEN La charte EMF oblige les salariés à participer à une formation deux fois par mois. Or, il serait utile que ces deux formations soient laissées au choix du salarié et que la cellule de reclassement soit plus à l’écoute des salariés. Il ne faut pas imposer le planning de formation. Laurent DUSSUCHALE Je précise que le nombre minimum de réunions obligatoires pourra être supérieur à deux. Patrice SZYROKI Ce n’est pas ce qui était convenu. Il avait été annoncé que le minimum serait de deux réunions par mois. Virginie CLASSIOT Si une personne ne se présente pas au moins deux fois à la cellule de reclassement dans le mois, nous informerons la Direction de l’Entreprise. Mickaël WAMEN Je vous rappelle que vous allez accueillir des salariés en mauvais état, qui mettent leur avenir entre vos mains. Vous leur imposez un calendrier avec des formations obligatoires. Vous êtes contraints de faire preuve de rigidité, car vous n’avez pas prévu assez de personnel pour accompagner un plan de 1 143 suppressions de postes. Laurent DUSSUCHALE La formation est obligatoire pendant la durée de l’accompagnement. Notre objectif est que le maximum de salariés participe aux sessions pour lesquelles ils sont convoqués. Nous nous assurerons que les personnes ont suivi cette formation au cours de leur période de reclassement. Nous ferons preuve de souplesse comme vous nous y encouragez. Mickaël WAMEN Les personnes viendront « pointer » tous les mois pour bénéficier des indemnités de leur congé de reclassement et certainement pas parce qu’ils pensent que vous les aiderez à retrouver du travail. J’ai participé à une formation sur l’utilisation d’un ordinateur et d’une boîte mail où il n’y avait même pas de PC. Virginie CLASSIOT Sur les 444 adhérents, 377 ont participé à ces réunions pour signature de la charte d’engagement. A la suite de votre remarque à la dernière commission centrale, nous avons mis en place une réunion de rappel sur les mesures du PSE afin de revenir sur d’éventuels points restés en suspens. Dix personnes ont souhaité participer à ces réunions de rappel sur les mesures du PSE. Les 367 autres salariés ont considéré que les informations qu’ils possédaient étaient suffisantes. Mickaël WAMEN Communiquez-vous l’accord de fin de conflit au cours de cette formation ? Virginie CLASSIOT Oui. Lors de ces réunions, il est rappelé la possibilité de mobiliser le DIF et les conditions de sa mobilisation. Le 21 février, nous avons adressé un courrier aux 63 personnes n’ayant pas assisté aux réunions pour les informer du rendez-vous avec leur consultant référent. Il leur sera proposé de signer la charte lors de ce rendez-vous. Mickaël WAMEN 132 demandes de DIF ont été effectuées. Sophie BOQUET Sur 132 demandes de DIF, 72 s’inscrivent dans le cadre du DIF portable, ce qui correspond aux demandes de DIF réalisées après la notification du licenciement. 60 demandes ont été effectuées avant la notification et sont en cours. Au-delà des demandes de DIF, certains salariés ont demandé à bénéficier de formation de reconversion. Mickaël WAMEN La personne qui souhaite suivre le CAP de gardien d’immeuble à Chantilly était en colère après avoir appris que ses frais de déplacement ne seraient pas pris en charge. Bernard GLESSER J’ai rencontré cette personne. Nous lui avons expliqué que ses frais seraient pris en charge. Reynald JUREK Pourquoi faut-il passer par des conflits pour obtenir des réponses positives ? Mickaël WAMEN Il serait souhaitable que la SODIE s’abstienne de répondre à ces questions et réoriente les salariés vers la DRH. Sophie BOQUET Il existe une confusion entre les frais de déplacement pour se rendre à l’EMF et les frais de déplacement pour aller en formation. Le PSE prévoit uniquement la prise en charge des frais de déplacement pour se rendre à une formation. Je vous informe que nous avons mis en place un partenariat avec une société d’aéronautique, SIMRA, pour organiser une période d’observation d’une semaine, suivie d’une formation d’ajusteur monteur pour 12 personnes, avec une promesse d’embauche soit en CDD de six mois soit en CDI. Les autres formations (conducteur routier, dépanneur frigorifique, installateur grand chauffage, CAP gardien d’immeuble et tourneur) ont démarré avant les notifications de licenciement et sont imputées sur le plan de formation. David MEIRA Les formations de reconversion sont possibles avant comme après la notification du licenciement. Sophie BOQUET Tout à fait. Virginie CLASSIOT Nous avons mis en place un questionnaire de satisfaction après chaque entretien avec le consultant à compter du 24 février 2014. Nous avons récupéré 48 évaluations. Aucune personne n’a remonté un niveau de satisfaction faible ou très faible. 81 % des salariés se déclarent très satisfaits et 19 % sont satisfaits. Mickaël WAMEN Combien de questionnaires de satisfaction avez-vous distribués ? Virginie CLASSIOT Nous remettons ce questionnaire à chaque salarié en début d’entretien. Mickaël WAMEN Il conviendrait de l’imposer. Virginie CLASSIOT Nous ne pouvons pas imposer aux salariés de le remplir. Patrice SZYROKI Il serait souhaitable de numéroter les questionnaires afin de mesurer le taux de réponse. Virginie CLASSIOT Nous indiquerons le nombre d’entretiens effectués. Mickaël WAMEN Il faut remettre systématiquement le questionnaire et inviter les personnes à le remplir. Virginie CLASSIOT Nous vous indiquerons pour la prochaine réunion le nombre de questionnaires remis en entretien et le nombre de questionnaires retournés. Je vous invite à encourager les salariés à remplir les questionnaires. Sophie BOQUET Le Pôle Relations Entreprises a prospecté 779 entreprises depuis octobre 2013. 25 rendez-vous ont été pris et 179 offres d’emploi ont été détectées. A ce jour, 40 salariés se sont positionnés sur ces offres. Trois entretiens sont programmés le 7 mars 2014. Ils se dérouleront à Boves, sur le site de l’EMF. Mickaël WAMEN S’agit-il d’emplois en CDI ? Sophie BOQUET Oui, ces trois postes correspondent à des CDI. David MEIRA Combien d’entreprises ont proposé les 179 postes ? Sophie BOQUET Je l’ignore. Virginie CLASSIOT Nous vous l’indiquerons. Un intervenant D’où proviennent majoritairement les offres d’emploi ? Sophie BOQUET Il s’agit des entreprises qui recherchent aujourd'hui des ajusteurs monteurs, notamment les sous-traitants aéronautiques (SIMRA, SEGULA). En fonction des projets des salariés, la prospection des emplois sera renforcée. Notre objectif est bien de détecter le plus grand nombre possible d’offres.

IV. Gestion des situations particulières

1. Inaptitudes et invalidités

Bernard GLESSER Nous comptons 3 salariés invalides en première catégorie, 29 salariés invalides en deuxième catégorie et 26 en incapacité. Ces derniers sont en arrêt maladie. Ils ne sont plus payés par Goodyear, mais sont indemnisés par la Sécurité Sociale et par l’APGIS. Nous dénombrons également 105 salariés inaptes définitifs (c’est-à-dire que les restrictions médicales leur empêchent de tenir le poste de travail qu’ils tenaient chez Goodyear). Mickaël WAMEN Combien sont les salariés en inaptitude totale et définitive ? Bernard GLESSER Une seule personne est dans cette situation. Les médecins du travail refusent habituellement de déclarer une inaptitude totale et définitive dans la mesure où elle signifie le licenciement du salarié. Mickaël WAMEN Je vous signale qu’environ 100 personnes ne sont pas reclassables. Pourriez-vous affiner les informations sur les 105 personnes (moyenne d’âge, etc.) ? Virginie CLASSIOT Le fait d’être déclaré inapte définitif ne vaut que pour l’entreprise qui employait la personne. Nous avons convenu avec la Direction de Goodyear de proposer un accompagnement personnalisé des personnes en inaptitude ou en invalidité et, plus généralement, qui présentent des problématiques spécifiques. Il pourra prendre la forme :  d’un accompagnement à distance des personnes dont le handicap les empêche de se déplacer sur le site de Boves ;  d’une aide dans les démarches administratives, en particulier avec l’APGIS ;  d’une mise en contact avec les structures spécialisées dans le recrutement des personnes handicapées. Mickaël WAMEN Je vous signale que nous avons créé beaucoup de handicaps. Vous prétendez qu’il existe de nombreux emplois pour les personnes handicapées. Je vous mets au défi de leur retrouver un emploi. Virginie CLASSIOT Nous pouvons solliciter les établissements spécialisés.

2. Permanences CARSAT

Sophie BOQUET Des permanences seront mises en place avec la CARSAT à partir du mardi 4 mars pour les salariés âgés de 55 à 57 ans afin d’étudier leur relevé de carrière pour connaître la date théorique à laquelle ils pourront faire valoir leurs droits à la retraite. Sur les 67 salariés concernés, 48 ont pris rendez-vous, un a refusé et 18 personnes n’ont pu être jointes par téléphone. Elles ont donc reçu un courrier pour les informer du planning des permanences. Mickaël WAMEN Réaliserez-vous un débriefing avec la CARSAT ? Sophie BOQUET Oui, c’est prévu. En outre, au-delà de leur rendez-vous avec la CARSAT, les salariés ont la possibilité de rencontrer un conseiller SODIE spécialisé dans les problématiques de fin de carrière. Je vous présenterai un point après avoir rencontré les représentants de la CARSAT. Mickaël WAMEN Pour moi, un salarié qui partira à la retraite pendant le congé de reclassement doit être comptabilisé comme une solution identifiée. Il conviendrait de l’ajouter dans le document PSE. Si nous considérons que le départ en retraite pendant le congé de reclassement est une solution identifiée, le salarié pourra bénéficier de la capitalisation du congé de reclassement. Laurent DUSSUCHALE Ce n’est pas la définition que nous avons choisi de donner à la solution identifiée. Pour nous, la solution identifiée correspond à une personne qui doit retrouver un emploi et pour laquelle nous mettrons en place un dispositif d’accompagnement financier. Mickaël WAMEN Des personnes qui partiront en retraite dans quelques mois occupent des places dans les sessions de formation. Laurent DUSSUCHALE Les personnes « retraitables » dans les douze mois bénéficient d’un accompagnement moindre que les personnes qui ont réellement besoin de trouver du travail. Mickaël WAMEN Vous ne pouvez pas empêcher ces personnes de participer aux ateliers. Laurent DUSSUCHALE Effectivement. Cependant, la mesure de capitalisation ne concerne que les personnes qui doivent retrouver un travail et fonctionne comme une motivation à retrouver un travail plus rapidement. Mickaël WAMEN Une personne qui part en retraite dans six mois ne touchera pas son capital restant dû. Laurent DUSSUCHALE La capitalisation ne fonctionne pas, en effet. Mickaël WAMEN Il n’est pas normal que ces personnes perdent le capital restant dû du congé de reclassement si elles partent en retraite avant le congé de reclassement. Or leur accorder ce capital éviterait de consacrer des efforts pour accompagner ces personnes et désengorgerait le processus. Evelyne BECKER-QUIGNION Cette mesure serait intéressante pour les personnes qui partiraient à la retraite dans un délai compris entre 12 et 18 mois. Laurent DUSSUCHALE Je réserve ma réponse.

V. Points divers

1. Aides au logement

Bernard GLESSER J’ai rencontré Procilia pour connaître les dispositions en vigueur pendant le congé de reclassement. Il s’avère que, pendant cette période, les salariés peuvent bénéficier :  des demandes de logement ;  des prêts accession ou travaux ;  du Loca-Pass ;  du Mobili-Pass ;  du Pass-Assistance, pour les personnes en difficultés financières liées au logement. Mickaël WAMEN La dette des personnes peut être étalée sur 60 mois maximum. Bernard GLESSER Ils peuvent aussi servir de médiateur, se porter caution, etc. J’insiste sur le fait que les droits aux aides au logement restent ouverts pendant toute la durée du congé de reclassement. Reynald JUREK La situation est donc identique à celle qui prévalait lorsque le salarié travaillait. Mickaël WAMEN Je précise que Loca-Pass et Mobili-Pass sont des prêts et non des dons. Bernard GLESSER Tout à fait. Pour les personnes en surendettement Banque de France, il est possible d’obtenir une dérogation pour le Loca-Pass.

2. Prévoyance

Bernard GLESSER Pendant la durée du congé de reclassement, les salariés bénéficient des garanties du régime de prévoyance (décès, invalidité et incapacité). De plus, la pension d’invalidité est cumulable avec le congé de reclassement dans la limite du salaire d’activité. Sophie BOQUET Les salariés perçoivent la pension d’invalidité versée par la Sécurité Sociale et l’indemnisation du congé de reclassement. Si l’addition des deux est inférieure au salaire d’activité, l’APGIS complétera. Patrice SZYROKI Si le salarié décède, sa famille percevra-t-elle à la fois le capital-décès et des indemnités de licenciement ? Bernard GLESSER Tout à fait. Ses ayants droit percevront le solde de tout compte, incluant l’indemnité conventionnelle et supra-conventionnelle, ainsi que les dispositions de la prévoyance relative au décès. Par ailleurs, la prévoyance est éligible à la portabilité pendant une durée de neuf mois pour les demandeurs d’emploi. La portabilité sera étendue à 12 mois pour les salariés qui entrent dans le dispositif à partir de juin 2015. David MEIRA Une personne qui retrouve un emploi peut-elle encore bénéficier de la mutuelle ? Sophie BOQUET Non. La condition pour bénéficier de la portabilité est d’être demandeur d’emploi. David MEIRA Est-ce aussi le cas pour une personne qui retrouve un emploi en intérim ? Sophie BOQUET Oui. David MEIRA Si une personne travaille deux ou trois mois pendant le congé de reclassement, le congé est-il suspendu ? Bernard GLESSER Les salariés peuvent uniquement travailler pendant la période de préavis pendant laquelle ils sont autorisés à cumuler les indemnités compensatrices de préavis et le salaire d’un autre employeur. David MEIRA Il est indiqué dans l’article L1233-4211 du Code du travail que le fait de travailler pendant le congé de reclassement suspend le congé de reclassement. Laurent DUSSUCHALE L’article du Code du travail auquel vous faites référence porte sur les contrats aidés. David MEIRA Par conséquent, un salarié qui doit prendre un CDD ou une mission d’intérim avant de signer un CDI devra rompre son congé de reclassement. Il ne s’agit alors pas de solutions identifiées. Laurent DUSSUCHALE Comme indiqué dans le PSE, une solution identifiée correspond à un CDI ou à un CDD ou à un contrat de travail temporaire d’au moins six mois. Si des salariés présentent des possibilités de CDD ou de contrat de travail temporaire d’une durée inférieure, leur cas sera examiné en commission de suivi pour déterminer si oui ou non nous considérons qu’il s’agit d’une solution identifiée. Mickaël WAMEN Si le contrat de travail proposé ne couvre pas la fin du congé de reclassement, le salarié n’aura pas intérêt à le prendre. Laurent DUSSUCHALE L’objectif est que les salariés retrouvent un emploi le plus rapidement possible. Reynald JUREK Personne n’est capable d’expliquer aux salariés comment est calculée l’allocation temporaire différentielle. Sophie BOQUET Il est écrit dans le PSE que cette allocation est versée tous les trois mois, avec une réévaluation annuelle. David MEIRA Pour reclasser un nombre maximum de personnes, il faudrait permettre aux salariés de travailler pendant une période courte sans qu’ils soient retirés du congé de reclassement. Laurent DUSSUCHALE Nous examinerons ce point au cas par cas. Reynald JUREK Il faudrait établir une règle claire pour que tous les salariés aient la même possibilité. David MEIRA 80 % des embauches passent par une période précaire. Laurent DUSSUCHALE J’ai pris bonne note de votre remarque. Nous allons en discuter avec Bernard GLESSER et les équipes de la SODIE. Reynald JUREK Il faudrait répondre rapidement à cette question. Sophie BOQUET Nous encourageons les personnes qui le peuvent à travailler pendant leur période de préavis. Reynald JUREK Ne pourriez-vous pas verser le complément de salaire mensuellement ? Laurent DUSSUCHALE Nous examinerons votre demande. Bernard GLESSER Au niveau de la prévoyance, nous avons mis en place une adresse mail spécifique et un numéro de téléphone dédié. Reynald JUREK Est-ce en lien avec le site que vous devez créer ? Bernard GLESSER Non. Je vous informe également que la mutuelle produira une plaquette d’information sur les droits à la mutuelle. Reynald JUREK Je trouve cette situation cynique, car vous n’avez jamais procédé de la sorte lorsque le site était ouvert. Bernard GLESSER Nous organisons à partir du 17 mars prochain chez SODIE une permanence de la mutuelle tous les lundis. Mickaël WAMEN Comment informerez-vous les salariés ? Bernard GLESSER L’information sera affichée dans les locaux de la SODIE et sur la page internet.

3. Arrêt maladie

Bernard GLESSER En cas d’arrêt maladie pendant le congé de reclassement, le salarié doit envoyer son arrêt maladie à Goodyear et aviser son conseiller SODIE si des rendez-vous ou des formations étaient programmés pendant cet arrêt. Le salarié perçoit les indemnités journalières de la Sécurité Sociale et un complément de salaire versé par Goodyear dans la limite du montant de son allocation de congé de reclassement. Enfin, l’arrêt maladie suspend le congé de reclassement, mais n’en repousse pas le terme. Patrice SZYROKI Je trouve cette situation anormale, notamment pour une personne qui aurait une maladie grave. Reynald JUREK Par ailleurs, un salarié en arrêt maladie peut rater plusieurs rendez-vous avec le conseiller SODIE. Virginie CLASSIOT Pour les personnes en arrêt maladie, le congé de reclassement n’est pas reporté. En revanche, il peut s’agir de situations particulières qui nécessitent un accompagnement à distance. David MEIRA Une personne en arrêt de trois mois pour maladie pourrait être considérée comme un salarié fragile. Dans ce cas, le congé de reclassement pourrait être reporté de trois mois. Laurent DUSSUCHALE La notion de salarié fragile est définie dans le PSE. Il est difficile de donner des réponses de principe. Il appartiendra à la commission de suivi de traiter les cas particuliers. Mickaël WAMEN Il faut être clair sur la situation des salariés qui ont une maladie grave ou qui sont victimes d’un accident. Laurent DUSSUCHALE J’espère bien évidemment que ces situations n’existeront pas. De plus, SODIE sera en mesure de mettre en place l’accompagnement à distance nécessaire pour traiter ces situations particulières. Mickaël WAMEN Non, il faut définir un cadre clair. Il est nécessaire de prolonger le congé de reclassement pour les salariés qui sont dans l’incapacité de se rendre aux rendez-vous obligatoires pour des raisons médicales. Laurent DUSSUCHALE Cela dépendra de chaque situation individuelle. Reynald JUREK Il faut s’assurer que ces cas soient traités rapidement en commission de suivi. Laurent DUSSUCHALE Nous les examinerons effectivement en commission de suivi. Mickaël WAMEN Où en êtes-vous de la construction du site internet ? Laurent DUSSUCHALE Nous avançons. Il comportera une entrée pour les entreprises de la branche du caoutchouc pour leur offrir un accès au CV anonyme des salariés, ainsi qu’une entrée pour les salariés où ils pourront consulter des rubriques sur l’actualité, sur les mesures du PSE, sur les structures d’accompagnement (SODIE, mutuelle, prévoyance) et sur les questions fréquentes. Je pense que le site devrait être en ligne d’ici une dizaine de jours. Mickaël WAMEN Pourriez-vous nous le soumettre avant sa mise en ligne ? Laurent DUSSUCHALE Il serait effectivement intéressant que vous donniez votre opinion. Je pourrai vous envoyer le lien par email quelques jours avant la prochaine commission de suivi si le site est prêt. De cette manière, vous pourrez effectuer des observations. Mickaël WAMEN Avez-vous mis en place les panneaux d’affichage ? Virginie CLASSIOT Oui. Nous mettons également à disposition les comptes rendus des commissions de suivi. Mickaël WAMEN S’agissant des frais kilométriques, je trouve idiot de prendre en charge les déplacements au PIC, mais pas ceux à l’EMF. Laurent DUSSUCHALE Les frais kilométriques des personnes se déplaçant dans le cadre de l’EMF seront pris en charge sur la base d’un forfait quotidien qui reste à définir en fonction des zones géographiques. Mickaël WAMEN Y aura-t-il un effet rétroactif ? Laurent DUSSUCHALE Oui. David MEIRA Le verserez-vous avec l’allocation ? Laurent DUSSUCHALE Nous ne le savons pas encore. Mickaël WAMEN Les frais de bouche sont en sus ou non ? Bernard GLESSER Si le salarié est présent en formation toute la journée, son repas est pris en charge par Goodyear dans la limite de ce qui est prévu dans le PSE. Mickaël WAMEN C’est-à-dire 17,40 euros sans justificatif ou 22 euros avec justificatif. Bernard GLESSER Oui. Mickaël WAMEN Quelles sont les formations et les présences qui donnent droit aux frais de bouche ? Laurent DUSSUCHALE Sont éligibles les formations qui durent toute la journée. Mickaël WAMEN J’estime que toute formation supérieure à deux heures devrait donner lieu au remboursement des frais de bouche. Evelyne BECKER-QUIGNION Il faudrait que tous les salariés suivant des formations comprises entre 10 heures et 16 heures aient le droit à un repas. David MEIRA Est-ce que ces frais sont réservés aux personnes entrées dans le congé de reclassement ? Virginie CLASSIOT Les remboursements des frais de repas sont prévus dans le cadre des formations, qu’elles se déroulent chez SODIE ou dans un organisme externe. Mickaël WAMEN Avez-vous prévu d’installer un distributeur de boissons dans le local ? Sophie BOQUET Selecta doit l’installer prochainement. Mickaël WAMEN Qui paie ? Bernard GLESSER Les boissons seront à la charge du salarié. Mickaël WAMEN Vous pourriez instaurer la gratuité des boissons. Laurent DUSSUCHALE Nous prenons note de votre demande. Evelyne BECKER-QUIGNION La formation informatique ne dure-t-elle qu’une journée ? Virginie CLASSIOT Cette formation de base à l’informatique était proposée dans le cadre du PIC. Elle n’a pas lieu d’être maintenue dans le même format dans le cadre de l’EMF. A l’avenir, la démarche sera différente. Les consultants proposeront des formations adaptées aux projets des salariés. Evelyne BECKER-QUIGNION Il est dommage de ne plus proposer de formation informatique de base. Virginie CLASSIOT Dans le cadre du congé de reclassement, le consultant identifiera le niveau du salarié et le niveau à atteindre pour exercer son futur métier. Nous ne proposerons plus de formations avec des personnes ayant différents niveaux. Mickaël WAMEN Il est essentiel de recenser le niveau des salariés. Sophie BOQUET Les entretiens permettront d’évaluer le niveau et les besoins des salariés. Virginie CLASSIOT Les ateliers CV seront également différents selon les niveaux des personnes. Patrice SZYROKI Prévoyez-vous un PC par personne ? Virginie CLASSIOT Cela dépend des formations. Patrice SZYROKI Il est anormal d’être trois par PC dans une salle. Virginie CLASSIOT Avec sept PC et un maximum de douze participants, il n’est pas possible d’avoir plus de deux personnes par PC. Les salariés ne peuvent se retrouver à trois par PC qu’en cas de sur-inscriptions. Patrice SZYROKI Regardez les commentaires portés par les salariés sur les questionnaires de satisfaction. Mickaël WAMEN Je pense que vous rencontrerez des problèmes d’accueil des salariés, car les locaux choisis ne sont pas adaptés à l’ampleur du PSE, notamment au niveau du parking. Virginie CLASSIOT Des places de parking sont disponibles aux alentours. Evelyne BECKER-QUIGNION Que prévoyez-vous pour les personnes qui n’ont pas de permis ni de véhicule ? Mickaël WAMEN Je vous signale en effet que des salariés venaient sur le site avec les transports en commun ou en covoiturage. Laurent DUSSUCHALE Nous regarderons quelles solutions nous pouvons apporter. Virginie CLASSIOT Le site est accessible depuis la gare d’Amiens. Mickaël WAMEN Il faudrait traiter ces situations au cas par cas. Jacques MARTIN Les personnes qui se rendent à Pôle Emploi sont indemnisées. Nous pourrions procéder de la même façon. Mickaël WAMEN Pour revenir sur le versement des 1 000 euros pour les salariés, nous ne nous opposons pas à ce que vous modifiiez la règle des deux fois par semaine à condition que l’ensemble des salariés puissent venir au PIC à 20 reprises. Aussi faut-il permettre à tous les salariés de bénéficier du PIC en précisant que la règle des deux fois par semaine est supprimée et qu’il est nécessaire de participer à 20 actions jusqu’à la notification. Par ailleurs, je rappelle que vous ne devez pas, dans le cadre des ateliers et des formations, tenir des propos critiques contre les actions de la CGT chez Goodyear. Virginie CLASSIOT Je vous invite à me transmettre des éléments plus concrets pour que nous puissions recadrer les discours si nécessaire. Laurent DUSSUCHALE Nous pourrons discuter de cette prime de 1 000 euros en commission centrale, dans la mesure où cette modification viendrait changer les principes du PSE. Patrice SZYROKI Pourquoi discuter en commission centrale de ce sujet qui concerne Amiens Nord, alors que nous sommes présents avec la CGT en réunion de commission de suivi ? Laurent DUSSUCHALE Nous n’avons pas de réponse à vous apporter aujourd'hui. Nous examinerons ce point. Mickaël WAMEN J’invite donc les personnes de SODIE à répondre aux salariés qui les interrogeront sur ce sujet que les syndicats étaient tombés d’accord, mais que la Direction n’a pas apporté de réponse. Virginie CLASSIOT A la suite de la commission du 12 février, nous avons expliqué aux salariés que la suppression du critère de deux événements par semaine avait été proposée par la Direction. Nous avons ajouté que la CGT avait voté contre, que la CFE-CGC s’était abstenue et que la CFDT était favorable. Laurent DUSSUCHALE Vous n’avez pas à entrer dans ce niveau de détail avec les salariés. Mickaël WAMEN Nous avions indiqué que nous souhaitions que le partage soit le plus équitable possible. Il fallait soit trouver une solution adaptable soit maintenir les conditions initiales du PSE. La CGT s’est prononcée contre, car nous estimions que le changement des règles du jeu devait être équitable et compris par tous les salariés. Nous avions également proposé un versement d’une prime de 500 euros à tous les salariés. Peter FROST La Direction était prête à moduler à une session par semaine, mais vous avez refusé. Mickaël WAMEN Actuellement, personne n’est éligible aux conditions discutées en CCE. Laurent DUSSUCHALE Cependant, 42 personnes auraient été éligibles à la mesure alternative que nous proposions. Patrice SZYROKI Je demande à voir les listings de présence aux ateliers, car il semblerait y avoir des erreurs. Mickaël WAMEN Il conviendrait de trouver une solution intelligente et intelligible en élargissant les conditions de versement de la prime au congé de reclassement. Laurent DUSSUCHALE Nous sommes toujours prêts à le mettre en oeuvre avec les 20 fois. Mickaël WAMEN Cette solution n’est pas juste pour les personnes qui sont notifiées aujourd'hui. Laurent DUSSUCHALE Nous acceptons de descendre à 15 passages au PIC. Peter FROST Combien de personnes sont venues plus de 15 fois ? Laurent DUSSUCHALE 62 salariés sont venus plus de 20 fois et 28 salariés sont venus entre 15 et 20 fois ? Mickaël WAMEN Combien de personnes sont venues plus de 10 fois ? Laurent DUSSUCHALE Au total, 130 personnes. Mickaël WAMEN Il faut étendre la mesure aux personnes qui seront notifiées prochainement. Virginie CLASSIOT Il est inutile de venir 10 fois en l’espace d’une semaine uniquement pour obtenir la prime. Les personnes qui sont venues 20 fois sur trois mois ont bénéficié d’un accompagnement. Laurent DUSSUCHALE Vous n’êtes pas d’accord sur 15 passages ? Mickaël WAMEN Nous demandons 10 passages. Laurent DUSSUCHALE Nous ne parviendrons pas à un accord. Mickaël WAMEN Je vous signale en outre que vous avez fait une économie substantielle sur la mutuelle et sur le contrat salarial. Nous n’avons pas demandé à être licenciés, vous pourriez être plus généreux sur la prime de 1 000 euros. Patrice SZYROKI J’ai effectué une proposition d’allongement de la durée de portabilité de la mutuelle avec les excédents de la MIE. Laurent DUSSUCHALE Cela relève d’un sujet de commission mutuelle. Avez-vous d’autres questions ? Mickaël WAMEN Je trouve anormal que le site soit gardé par des vigiles alors que nous avons signé un accord de fin de conflit. Laurent DUSSUCHALE Le dispositif sera allégé après les dernières réunions d’information collectives sur le congé de reclassement. Reynald JUREK Confirmez-vous que vous nous apporterez une réponse au plus tard le 14 mars pour l’attribution des pneus ? Laurent DUSSUCHALE Oui. Mickaël WAMEN Je pense que vous faites une erreur sur la prime de 1 000 euros. Je vous encourage à y réfléchir encore. Sinon, réattribuez la somme à d’autres actions plus équitables. Envisagez-vous de renforcer le dispositif mis en place par la SODIE ? Virginie CLASSIOT Nous mobilisons actuellement 20 consultants. Cependant, si le besoin s’en fait sentir, nous renforcerons le dispositif. Evelyne BECKER-QUIGNION Des salariés se plaignent de ne pas pouvoir rencontrer leur consultant référent lors du premier rendez-vous. Virginie CLASSIOT Nous sommes malheureusement en période de congé. Mickaël WAMEN Il semblerait que les informations dispensées à SODIE soient plus cohérentes entre les ateliers. Cependant, de nombreuses personnes s’interrogent encore sur la création d’entreprise. Cette solution sera certainement la plus utilisée par les salariés. Virginie CLASSIOT Il s’agit sans doute de la solution la plus simple pour capitaliser et sortir du PSE, mais ce n’est pas la solution la plus viable à terme. Notre rôle est d’accompagner les salariés pour qu’ils trouvent des solutions pérennes qui leur permettent de vivre. De nombreuses personnes risquent d’être déçues, car nous ne validerons pas leur projet. Reynald JUREK Vous ne pourrez pas aller à l’encontre d’une personne qui a vraiment la volonté de créer une entreprise. Mickaël WAMEN Comment pourrez-vous répondre aux questions des salariés qui souhaitent créer une entreprise ? Virginie CLASSIOT Des consultants sont spécialisés dans ce domaine. Mickaël WAMEN En commission, nous ne serons pas en mesure de dire si un projet est viable ou non. Virginie CLASSIOT Notre rôle est de donner notre avis à la Direction de Goodyear sur les projets présentés, mais la décision appartiendra à Goodyear. Sophie BOQUET Il faut inviter les salariés à faire preuve de vigilance. Mickaël WAMEN Je trouve que vous êtes moins ouverts à la discussion que lors de la réunion en préfecture. Je suis assez pessimiste sur la possibilité de faire avancer les dossiers dans cette commission. Laurent DUSSUCHALE Sur Selecta, j’ai pris note de votre demande. Sur la prime des 1 000 euros, nous constatons un alignement CGT et CFE-CGC. Je vous ferai part de notre décision ultérieurement. La réunion est levée à 16 heures.

jeudi 27 février 2014

Procès-verbal 1ére réunion Commission centrale de suivi (Rueil-Malmaison)

Commission Centrale de Suivi Goodyear Dunlop Tires France Rueil-Malmaison, le 12 février 2014 Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord

Compte-rendu de la 1ère réunion de la Commission de suivi centrale du 12 février 2014

Etaient présents : Laurent DUSSUCHALE, Directeur des Relations Sociales France Jean-Philippe CAVAILLE, Directeur des Ressources Humaines France Marjorie GAMBADE, Responsable des Ressources Humaines de Montluçon et Riom Monsieur Bernard GLESSER , Directeur des Ressources Humaines d’Amiens Nord Monsieur Arnaud SADOURNY, Responsable des Ressources Humaines du Siège

Pour la CGT : Cyril CARON Reynald JUREK Mickael WAMEN

Pour la CFE-CGC : Peter FROST Patrice SZYROKI

Pour la CFDT : Antony AUXIETTE Didier RAYNAUD

Virginie CLASSIOT, Directrice de projet Sodie Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 10 heures 15.

Monsieur DUSSUCHALE Nous tenons aujourd’hui notre première Commission Centrale de Suivi du PSE liée à la fermeture du site d’Amiens Nord. Je vous propose de procéder à un tour de table car tout le monde ne se connaît pas nécessairement.

Monsieur SZYROKI Pouvez-vous nous expliquer pourquoi les représentants de la CGT sont trois ? Je n’y vois aucun inconvénient, bien au contraire, car nous débattons de sujets intéressants. J’aurais cependant souhaité que nous soyons informés afin que nous venions nous-mêmes à trois.

Monsieur DUSSUCHALE Je n’ai pas été prévenu qu’ils viendraient à trois.

Monsieur WAMEN Si.

Monsieur DUSSUCHALE En tous cas, je ne l’ai pas autorisé. Je ne vois pas de difficultés à ce que la Commission compte un membre observateur supplémentaire par organisation syndicale, sauf si les autres organisations syndicales s’y opposent.

Monsieur SZYROKI Je n’ai aucun problème à ce que les organisations syndicales comptent un représentant de plus. Je veux simplement que l’équité soit respectée.

Monsieur WAMEN Je ne suis pas d’accord avec l’équité. La composition de la Commission doit être représentative des élections professionnelles.

Monsieur DUSSUCHALE Nous privilégierons nécessairement l’équité.

Monsieur WAMEN Je ne suis pas d’accord. Ils représentent quoi ? Si vous représentez 86 % des votes, vous devriez constituer 86 % de la délégation.

Monsieur SZYROKI Je peux changer d’avis s’il le faut.

Monsieur WAMEN J’en ai rien à foutre, tu peux changer d’avis si tu veux, je t’emmerde.

Monsieur DUSSUCHALE Calmez-vous, nous sommes en commission de Suivi du PSE et non en réunion de négociation. Nous n’avons pas à prendre en compte la représentativité des organisations syndicales.

Monsieur WAMEN Les négociations sont finies et on a signé un accord, donc vous nous prenez pour des cons ? On a eu les couilles de signer un accord qu’ils n’ont jamais signé, et on l’a fait améliorer. On a des choses à dire et on va faire rectifier plein d’anomalies dans le processus de la cellule de reclassement. Il peut dire ce qu’il veut, j’en ai rien à branler. On peut venir à 15 si on le souhaite, que ça lui plaise ou pas.

Monsieur SZYROKI Il y a des règles à observer.

Monsieur WAMEN Les règles j’en ai rien à foutre, c’est fait pour être remplacé.

Monsieur SZYROKI Je sais pertinemment que tu n’en as rien à foutre des règles, on l’a bien vu depuis sept ans.

Monsieur WAMEN Si j’étais pas là depuis sept ans tu serais chômeur. Je t’emmerde. Si tu cours aussi vite que je t’emmerde, tu vas battre des records. Usain Bolt peut se faire du souci.

Monsieur SZYROKI Nous devions mettre des noms sur un papier, je souhaite donc qu’on se tienne à ce qui a été envoyé.

Monsieur WAMEN On fera ce qu’on veut, et si t’es pas content c’est pareil. Tu peux te pisser dessus et te rouler par terre, ça ne changera rien.

Monsieur DUSSUCHALE Calmez-vous, Monsieur Wamen. Monsieur Jurek sera donc observateur.

Monsieur WAMEN Non, c’est moi l’observateur. Mais l’observateur va s’exprimer, je vous le dis.

Monsieur DUSSUCHALE C’est donc plus qu’un membre observateur. La CGT ne pourra cependant exprimer que deux voix si des décisions doivent être prises. La Commission Centrale de Suivi a pour mission de faire un point tous les mois sur les processus de reclassement et de repositionnement interne, et de faire un point d’étape sur les activités de la cellule de reclassement avant et après la notification des licenciements. Des premières lettres de licenciement ont été émises et un point de suivi sur les adhésions au congé de reclassement sera donc fait. Dans la mesure où les critères d’ordre des licenciements s’appliquent dans l’ensemble de l’entreprise et sur l’ensemble des établissements, certains salariés d’Amiens Nord ont été désignés dès le début du processus par les critères d’ordre de licenciement et d’autres ne l’ont pas été. Ceux qui ont été désignés sont immédiatement entrés dans le processus de reclassement interne et ont donc reçu successivement un questionnaire relatif au reclassement à l’étranger puis des offres multiples de reclassement interne. Ils recevront des offres fermes de reclassement interne à Montluçon, à Amiens Sud ou au Siège s’ils sont éligibles au regard de leur positionnement dans les critères d’ordre. 456 salariés n’étant pas positionnés pour recevoir une offre de reclassement interne ont reçu une lettre de licenciement le 3 février 2014.

Monsieur WAMEN Il s’agit d’une notification de licenciement. La lettre de licenciement intervient à la fin du congé de reclassement et la notification avant le début du congé de reclassement.

Monsieur DUSSUCHALE La lettre est notifiée au salarié au début du congé de reclassement. Le second groupe correspond aux personnes n’étant pas désignées par les critères d’ordre de licenciement. Celles-ci ont reçu des offres multiples et recevront une offre ferme.

Monsieur WAMEN Certains en ont reçu hier.

Monsieur DUSSUCHALE Il ne s’agissait pas d’offre de repositionnement mais de reclassement interne. Ces personnes ont bénéficié d’un délai de réflexion qui est désormais expiré. Dix d’entre elles ont accepté une offre de repositionnement au sein de GDTF dont neuf à Montluçon et une à Riom. Des candidatures spontanées ont été exprimées sur des postes ouverts au reclassement interne en France. Des salariés ont effectué des voyages de reconnaissance sur le site de Montluçon. Au-delà des 456 salariés s’étant vu notifiés leur licenciement, une personne est partie à la retraite.

Monsieur CARON Vous avez indiqué que la venue de personnes sur les sites de Montluçon et de Riom ne poserait pas de souci au niveau des rocades internes.

Monsieur DUSSUCHALE Des postes sont ouverts à Montluçon. Si un salarié d’Amiens Nord accepte un repositionnement et confirme sa période d’adaptation, les salariés de Montluçon ou de Riom deviennent licenciables. Ces populations entreraient alors dans le mécanisme de reclassement interne. Notre objectif est d’éviter les licenciements dans le respect des règles du PSE.

Monsieur CARON La personne qui se fait remplacer doit obtenir un poste de même niveau.

Madame GAMBADE Ce poste sera proposé parmi les 45 postes ouverts.

Monsieur RAYNAUD Connaissez-vous la répartition par catégorie socioprofessionnelle des dix personnes ayant accepté une offre de repositionnement ?

Madame GAMBADE Il s’agit d’un opérateur à Riom et d’un cadre, trois opérateurs et six techniciens à Montluçon. Monsieur WAMEN Vous devriez nous donner ce détail par écrit.

Monsieur DUSSUCHALE La répartition sera inscrite au procès-verbal. Les salariés d’Amiens Nord non-désignés par les critères d’ordre de licenciement ont reçu des offres multiples de reclassement interne, et certains d’entre eux recevront des offres fermes de reclassement interne à la fin du mois. Ceux d’entre eux qui ne recevront pas d’offre ferme relèveront de la nouvelle vague de notifications des licenciements à la fin du mois de février.

Monsieur WAMEN Cela signifie que très peu de postes proposés en interne n’ont trouvé preneur.

Monsieur DUSSUCHALE Aucune offre ferme n’a encore été adressée. Ces offres seront envoyées dans les prochains jours aux salariés relevant du premier groupe.

Monsieur WAMEN Comment expliquez-vous que des gens d’Amiens Nord en inaptitude définitive à tout poste reçoivent des offres de reclassement sur des postes physiques d’Amiens Sud. Leurs tendons et leurs avant-bras sont broyés, et ils ont des hernies discales à répétition. Des salariés diabétiques ou insomniaques ont également reçu des propositions en 4x8. Tenez-vous compte des problèmes de santé des salariés ?

Monsieur DUSSUCHALE Dès lors qu’un salarié acceptera une offre ferme de reclassement interne à Montluçon ou à Amiens Sud, il sera reçu par la médecine du travail.

Monsieur WAMEN Ces gens sont en inaptitude définitive. Vous connaissez leur bilan de santé. Certains sont payés chez eux depuis des mois car ils ne peuvent plus travailler, et vous leur proposez des postes postés 4x8 sur des machines.

Monsieur CARON La médecine du travail a dû les rencontrer pour reconnaître leur inaptitude.

Monsieur DUSSUCHALE Notre objectif est de prendre en compte les inaptitudes éventuelles mais également de reclasser les salariés. Nous avons formulé des offres multiples qui ne correspondent pas nécessairement aux avis médicaux dont nous avons connaissance. Ils seront vus par la médecine du travail en cas d’offre ferme. Nous essayons cependant de reclasser tout le monde.

Monsieur WAMEN Vous ne pourrez pas reclasser tout le monde avec 150 postes ouverts.

Monsieur DUSSUCHALE Nous ferons en sorte de reclasser un maximum de gens. Nous n’envisageons pas de ne pas adresser d’offres de reclassement interne à certains salariés parce qu’ils sont en inaptitude totale ou partielle.

Monsieur WAMEN Ces salariés ont l’impression que vous vous foutez doublement de leur gueule. Ils ont été broyés par Goodyear et reçoivent des propositions de poste qu’ils ne pourront pas accepter pour des raisons de santé. Cette frustration génère des tensions qui n’ont pas lieu d’être.

Monsieur DUSSUCHALE Les propositions adressées étaient des offres multiples. Les offres fermes de reclassement interne tiennent quant à elles comptent des inaptitudes médicales. Nous avons bien évidemment intégré ce point dans notre processus.

Monsieur WAMEN Comment expliquons-nous cette situation aux salariés ?

Monsieur DUSSUCHALE Il s’agissait d’offres multiples. Les offres fermes seront adressées cette semaine.

Monsieur CARON Jusqu’à quand le processus de reclassement interne est-il ouvert ?

Monsieur DUSSUCHALE Les salariés du premier groupe bénéficieront d’un délai de réflexion de quinze jours suite à l’envoi de l’offre ferme. Le processus s’achèvera donc à la fin du mois de février. Les personnes relevant du second groupe disposeront du même délai et le processus les concernant arrivera à son terme dans le courant du mois de mars. Nous pourrons être amenés le cas échéant à procéder à plusieurs itérations pour nous assurer que le maximum de postes de reclassement interne sont pourvus. C’est notre objectif.

Monsieur WAMEN Des gens refusent des postes internes, c’est dire si vous les rassurez. Il faudra que la société SODIE soit plus explicite avec les salariés recevant des lettres alors qu’ils sont en inaptitude définitive. On leur répond quoi, à part moi qui leur dis que c’est une connerie sans nom ?

Madame CLASSIOT Un salarié dont le licenciement a déjà été notifié et qui a reçu…

Monsieur WAMEN Je vous parle des salariés inaptes.

Madame CLASSIOT Nous leur répondons en fonction de la situation du poste. Soit le poste est adaptable au handicap…

Monsieur WAMEN On leur propose une place en 4x8 et sur machine à des salariés qui n’ont même plus le droit de travailler en 3x8 et sans machine.

Madame CLASSIOT Nous leur expliquerons qu’ils ont reçu une offre multiple et non une offre ferme. Nous étudierons si les postes sont adaptables à l’invalidité ou au handicap des salariés. Cette solution est envisageable dans de nombreux cas.

Monsieur WAMEN Vous croyez que les postes peuvent-être adaptés chez Goodyear ? Ce sont les hommes qui s’adaptent au poste, et pas l’inverse. On est dans le groupe Goodyear Dunlop Tires France. Les investissements pour adapter le poste à l’homme, c’est fini, vous rêvez là. Ne dites surtout pas ça aux gens, vous allez passer pour des cons. Comment pouvez-vous adapter un poste en 4x8 ? Tous les gens qui reçoivent les notifications et les demandes de modification de contrat sont interdits de poste.

Madame CLASSIOT Nous avons rencontré des salariés qui étaient en capacité de travailler en 4x8.

Monsieur WAMEN Vous êtes médecin ? Vous avez rencontré un salarié lambda. Je vous parle de ceux qui sont interdits de travailler chez Goodyear pour des raisons médicales. Ils ne peuvent pas prendre des postes en travail posté et on leur propose des postes en 4x8.

Monsieur CAVAILLE Je comprends votre surprise. On est face à un process très formel, et nous devons garantir une homogénéité de traitement des salariés. Chaque cas est individuel ; certains salariés ne peuvent pas se positionner sur les offres en raison d’une inaptitude déjà reconnue. Il nous faudra préciser que certains postes de l’offre multiple peuvent ne pas correspondre aux salariés. Si aucun poste ne correspond à ce que les salariés peuvent faire, il faudra préciser que l’inaptitude n’est pas prise en compte à ce stade du processus. Cette solution n’est pas optimale en termes de gestion individuelle, et je comprends votre frustration.

Monsieur WAMEN Ce sont les gens qui sont frustrés.

Monsieur CAVAILLE Je comprends la surprise et l’incompréhension des salariés qui vivent déjà une situation difficile. Nous ne pouvons pas procéder différemment pour l’heure car nous traitons tout le monde de la même manière, mais nous tiendrons compte des spécificités des salariés lors du rapprochement des offres multiples et de l’offre ferme.

Monsieur SZYROKI Comment ferez-vous pour les prévenir ? Je suis d’accord avec Madame Classiot quand elle affirme que certains salariés peuvent accepter le 4x8. Ces personnes estiment qu’elles n’ont pas d’autre choix. Comment un salarié ne pouvant pas travailler en 3x8 pourrait-il cependant travailler en 4x8 ?

Monsieur DUSSUCHALE Les offres de reclassement interne partent du principe que les salariés sont aptes aux postes proposés, et nous nous assurons que les postes sont compatibles sur le plan médical. Des salariés ont pu être déclarés inaptes par la médecine du travail car ils ne supportaient plus les rotations 3x8. Certains d’entre eux pourraient cependant accepter une offre en 4x8 pour conserver un emploi.

Monsieur WAMEN Vous ne prenez aucune note. Comment pouvons-nous être surs que ce qui a été dit sera modifié ? Vous avez un cahier des charges bien précis et vous n’en changerez pas. Si la commission est une chambre d’écoute, on se casse tout de suite.

Monsieur DUSSUCHALE Le point est doublement noté.

Monsieur WAMEN Ce qui s’est passé chez Conti est une chose, ce qui se passera chez Goodyear en est une autre. On continuera à s’impliquer avec les salariés jusqu’au bout. La semaine prochaine, je vais là-bas avec une équipe CGT et il nous faut un bureau. Je veux savoir ce qui s’y passe heure par heure, jour par jour. Je vous garantis que je serai dans votre bureau en permanence à partir de mardi. Ça ne se passera pas comme à Conti, avec une situation d’échec dans six mois.

Monsieur DUSSUCHALE Ce n’est pas notre objectif.

Monsieur WAMEN On nous a dit que vous étiez la Rolls-Royce des cellules de reclassement, mais maintenant il va falloir que ça aille vite.

Monsieur DUSSUCHALE La Commission de Suivi n’est pas une chambre d’enregistrement. Votre point sera doublement noté par le sténotypiste et par la Direction et par SODIE.

Monsieur WAMEN Combien y a-t-il de salariés en inaptitude définitive sur le site ?

Monsieur DUSSUCHALE Il y a moins de dix cas d’inaptitude totale et définitive.

Monsieur WAMEN Combien y a-t-il d’inaptitude au travail posté ? Vous devez le savoir puisque vous avez les retours de la médecine du travail.

Monsieur DUSSUCHALE Je ne les ai pas là, en réunion.

Monsieur WAMEN Combien de salariés sont-ils payés chez eux ? 100 ?

Monsieur DUSSUCHALE Il y en a environ 80.

Monsieur WAMEN Nous souhaitons connaître le nombre exact de salariés en inaptitude et pour quel motif. Nous avons besoin de chiffres très précis.

Monsieur DUSSUCHALE Nous disposons de ces chiffres et les intégrerons dans la présentation de la Commission de Suivi locale qui se réunira demain. Ce sujet relève d’ailleurs davantage du périmètre local.

Monsieur CARON La Commission Centrale devra cependant en être informée.

Monsieur DUSSUCHALE Je ne m’oppose pas à ce que ce sujet soit également abordé lors de la prochaine Commission de Suivi centrale. Il se trouve néanmoins que l’étude des cas individuels est prévue par le PSE comme relevant davantage des Commissions de Suivi locales. Avez-vous d’autres questions sur la partie Reclassement/repositionnement interne ?

Monsieur AUXIETTE Vous indiquez que six techniciens ont accepté une offre de redéploiement et que les salariés devront postuler sur des postes ouverts. Combien de postes de techniciens sont-ils ouverts ?

Madame GAMBADE Il y en a sept. Ces postes figurent dans la présentation sur les postes ouverts à Montluçon. Il y a 38 postes d’opérateurs et 7 postes de technicien.

Monsieur Wamen reçoit un appel téléphonique.

Monsieur WAMEN Une salariée m’informe qu’il n’y a actuellement personne aux RH pour recevoir les salariés.

Monsieur DUSSUCHALE Il y a Agnès.

Monsieur WAMEN Qu’est-ce que vous voulez qu’elle gère là-bas ?

Monsieur JUREK Elle ne fait pas partie de SODIE. L’interlocutrice indique qu’elle souhaitait apporter un dossier aux RH mais que le gardien présent à l’entrée lui a demandé de lui remettre ces documents. Elle ajoute qu’elle a refusé afin de remettre le dossier en main propre aux RH. L’interlocutrice rappelle que certains salariés parcourent cinquante ou soixante kilomètres et doivent attendre deux ou trois heures pour communiquer leurs documents lorsque les membres des RH sont en réunion.

Monsieur WAMEN Ce genre de situation arrive tous les jours. Tout le monde m’appelle. Ça fonctionne pas votre bordel. Si ça ne fonctionne pas mieux que ça, je vous garantis que je vais réunir 900 personnes et inviter le Courrier Picard. On retournera tout s’il n’y a personne. Vous avez vendu du rêve aux gens. La SODIE a dit que ça allait fonctionner à merveille mais ça ne fonctionne pas du tout. Je vous garantis qu’on n’attendra pas. On n’est pas chez Conti ici. Ça nous a coûté 33 % du PSE, vos conneries.

Monsieur DUSSUCHALE Essayons de parler calmement s’il y a des dysfonctionnements.

Monsieur GLESSER Je vais répondre.

Monsieur JUREK Les gens le voient très bien. Je ne sais pas ce qui est arrivé à Bernard Glesser.

Monsieur WAMEN Il a été enfermé pendant 15 minutes. Il doit être en colère. Il aurait fallu le licencier avec une grosse prime pour qu’il nous casse plus les couilles. Il est en colère alors il ne fait plus son boulot.

Monsieur JUREK Si vous êtes rancunier, faut partir. Vous n’avez jamais été un vrai Goodyear. Et les gens de SODIE : pas une seule fois le même discours en trois réunions collectives.

Monsieur WAMEN J’installe un bureau CGT dedans la semaine prochaine. Qu’on vienne m’en empêcher, Vous allez voir comment ça va ronfler. On n’est pas chez Conti, on est chez Goodyear. J’ai signé un accord et je veux qu’il soit respecté. On n’a pas pu modifier le PSE là-dessus mais ça n‘empêche qu’eux vous ont vendu du rêve. Ferracci, l’autre enculé avec son équipe de football de merde !

Monsieur GLESSER Le point spécifique soulevé par cette femme n’a rien à voir avec SODIE et intéresse uniquement l’antenne RH Goodyear située dans le bâtiment de Boves.

Monsieur WAMEN Pourquoi l’antenne RH n’est-elle pas située dans l’établissement d’Amiens Nord ?

Monsieur GLESSER Les gens se rendent volontiers chez SODIE. Ils peuvent remettre leurs réponses sur l’adhésion ou non au congé de reclassement et sur l’acceptation des offres qui leur ont été envoyées à cette occasion.

Monsieur WAMEN C’est Agnès qui reçoit ces gens ? Elle est montée en grade.

Monsieur GLESSER Agnès et Aurélie reçoivent les courriers remis par les salariés. De nombreuses personnes se présentent aujourd'hui car les courriers ont été reçus hier ou avant-hier.

Monsieur WAMEN C’est pas pour autant que ça doit être le bordel.

Monsieur GLESSER 37 des 456 personnes ayant reçu leur lettre de licenciement n’ont pas encore répondu si elles adhéraient ou non au congé de reclassement. Afin que chaque salarié concerné puisse participer au congé de reclassement s’il le souhaite, nous avons décidé d’appeler les 37 personnes une par une après leur avoir écrit. Nous vérifions qu’elles ont bien reçu le courrier, qu’elles ont compris les avantages du congé de reclassement et si elles souhaitent y adhérer. Agnès et Aurélie ne peuvent pas simultanément téléphoner et recevoir les salariés qui déposent des demandes.

Monsieur WAMEN Je m’en branle, vous n’avez qu’à recruter, il y a des chômeurs. Vous avez toute une armée de branquignoles.

Monsieur GLESSER J’ai demandé à Agnès de prioriser les appels car nous n’avons que la journée d’aujourd'hui pour les passer. Nous nous organisons en fonction des moyens dont nous disposons.

Monsieur WAMEN Vous avez besoin d’une journée complète pour appeler 37 personnes ? Ça ne fait pas deux jours qu’on m’appelle pour dire que c’est le bordel là-bas. Une salariée a participé à trois entretiens collectifs et à deux entretiens individuels. Elle n’a pas obtenu une seule fois les mêmes réponses chiffrées sur les mêmes questions. C’est du grand n’importe quoi. Vous êtes dans l’à peu près, alors que vous devriez être dans l’exactitude la plus parfaite. Je peux comprendre la réponse que m’a donnée Monsieur Cavaillé selon laquelle une personne en inaptitude doit légalement recevoir une proposition. On pourrait cependant prendre un peu de temps pour ajouter une note additionnelle aux salariés inaptes pour préciser que cette offre n’a pas été envoyée par méchanceté ou par provocation mais par obligation.

Monsieur DUSSUCHALE C’est écrit dans les courriers.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas vrai, je les ai lus.

Monsieur DUSSUCHALE C’est moi qui les ai écrits.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas vrai.

Monsieur DUSSUCHALE Comment les personnes apportant des documents sont-elles reçues ?

Monsieur WAMEN Elles attendent. Le vigile voulait prendre les documents. Vous ne pensez pas que les salariés vont confier des documents confidentiels à un garde du corps.

Monsieur GLESSER Les salariés ont pu remettre leur coupon d’adhésion au terme des réunions d’information collectives. Ils ont cependant dû faire la queue car Agnès ne peut pas recevoir 100 personnes simultanément dans son bureau.

Monsieur CARON Pourquoi ne mettez-vous qu’une seule personne ?

Monsieur WAMEN Vous avez organisé ça volontairement à la cellule de reclassement pour gonfler les statistiques du nombre de personnes suivant le reclassement.

Monsieur GLESSER Les personnes qui vont voir l’antenne RH ne vont pas nécessairement rencontrer la cellule de reclassement.

Monsieur CAVAILLE Nous avons tous intérêt à ce que les choses se passent bien.

Monsieur WAMEN J’ai signé un accord qui mettait un terme à un conflit. Contrairement à certains, j’ai eu les couilles de le faire. Bon ou pas bon, j’en ai rien à branler. Cet accord est signé et validé par les salariés. 900 personnes ont dit cette semaine que l’accord aurait pu être meilleur, mais qu’on a eu ce qu’on a eu et qu’on s’est battu pendant sept ans. Certains ne peuvent pas en dire autant autour de la table. C’est ce que j’ai fait et je sais dans quel intérêt je l’ai fait. 1 143 personnes vont théoriquement se faire virer. Je n’entends parler que de dysfonctionnements depuis le début. Ça a le don de me péter les couilles et je ne vais pas attendre trois mois avant de réagir. Je vous le dis devant ces dames : si dans quinze jours ça ne change pas, je fais une réunion avec l’ensemble des mecs devant la SODIE, je viens avec des oeufs et de la farine, on pète les portes et on retourne tout à l’envers. Ça vous va, comme dysfonctionnement ? Vous pouvez me regarder comme ça, ça sera comme ça et pas autrement. Que ça vous plaise ou pas, j’en ai rien à foutre. J’ai mis mes couilles sur la table et j’ai signé un accord avec Monsieur Jurek. J’ai engagé ma responsabilité personnelle. J’ai promis des choses à des gens, alors faites votre boulot. Je commence à en avoir plein le cul de passer mon temps au téléphone avec vous et votre sourire en coin, vous là-bas au bout.

Monsieur CAVAILLE Il a été dit aujourd'hui qu’une personne est venue pour déposer son dossier et n’a pas été reçue correctement.

Monsieur CARON On vous demande de mettre du personnel en plus.

Monsieur CAVAILLE Un premier groupe de salariés a été concerné et nous aurions dû anticiper cette situation.

Monsieur WAMEN Ça ne pouvait pas se prévoir, peut-être ?

Monsieur CAVAILLE D’autres groupes seront concernés. Nous ferons un point sur les besoins complémentaires afin d’éviter qu’une personne faisant cinquante kilomètres pour déposer un dossier ne reparte sans avoir été reçue. Il s’agit d’une question purement administrative et logistique.

Monsieur JUREK Elle ne se reproduira plus puisque c’est le dernier jour. Il est bon lui.

Monsieur CAVAILLE Il y a aura une autre vague.

Monsieur WAMEN Arrêtez avec les vagues, ça fait tsunami.

Monsieur CAVAILLE Il y aura un autre groupe. L’équipe RH devra être mobilisée pour passer les appels. Je ne sais pas combien de salariés nous devrons relancer sur le sujet de l’adhésion au congé de reclassement. Je ne souhaite pas que nous constations à nouveau en Commission de Suivi que quelques personnes se sont déplacées précisément ce jour-là.

Monsieur WAMEN Les visites ne se font pas sur rendez-vous, les horaires sont libres. Quels sont les horaires d’ouverture du service RH ?

Monsieur GLESSER Agnès et Aurélie arrivent vers 9 heures et restent jusqu’à une heure qui n’est pas fixée, en fonction de l’affluence. Elles sont restées jusqu’à 18 heures 30 ces derniers jours car des personnes sont venues à cette heure. Je leur ai demandé de déjeuner l’une après l’autre afin d’assurer une permanence

Monsieur WAMEN J’ai entendu dire que les salariés pourraient se faire rembourser leurs frais kilométriques. Comment ça fonctionne ? Vous ne leur proposez pas systématiquement le remboursement, d’après ce que j’ai compris.

Monsieur GLESSER Si.

Monsieur WAMEN Non, vous devriez lire le site internet goodyear.amiensnord sur lequel les gens échangent sur ce qui se passe à la SODIE et au PIC. Vous ne proposez pas systématiquement aux salariés de laisser leur carte grise pour se faire rembourser les frais kilométriques. Je souhaite que cette possibilité soit précisée clairement à chaque salarié et inscrite en gros sur un panneau de communication. Une newsletter pourrait être envoyée à chaque salarié. Est-ce que vous récupérez systématiquement leur adresse mail lorsqu’ils s’inscrivent à la SODIE ?

Madame CLASSIOT Nous la demandons lors du premier entretien.

Monsieur WAMEN Pourquoi n’envoyez-vous pas régulièrement une newsletter pour informer les salariés sur leurs droits ? Les salariés m’ont demandé comment on fait pour obtenir le remboursement des frais kilométriques. Moi je ne suis allé qu’une fois à la SODIE pour jeter des oeufs et m’éclater un peu. J’y irai plus sérieusement la semaine prochaine. Pourquoi n’êtes-vous pas plus transparents avec les gens ?

Monsieur GLESSER On demande la carte grise.

Monsieur WAMEN On a fait une réunion avec 900 personnes jeudi, et j’ai répondu pendant trois heures aux questions sur les dysfonctionnements de la SODIE. Je ne viens pas ici par hasard. Je vous dis que ça ne fonctionne pas. L’information n’est pas bonne.

Monsieur DUSSUCHALE Je propose que Bernard et les équipes de SODIE travaillent sur un dispositif pour demain. Nous vous présenterons demain en Commission de Suivi locale une façon de fonctionner très précise et très claire en termes de communication, et nous en reparlerons lors de la prochaine Commission de Suivi centrale.

Monsieur WAMEN Les salariés nous indiquent que le remboursement des frais kilométriques est mentionné sur un petit encart et qu’ils n’ont appris cela que par le bouche à oreille. Ils n’ont jamais été informés sur ce point en entretien collectif ou individuel.

Monsieur DUSSUCHALE On prend le point. Vos préconisations ont également été notées.

Monsieur SZYROKI Un document demandait le nombre de kilomètres pour le déplacement, mais il a disparu par la suite. La SODIE a sans doute considéré que les gens ont déjà communiqué leur carte grise et les kilomètres parcourus. Des gens se sont cependant greffés sur le dispositif par la suite et n’ont pas été informés.

Madame BOQUET Je m’appelle Sophie Boquet et je gère l’opérationnel depuis la mi-décembre.

Monsieur WAMEN Vous êtes donc responsable de tout le bordel.

Madame BOQUET Vous pouvez le voir comme ça. J’ai animé un grand nombre des réunions qui ont eu lieu la semaine dernière.

Monsieur RAYNAUD Avez-vous déjà été licenciée d’une entreprise ?

Madame BOQUET Oui.

Monsieur RAYNAUD Les cabinets de reclassement prennent souvent des personnes ayant votre profil car les autres n’y connaissent que dalle.

Madame BOQUET J’aurais aimé que vous veniez à une réunion d’information collective.

Monsieur WAMEN Je n’ai pas eu le temps. Ne soyez pas trop pressée que je vienne, car que je vais venir vous allez amèrement le regretter.

Madame BOQUET Je pars du principe qu’on trouve des solutions quand on se parle. Lors des réunions d’information collectives, je propose aux gens de remplir des feuilles d’émargement leur permettant d’être remboursés de leurs frais kilométriques. Je précise en début de réunion et en fin de réunion que les personnes n’ayant pas encore remis leur carte grise devront la présenter à l’accueil. Ma collègue Julie Crombecq et moi-même avons co-animé les réunions collectives. Nous donnons beaucoup d’informations techniques et financières aux gens, et il faut entendre que ceux-ci ne comprennent pas tout sur le moment.

Monsieur WAMEN C’est des Picards, ils sont bêtes comme des truies.

Madame BOQUET C’est normal. Nous expliquons tous les mécanismes de prime en une heure et demie. Mettez-vous à la place des gens qui découvrent ça en une heure et demie.

Monsieur WAMEN J’ai déjà dit que vous ne pouvez pas capter l’attention de 70 personnes en même temps. Les réunions les plus efficaces ont lieu par groupe de dix.

Madame CLASSIOT L’action serait évidemment plus efficace si les réunions d’information collectives étaient organisées par dix. Nous devons cependant organiser ces réunions dans un délai très court afin de proposer une information identique à l’ensemble des salariés. J’ai décidé que les réunions d’information collectives seront toutes animées par Sophie Boquet et Julie Crombecq afin de garantir que le même message sera formulé pendant toutes les réunions. Les premières séances ont eu lieu en binôme pour assurer une même animation par l’une ou l’autre. Il est cependant possible qu’une animatrice se soit davantage focalisée sur une mesure de prime ou d’allocation au regard des questions posées et que les salariés se souviennent donc mieux de l’un ou l’autre de ces points. Notre rôle est d’accompagner les salariés au quotidien afin de pallier les dysfonctionnements. Le premier PSE a été abondé et la situation est donc parfois compliquée à expliquer.

Monsieur WAMEN Il n’est pas compliqué de dire aux salariés qu’ils passeront de 560 euros de prime de départ à 21 000 euros. Nous avons rencontré 900 salariés jeudi dernier, qui considéraient à l’unisson que votre truc, c’est de la merde. Vous partez avec un désavantage énorme : vous êtes considérés comme la direction Goodyear. Il y a une méfiance totale contre la direction Goodyear depuis des années. Les seuls à qui les gens font confiance, c’est nous. On peut dire la même chose mardi que vous lundi, les gens nous comprendront. Si vous m’embauchiez, j’arriverais à avoir des résultats que vous n’aurez jamais pour la simple et bonne raison que les gens me font confiance. Vous avez raison, il y a une infime proportion des salariés qui ne comprennent pas tout ou qui interprètent certaines choses. Vous auriez dû mettre en place dès le départ un système permettant de mesurer le niveau de satisfaction des salariés sur les entretiens collectifs et individuels, avec un questionnaire à choix multiple dans lequel les salariés préciseront les axes d’amélioration prioritaires. J’ai toujours dit que je ne travaillerai pas avec la cellule de reclassement tant que je ne serai pas d’accord avec la finalité du contenu de l’accord de fin de conflit.

Madame CLASSIOT Je suis en accord avec tout ce que vous dites.

Monsieur WAMEN Il faut s’entendre sur le type de questions du questionnaire à choix multiple. Certaines sont d’ordre social, sur la mutuelle, l’APGIS, la prévoyance lourde ou le congé de reclassement. Demandez à chaque fois aux gens s’ils ont tout compris. Si 50 des 70 personnes participant à une session ne comprennent pas le congé de reclassement, il faut refaire une session sur le congé de reclassement. Il y a des cas particuliers, comme l’invalidité, qui ne sont pas si simples que ça. Ils ont fait une énorme connerie comme d’habitude, je les ai baisés comme des bleus, ils ont payé les mecs à rester chez eux et maintenant ils vont les payer en plus du congé de reclassement. Ça me va très bien, tant mieux pour les gens.

Madame CLASSIOT On va dans le sens de ce que vous dites sur les évaluations. Nous en sommes à la troisième phase d’information collective et nous en ferons d’autres. On organisera également des entretiens individuels. L’ensemble de ces informations doit concourir à ce que le niveau d’information et la perception des salariés soient de plus en plus cohérents. Il faut accepter le fait que cette démarche prend du temps.

Monsieur WAMEN On démarre quelque chose quand on n’est sûr qu’il fonctionne. 1 143 personnes sont en train de perdre leur boulot. Les personnes doivent pouvoir vous faire pleinement confiance dans les informations qu’ils reçoivent. Ils ont cependant des informations contradictoires. C’est le bordel complet. Accordez vos violons, bordel de merde !

Monsieur DUSSUCHALE On va reprendre la présentation…

Monsieur WAMEN Je veux revenir sur les indemnités kilométriques. Comment allez-vous régler ce problème ? On oblige les gens à envoyer le papier avec accusé de réception, et ça coûte du fric, ou à venir le porter à la SODIE pendant les heures de permanence.

Monsieur DUSSUCHALE Je vous ai répondu que le point était noté et qu’un dispositif précis sera présenté demain en Commission locale.

Monsieur WAMEN J’espère que le dispositif existe. Comment les gens sont-ils remboursés ? Sur leur fiche de paie ?

Monsieur GLESSER On demande systématiquement une copie de la carte grise pour connaître la cylindrée du véhicule, ainsi qu’un RIB. Les salariés sont payés par virement via le système de remboursement des notes de frais.

Monsieur WAMEN Et les mecs qui prennent l’autoroute pour venir ? Vous faites comment ?

Monsieur DUSSUCHALE Ces personnes devront fournir leur ticket de péage.

Monsieur WAMEN Certains utilisent le télépéage.

Monsieur DUSSUCHALE Il s’agit d’un problème général concernant les notes de frais. Laissez-nous vous repréciser le dispositif demain. Je souhaite que nous reprenions l’ordre de la présentation.

Monsieur WAMEN Je veux qu’on règle les vrais problèmes. J’en ai rien à foutre qu’il y ait 5 000 contacts ou 1 538 appels.

Monsieur DUSSUCHALE Nous allons parcourir la présentation et nous vous listerons vos commentaires avant d’en parler. C’est l’objet de la Commission de Suivi.

Monsieur WAMEN Je ne comprends pas pourquoi Dumortier n’est pas là. Il a un rôle important là-dedans. J’ai signé un accord avec lui, pas avec vous. Je vais aller le voir après et je vais lui foutre un coup de pied au cul.

Monsieur DUSSUCHALE Jean-Philippe Cavaillé et moi-même le représentons.

Monsieur JUREK Il peut être là aussi.

Monsieur WAMEN Je trouve qu’il y a beaucoup d’inexactitudes dans ce qui est dit depuis tout à l’heure. Y a un truc qui a démarré, et j’ai pas participé pour tout un tas de raisons diverses et variées. Il m’a fallu du temps pour me reconstruire. Je vous garantis que je suis reconstruit et bien en forme. Je vous garantis que ça va chier, mais comme jamais. La SODIE va avoir de sérieux problèmes. Ça nous a coûté une blinde dans l’enveloppe globale. Il faut que ça fonctionne, on ne peut pas être dans l’à peu près quand on donne des réponses à des gens qui perdent leur boulot. C’est trop important.

Monsieur DUSSUCHALE Nous sommes parfaitement d’accord. Posez- nous des questions.

Monsieur WAMEN Je vous demande le nombre de gens en invalidité mais vous ne l’avez pas. Putain, c’est le b.a-ba ça. Ça devrait être indiqué dans les documents.

Monsieur DUSSUCHALE Nous sommes en Commission de Suivi du PSE et il s’agit de la première réunion.

Monsieur CAVAILLE Nous sommes là pour partager sur les besoins complémentaires. Il y a un point sur la communication vis-à-vis du remboursement des indemnités kilométriques et nous le traiterons demain. Les sujets techniques nécessiteront certainement des entretiens individuels. Si les salariés nous signalent qu’ils ne comprennent pas tel ou tel sujet, nous recueillerons cette information.

Monsieur WAMEN Faites un panneau d’information sur les remboursements divers et sur les offres de poste. Il faut être clair et transparent. Quand est-ce qu’on va mettre en place quelque chose de cohérent nous permettant d’avoir un suivi régulier ? Le mec sort de l’entretien et précise si sa satisfaction est totale ou pas totale. On redémarre une formation si tant de personnes disent qu’ils n’ont pas compris.

Monsieur GLESSER On organise des permanences de l’UNIMIE à partir de la mi-février.

Monsieur WAMEN Vous faites une grave erreur, il faut une permanence avec l’APGIS.

Monsieur GLESSER Ça n’a rien à voir. L’UNIMIE c’est la mutuelle, il y aura donc une permanence mutuelle. Nous avons par ailleurs pris contact avec l’APGIS hier.

Monsieur WAMEN Ça va changer quoi ? Tous les gens qui étaient en CDI au 22 janvier 2014 vont recevoir une notification de licenciement. Leur droit à la mutuelle ne va jamais évoluer quelle que soit leur situation personnelle, sauf pour les gens qui pourront bénéficier rapidement d’une retraite à taux plein. Pour tous les autres, le système sera garanti intégralement dans les mêmes conditions qu’aujourd'hui. Vous avez besoin d’une permanence pour leur expliquer ça ?

Monsieur DUSSUCHALE Les salariés peuvent également avoir des questions.

Monsieur WAMEN Ces questions portent sur la prévoyance lourde.

Monsieur GLESSER Il y a aura également des permanences de l’APGIS.

Monsieur WAMEN Une personne a pris sa retraite. L’accord de fin de conflit prévoit que les 1 142 personnes restantes bénéficieront de la mutuelle à partir du moment où elles seront notifiées et auront pris le congé de reclassement. La période de portabilité débutera au terme du congé de reclassement. La seule situation qui fait que les gens n’auront ni mutuelle ni portabilité est celle dans laquelle ils ont retrouvé une situation clairement identifiée. Pour les autres, c’est réglé, alors ne vous faites pas chier plus que ça avec la mutuelle.

Monsieur GLESSER Des questions complémentaires nous ont été posées. Il y a un régime Mutuelle pour les enfants non à charge, et les salariés se sont demandé s’il était conservé.

Monsieur WAMEN Je l’ai dit à 900 personnes.

Monsieur GLESSER Vous n’avez pas été entendu.

Monsieur WAMEN Il manquait 243 personnes sur les 1 143. Ce sont peut-être elles qui ont posé des questions. Il y a urgence sur l’APGIS. Les salariés les plus à même de poser des questions sont les personnes en longue maladie, rencontrant des pathologies lourdes, ou ne pouvant plus travailler chez Goodyear. Ces 200 personnes doivent recevoir une réponse rapide et pertinente, qui ne peut venir que de l’APGIS.

Monsieur GLESSER L’UNIMIE répondra aux questions sur la mutuelle.

Monsieur JUREK Il faut se focaliser sur les 200 personnes.

Monsieur DUSSUCHALE Evidemment.

Monsieur WAMEN Il n’est pas compliqué de demander à l’UNIMIE de faire des encarts dans vos panneaux de communication. Je sais que vous n’êtes pas bon en information. Je vous ai toujours doublé mais c’est pas difficile, vous êtes très lents et très mauvais. Les seuls cas de sortie de la mutuelle sont identifiés : je suis à la retraite, ou je mets un terme à mon congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Nous avons mis ça en place pour répondre à une demande. Nous allons adresser une plaquette reprenant le détail de l’ensemble des prestations à chaque salarié.

Monsieur WAMEN Ça devrait être fait depuis le mois de novembre. Je l’ai validée, cette plaquette, mais elle ne changera rien à la situation des gens. Le problème des indemnités kilométriques peut vous sembler banal, mais il se pose réellement pour des personnes ric-rac devant parcourir 60 bornes.

Monsieur CAVAILLE Il faut évidemment se concentrer sur les cas présentant les situations de fragilité les plus importantes. Si on se rend compte que des besoins complémentaires s’expriment, nous pourrons en rediscuter ailleurs. L’idée n’est pas d’attendre que la Commission de Suivi centrale se réunisse.

Monsieur DUSSUCHALE Les salariés concernés par des problèmes d’invalidité ou de longue maladie n’ont pas à se déclarer car nous les connaissons. Le dispositif de permanence UNIMIE va être opérationnel et celui de l’APGIS le sera également. Nous prendrons donc un contact proactif avec ces populations pour leur expliquer leurs droits. La Commission de Suivi sert à remonter ces points. Je vous propose de faire cinq minutes de pause.

Monsieur WAMEN Je souhaite que vous donniez les dates des permanences Commission Mutuelle demain et que vous vous rapprochiez rapidement de l’APGIS afin de connaître les dates des permanences APGIS. Les RH doivent envoyer des notes explicatives aux gens concernés pour préciser la suite de la procédure.

Monsieur DUSSUCHALE C’est une très bonne idée.

Monsieur WAMEN Quand pourrez-vous mettre en place la fiche d’évaluation du taux de satisfaction des salariés ?

Madame CLASSIOT Nous apportons une réponse à cette question dans la présentation.

Monsieur DUSSUCHALE Nous allons faire un break de cinq minutes et nous reprendrons la présentation.

Monsieur WAMEN Je ne passerai pas la matinée sur la présentation. J’ai de vrais problèmes de fond, et vous ne pourrez pas contester qu’ils sont pertinents. 570 personnes ont participé aux réunions d’information collectives. Il faudra donc que vous nous communiquiez le coût des indemnités kilométriques. Vous devez bien avoir budgété ces montants. Comment rembourserez-vous ces frais ?

Monsieur GLESSER Ils seront remboursés via le système de notes de frais.

Monsieur WAMEN Pourquoi personne n’est au courant ?

Monsieur DUSSUCHALE Il y a manifestement un problème de communication, que nous allons traiter.

Monsieur GLESSER Nous ferons la liste des personnes ayant assisté aux réunions d’information collectives. La séance est suspendue de 11 heures 25 à 11 heures 30.

Monsieur DUSSUCHALE Je vous propose de terminer la présentation avant de recueillir vos questions. Nous continuerons à prendre point par point l’ensemble des remarques qui vous ont été remontées. Nous répondrons aux questions immédiatement, ou nous les noterons afin d’y apporter une réponse précise dès demain en commission locale et lors de la prochaine commission de suivi centrale.

Monsieur WAMEN Si certains points locaux doivent être traités, il peut être intéressant de tenir dans l’urgence une commission locale. Mais les commissions de suivi nationales devront être rapprochées dans le temps, dans des délais assez courts. C’est vrai qu’elles mobilisent beaucoup de monde, mais je pense qu’il y a des choses importantes à régler dès le début.

Monsieur DUSSUCHALE Ce sont en effet des sujets très importants. Nous avons prévu d’en organiser tous les quinze jours. Nous pourrons définir une fréquence plus élevée s’il s’avère que le rythme doit être plus important. Sur le Point Information Conseil, nous commencerons par un bilan.

Madame CLASSIOT Quelques chiffres généraux tout d’abord : nous avons eu plus de 5 000 contacts sur le Point Information Conseil. Nous avons également reçu 1 538 appels sur le Numéro Vert, qui est ouvert depuis le 14 novembre. Nous avons tenu trois réunions d’information collectives en novembre, janvier et février. Au total, nous avons eu 1 150 participations, qui représentent 570 personnes venues, certaines d’entre elles étant venues à plusieurs réunions. Nous avons donc à peu près autant de personnes qui ne sont pas venues du tout.

Monsieur WAMEN Ca s’explique : le démarrage n’a pas été bon car nous avions incité les salariés à boycotter ce dispositif au départ, pour des raisons qui nous sont propres. Aujourd'hui, c’est complètement différent : nous les inviterons à venir vous voir. Nous devons bien expliquer à tout le monde que, sauf cas très particuliers, tout le monde devra prendre le congé de reclassement, ne serait-ce que pour se protéger pendant sa durée. Il n’y a donc aucun problème : vous allez avoir énormément de monde, d’où l’importance d’avoir quelque chose qui fonctionne correctement dès le départ.

Madame CLASSIOT Nous avons procédé à plus de 1 000 entretiens. Le nombre de participations à des ateliers collectifs s’élève à environ 1 400. Le nombre d’appels sur le Numéro Vert a progressé significativement depuis deux semaines, suite à la signature du protocole d’accord de fin de conflit.

Monsieur WAMEN Qui répond à un appel au Numéro Vert ?

Madame CLASSIOT Jusqu’à mi-janvier, les intervenants étaient tous des consultants car la plupart des questions étaient techniques. Depuis la mi-janvier, et en raison de la forte accélération du besoin en entretiens individuels et en réunions d’information collectives des consultants, nous avons également mobilisé une assistante, qui est désormais chargée de répondre au Numéro Vert : 90 % des appels depuis la mi-janvier concernent la planification de réunions d’information collectives. Nous avons donné consigne à cette assistante de ne pas répondre aux questions techniques : lorsqu’une telle question est posée, elle est invitée à orienter le salarié vers un consultant. Nous avons entre un à six postes au Numéro Vert, en fonction de l’afflux des appels. En cas d’accélération des appels dans la journée, un système prévient Sophie Boquet afin de lui permettre d’ajuster les effectifs et d’augmenter le nombre de personnes autant que de besoin. Nous pourrons vous présenter dans une prochaine commission de suivi le reporting du nombre d’appels perdus.

Monsieur WAMEN Je préfère qu’un appel soit perdu, plutôt qu’il soit pris et que le salarié reçoive une mauvaise information.

Madame CLASSIOT Vous avez raison.

Monsieur JUREK Six personnes, ça fait beaucoup. Plusieurs salariés ont fait remonter le fait que les personnes qui recevaient leurs appels ne savaient pas répondre à leurs questions. Je ne vois pas trop l’intérêt d’un Numéro Vert dans ce cas.

Monsieur WAMEN Les personnes qui appellent souhaitent obtenir une réponse précise du Numéro Vert. Si la réponse consiste à les orienter vers des réunions d’information collectives, vous feriez mieux d’annoncer que le Numéro Vert ne sert qu’à prendre des rendez-vous pour ces réunions.

Madame CLASSIOT Nous percevons une insatisfaction d’une partie des salariés, qui ne souhaitent pas aller en réunion d’information collective, et qui demandent un entretien individuel. La difficulté est que nous ne sommes pas en capacité, et aucun cabinet en France n’est en mesure de le faire, de réunir sur une semaine 200 consultants qui ont le niveau de formation suffisant sur le dispositif. Nous avons fait le choix avec Goodyear de mettre des consultants avec un haut niveau d’expertise, qui sont des personnes seniors qui font ce métier depuis de nombreuses années, et qui ont une maitrise absolue du PSE : ce sont des gens qui sont sur le dispositif depuis le 14 novembre. Je refuse de faire entrer de nouveaux consultants qui resteraient peu de temps, car le risque est qu’ils donnent de mauvaises informations parce qu’ils maitrisent mal le plan social. En conséquence, nous sommes en effet parfois contraints d’indiquer aux salariés que nous ne sommes pas en mesure de répondre à leurs questions, ce qui nous conduit à la noter avant de les rappeler dans les 24 heures pour leur apporter la réponse. Je comprends que cela puisse générer de l’insatisfaction. La deuxième insatisfaction, c’est celle des salariés qui veulent aller en entretien et à qui on dit que ce sont des réunions d’information collectives : au regard de l’effectif, nous sommes obligés de passer par un dispositif collectif pour garantir un niveau d’information fiable et sécurisé pour l’ensemble des salariés.

Monsieur JUREK Nous vous disons depuis le début que ça ne marche pas. Les salariés demandent un entretien individuel pour obtenir des précisions sur les 20 % d’informations qui les concernent directement mais qu’ils n’ont pas comprises, car le reste nous leur avons déjà expliqué. Pour ce faire, ils ont besoin de réponses individuelles. Mais aujourd'hui, de combien est le délai pour un entretien individuel ?

Madame CLASSIOT Il y a deux situations : les personnes qui ont été notifiées et celles qui ne le sont pas. Pour la première catégorie, nous attendons qu’elles adhèrent au congé de reclassement pour leur proposer le rendez-vous, car nous sommes obligés d’utiliser ce délai pour donner toute l’information à l’ensemble des salariés. Une personne qui aurait été notifiée ce lundi se sera vue proposer de passer dans les réunions d’information collective des 7, 8 et 10 février : ce n’est qu’ensuite, une fois qu’elle aura adhéré, qu’a lieu l’entretien individuel.

Monsieur WAMEN Les notifications se font par groupes, et non individuellement. Quand les notifications vont tomber, vous devrez prévoir des renforts. Quand auront lieu les prochaines notifications ?

Monsieur DUSSUCHALE À la fin du mois.

Monsieur WAMEN Et vous en aurez combien ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous ne pouvons pas donner de chiffre précis à ce stade, mais ce sera à peu près autant.

Monsieur WAMEN Il va falloir mettre le paquet alors. Les réunions collectives organisées par Goodyear ont toujours été des échecs, quelles qu’elles soient. Les salariés s’en souviennent bien : ils n’ont plus confiance dans les réunions collectives, d’autant que les salariés sont contraints de s’y dévoiler personnellement devant un groupe. Et ça, les gens n’en ont pas l’habitude.

Monsieur JUREK Ils viennent, ils écoutent, mais ils ne retiennent pas forcément tout et ils mélangent peut-être un peu tout.

Madame CLASSIOT Je vous propose de poursuivre la présentation avant de revenir sur ce sujet. Nous vous avons transmis un bilan qualitatif sur le Numéro Vert, qui permet de mettre en exergue le fait qu’un tiers des appels concerne des prises de rendez-vous.

Monsieur WAMEN Les camemberts sont illisibles lorsqu’ils sont imprimés en noir et blanc. Mettez-nous des pourcentages la prochaine fois.

Madame CLASSIOT Vous avez raison, nous corrigerons. Un tiers des appels reçus depuis le 18 novembre porte sur des demandes de rendez-vous. Or, depuis quinze jours, cette proportion dépasse les trois quarts des appels.

Monsieur WAMEN Quel est le taux depuis les notifications ?

Madame CLASSIOT Il atteint probablement 90 %. Je vous donnerai une information plus précise.

Monsieur JUREK Le Numéro Vert ne devrait pas servir qu’à prendre des rendez-vous par rapport aux notifications. Vous devriez créer un numéro spécial pour les rendez-vous.

Monsieur CAVAILLE Il ne faudrait pas multiplier les numéros.

Monsieur WAMEN Vous pourriez utiliser un système de touches : les personnes qui souhaitent un rendez-vous appuient sur la touche 1, celles qui souhaitent un entretien individuel appuient sur la touche 2, etc.

Monsieur DUSSUCHALE Ce n’est pas le principe du Numéro Vert : les salariés ont une personne qui leur répond. Soit c’est pour une prise de rendez-vous et cette personne prend le rendez-vous, soit c’est pour une question plus technique, et en ce cas elle y répond ou, si elle ne dispose pas de l’information, elle réoriente le salarié.

Monsieur WAMEN Vous avez dit qu’ils n’étaient pas là pour répondre aux questions techniques.

Madame CLASSIOT Il y a systématiquement deux personnes : une administrative et au moins un consultant.

Monsieur WAMEN Ce serait bien, pour que les salariés voient qu’on fait bien notre travail en Commission de suivi, que les procès-verbaux des réunions soient affichés à proximité de la cellule de reclassement. Ca permettrait d’informer les salariés sur les questions qui ont été posées, et d’éviter des remarques sur le fait que la CGT vient à deux à ces réunions.

Monsieur DUSSUCHALE Très bien, ce sera affiché.

Madame CLASSIOT S’agissant des entretiens individuels, nous avons en moyenne une centaine d’entretiens par semaine. La volumétrie des appels a fortement augmenté depuis la semaine 5. L’augmentation en semaine 5 est également représentée par l’intervention de la CARSAT.

Monsieur WAMEN La CARSAT n’a pas réalisé beaucoup d’entretiens, il me semble.

Madame CLASSIOT Elle en a réalisé 127.

Monsieur WAMEN Pour la CARSAT, c’est la CGT qui s’est bougé le cul devant la préfecture lors des réunions de négociations. J’ai contacté Madame Tayeb, qui m’a dit que 37 personnes de 60 ans et plus avaient été vues, mais je n’ai pas été informé du reste.

Monsieur GLESSER Tous les salariés âgés de 58 ans et plus ont été contactés et reçus en entretien individuel, à l’exception bien évidemment de ceux qui ne sont pas venus.

Monsieur JUREK Deux salariés âgés de plus de 60 ans n’ont pas été convoqués.

Monsieur GLESSER Nous avons, conformément à la demande de Madame Taïeb, demandé à la CARSAT de recevoir tous les salariés de 58 ans et plus. Nous avons ensuite organisé les rendez-vous. Pour ce faire, nous avons contacté toutes les personnes pour lesquelles nous disposions d’un moyen de contact, et sont venues celles qui voulaient venir. La CARSAT a ainsi rencontré 127 personnes. Les personnes qui sont passées au travers pourront évidemment être reçues par la CARSAT, de façon individuelle.

Monsieur JUREK Est-ce qu’elles devront vous contacter elles-mêmes ?

Monsieur DUSSUCHALE Manifestement, il vous a été remonté que certains salariés n’ont pas forcément été invités, notamment en raison de soucis de communication qui s’expliquent par le fait que nous sommes dans une période où ils ne sont pas à l’usine. Nous allons reboucler sur l’ensemble de la population qui est concernée par les entretiens CARSAT, pour faire le point sur les personnes qui n’y sont pas allées à ce stade et faire en sorte qu’elles soient de nouveau invitées.

Monsieur WAMEN Les 127 personnes ont été reçues en entretien dans vos locaux ?

Madame CLASSIOT Oui.

Monsieur WAMEN Certaines personnes âgées de 55 ans peuvent bénéficier d’un départ à la retraite avant celles qui ont 58 ans aujourd'hui.

Monsieur GLESSER En effet, dans le cadre des carrières longues. Dans un premier temps, et toujours à la demande de la DIRECCTE, nous nous sommes concentrés sur les personnes de 58 ans et plus, sachant que nous allons remonter vers les salariés de 57 ans et 56 ans, et nous nous arrêterons là.

Monsieur WAMEN Non, et je vous explique pourquoi. Vous avez les carrières longues, vous avez les personnes qui ont un taux d’handicap supérieur à 17 % et qui ont une augmentation du nombre de trimestres cotisés. Ces gens peuvent bénéficier d’un départ à 60 ans, mais également d’un certain nombre d’aménagements. En ayant 55 ans, en prenant leur congé de reclassement et leur droit au chômage, ils peuvent bénéficier d’une retraite à taux plein avant la fin de la période de chômage. Ça signifie que ces personnes ont une solution identifiée.

Monsieur GLESSER Votre demande porte donc sur les salariés de 55 ans et plus.

Monsieur WAMEN Oui. J’ai même identifié deux salariés de 54 ans qui pourront également bénéficier d’un départ à la retraite à la fin de la période de chômage.

Monsieur GLESSER Vous pourriez communiquer leur nom.

Monsieur DUSSUCHALE Pas en commission de suivi centrale, mais en commission locale. Effectivement, nous rencontrons dans un premier temps des groupes de personnes ciblées, en l’occurrence les plus de 58 ans. Dans un deuxième temps, nous remonterons à 56 ans, et nous rencontrerons par la suite les 55 ans et plus. Lorsque toutes ces personnes auront été rencontrées, on s’organisera avec la CARSAT pour qu’un minimum de permanence soit assuré pour recevoir les autres populations.

Monsieur WAMEN Il faut travailler par ordre de priorité. Les salariés âgés de 55 ans et plus sont 327 au sein de l’effectif. Il en reste donc 200 : comment allez-vous procéder pour recevoir les 200 personnes restantes ? La CARSAT a reçu les gens et elle va maintenant certainement les revoir pour leur indiquer à quelle date ils pourront partir à la retraite. Vous savez que la loi a changé et que ce sont désormais les salariés qui doivent faire leur demande pour partir à la retraite, alors qu’avant le salarié était mis en retraite. On a aujourd'hui des cas particuliers avec des gens qui pourraient partir en retraite mais qui préfèrent bénéficier du congé de reclassement, ce qu’ils ont tout à fait le droit de faire. Un salarié de 58 ans peut prendre sa retraite dès aujourd'hui, mais il peut également prendre son congé de reclassement pendant 12 mois avant de prendre sa retraite.

Monsieur GLESSER La durée du congé de reclassement est de 15 mois.

Monsieur WAMEN Il peut tout à fait prendre 12 mois et valider sa retraite au cours du congé de reclassement, pour bénéficier du capital restant dû, à hauteur de 80 % du montant.

Madame BOQUET La retraite n’est pas une solution de mobilité externe.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas normal : le salarié est reclassé, il est en retraite. Dans ces conditions, tout le monde va prendre son congé de reclassement jusqu’au bout. C’est n’importe quoi : ça va vous coûter plus cher que de donner le capital restant dû. Vous allez trainer des mecs en solution non-identifiée pendant quinze mois, alors qu’on pourrait s’entendre sur les modalités pratiques pour trouver une solution. La retraite doit être considérée comme une solution identifiée. Nous devrons demander à tous les salariés reçus par la CARSAT s’ils souhaitent bénéficier d’une retraite dans un délai de 15 mois, à partir de quoi la SODIE pourra estimer qu’elle a identifié une solution pour ces personnes. Il n’y aura pas d’effort particulier à faire pour ces personnes, puisque pour elles tout sera réglé. C’est comme ça que je voudrais qu’on travaille.

Monsieur DUSSUCHALE On va travailler comme ça.

Monsieur WAMEN Pas con, Wamen !

Monsieur DUSSUCHALE On attendra le retour de la CARSAT sur la volumétrie des personnes qui sont retraitables par tranche d’âge. Ce travail est en cours. Sur cette base, on rediscutera de ce point.

Monsieur WAMEN Je l’ai dit clairement aux salariés le 23 janvier lors de la dernière Assemblée Générale : pour moi, il en restera un sacré paquet sur le carreau, pour tout un tas de raisons. On est dans un département où il n’y a pas de boulot, les salariés ne veulent pas de mobilité géographique car ils sont très attachés à leurs racines, et quand on a travaillé chez Goodyear pendant sept ans, ça va être très compliqué. Vous pouvez vous appeler SODIE, SEMAPHORE ou SEMECOUILLES, c’est pareil. Vous ne ferez pas mieux que Pôle Emploi. Je veux que cette cellule serve à donner le plus de droits possibles aux salariés. Si j’ai demandé à CARSAT de venir, c’est que j’estime que sur 320 personnes, il y en a peut-être 200 qu’on peut sortir en sachant que leur affaire est réglée, parce qu’elles partiront en retraite pendant la période de reclassement, ou tout du moins pendant la période de reclassement et de chômage partiel. J’estime que ce sont des solutions identifiées : pour ces personnes, il n’y a plus d’effort particulier à faire, car elles pourront bénéficier du congé de reclassement, du droit au chômage. Il faut cependant que chaque personne joue le jeu, car les salariés ne sont pas obligés de vous communiquer leur date de départ en retraite effective. C’est une question d’intelligence, il faut les inciter à valider leur retraite, car c’est une solution identifiée. Mais il faut qu’on s’entende sur ce qu’est une solution identifiée. Un mec qui part à la retraite n’est plus chômeur et vous n’avez plus besoin de lui chercher un boulot.

Monsieur DUSSUCHALE Attendons que l’ensemble des entretiens soient faits. Si nous avons des premiers éléments chiffrés à vous donner demain en Commission de suivi, nous vous les donnerons et nous les examinerons. Sur cette base, nous échangerons sur la façon dont ces populations sont traitées au regard du congé de reclassement. Je vous rappelle que le PSE prévoit un certain nombre de choses pour ces personnes, notamment le fait que les salariés qui sont éligibles à la retraite dans les 12 mois disposent d’un congé de reclassement de 4 mois. Les commissions de suivi locales ont vocation à traiter les cas individuels : nous en rediscuterons dans ce cadre.

Monsieur WAMEN Certaines personnes sont éligibles à la retraite depuis six ans et attendent. Quand vous avez 66 ans, vous ne tournez plus en 3x8 sur une machine, ce n’est pas possible. Il faut être représentant du personnel ou DRH pour rester jusqu’à 66 ans. Quand aurons-nous des informations sur les entretiens des salariés de 56 et 57 ans avec la CARSAT ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous vous donnerons de la visibilité sur ce sujet demain sur la base des informations disponibles.

Monsieur JUREK Je souhaite même que vous alliez jusqu’à 54 ans, comme on l’avait vu à la préfecture, quitte à les faire passer après.

Monsieur DUSSUCHALE Nous traiterons les priorités tranche d’âge par tranche d’âge.

Monsieur WAMEN Ce que vous avez fait est très bien. Un compliment aujourd'hui, ce n’est pas mal. Vous avez fait les 58 ans et plus jusqu’à aujourd'hui : après il faut faire les tranches suivantes. Les 127 personnes reçues par la CARSAT connaitront-elles leur date de départ effectif dans les prochains jours ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous reprendrons contact avec la CARSAT cet après-midi pour vous apporter cette information demain.

Monsieur WAMEN Si vous avez des chiffres, donnez-les s’il vous plait.

Madame CLASSIOT Sur les 127 personnes reçues, 56 auront une retraite à taux plein dans l’année à venir. 18 personnes supplémentaires percevront leur retraite à taux plein en 2015, mais nous ignorons la date. Entre 56 et 74 personnes auront donc une retraite à taux plein dans l’année qui suivra leur notification de licenciement. Nous apporterons des précisions demain.

Monsieur WAMEN Le congé de reclassement maximum va jusqu’à 21 mois ?

Monsieur DUSSUCHALE Il va même jusqu’à 24 mois pour les plus de 56 ans. On les traitera au cas par cas, en commission de suivi locale.

Monsieur WAMEN Au sein de laquelle nous serons trois. Je préviens les camarades de la CGC, pour qu’ils ne fassent pas un infarctus demain.

Madame CLASSIOT Nous avons dénombré 1 394 participants aux ateliers collectifs depuis la mi-novembre. 116 salariés ont assisté à l’atelier « Les métiers en Picardie », 120 se sont inscrits à l’atelier « Création d’entreprise » et 209 ont participé à l’atelier « Rédaction d’un CV et d’une lettre de motivation ». Entre 60 et 90 personnes se sont inscrites sur les autres ateliers, dont certains présentent des thématiques transversales – « Améliorer la capacité d’apprentissage », « Mieux vivre au quotidien », « Utiliser son réseau », « Adapter sa communication », « Gagner en confiance ». Ces ateliers sont animés par un partenaire, AFTLV, qui réalise également les formations sur le b.a.-ba de l’informatique de Word et Excel. Le périmètre d’intervention sera étendu au b.a.-ba du français et des mathématiques.

Monsieur RAYNAUD A quoi correspondent les ateliers basiques de Word et d’Excel ?

Madame CLASSIOT Certaines personnes ne maitrisent pas l’outil informatique et souhaitent aller vers des métiers pour lesquels ces compétences sont utiles. Ces ateliers mobilisent beaucoup de personnes qui envisagent une reconversion.

Monsieur WAMEN Le fait de maitriser ces outils ne rend pas un salarié plus employable.

Madame CLASSIOT C’est très utile pour rechercher un emploi. Aucun atelier transversal n’est obligatoire : ne s’inscrivent que les personnes qui souhaitent en bénéficier. L’atelier « Les métiers en Picardie », en revanche, sera obligatoire pour les personnes qui entreront dans l’EMF.

Monsieur WAMEN Quels sont les métiers en Picardie ? Chômeur ?

Monsieur JUREK Ramasseur de champignons ?

Madame CLASSIOT Le but de cet atelier est de présenter les emplois en tension et les domaines d’activité qui recrutent. Nous avons des offres en Picardie. L’atelier vise à aider les salariés à ne pas se projeter dans des métiers n’offrant pas de débouchés.

Monsieur SZYROKI Pourquoi les appellations des ateliers ne sont-elles pas les mêmes dans la présentation affichée et dans les documents remis aux salariés ? Les gens sont paumés.

Madame CLASSIOT Vous avez raison, et l’explication est purement technique. Les noms employés sur ce document sont ceux des ateliers qui ont été créés sur mesure pour le dispositif Goodyear.

Monsieur WAMEN « B.a.-ba de l’informatique », vous l’avez écrit sur mesure ?

Madame CLASSIOT Nous avons un système d’information qui permet d’intégrer les données relatives aux salariés qui participent aux réunions. Ce système d’information est global à SODIE : les terminologies qui sont utilisées dans notre outil d’information ne peuvent pas être les mêmes que celles qui sont utilisées spécifiquement pour Goodyear.

Monsieur WAMEN Il faut tout modifier. Ça doit vous demander trois jours de boulot.

Monsieur SZYROKI Les salariés sont perdus suite à ces changements de noms. Ils devaient initialement prendre rendez-vous à l’accueil, et ils doivent désormais inscrire leur nom sur des feuilles affichées. Celles-ci peuvent recevoir 25 noms alors que les ateliers n’en accueillent que 14. Vous êtes donc contraints d’appeler des salariés pour leur dire qu’ils sont éliminés des ateliers.

Madame CLASSIOT Nous ne les éliminons pas. Les listes comptent au maximum 15 lignes, mais des salariés ont ajouté leur nom. Nous les avons donc appelés pour leur indiquer que la session était pleine, afin de leur proposer de s’inscrire sur une autre session. Par ailleurs, pendant que les personnes s’inscrivent sur cette liste, d’autres personnes joignent le Numéro Vert et sont inscrites directement dans l’outil informatique : ces inscriptions concomitantes peuvent générer un sureffectif sur une session.

Monsieur SZYROKI Ce fonctionnement ne peut que créer des mécontents.

Madame CLASSIOT Il est important de pouvoir permettre aux personnes de s’inscrire par des canaux différents, ce qui peut effectivement générer de petits dysfonctionnements.

Monsieur WAMEN Vous évoquez tout le temps des « petits dysfonctionnements » et au final, c’est le bordel. Je me considère client de la SODIE. Ce que dit Monsieur Szyroki n’est pas délirant. Encore un compliment, tiens ! Vous devriez modifier la dénomination des ateliers.

Madame CLASSIOT J’ai noté ce point. Je ne peux pas modifier la nomenclature de l’outil.

Monsieur WAMEN En ce cas vous devriez modifier la dénomination de vos ateliers en interne.

Madame CLASSIOT Je ne peux pas, pour la mission Goodyear, modifier la nomenclature de l’ensemble des missions qui sont pilotées en France pour SODIE.

Monsieur WAMEN Il ne fallait pas prendre le dossier Goodyear, si vous ne pouvez pas vous adapter. Vous avez répondu à un appel d’offre... il n’y a pas eu d’appel d’offre ? C’est bien ce que je pensais.

Madame CLASSIOT Pour revenir à la question posée, l’alternative consisterait à enlever les feuilles de présence.

Monsieur DUSSUCHALE Il me paraît important de maintenir ces feuilles, quitte à inscrire clairement qu’il existe un nombre maximal de participants.

Monsieur SZYROKI Tant qu’une personne reste présente à l’accueil pour recevoir les inscriptions, il n’y aura pas de problème. A défaut, la personne qui s’est inscrite en troisième position sur la feuille croira qu’elle participera à l’atelier alors que des inscriptions auront déjà été prises au téléphone.

Madame CLASSIOT Nous avons procédé ainsi jusqu’au 6 février, mais ce système générait des files d’attente importantes. Ce problème est derrière nous.

Madame BOQUET Nous avons reçu des retours positifs de la part des salariés.

Monsieur SZYROKI Vous n’avez pas eu le mien.

Monsieur WAMEN L’enquête de satisfaction est donc d’autant plus importante. Vous avez signé un accord avec Goodyear et vous avez donc une obligation de résultats. Vous ne serez pas payés si les résultats ne sont pas bons. Dites-le à Pierrot : il va devoir revendre son club de foot.

Madame CLASSIOT Je ne peux pas faire autrement que de rappeler un salarié si deux personnes s’inscrivent simultanément sur la feuille et au téléphone.

Monsieur WAMEN Combien de personnes participent aux ateliers ?

Madame CLASSIOT Nous en comptons 12 en moyenne, et nous pouvons en accepter jusqu’à 15 simultanément.

Monsieur WAMEN Les salariés semblent très intéressés par les conseils pour la rédaction du CV et de la lettre de motivation, car c’est ce qui leur permet de se vendre. Comment avez-vous priorisé ? Proposez-vous plus d’ateliers de cette nature ?

Madame CLASSIOT Un consultant est chargé d’analyser au quotidien le taux de fréquentation des ateliers. En fonction de la volumétrie, cette personne propose à Sophie l’ouverture d’un plus grand nombre d’ateliers.

Monsieur WAMEN Le niveau des participants aux ateliers CV peut varier.

Madame CLASSIOT Nous proposons une présentation des principes en atelier et nous recevons individuellement les salariés dans un deuxième temps afin qu’un consultant les accompagne dans la rédaction de leur CV et de leur lettre.

Monsieur WAMEN Vous recevez donc des salariés de niveaux différents en atelier. C’est une grave connerie. Le taux d’échec sera nécessairement élevé. Vous devez tenir compte du niveau de chacun.

Madame CLASSIOT Je ne peux pas proposer des actions spécifiques pendant le PIC. L’atelier CV est, pour le PIC, un atelier uniforme, quelle que soit la population. Quand on va entrer dans l’EMF (Espace Mobilité Formation), les ateliers CV s’inscriront dans un parcours qui sera fonction des typologies de salariés. Les ateliers seront donc différents en fonction des populations, de leurs niveaux et de leurs besoins.

Monsieur WAMEN Vous proposerez plusieurs niveaux de formation dans l’EMF. Comment connaitrez-vous le niveau des salariés ?

Madame CLASSIOT Les salariés qui seront notifiés seront invités à un rendez-vous avec la SODIE pour adhérer à l’EMF. Ils signeront une charte d’engagement avec SODIE dans le cadre de l’EMF. À ce moment, ils seront reçus en entretien individuel par leur consultant référent qui, lors de cet entretien, fera le point sur la situation du salarié et planifiera sa participation aux ateliers en fonction de son projet, de son niveau d’autonomie avec les outils informatiques et de ses capacités d’apprentissage.

Monsieur WAMEN Vous procéderez donc à 1 143 entretiens individuels. De combien de consultants disposez-vous ?

Madame CLASSIOT Nous en mobiliserons 20 sur l’EMF.

Monsieur WAMEN Quelle est la durée d’un entretien ?

Madame CLASSIOT Cette durée peut évoluer en fonction de la situation : le salarié est-il déjà venu au PIC ? Son projet est-il déjà travaillé dans le cadre du PIC ? L’entretien dure en moyenne une heure, mais peut s’avérer plus long. Certains salariés sont déjà venus jusqu’à dix fois en entretien individuel pour travailler sur leur projet.

Monsieur WAMEN Je les connais, ils ne viennent que pour faire des kilomètres.

Madame CLASSIOT Je ne partage pas cette vision : certains salariés viennent car ils entendent travailler sur leur projet. Ils se sont déjà préparés à une éventuelle notification : lorsqu’ils seront notifiés, leur projet pourra être défini rapidement. En revanche, pour les salariés qui ne sont jamais venus au PIC, l’entretien sera plus long. C’est donc à la sortie de ce premier entretien, qui permet d’établir le projet du salarié, que ce dernier sera positionné sur l’atelier CV qui correspond à son parcours. Depuis le 18 novembre, des questionnaires d’évaluation anonymes sont systématiquement remis aux salariés qui participent aux ateliers. Ces évaluations montrent que 80 % des salariés sont très satisfaits et que 20 % des salariés sont satisfaits. Nous pourrons vous présenter demain les questionnaires de satisfaction que nous distribuons au terme des ateliers. Ces questionnaires sont quotidiennement remontés à Sophie, ce qui permet une réactivité immédiate. Nous avons toutefois reçu une remarque négative, portant sur la qualité des supports d’information distribués aux salariés. Ceux-ci sont en effet perçus comme moins complets que les présentations. Nous avons tenu compte de cette remarque et avons enrichi les supports des ateliers incriminés. Cet outil permet donc d’améliorer la prestation en continu.

Monsieur WAMEN Il y a donc 80 % de salariés qui sont très satisfaits, mais qui passent tout de même leur temps à nous appeler pour nous dire que c’est de la merde.

Madame CLASSIOT À partir du 24 février, nous mettrons en place des évaluations pour les entretiens individuels. Les évaluations actuelles ne portent que sur les ateliers, car nous étions en phase de PIC.

Monsieur WAMEN Ne mettez pas tout de suite la feuille de satisfaction en circulation. Nous devons la voir avant.

Monsieur DUSSUCHALE Elle vous sera présentée demain. Nous la regarderons ensemble.

Madame CLASSIOT S’agissant de la participation, 525 personnes ont suivi moins de cinq actions dans le cadre du PIC, 100 personnes ont suivi entre cinq et neuf actions. Une action peut être soit un entretien individuel avec un consultant SODIE, soit un entretien avec la CARSAT, soit la participation à un atelier collectif ou à une réunion d’information collective. Les appels téléphoniques ne sont pas considérés comme des actions, mais les véritables entretiens téléphoniques, relativement peu nombreux au demeurant, sont comptabilisés dans ces données.

Monsieur GLESSER Pour compléter et répondre à une question posée cette semaine, les rendez-vous avec les psychologues ou avec l’assistante sociale ne relèvent pas non plus de ces données.

Monsieur WAMEN Nous avons demandé qu’une liste de psychologues soit établie en fonction de leur situation géographique. Monsieur GLESSER a été chargé de l’établir.

Monsieur GLESSER Nous avons pris contact avec Madame Beuvin et avec l’ICAS, qui disposent d’un réseau de collègues dans toute la région, même si ces derniers sont principalement basés dans les grandes villes (Amiens, Abbeville). Ces psychologues sont cependant surbookés et ne peuvent donner aux salariés que des rendez-vous dans les quinze jours, voire davantage, ce qui ne correspond pas à leurs besoins. ICAS a donc proposé que les salariés appellent son numéro vert : ICAS se chargera d’obtenir un rendez-vous quasi-immédiat chez le psychologue le plus proche de leur domicile. Un psychologue d’ICAS peut se déplacer chez le salarié dans les cas les plus extrêmes.

Monsieur WAMEN Vous deviez informer les salariés à ce sujet.

Monsieur GLESSER Nous avons déjà communiqué sur le numéro vert. La seule façon de joindre les salariés dans leur ensemble est aujourd'hui la voie postale, et nous ne voulions pas organiser un envoi sur ce seul sujet.

Monsieur WAMEN Je pense que nous avons listé suffisamment de sujets aujourd'hui pour envoyer un courrier groupé.

Monsieur DUSSUCHALE Vous avez raison.

Monsieur GLESSER Nous n’avons pas souhaité saturer les salariés de courriers quotidiens en provenance de Goodyear. Nous transmettrons donc un courrier plus global.

Monsieur DUSSUCHALE S’agissant de la façon de communiquer, et sans apporter une réponse définitive aujourd'hui, l’idée d’un site web me semble intéressante si son développement ne s’avère pas trop complexe et trop long.

Monsieur WAMEN Un tel site devrait prendre en compte plusieurs catégories : le congé de reclassement, les droits des salariés, sans parler de tous les éléments mentionnés depuis le début de cette réunion, ainsi que le sujet des frais kilométriques et des dates de permanence.

Monsieur GLESSER Pensez-vous que tous les salariés soient en mesure de consulter un site Internet ? Notre souci est de ne laisser personne de côté.

Monsieur WAMEN La plupart d’entre eux disposent d’un smartphone qui leur permet d’aller sur Internet.

Monsieur CAVAILLE La question n’est pas neutre. Certains salariés sont âgés et ne se rendent pas quotidiennement sur Internet.

Monsieur WAMEN Vous pourriez créer une newsletter mensuelle : une fois par mois, les gens reçoivent un courrier qui mentionne toutes les informations ou les questions soulevées.

Monsieur CAVAILLE C’est une bonne idée. Le courrier traditionnel a l’avantage de toucher tout le monde.

Monsieur GLESSER Le site Internet est cependant moins intrusif. Les salariés ne le consultent que s’ils le souhaitent.

Monsieur CAVAILLE Reste la problématique de la mise à jour des informations.

Monsieur WAMEN Vous pourriez offrir un iPhone 4 ou 5 avec un abonnement Internet à chaque salarié, comme cela a été fait à Amiens Nord.

Monsieur CAVAILLE Nous devons trouver le bon moyen de communiquer. Une initiative intéressante serait de disposer d’affichages et de faire en sorte que, à chaque entretien collectif ou individuel, les salariés puissent repartir avec un document papier qui serait mis en libre-service à l’accueil. Nous devons nous assurer que des impressions sont réalisées après chaque atelier.

Monsieur DUSSUCHALE Il y a un vrai sujet de communication à améliorer. S’agissant du suivi global de la participation au PIC, en application du PSE, 42 personnes pourraient à ce stade être éligibles à la prime de 1 000 euros. Les critères d’obtention sont fixés à la réalisation de 20 actions, dont au minimum 2 par semaine. Les 42 personnes ont rempli la première condition, mais pas la seconde. Pour permettre à ces 42 personnes d’obtenir leur prime de 1 000 euros, je propose donc à la Commission de suivi de se prononcer sur l’abandon du second critère.

Monsieur WAMEN Je devais me rendre au PIC, mais j’ai été bloqué par des gens. Tout le monde doit toucher les 1 000 euros.

Monsieur DUSSUCHALE Nous sommes favorables à la suppression du critère des deux actions par semaine. Qu’en pensent les différentes organisations syndicales ?

Monsieur SZYROKI Les salariés n’ont pas pu participer à deux actions par semaine pendant les fêtes.

Monsieur DUSSUCHALE Nous proposons précisément de supprimer ce critère : il ne restera qu’à compter le nombre d’actions. Nous sommes prêts à assouplir les règles du PSE.

Monsieur SZYROKI Certaines personnes n’ont pu assister à une réunion car leur inscription a été annulée et repoussée à la semaine suivante.

Monsieur DUSSUCHALE Nous prendrons en compte les inscriptions des personnes dont la participation à des ateliers ou des réunions a été repoussée pour les raisons qui ont été rappelées précédemment.

Monsieur WAMEN Les personnes qui sont allées au PIC ont eu leur repas payé tous les jours à hauteur de 17,80 euros ?

Monsieur GLESSER Uniquement les personnes qui participaient aux ateliers le matin et l’après-midi, et celles pour lesquelles l’atelier se déroulait pendant l’heure du déjeuner.

Monsieur DUSSUCHALE Quelle est la position des organisations syndicales sur la proposition de la Direction ?

Monsieur WAMEN La CGT n’a jamais accepté le versement d’une prime incitative de 1 000 euros. Nous considérons que cette disposition est injuste. Certains salariés ont décidé, sur ordre de la CGT, de ne pas y aller. J’estime aujourd'hui que tout le monde devrait avoir quelque chose. On sait qui y est allé : certains amis de la Direction y ont passé des journées entières.

Monsieur JUREK Je comprends que la Direction soutienne cette proposition.

Monsieur WAMEN Certaines règles étaient prévues initialement. Je ne suis pas contre le fait de changer les règles, mais uniquement si cela bénéficie à tout le monde. Nous étions contre cette histoire de prime incitative de 1 000 euros. Pourquoi avez-vous mis en place une prime de 1 000 euros ? Pour faire voir que le PIC démarrait bien. Certaines personnes y sont vingt fois, rien que pour le pognon.

Monsieur DUSSUCHALE Cela visait à inciter les salariés à venir au PIC.

Monsieur WAMEN Voulez-vous que je vous parle des notes internes en usine ? Elles disaient que « le PIC démarre sur les chapeaux de roue. ». Les bus partaient à vide.

Monsieur DUSSUCHALE Les salariés venaient peut être autrement qu’en bus ! Quelle est la position de la CGT ?

Monsieur WAMEN La CGT vote contre.

Monsieur DUSSUCHALE Quelle est la position de la CFDT et de la CFE-CGC ?

Monsieur RAYNAUD On s’abstient.

Monsieur SZYROKI Je suis d’accord pour que les personnes inscrites au PIC et ayant participé à quelques ateliers, même à moins que vingt, perçoivent une prime de 1 000 euros.

Monsieur WAMEN C’était prévu dans le plan de sauvegarde de l’emploi ?

Monsieur DUSSUCHALE Il était indiqué dans le plan de sauvegarde de l’emploi qu’il fallait au moins vingt actions et au minimum deux actions par semaine.

Monsieur WAMEN Vous modifiez comme ça le PSE ? Nous aussi, nous allons le modifier. Il m’avait été dit que ne pouvaient modifier le plan de sauvegarde de l’emploi des accords de fin de conflit.

Monsieur DUSSUCHALE Nous avons reçu une demande.

Monsieur WAMEN De qui ?

Monsieur DUSSUCHALE Du terrain, j’imagine

Madame CLASSIOT Aucune personne ne pourrait bénéficier aujourd’hui de cette mesure, puisque personne n’a réalisé deux actions par semaine.

Monsieur WAMEN Voilà. Pas de bagarre. Cela fait 42 000 euros que nous pourrions utiliser autrement.

Madame CLASSIOT L’esprit du PSE était que cette mesure incitative permette à ceux qui viennent régulièrement travailler en amont puissent bénéficier de cette prime. 42 personnes ont respecté ce principe du plan de sauvegarde de l’emploi.

Monsieur DUSSUCHALE En tout cas, aucune décision majoritaire n’a été identifiée. Le point n’est pas acté.

Monsieur FROST La prime est donc supprimée.

Monsieur DUSSUCHALE Non. Nous conservons les conditions d’attribution de la prime, tel que prévu dans le plan de sauvegarde de l’emploi.

Madame CLASSIOT Personne n’en bénéficiera et la situation ne sera pas rattrapable.

Monsieur WAMEN Ces 42 000 euros pourront être redistribués aux salariés dans leur ensemble. Quid des frais kilométriques ? Y en avait-t-il déjà dans le cadre du PIC ?

Monsieur DUSSUCHALE Oui. Nous avons noté toutes les questions. Nous avons dit que nous vous répondrions demain. Je vous propose de réaliser un point sur les adhésions au congé de reclassement. Sur les 456 personnes notifiées, 92 % d’entre elles – à ce stade – ont adhéré au congé de reclassement. 417 personnes ont adhéré. 3 personnes n’y ont pas adhéré. Comme le soulignait Bernard GLESSER, un courrier simple leur a été envoyé vendredi dernier pour leur fournir les coordonnées d’un conseiller dédié à leur accompagnement et – dans un premier temps – à leur information sur l’adhésion au congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Nous avons envoyé 87 courriers.

Monsieur DUSSUCHALE Il reste donc à ce stade 36 personnes, qui sont en train d’être appelées pour qu’elles connaissent toutes les implications qu’emporte soit une adhésion soit une non-adhésion au congé de reclassement. Je vous propose de passer le point sur les informations collectives, au regard de l’heure.

Monsieur WAMEN Sur l’heure, nous allons nous entendre. Vous avez organisé une réunion à 10 heures. Cela prendra le temps qu’il faut, car je veux traiter le problème sur le fond. Que vous ayez pris des engagements ailleurs, je m’en branle.

Monsieur DUSSUCHALE J’ai tout le temps qu’il faut pour traiter des sujets importants.

Monsieur WAMEN C’est bien, on va dormir ensemble.

Monsieur DUSSUCHALE Je ne considère pas que cela soit un sujet important !

Monsieur WAMEN L’autre à côté n’est pas d’accord. Il a quand même dormi avec nous une nuit.

Monsieur GLESSER On a dormi au même endroit, mais pas ensemble.

Monsieur WAMEN Vous vous êtes assoupi. J’étais à côté de vous.

Monsieur DUSSUCHALE Vous souhaitez traiter de nombreux points divers. Nous pouvons passer assez vite sur la présentation. C’est pour cela que j’accélère. Etant donné l’heure, je vous propose de faire un break. Les participants pourront-ils toujours être là après le déjeuner ? Monsieur WAMEN Ils sont à notre disposition.

Monsieur DUSSUCHALE Nous avons deux possibilités. On peut peut-être recueillir une liste de vos points ce jour.

Monsieur WAMEN Je veux qu’on les traite aujourd’hui.

Monsieur DUSSUCHALE Laissez-moi finir. Nous n’avons pas forcément les réponses à tous les points. Demain a lieu une commission de suivi à Amiens Nord.

Monsieur WAMEN Je ne serai pas là demain.

Monsieur DUSSUCHALE D’autres personnes seront présentes pour représenter la CGT. Pouvons-nous procéder de la manière que je vous propose ?

Monsieur WAMEN Non. Nous irons manger à 13 heures 30 à la cantoche. J’ai des questions à vous poser. Que répondez-vous aux personnes qui demandent quand ils recevront leur indemnité ? Monsieur LUPO vient de m’appeler. Je vous garantis qu’une mobilisation des mecs se prépare sur Facebook. Ils vont y aller et tout retourner. Voilà ce que les gens disent : « Que Goodyear donne à chaque mec ce à quoi ils ont droit. Ils iront directement au Pôle Emploi. SODIE ne sert à rien ». Voilà le retour des gens.

Monsieur JUREK On n’a pas eu la même enquête de satisfaction.

Monsieur WAMEN Je peux réaliser pour vous cette enquête de satisfaction. On va faire venir tous les gens qui sont mécontents de la situation. Vous traiterez au cas par cas les situations. Vous n’avez apporté aucune réponse à la remarque de Monsieur SZYROKI sur le fait que les documents ne sont pas conformes à ce que l’on a fait. Je parle ici des gens qui font trois ateliers, qui ne se retrouvent pas... Vous n’avez pas répondu. Sur le fait que les gens s’inscrivent sur le téléphone plus le machin, vous n’avez pas donné de réponse objective. On pourra faire une réunion tous les jours si vous n’apportez pas de réponse.

Monsieur DUSSUCHALE Vous avez l’air d’avoir beaucoup de questions. Il s’agit de notre première commission de suivi.

Monsieur WAMEN Vous connaissez la manière dont je vois les réunions efficaces. On ne juge pas l’efficacité d’une réunion au nombre de réunions organisées. Une seule réunion bien faite est souvent suffisante pour régler bien des problèmes. Pour qu’elle soit bien faite et efficace, il faut que – d’un côté comme de l’autre – on essaie d’être objectif. Je le suis depuis tout à l’heure. J’ai pété un plomb et j’ai dit ce que je pensais.

Monsieur DUSSUCHALE Objectif je ne sais pas.

Monsieur WAMEN Madame dit qu’il faut mettre en place un document de satisfaction. J’ai demandé à l’avoir. Je ne crois pas que cela va fonctionner comme cela. Le retour que j’ai, c’est que c’est SODIE qui commande. Cela ne va pas fonctionner comme ça. Il va y avoir un débordement là-bas bientôt. Par exemple sur la prime, qu’est-ce que vous dites aux gens ?

Madame BOQUET Vous demandez quand les salariés recevront leur solde de tout compte.

Monsieur WAMEN Non, je demande quand ils auront leur indemnité supra-conventionnelle, c’est-à-dire l’indemnité de prime globale – qui est dans l’accord de fin de conflit. Elle sera versée au même moment, vu que cela a été convenu comme cela.

Madame BOQUET Ce qui est répondu aux gens, c’est que la prime supra-conventionnelle pourra être versée à tous ceux qui adhéreront au congé de reclassement et qui seront encore en congé de reclassement dans six mois. Ils auront la possibilité d’avoir une avance de 20 % sur l’indemnité.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas une avance ni l’indemnité supra-conventionnelle. Je vous l’ai dit au téléphone.

Monsieur DUSSUCHALE Il s’agit de la prime supra conventionnelle globale, incluant la prime PSE et la prime de fin de conflit (annexe 1 du protocole de fin de conflit).

Monsieur WAMEN C’est l’indemnité arrivant avant l’indemnité globale, comprenant l’indemnité plus le congé de reclassement.

Monsieur DUSSUCHALE C’est l’annexe 1 du protocole de fin de conflit. C’est pour certains 20 000 euros, pour d’autres 30 000 euros, 40 000 euros ou 50 000 euros.

Madame BOQUET Si vous avez 50 000 euros, vous percevrez à 6 mois 20 % de cette somme. Mot pour mot, c’est ce que je dis aux gens.

Monsieur WAMEN Et le solde de tout compte ?

Madame BOQUET Le solde de tout compte sera versé à la rupture du congé de reclassement ou à la fin du congé de reclassement – pour ceux qui n’auront pas rompu avant la fin - ou à la fin de la période de préavis pour les salariés n’ayant pas adhéré au congé de reclassement.

Monsieur WAMEN Tout le monde a-t-il la même information ?

Madame CLASSIOT Le PSE est un sujet complexe pour les personnes qui le découvrent. Il est normal que les salariés ne comprennent pas nécessairement ce qui est dit. Ils peuvent s’appuyer sur le support papier.

Monsieur WAMEN Aujourd’hui, les salariés souhaitent disposer du solde de tout compte à la fin du préavis de deux mois, quelle que soit la situation, sans attendre les 6 mois à 20 %, etc. Ils veulent recevoir le solde de tout compte comme s’ils avaient été licenciés pour motif réel et sérieux, faute lourde, faute grave. Le solde de tout compte versé doit tout comprendre : les congés payés, le 13ème mois au prorata temporis, etc. J’ai regardé le Code du travail et la convention nationale du caoutchouc. Il est indiqué que le solde est versé à la fin du préavis. La fin du préavis n’est pas la fin du congé de reclassement. Ce n’est pas ce que Madame vient de dire.

Monsieur GLESSER S’agissant de l’indemnité compensatrice de congés payés et de congés d’ancienneté, elle est bien versée au terme du préavis.

Monsieur WAMEN C’est ce qu’on appelle le solde de tout compte.

Monsieur DUSSUCHALE Le solde de tout compte n’est versé qu’à la fin du préavis, à la fin de la durée initiale du congé de reclassement ou au moment de la rupture anticipée. Le solde de tout compte regroupe tout. Ce que nous disons ici est qu’une partie du solde de tout compte (CP, CA, RTT) est versée à la fin du préavis.

Monsieur WAMEN Tout simplement parce qu’on est dans un congé de reclassement qui n’ouvre plus les mêmes droits.

Madame BOQUET Nous avons apporté ces précisions aux salariés.

Monsieur DUSSUCHALE Nous pourrions expliciter ce point sur un site web.

Monsieur SZYROKI Ce n’est pas ce qui a été dit au cours de la réunion. Il a été annoncé que les congés d’ancienneté seraient payés – et non les congés payés. Pourquoi ? Parce que, pendant le congé de reclassement une personne a demandé « Et si je vais en voyage parce que j’assiste à un mariage ? ». Il lui a été répondu qu’il pourrait prendre ses congés payés pendant le congé de reclassement. Cela veut donc dire que les congés payés ne sont pas payés s’ils sont pris dans le cadre du congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Ça a été compris comme ça, mais ça n’a pas été dit.

Monsieur SZYROKI J’y étais !

Monsieur GLESSER Il a été dit que pendant le congé de reclassement, la personne dispose de 25 jours à prendre à sa convenance en accord avec son conseiller et en fonction de son projet.

Madame CLASSIOT C’est de l’autorisation d’absence, mais les gens les perçoivent comme des congés payés.

Madame BOQUET Les salariés ne capitalisent plus de congés payés, une fois passé le préavis. C’est pour cela que le solde ne leur est versé qu’après et qu’ils ont des autorisations d’absence.

Monsieur GLESSER Je vous certifie que la personne qui était à cette réunion a affirmé que les congés d’ancienneté seraient payés et que les congés payés, ce sera à la fin. Croyez-moi ou pas.

Monsieur WAMEN Les salariés ne comprennent pas tous de la même manière vos explications.

Monsieur CAVAILLE Nous l’avons bien à l’esprit. Nous devons tenter de lever les malentendus et les problèmes de compréhension, mais nous ne pourrons éviter toute équivoque.

Monsieur WAMEN Il ne s’agit pas d’incompréhension, mais de changements dans les réponses qui nous sont apportées. Sur les congés, j’ai bien indiqué dans les réunions d’information que j’ai organisées, les éléments du Code du travail sur le Code du travail. Vous ne pouvez pas aller à l’encontre du Code du travail.

Monsieur CAVAILLE Si cela est nécessaire, nous devons rectifier les erreurs.

Monsieur JUREK A la fin du préavis des deux mois, les gens toucheront leur reliquat de CP, de CA et de congés divers, la prime de 13ème mois.

Monsieur GLESSER Je n’ai pas dit cela. J’ai parlé des congés, c’est-à-dire l’indemnité compensatrice de congés payés – en fonction des congés restants. La situation sera la même pour l’ancienneté, pour les RTT, le CET.

Monsieur WAMEN On peut avoir des dispositions plus favorables si on s’entend.

Monsieur GLESSER Nous pouvons peut-être discuter du prorata de la prime annuelle et de la prime de vacances.

Monsieur WAMEN J’aimerais que l’on s’entende sur ce que l’on versera à la fin du préavis. A la fin du préavis, j’aimerais que soit versée l’intégralité des droits des salariés à terme échu, au prorata temporis de leurs droits individuels : la totalité des différents congés, le prorata temporis du 13ème mois et de la prime de vacances.

Monsieur GLESSER Sur les congés, c’est acquis. Reste la discussion sur le prorata temporis de la prime annuelle et de la prime de vacances.

Monsieur JUREK Expliquez-moi comment vous paierez les congés, mais pas le 13ème mois et la prime de vacances.

Monsieur WAMEN Vous payez les au prorata temporis les CP et les CA restants.

Monsieur DUSSUCHALE Le point est bien noté.

Madame CLASSIOT Juste une remarque. Il a bien été annoncé en réunion d’information collective de janvier que les congés payés seraient versés à la fin du congé de reclassement. Nous avons eu l’information entre les deux réunions. Vous avez raison. Cela a été dit par tous.

Monsieur SZYROKI Je ne cherche pas à avoir raison. Je sais ce que je dis.

Madame CLASSIOT Le point a été rectifié entre les réunions d’information du 15 janvier et celle de février, par Madame MENARC, qui a indiqué que cela serait versé à la fin du préavis.

Monsieur FROST J’ai assisté à la réunion avec Sophie, qui a apporté la bonne information. Au cours de deux réunions organisées le même jour, deux informations différentes ont été apportées.

Monsieur WAMEN On peut l’appeler solde de tout compte. On peut l’appeler autrement. Le solde de tout compte est le certificat de fin de travail remis à la rupture du contrat de travail.

Monsieur DUSSUCHALE Le point est noté.

Monsieur WAMEN Autre chose. 13 personnes ont un préavis compris entre une semaine et un mois. La convention nationale du caoutchouc prévoit un préavis de deux mois à partir de deux ans et plus. Entre 0 et 6 mois, le préavis est d’une semaine, entre 6 mois et 2 ans, un mois – et au-dessus, deux mois. J’aimerais que vous accordiez au minimum deux mois de préavis à tous les salariés. L’accord de fin de conflit prévoit l’application de cette durée à tous les salariés.

Monsieur DUSSUCHALE L’accord de fin de conflit ne mentionnait qu’un exemple, en annexe 2, basé sur une durée de préavis moyenne de deux mois. Nous ne reviendrons pas sur son contenu.

Monsieur WAMEN Il y a des erreurs. Monsieur Christophe DUBOIS n’a eu qu’un préavis d’un mois au lieu de deux. Cette personne a 23 ans d’ancienneté.

Madame BOQUET J’ai reçu quelques remontées, que j’ai transmises à Bernard.

Monsieur DUSSUCHALE Nous vérifierons ces cas.

Monsieur WAMEN Venons-en au taux d’imposition des indemnités. Monsieur DUSSUCHALE m’a dit qu’il faudrait organiser une réunion pour que le plafond soit augmenté. En fonction des intervenants du cabinet SODIE, la réponse n’est pas la même.

Monsieur DUSSUCHALE Les indemnités versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi sont exonérées en totalité de l’impôt sur le revenu. Les cotisations sociales, la CSG et la CRDS sont quant à elles soumises à un plafonnement à deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.

Monsieur WAMEN Une passe c’est 15 euros au bois de Boulogne.

Monsieur DUSSUCHALE SODIE a confirmé, pour les charges sociales, un plafonnement à deux PASS.

Madame BOQUET J’explique aux gens est que le prélèvement à la source, par rapport aux primes, est mentionné en brut dans le plan de sauvegarde de l’emploi.

Monsieur WAMEN La prime de 3/10ème n’est pas en brut.

Madame BOQUET C’est exactement ce que je leur explique. Je leur montre le support en expliquant que la prime conventionnelle n’est pas assujettie à des cotisations. Le brut équivaut donc au net. Le montant de la prime conventionnelle est calculé selon l’ancienneté acquise à la fin du préavis. La prime conventionnelle n’est pas imposable sur le revenu. La prime supra-conventionnelle est forfaitaire en fonction de l’ancienneté acquise à la fin du préavis en année pleine. Pour un salarié ayant 9 ans et 8 mois d’ancienneté, la prime supra-conventionnelle sera calculée sur la base de 9 ans d’ancienneté, tel que prévu par le plan de sauvegarde de l’emploi. Cette prime supra-conventionnelle est soumise à CSG et CRDS à hauteur de 8 %.

Monsieur WAMEN Le seul impôt qu’ils paieront, c’est celui-là.

Monsieur DUSSUCHALE Ce n’est pas un impôt.

Madame BOQUET Il n’y a pas d’impôts, mais uniquement des cotisations.

Monsieur WAMEN Les salariés m’indiquent que des consultants de SODIE n’ont pas dit la même chose. Certains évoquent deux fois le PASS et d’autres trois.

Madame BOQUET Toutes les primes versées au titre d’un plan de sauvegarde de l’emploi ne sont pas imposables sur le revenu.

Monsieur WAMEN Il faudra bien le dire à vos conseillers.

Monsieur DUSSUCHALE Il n’existe aucun doute sur le sujet. Il faudra uniquement améliorer notre communication sur ce point. Ce n’est pas nécessairement simple à expliquer.

Madame CLASSIOT Les salariés qui ont échangé entre eux me disent qu’ils ont reçu des informations contradictoires, mais il s’avère en général qu’ils ne parlent pas entre eux de la même chose. Il est possible qu’un consultant apporte un jour une information erronée. Nous la corrigerons. Dans le cadre de la réunion collective, nous avons fortement sécurisé le contenu. Nous remettons d’ailleurs un support écrit, qui regroupe les informations que nous donnons à l’oral. Les salariés sortant de réunion parlent pour certains de primes, d’autres d’allocations, d’autres de solde de tout compte. Ils ne parlent pas tous des mêmes sujets et ne se comprennent donc pas.

Monsieur WAMEN Il faut que Goodyear clarifie ce point sur le solde de tout compte.

Monsieur DUSSUCHALE J’ai pris ce point.

Monsieur WAMEN Des questions se posent sur le DIF. Il est utilisable pendant le préavis. Vous ne le dites pas suffisamment aux salariés. Je veux que l’on insiste là-dessus.

Monsieur CAVAILLE Nous sommes réunis pour recueillir vos remarques. Nous procéderons aux clarifications nécessaires.

Monsieur WAMEN Sur les congés payés et l’autorisation d’absence des 25 jours, il faudra là aussi être précis. Les gens considèrent que ces congés leur appartiennent comme s’ils appartenaient encore à Goodyear. Or ces 25 jours sont des autorisations d’absence. Cela n’est pas soumis aux mêmes règles.

Monsieur DUSSUCHALE Cela rejoint le point de Patrice. Nous essaierons d’être plus clairs.

Monsieur WAMEN Qu’advient-il d’un salarié qui accepte une mission en intérim de 15 jours pendant le congé de reclassement ? Cette question est récurrente.

Monsieur SZYROKI Le salarié sort du congé de reclassement.

Monsieur GLESSER Il existe deux cas de figure. Le salarié peut travailler pendant la période de préavis, mais pas pendant le congé de reclassement. S’il travaille pendant le préavis, il cumule son salaire en intérim et la prime compensatrice de préavis.

Monsieur SZYROKI Un employeur peut proposer un poste à un salarié Goodyear à condition qu’il réalise un essai de trois mois en intérim. Si, pour quelque raison l’employeur ne l’embauche pas, cette personne perd son congé de reclassement.

Monsieur WAMEN Un intérim de 15 jours ne doit pas mettre un terme au congé de reclassement. . Monsieur DUSSUCHALE Une mission temporaire de 15 jours fait sortir le salarié du congé de reclassement, mais je doute qu’un salarié prenne un tel risque. La solution identifiée, pour un contrat temporaire ou un CDD, doit être au moins de 6 mois. Nous n’allons pas remettre en cause ce principe.

Monsieur WAMEN Vous ne trouverez aucune mission d’intérim de six mois. Les missions d’intérim sont courtes et reconduites régulièrement.

Monsieur DUSSUCHALE Il est possible, tout en restant dans le congé de reclassement, de signer des conventions découverte métier avec des entreprises. Cela peut permettre à des personnes de rester dans le congé de reclassement. Il y aura peut-être des durées intérimaires inférieures à six mois, mais nous n’avons aucun cas concret à date.

Monsieur WAMEN C’est normal, aucun congé de reclassement n’a démarré.

Monsieur DUSSUCHALE Absolument. La durée de six mois est un élément important. En commission de suivi, nous devrons nous demander si une durée légèrement inférieure à six mois pourra être considérée comme une solution identifiée.

Monsieur WAMEN Il faut inclure une clause dans l’accord précisant que les missions intérimaires inférieures à six mois donneront lieu à une suspension du congé de reclassement pendant la durée de la mission. Le salarié sera payé par la société qui l’emploie pendant la durée de la mission d’intérim. Quand il revient chez Goodyear, son congé de reclassement reprend. Ce congé ne serait donc que suspendu et non rompu.

Monsieur CAVAILLE Je comprends la demande exprimée, car elle fait sens en termes d’employabilité. Nous étudierons si nous pouvons mettre en place la solution que vous proposez.

Monsieur WAMEN Un salarié ne se fera pas chier à chercher du boulot s’il touche plus pendant son congé de reclassement. Un salarié trouvant un travail à 1 100 euros n’a aucun intérêt à l’accepter s’il perçoit plus pendant le congé de reclassement.

Monsieur DUSSUCHALE Nous reviendrons sur ce point lorsque les congés de reclassement débuteront. Je vous rappelle que la commission de suivi se réunira toutes les mois.

Monsieur WAMEN Des salariés nous font part de l’intention d’entreprises de les recruter pour des contrats d’un mois. Ce sont des précontrats.

Madame BOQUET Ils peuvent répondre favorablement à cette sollicitation pendant la durée de leur préavis. Au cours de ce dernier, ils peuvent cumuler ce salaire avec l’indemnité.

Monsieur WAMEN Ma question était précise, j’ai parlé de la période de reclassement.

Monsieur CAVAILLE Nous étudierons ce point et vous apporterons une réponse précise.

Monsieur JUREK Dans le cadre de la mobilité, j’ai cru comprendre que des personnes d’Amiens Nord accepteraient de rejoindre Montluçon. L’assistante sociale a transmis une demande d’aide dans ce cas de figure. Cela a été signé par Monsieur GLESSER.

Monsieur GLESSER Non. Un certain nombre de salariés - deux à ma connaissance - se rendant en voyage de reconnaissance à Montluçon n’avaient pas les moyens d’avancer les frais d’hôtel, de repas et de transport. Normalement, la procédure consiste à avancer les frais et à se les faire rembourser ensuite. La seule personne qui disposait d’argent liquide était l’assistante sociale. Nous lui avons demandé de puiser dans son budget, le temps de mettre en place un système à Rueil.

Monsieur WAMEN Il faudra indiquer aux salariés qu’un système a été mis en place pour les avances de frais.

Monsieur GLESSER Quand un voyage de reconnaissance est organisé, le conseiller évalue les coûts. Nous réalisons aussitôt un virement de ce montant.

Monsieur WAMEN Comment les salariés quittant la région d’Amiens pourront-ils se rendre à la cellule de reclassement ? C’est mon cas ? Je ne suis pas encore viré, car vous avez besoin d’une autorisation administrative. Qu’en est-il des autres salariés voulant quitter la région ? Existe-t-il des obligations ? Vous avez des antennes ?

Monsieur DUSSUCHALE C’est un cas particulier.

Monsieur WAMEN Non, cette situation se produira de manière courante. Des personnes travaillant dans le service public demanderont des mutations. Prenons mon cas. Je suis licencié et je pars en Normandie. J’adhère au congé de reclassement. A quoi ai-je droit ?

Madame CLASSIOT Nous sommes prestataires, donc nous appliquons un contrat signé avec Goodyear.

Monsieur DUSSUCHALE Ce type d’accompagnement n’est pas prévu dans le PSE. J’étudierais avec SODIE la manière dont nous pouvons traiter ce point.

Monsieur WAMEN Des salariés m’ont déjà indiqué que leur femme a émis des demandes de mutation et qu’ils comptent quitter la région.

Monsieur CAVAILLE Nous serons obligés de faire du sur-mesure dans ces cas de figure.

Monsieur WAMEN Il ne me semble pas possible de continuer à appliquer les obligations de participer à la cellule de reclassement pour ces personnes. Elles ne feront pas 1 300 kilomètres aller / retour pour cela.

Monsieur CAVAILLE Bien sûr que non.

Monsieur JUREK Ça ne touchera pas 600 personnes, mais quelques-unes.

Monsieur WAMEN Nous sommes 1 143. SODIE peut vous confirmer qu’il existe chez Goodyear des choses que vous ne verrez nul par ailleurs, pour des tas de raisons. Je ne serai pas le seul à déménager. Je connais au moins 25 personnes qui quitteront la région.

Monsieur CAVAILLE Nous travaillerons avec SODIE et avec les personnes concernées pour évaluer leur besoin.

Monsieur WAMEN Je propose que les formations aient lieu en télétravail, au domicile des salariés. Je suppose que SODIE dispose des supports de télétravail (rédiger un CV ou une lettre de motivation par exemple). Pôle Emploi le fait déjà.

Madame CLASSIOT Nous proposons déjà un accompagnement à distance à des personnes dans le cadre du PIC. S’agissant des personnes déménageant, je rappelle que la possibilité pour les salariés d’être accompagnés par des antennes SODIE ailleurs en France n’est pas prévue. SODIE peut réaliser un accompagnement sur ses 120 sites en France, si cela est prévu avec Goodyear. Aujourd'hui, cela ne l’est pas.

Monsieur DUSSUCHALE Vous aurez une réponse précise sur ce sujet. Nous avons besoin d’en parler avec SODIE.

Monsieur SZYROKI Pendant le congé de reclassement, les frais kilométriques et de repas seront-ils pris en compte comme pour les ateliers ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous devrons clarifier ce point demain.

Monsieur JUREK Quelques cas spéciaux que nous avions évoqués à la préfecture. Pour les personnes en grande difficulté, nous avions parlé d’une possibilité d’avance de la prime de licenciement, par exemple hauteur de 20 %.

Monsieur WAMEN Un salarié m’a contacté. Il retape des baraques à gauche et à droite. Il veut se former et a besoin de matériel. Il a fait racheter quelques maisons, pour les louer. Il a besoin d’une avance fonds pour réaliser ses travaux. Cette idée est bonne. L’avance, sur des cas particuliers, me semble une bonne idée. Discutons-en dans le cadre d’une commission. Vous avez provisionné des montants et vous l’utilisez en bourse pour vous faire des couilles en or sur le dos de la fermeture du site d’Amiens. C’est votre boulot, pas le mien. Je ne suis pas comptable. Comme vous le savez, des gens avaient besoin tous les mois d’une avance. Cela ne sera plus le cas. Il nous faudra trouver une solution pour effacer leur dette, par exemple par une avance sur la prime de départ. Les personnes qui ont des problèmes d’argent seront en difficulté pour se rendre au PIV, en formation, etc.

Monsieur DUSSUCHALE Deux choses. Vous avez pris l’exemple d’un salarié qui s’inscrirait dans un parcours de création d’entreprise. La demande peut intervenir d’avance...

Monsieur WAMEN Ce n’est pas une création d’entreprise. Il retape deux baraques dont il a hérité pour les mettre en location. Il lui faut un peu de fric pour acheter le matériel. Il a besoin d’une avance. Il y a le bon sens et ce qui a été signé. Je préfère me focaliser sur le bon sens. Le mec a un problème de fric. Si on ne lui paie pas trois mois de loyer tout de suite, il sera expulsé. Il ne peut plus aller à la comptabilité demander une avance.

Monsieur DUSSUCHALE J’ai personnellement traité son dossier. Il a perçu son avance.

Monsieur WAMEN Je ne vous demande pas de verser plus d’argent que prévu, mais de verser une avance, l’Entreprise et le salarié signant un document le reconnaissant. Il faudrait donc préciser clairement les montants versés au terme du préavis de deux mois.

Monsieur DUSSUCHALE J’ai toujours accepté d’examiner les cas personnels à condition que des documents soient fournis à l’appui de la demande. Je n’ai jamais refusé une avance pour aider des salariés.

Monsieur WAMEN J’insiste lourdement sur la qualité du travail que vous devez rendre aux salariés. Les salariés de Goodyear parlent beaucoup entre eux. Les bruits de couloir fonctionnent à merveille Si les gens s’aperçoivent que cela ne s’améliore pas, vous n’aurez personne. Même si vous mettez en place des obligations, les salariés viendront, mais ne feront rien.

Monsieur DUSSUCHALE Cette première réunion de commission de suivi a permis de faire remonter un certain nombre de points. Certains sont en suspens. Nous vous apporterons des réponses dès demain.

Monsieur WAMEN Pour les gens qui montent une entreprise, dont la création est validée par la commission, qu’advient-il si l’entreprise se casse la gueule ? Il est normal de ne pas donner 20 000 euros à une entreprise qui se casserait la gueule dans trois mois. Cela n’aurait pas de sens. Vous versez 10 000 euros d’abord. La deuxième tranche est soumise à des obligations. Il faudra tout de même se demander si l’on ne verse pas 20 000 euros d’un coup si l’on sait que le projet tient la route. Quel est le devenir du salarié qui, pendant son congé de reclassement, crée une entreprise qui se casse la gueule au bout de six mois. A-t-il droit au chômage ? Dans quelles conditions ?

Madame BOQUET Oui, à condition qu’il se soit inscrit à Pole Emploi avant d’avoir présenté son Kbis. Ses droits acquis au titre de Goodyear sont maintenus pendant cinq ans.

Monsieur WAMEN Il faut le dire aux salariés. C’est important.

Madame CLASSIOT Il y a eu un malentendu sur un de ces sujets. Le cas, tel qu’il a été présenté, ne répondait pas...

Monsieur WAMEN Ce que vous avez dit lève toute ambiguïté.

Madame CLASSIOT Nous avons expliqué que la personne ne s’étant pas inscrite à Pôle Emploi avant de créer son entreprise n’y aura pas droit.

Monsieur WAMEN Un salarié peut créer son entreprise pendant le congé de reclassement. Il doit donc mettre un terme à ce dernier puis s’inscrire au Pôle Emploi. D’autres salariés créeront leur entreprise au terme du congé de reclassement. Pour eux, la question ne se pose même pas. Comment procéder dans le cas d’une création d’entreprise pendant le congé de reclassement ? Il faut mettre un terme au congé de reclassement puis s’inscrire à Pôle Emploi.

Madame CLASSIOT Nous avons le même problème avec des salariés prenant un nouveau poste sans s’inscrire à Pôle Emploi. S’il existe une interruption entre le congé de reclassement et la prise du nouveau poste...

Monsieur WAMEN Un mec qui ne s’inscrit pas avant de changer de poste et se fait virer au bout de deux ans n’aura pas le droit au chômage.

Madame BOQUET Si. Imaginez qu’un salarié trouve un nouvel emploi moins bien rémunéré que celui de Goodyear. Si cette solution arrive et que – par malheur – ce même salarié perd à nouveau son emploi 6 mois plus tard.

Monsieur WAMEN Il percevra des indemnités grâce à son nouvel emploi.

Madame BOQUET Le salarié doit s’inscrire, avant de commencer son nouvel emploi, au Pôle Emploi. Pour les Solutions emploi, les droits sont maintenus pendant trois ans.

Monsieur WAMEN Le salarié bénéficie d’une indemnité et l’employeur aussi, mais uniquement dans le cadre du congé de reclassement. Si le salarié met un terme à son congé de reclassement et va au Pôle Emploi, le salarié et l’employeur perdent l’indemnité incitative. Il va falloir modifier le plan de sauvegarde de l’emploi.

Monsieur DUSSUCHALE Je ne comprends pas votre question.

Monsieur WAMEN Si le salarié finit le congé de reclassement et trouve un travail en CDI au bout de trois mois, le patron a droit à une prime incitative de 5 000 euros. S’il est licencié au bout de deux ans, le salarié part au chômage avec des indemnités basées sur sa nouvelle rémunération et non sur celle perçue chez Goodyear. Si cette personne veut bénéficier d’une garantie d’indemnité sur la base de sa rémunération Goodyear, il doit être inscrit à Pôle Emploi avant de prendre son poste. Comment peut-il dès lors bénéficier de la prime de retour à l’emploi rapide alors qu’il est inscrit au Pôle Emploi ? Monsieur DUSSUCHALE Je n’ai pas la réponse sur ce point technique.

Madame CLASSIOT Vous devez vous diriger vers SODIE pour obtenir une réponse. Celle-ci est très complexe. Votre formulation n’est pas exacte. Si la personne que vous évoquiez trouve un nouvel emploi, à une moindre rémunération, et est licenciée au bout de deux ans, elle ne partira pas au chômage avec comme salaire de référence celui de Goodyear.

Monsieur WAMEN J’ai bien compris cela. Elle doit être inscrite au Pôle Emploi avant de signer son nouveau contrat de travail.

Madame CLASSIOT Oui, mais, de toute façon, la personne concernée n’aura pas comme salaire de référence celui de Goodyear, mais celui de la nouvelle entreprise.

Monsieur WAMEN Ce n’est pas ce qu’a dit votre collègue. Elle a dit que cela était garanti pendant trois ans.

Madame BOQUET Si. Je vous le confirme.

Monsieur WAMEN C’est vous qui n’avez pas compris madame. Si vous fournissez cette réponse aux salariés, vous les induirez en erreur. A mon avis, j’avais compris plus vite que vous !

Monsieur DUSSUCHALE Nous vous apporterons une réponse claire sur le sujet.

Monsieur WAMEN Vous venez d’avoir un exemple concret du bordel qu’il y a chez eux ! J’ai compris ce que Madame BOQUET a dit. Dans le cadre d’une création d’entreprise, vous êtes au chômage et inscrit à Pôle emploi, pendant 5 ans vous bénéficiez de vos droits. Dans le cadre d’une embauche en CDI, si vous n’êtes pas inscrit au chômage et que vous êtes licencié au bout d’un an, vous serez indemnisé sur la base du nouvel emploi. Or si vous êtes inscrit à Pôle Emploi avant de prendre ce nouvel emploi, vous bénéficiez pendant trois ans d’une garantie de percevoir les indemnités de l’ancien employeur. Il faut l’écrire noir sur blanc. C’est important. Je demande donc à Goodyear comment le salarié peut, dans le cadre du processus de plan de sauvegarde de l’emploi, bénéficier de la prime incitative de retour à l’emploi. Si le salarié est obligé de s’inscrire au Pôle Emploi pour bénéficier du chômage, la situation n’est plus la même.

Monsieur CAVAILLE Je ne pense pas que cette difficulté soit insurmontable.

Madame CLASSIOT Mon propos portait sur une autre situation, celle d’un salarié prenant un nouvel emploi sans s’inscrire chez Pôle Emploi. Si dernier quitte le congé de reclassement, prend des vacances entre ses deux contrats sans s’inscrire au Pôle Emploi, et qu’il est amené à quitter son nouvel emploi – pour quelque raison que ce soit -, il ne bénéficierait pas de l’indemnisation Pôle Emploi...

Monsieur WAMEN Quel que soit le cas, il faut s’inscrire pour être sûr de garantir ses droits. Il faut absolument le dire. Ce n’est pas dans le PSE.

Madame CLASSIOT Les salariés ne percevraient rien de Pôle Emploi dans l’immédiat s’ils retrouvent un nouvel emploi, mais cela permet de garantir leurs droits.

Monsieur DUSSUCHALE Ces dispositions relèvent du régime d’assurance chômage et non du plan de sauvegarde de l’emploi.

Monsieur SZYROKI Ce point est important pour la prime de reclassement. Si la personne s’inscrit au Pôle Emploi, elle n’a pas droit à sa prime de 80 %.

Monsieur WAMEN Ecrivez-le, car cela peut modifier les règles du jeu.

Monsieur DUSSUCHALE La fraude à Pôle Emploi n’est pas géniale. Cela sera considéré comme une simple formalité. Nous étudierons les modalités de la communication sur ce point.

Monsieur WAMEN La fraude à Pôle Emploi n’est pas géniale ? Vous les patrons du CAC 40 qui ruinez le système social français, vous vous foutez de ma gueule non ?

Monsieur DUSSUCHALE Calmez-vous.

Monsieur WAMEN Vous ne payez aucune cotisation. Vous avez fait un trou immonde dans la Sécurité sociale. Vous vous foutez de ma gueule, non ? On veut du concret maintenant. Je souhaite que le procès-verbal nous soit communiqué par courriel. J’aimerais que chaque personne ici présente aujourd’hui l’ait par e-mail. Je le mettrai en ligne. Les salariés pourront lire le procès-verbal.

Monsieur CAVAILLE Je n’y vois pas de difficulté. Nous avons accepté d’afficher ce procès-verbal.

Monsieur WAMEN Le document devra être affiché à la SODIE.

Monsieur JUREK A quelle heure est la réunion de demain à Amiens ?

Monsieur DUSSUCHALE Elle aura lieu à 14 heures 00.

Monsieur WAMEN Nous ferons un compte-rendu demain sur notre site Internet (http://blog.cgt-goodyear-nord.com/), car des éléments de réponses seront apportés demain. Cela ne vous dédouane pas de réaliser un compte rendu. Les points sur lesquels nous avons obtenu des avancées doivent être retranscrits aux salariés. Quel moyen de communication allez-vous utiliser ?

Monsieur CAVAILLE Il peut être utile d’envoyer une lettre. Un site internet c’est très bien, mais...

Monsieur WAMEN La lettre, ça commence à gonfler les mecs.

Monsieur CAVAILLE La lettre correspond parfaitement aux besoins d’information. Pour ce qui est du site Internet, c’est positif, mais il faut voir combien de temps cela prend. A ce stade, je ne suis pas très à l’aise. Nous étudierons la manière dont nous communiquerons. Je souhaite que nous identifiions des moyens plus traditionnels pour faire circuler l’information plus rapidement, notamment au niveau du PIC.

Monsieur WAMEN Comment ça se passe si une personne tombe malade pendant son congé de reclassement ? Doit-elle faire établir un certificat, poser un arrêt de travail ?

Madame BOQUET Vous avez deux possibilités. Si je suis en congé de reclassement et que j’ai terminé mon préavis, les arrêts de travail fonctionnent de la même manière que les vacances. Vous n’êtes plus tenus de demander des arrêts de travail, car vous n’avez plus de lien de subordination direct avec votre entreprise. Si vous êtes malade trois jours, cela ne vaut pas la peine de faire un arrêt de travail.

Monsieur WAMEN Et si cela tombe pendant les périodes de formation obligatoire ?

Madame BOQUET Dans ce cas-là, demandez un arrêt de travail. Il est convenu que vous percevrez vos indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale. Goodyear versera le complément que vous auriez perçu si vous étiez en situation d’allocation de reclassement, pour que vous ayez l’équivalent des 75 % d’indemnisation de référence.

Monsieur WAMEN On ne peut pas mettre en place un système de subrogation, qui serait plus simple, pendant la période du congé de reclassement ?

Monsieur DUSSUCHALE Nous travaillerons sur ce dossier pour mettre en place ce système au plan de la Société. Je ne sais pas si nous pourrons l’appliquer aux personnes en congé de reclassement. Je ne peux pas prendre d’engagement sur ce point. Cela est, techniquement, un peu compliqué, car nous avons deux systèmes de paie pour Amiens Nord.

Monsieur WAMEN Imaginez un salarié qui a des côtes cassées, une gastro et une grippe. Vous vous chiez dans votre froc automatiquement. Vous n’allez pas venir en formation chier dans votre froc devant vos collègues. Vous allez prendre un arrêt de travail. Si je suis en arrêt de travail de plus de 24 heures, je dois envoyer l’arrêt de travail dans un délai de 48 heures à mon employeur. Mon employeur ce n’est plus Goodyear, mais la SODIE.

Madame CLASSIOT Non. C’est toujours Goodyear.

Monsieur WAMEN A qui dois-je envoyer mon arrêt de travail ?

Madame CLASSIOT Vous l’envoyez au service RH.

Monsieur WAMEN Comment suis-je payé ?

Madame CLASSIOT Il y a deux situations. Pour les moments où vous êtes en formation, vous êtes obligés de mettre en place ce dispositif. Lorsque vous êtes en recherche d’emploi, en accompagnement avec SODIE, il ne sert à rien de se mettre en arrêt maladie si vous avez une gastro d’une semaine. Prévenez votre conseiller. Il est possible de réaliser un point par téléphone. La personne informera son consultant qu’elle est malade. Il n’est pas nécessaire d’envoyer un arrêt maladie. Si la durée est plus longue, il est impératif d’établir un arrêt de travail. Les médecins ne réaliseraient pas d’arrêt de travail pour plus d’une semaine lorsque les personnes sont en congé de reclassement. Cela n’a pas de sens.

Monsieur WAMEN Le médecin n’est pas censé savoir que je suis en congé de reclassement.

Madame BOQUET Le médecin vous demande si vous travaillez - et il ne vous arrêtera pas si vous êtes en congé de reclassement. Les salariés ne seront pas impactés financièrement, car ils seront rémunérés dans le cadre du congé de reclassement.

Monsieur WAMEN Imaginons un salarié qui tombe malade pendant quinze mois au deuxième jour de son congé de reclassement. Tant qu’on est malade, on est protégé. J’ai vu qu’il était possible d’être en accident du travail. Qu’est-ce que vous considérez comme accident de travail ? Un salarié qui chute sur le trajet vers SODIE subit-il un accident de travail ?

Monsieur DUSSUCHALE Je ne sais plus ce que prévoit le plan de sauvegarde de l’emploi. Pourquoi posez-vous cette question ?

Monsieur WAMEN Pour savoir quelle est la prise en charge globale. Que se passe-t-il en cas d’accident de voiture par exemple et que votre voiture et broyée ?

Monsieur CAVAILLE Ça ne change rien pour la mutuelle.

Monsieur WAMEN Comment ça se passe si j’ai un accident de travail. Vous avez des assureurs aujourd’hui. Si j’ai un véhicule personnel, que je déclare mes trajets habituels... Je n’aurai plus mes trajets habituels. Je n’irai plus d’Amiens sud à Amiens nord, mais d’Amiens sud à Amiens ouest. Je me paie la gueule en bagnole pour aller à mon rendez-vous de la SODIE. Je suis en accident de trajet, donc codifié en accident du travail. Comment cela se passe-t-il ? Qui fait l’enquête CHSCT ? Des personnes peuvent se déclarer en accident du travail en allant à la SODIE. La Sécurité sociale peut contester.

Monsieur DUSSUCHALE Les enquêtes CHSCT sont menées en cas d’accidents graves.

Monsieur WAMEN Il peut y avoir des conséquences graves. Monsieur CAVAILLE Nous étudierons la question.

Monsieur SZYROKI On ne peut pas considérer que le salarié fait encore partie du personnel Goodyear et ne pas le prendre en accident du travail.

Monsieur DUSSUCHALE J’ai lu ce qui était indiqué dans le plan de sauvegarde de l’emploi. Je pense que c’est clair. Il faut juste apporter des précisions sur le comment et quelles prestations. Monsieur CARON Qui est le monsieur en bleu dans le coin ? Monsieur DUSSUCHALE Nous n’avons pas réalisé de tour de table. Monsieur SADOURNY Je ne vous ai pas salué en arrivant, car vous n’étiez pas là. Je suis le responsable RH pour le site de Rueil et établissement rattaché, dont la force de vente. Monsieur WAMEN Depuis quand travaillez-vous pour Goodyear ? Monsieur SADOURNY 7 ans. La séance est levée à 13 heures 50.

vendredi 14 février 2014

COMPTE RENDU DES REUNIONS COMMISSION DE SUIVI AMIENS NORD

La CGT Goodyear intègre les réunions de commission de suivi afin de remonter les anomalies et dysfonctionnements que vous rencontrez lors de vos passages au PIC.

Nous avons donc posé des questions détaillées lors de la réunion centrale à Rueil, le 12 février et quelques réponses nous ont été données lors de la réunion locale qui s’est tenue à Amiens le 13 février.

  • Situation sur les reclassements

456 personnes ont reçu une lettre de licenciement 22 salariés ont accepté des offres au sein du groupe à l’international ; la direction recherche des postes, alors que des centaines de postes sont proposés à l’étranger dans le PSE. 66 salariés sont intéressés par un reclassement interne en France (2 à Montluçon, 29 à Amiens Sud)

  • Formation

Nous avons rappelé à la direction ainsi qu’à Sodie que le DIF était utilisable prioritairement à la formation inscrite dans le PSE, le temps du préavis. La direction indique que si durant le préavis, la formation demandée ne peut être prise sur le DIF, elle le sera sur le plan de formation annuel Goodyear.

  • Questions de la CGT

Suite à la demande des élus CGT, la direction est d’accord pour verser à la fin du préavis, le solde de tous les congés (CP, CA, RTT …) ainsi que le solde de la prime de vacances et de la prime de fin d’année.

Concernant les absences durant le congé de reclassement : 25 jours d’absences par an seront autorisées sur simple demande.

Les élus CGT ont également fait part des difficultés rencontrés par des salariés en situation compliquée (inaptitude, maladie …) : Les référents SODIE traiteront ces dossiers au cas par cas et pourront même intervenir à distance pour les personnes ne pouvant se déplacer actuellement. Pour toutes demandes particulières, Bernard Glesser sera l’interlocuteur pour Goodyear.

Nous avons également obtenu la mise en place de permanences, très prochainement dans les locaux de la SODIE : - APGIS (Prévoyance) - UNIMIE (Mutuelle) - CARSAT (Retraite) - ICAS (Psychologues)

Concernant les frais kilométriques, la SODIE est en train de contrôler si toutes les personnes qui se sont rendues au PIC ont pu bénéficier du remboursement.

A notre demande, la direction a accepté de créer un site internet qui sera ouvert début mars. SODIE va mettre en place des réunions collectives qui auront lieu le 18, 19 et 20 février par petits groupes pour les salariés ayant accepté le congé de reclassement.

Des réunions de commission de suivi sont programmées 2 fois par mois, n’hésitez pas à nous joindre pour nous faire part de vos remarques.

VOTRE CGT

SOUTIEN AUX CAMARADES LUNDI 17 FEVRIER 2014

Vous êtes nombreux à vouloir soutenir les camarades de la CGT convoqués au Tribunal de Nanterre lundi 17 février 2014,

La CGT Goodyear et l'Union locale CGT Zone industrielle d'Amiens ont réservé 2 cars, le départ aura lieu :

LUNDI 17 FEVRIER 2014 à 9H30 - PARKING GOODYEAR

LA CGT GOODYEAR

mardi 11 février 2014

Soutien à Eddy , Mika, Hassan ...

A toutes celles et ceux désirant soutenir les camarades le 17 février :

-RDV lundi matin sur le parking usine à 10h00.

-Départ en covoiturage à 10h30 pour le tribunal de Nanterre a 14h00.

Merci d'avance pour votre soutient

dimanche 9 février 2014

Informations suite a la réunion salle Valentin Hauy

Adresse mail de Fiodor RILOV

avocat.rilov@wanadoo.fr

Fournir les éléments suivants:

-État civil complet avec adresse actuelle

-Et terminez avec bon pour accord et signez

UNIMIE:

Suite à la réunion salle Valentin HAUY nous avons contacté la mutuelle afin d'obtenir des réponses précises à vos questions.

Vous n'avez aucun document à remplir des lors que vous choisissez de prendre le congés de reclassement.

La portabilité démarrera pour tous les salaries à partir du moment ou vous entrer à inscription pôle emploi.

Pour les salaries en longue maladie suite à diverses raisons, la situation avec la mutuelle reste inchangée.

Le congés de reclassement ne change rien à la structure de la mutuelle et vos droits, un congés de reclassement ne met pas un terme à vos contrats de travail , c'est seulement à la fin du congés de reclassement que votre contrat prend fin.

CELLULE de RECLASSEMENT:

Nous avons contacté la cellule de reclassement afin de faire part des nombreux dis fonctionnements dont vous nous avez fait part.

Nous avons proposé et cela a été accepté, que chaque salarié ait à la fin de chaque entretien, soit collectif ou individuel, une fiche de satisfaction, que cette fiche soit remise lors de chaque commission de suivie afin de regarder quels sont les axes d'améliorations principaux à mettre en œuvre .

Les 12 et 13 février 2014, deux réunions de commission de suivie seront tenues, une sur le siège et une à Amiens Nord, il y aura une délégation CGT présente dans ces réunions et nous vous ferons un compte rendu des réunions .

Nous travaillons à la mise en place d'un moyen efficace de communication entre nous, plusieurs solutions sont a l'étude nous vous en informerons dans les jours à venir .

N'oubliez pas que la notification de licenciement n'est pas le licenciement, elle ouvre droit à un congés de reclassement, prenez ce congés sauf si vous bénéficiez d'une retraite à taux plein immédiatement après la notification !!!!!

Il y a donc plus de 90% d'entre vous qui vont bénéficier du congés de reclassement.

La CGT Goodyear

vendredi 24 janvier 2014

Tableaux comparatifs PSE avant et après accord de fin de conflit

1. Congés de reclassement :

PSE avant le 22/01/2014:

12 mois maxi, pour les salariés jusqu'à 45 ans.

18 mois maxi pour les 46 ans jusqu'à 56 ans.

21 maxi pour les 56 ans et plus.

Capitalisable à hauteur de 65% du solde restant.

Accord de fin de conflit:

18 mois maxi pour les moins de 45 ans . ( plus 50%)

21 mois pour les 46 ans a 55 ans ( 3 mois de plus ).

24 mois pour les 56 ans et plus ( 3 mois de plus).

Capitalisable non plus a 65% mais a 80% du solde restant ( + 15% du montant total restant dû).

2. Mutuelle:

PSE avant le 22/01/2014:

9 mois de garantie maximum.

Accord de fin de conflit :

Pris en charge totale des cotisations salariales et patronales, donc gratuite de la mutuelle dans les mêmes conditions et ouvrant les mêmes droits de remboursements et garanties, durant toute la durée du congé de reclassement.

Portabilité de la mutuelle passage de 9 a 12 mois de portabilité.

Mutuelle prise en charge en intégralité comprise entre 30 a 36 mois et dans les mêmes conditions.

Augmentation de la prise en charge mutuelle de 300% minimum!

3. Primes de départs hors congés de reclassement :

PSE avant le 22/01/2014:

De 1 a 5 ans, prime entre 515 euros et 4000 €. ( aucune prime extra de 1 a 5 ans).

A partir de 6 ans et jusqu'à 13 ans, prime entre 23.000€ a 30000€.

A partir de 14 ans a 20 ans, prime entre 31000€ et 37000€.

A partir de 21 ans a 25 ans, prime entre 38000€ et 55000€.

A partie de 26 ans a 30 ans, prime comprise entre 57000€ et 67000€.

Pour les 30 ans et maxi, prime comprise en 68000€ et allant jusqu'à 120000€.

A NOTER:

Certains qui ont une rémunération brut mensuelle comprise en 4000€ et 10000€, avaient dans le cadre du PSE une Prime total comprise entre 180000€ et plus de 200000€, auraient été concerné par ces primes très conséquentes 90% des élus CGC et leurs sympathisant, ce qui explique pourquoi ils avaient validé le PSE en l'état.

Accord de fin de conflit :

De 1 a 5 ans, prime entre 20515 € et 40000€.

A partir de 6 ans et jusqu'à 13 ans, prime entre 42000€ a 61000€.

A partir de 14 ans a 20 ans, prime entre 62000€ et 66000€.

A partir de 21 ans a 25 ans, prime entre 67000€ et 70000€.

A partie de 26 ans a 30 ans, prime comprise entre 71000€ et 74000€.

Pour les 31 ans et maxi, prime comprise entre 74000€ et allant jusqu'à 102000€.

A NOTER:

Que le montant indique et sur un net fiscal annuel de 20500€.

Que nous n'avons pas pris en compte les éléments comme, solde des congés, prorata de la prime vacances et fin d'année, car les éléments ci dessus vont être amendés des deux mois de préavis au minimum, cela sera ajouté dans le solde tout compte de chaque salarié.

Nous avons fait un lissage pour permettre un rééquilibrage des primes, car elles allaient de 500€ a plus de 200000€!!!

Il est bien évident que ceux qui pendant des années ont attendu de toucher le pactole tout en ne faisant jamais rien, en critiquant et même se foutant de la gueule de ceux qui lutté ne vont pas encore trop apprécier cet accord, mais nous, au contraire cela nous va parfaitement ......

Il y en a qui pendant des années se sont goinfrés sur nos dos, en ayant un mépris des petits de la base, jamais un Bonjour, juste bon a snober les gars du terrain, et depuis des années ils attendaient que nous soyons virés pour obtenir un pactole sur nos dos, et bien, c'est manqué, nous l'avons toujours dit, nous sommes 1100 et il était hors de question de permettre a ceux qui n'ont jamais bougé d'obtenir une fortune, c'est chose faite et nous savourons ce rééquilibrage !!!!!

Hier, lors du CE un représentant CGC était dans une rage föle, il en tremblait même, il avait compris que du fait de notre accord il venait de passer a côté de 100000€ tout comme ses amis.....

Du coup il a voté contre l'accord préférant dire que le PSE était beaucoup mieux, c'est une évidence car pour lui et ses a mais il avait a travers le PSE réussi a obtenir 199500€ de plus que le pauvre ouvrier qui partait avec 500 €!!!!!

Nous vous informons aussi que les sommes ne seront imposables qu'à partir du moment ou le montant dépasse 2 fois le plafond de la sécurité sociale soit 75000€ net.

Que les sommes de la prime conventionnelle sont net d'impôt.

Et que le montant de la prime extra légale sera imposable que de la CSG/RDS soit environs 8%.

CONCLUSION;

Si en décembre 2013 la CGT n'avait pas décidé de bloquer le dépôt, puis en janvier 2014 retenir 2 dirigeants avec de nombreux salariés, puis décidé d'occuper l'usine, il y aurait eu des gars qui seraient partie sans rien et d'autres qui seraient partie avec une fortune ....

Le PSE a été amélioré de plus de 40 millions d'€, les autres syndicat qui n'ont jamais rien fait, mais rien de rien, avaient abdiqué depuis le début, nous avons apporté en Plus d'un rééquilibrage, un complément du montant total de près de 45 %.

Certains pourront toujours car ils ne sont bons qu'à cela dire que la PDV aurait été mieux, ce qui est faux, car le PDV ne concernait que les salaries ayant au moins 57 ans et a qui il ne restait que 3 annuités de cotisations manquantes et les salaries ayant un projet valide par une commission (cdi, création entreprise ...)

Le PDV aurait obligé 537 personnes a rester contraints et forcés au farm sous l'égide de TITAN, pour une garantie proche de zéro et en plus dans aucune prime de départ .....

Aujourd'hui tous les salaries vont avoir une prime minimum de 20000€, aucun n'aura une prime supérieur a 100000€.

Nous apprenons que le groupe TITAN veut au plus vite nous rencontrer, depuis le début nous me savions notre usine ne fermera pas et des salaries pourront revenir sur le site si ils le souhaitent tout en ayant ou bénéficier d'un accord de fin de conflit....

Nous avons mis en œuvre une lutte de près de 7 ans ou Goodyear a dû nous verser nos payes pour un montant moyen de 150000€ pour la durée du combat, ensuite nous avons par la poursuite du combat réussi a améliorer le PSE pour obtenir un Accord de fin de conflit améliorant le Contenu total de plus de 45%, nous avons maintenu l'outil de travail en état, et aujourd'hui un repreneur arrive, avec un projet qui sera supérieur aux annonces en terme de volume d'emplois.

Certains ont connu bien Pire, un accord signé sur les 4/8, une fermeture définitive du site et aujourd'hui 70% des gens en fin de droits....alors que leur combat avait démarre plus d'un an après le notre !!!!!

Nous, nous avons fait le maximum, nous avons tout donné, nous avons su être suffisamment intelligents pour tenir dans le temps et arracher au final un accord et des garanties sur le fait que notre usine ne fermera pas définitivement .....

Plus de temps, plus d'argent pour beaucoup d'entre nous, plus de droit a la santé, un repreneur qui va dans les semaines avenir être obligé de négocier avec nous.....

Alors, nous n'avons peut être pas tout obtenu, nous n'avons peut être pas obtenu 300000€ par personne, mais NOUS au moins on a fait notre Taff!!!!!

Les dasilva, jonet, charrier, FROST, Martin et toute la clique, ne connaîtrons jamais le bonheur de ce que vous avons partagé depuis plus de 7 années, ils n'ont jamais rien obtenu, jamais rien fait....

Sur France 3, un d'entre eux a été obligé de reconnaître que "c'est pas mal" mais lui il a obtenu quoi de plus pour les gars???

Lui comme les autres rigolos, ont surtout grave les boules de ce que la CGT a arraché Grace a la dernière mobilisation, Grace a la mobilisation tout cour, celle qu'ils n'ont jamais démarrée....

Ils pourra acheter son tacos, les autres pourront prendre leur retraite syndicale euh non, ça c'est purement impossible car ils n'ont jamais été syndicalistes lol.....

Nous n'avons pas termine notre travail, nous allons monter au plus vite le collectif , nous allons mettre en place la procédure pour licenciements abusifs devant les prudhommes et nous allons voir ce que nous pouvons tirer du TEXAN, et la aussi certains vont encore se taper la honte de leur vie ....

Nous sommes en tout le cas très fiers de cette première partie de notre lutte qui se termine, une autre va commencer, nous espérons quelle permettra a des centaines de salariés de revenir sur le site pour de longues années, au final nous aurons tous eu une prime de départ et des droits importants et l'usine restera en activité !!!!!

Voici ce que nous pouvions ajouter et dire, le reste nous l'avons eu au plus profond de nous même et dans nos cœurs, fierté, amour propre, bref, une grande et belle lutte auprès de gens grands et beaux dans leurs idées et leurs convictions....

A bientôt ....

Mickael Pour le CGT Goodyear Amiens Nord

Chronique d'une magouille organisée

Chronique d'une magouille organisée Ou Comment hollande et Montebourg ont organisé la fermeture d'Amiens nord pour devenir les héros de l'arrivée de Taylor.....

Depuis des années nous ne cessons de répéter, écrire, que titan est devenu le tôlier d'Amiens nord .....

Depuis des années on nous dit que nous affabulons que tout cela n'est que de l'imagination, que les pneus Goodyear made by titan c'est une hallucination, quand Goodyear a depuis les dernières années remis en état le parc machine agricole pour que titan puisse au mieux lui façonner des pneus nous étions devenus fous......

Mais, aujourd'hui voilà le retour du titanesque Taylor qui n'est jamais partie, il revient par la voie de celui qu'il a insulté tout en se mettant d'accord avec lui avant sur les propos à tenir .....

Le retour est annoncé par Montebourg, qui va se faire passer pour le sauveur du pneu agricole made in France à Amiens, tout cela a grand coup de renfort médiatique, à quelques mois des élections municipales.....

Nous ne sommes pas des débiles, encore moins des terroristes, nous avons juste un cerveau qui fonctionne et plutôt pas mal, les ficelles de cette magouille en haut lieu sont énormes......

Mais, car il y a un mais, le plan A a échoué celui qui permettait a Goodyear de liquider 700 emplois pour un montant total de 50 millions d'€uros tout en laissant le soin a Taylor de liquider le reste le temps nécessaire à ce qu'on développe et produise les pneus à Sao Paulo, usine Goodyear que Taylor exploite contre des royalties....

Le plan B est donc en place, sauf que Goodyear a du ajouter quelques dizaines de millions d'euros de plus que prévu de peur que l'usine de titan ne parte en fumée.....

Il reste donc maintenant a Montebourg d'arriver pour annoncer qu'il a sauvé l'usine d'Amiens nord, le pneu agricole made in France et que 300 salariés vont pouvoir reprendre du service sous l'égide de titan et tout ça grâce à son ministère et à sa pugnacité personnel!!!!

Alors soyons clair, si quelques journaleux peuvent croire à cette magouille, il y a belle lurette que nous avons Vu clair, Montebourg n'a aucun pouvoir, ni sur Goodyear et encore moins sur titan, il a juste servi de larbin au service et pour le compte de deux multinationales qui en plus n'en font qu'une, pas sur les cours de la bourse mais dans la réalité, celle qui va voir sortir du site d'Amiens nord des pneus Goodyear estampilles made by titan .....

Depuis le début nous le disons, jamais Goodyear n'a renoncé à ces 19% de parts de marché, il va juste transférer les parts via un autre compte à travers des royalties opaques qui échapperont encore plus à la fiscalité....

Elle n’est pas belle la manœuvre ??

Le gouvernement est aux services des milliardaires qui se permettent d'insulter notre nation, notre culture, pire encore quand ce texan aussi laid intérieurement qu'extérieurement se permet de dire que ce qu'il préfère en France ce sont les femmes et le vin, et qu'il vaut mieux faire bosser des chinois pour moins de 1 € et 20 heures par jour, que venir en France, mais le voici de retour, lui qui n'est jamais parti qui a joué avec les médias comme personne, qui laisse croire qu'il part et qu'il revient parce que son nouveau pote a réussi à le convaincre et que dans son pays certains lui disent qu'il est fou de venir ici, ce type la devrait avoir l'oscar du plus gros film comique de toute notre histoire et Montebourg celui du meilleur metteur en scène d'un drame politique .....

Notre pays et bradé, vendu, à des milliardaires, des gens dont on ne sait même pas d'où vient le fric, sale ou propre, peu importe ils viennent et sont reçus en grandes pompes....

Le Medef reçoit des cadeaux fiscaux qui détricotent notre système français, mais peu importe ce qui compte c'est la com .....

La reprise de l'activité agricole à Amiens Nord n'a rien à voir avec la nouvelle amitié entre Montebourg et Taylor, la reprise était prévu depuis 2005, l'activité agricole a été cédée contre des royalties à titan il y a 9 ans, ce qui en plus vient conforter notre position sur les 4/8, comment Taylor aurait-il pu obtenir l'agricole à Amiens Nord si nous avions signé les 4/8 sous les ordres du groupe Goodyear?

La chronologie des événements ne laisse aucun doute sur ce que nous avons vécu et sur ce que nous prépare Taylor et ses amis du gouvernement hollande!!!'

Nous ne sommes peut-être que des petits salariés français, Picards de surcroît mais nous avons un cerveau, Goodyear va longtemps se souvenir de nous, notre lutte lui a coûté des milliards de dollars, Taylor va devoir faire mine basse et arrêter de jouer au caïd, nous ne sommes pas aussi fort physiquement que des grizzly qu'il abat avec ses armes lourdes, mais nous sommes très agiles, malins et il va devoir déposer les armes si il veut que son outil de travail démarre un jour....

Par contre, nous ne permettrons pas à Montebourg de venir jouer les vedettes sur le parking d'Amiens nord, lui qui nous a vendu pour son image.....

Les Goodyear sont encore là et nous ne fermerons jamais nos gueules, nous dirons tout haut ce que pensent des millions de personnes....

Vive la démocratie, vive la liberté d'expression et à bientôt Messieurs les magouilleurs ......

LA CGT GOODYEAR

jeudi 23 janvier 2014

Communiqué officiel et définitif de la CGT GOODYEAR

Hier, la situation que nous avons du vivre ne nous a pas permis de faire un communiqué suffisamment précis et qui a donc permis à certains journalistes d’en faire une interprétation loin de la réalité.

Par ce communiqué officiel, nous tenons à indiquer les mesures obtenues dans l’accord de fin de conflit :

Il faut d’abord rappeler que le PSE validé par les syndicats cgc et sud de l’établissement d’Amiens nord était inférieur de 40 % à ce que nous avons réussi à arracher dans l’accord de fin de conflit.

A titre d’exemple, un salarié qui avait une ancienneté d’un an partait dans le cadre du PSE avec 560 euros de prime conventionnelle, aujourd’hui dans le cadre de l’accord que nous avons signé hier ce même salarié part avec une indemnité de plus de 21 000 euros, ce qui fait une augmentation de plus de 400 %.

Pour les salariés qui ont 10 ans d’ancienneté, la prime a été multipliée par 3, passant de 20 000 à 60 000 euros.

Pour être très précis s’agissant des indemnités qui seront versées aux salariés, nous avons opérés un rééquilibrage pour gommer des inégalités profondes entre des sommes allant de 560 euros à plus de 160 000 euros pour les plus hauts salaires.

Ce rééquilibrage s’est fait en 2 parties :

Tout d’abord par un apport supplémentaire de plusieurs dizaines de millions obtenu au groupe GOODYEAR et ensuite par un plafond d’indemnités ne dépassant pas 100 000 euros en jouant sur les vases communiquants pour permettre au final de gommer des écarts anormaux et injustifiés.

A cela il faut ajouter une augmentation de 50 % pour tous les salariés du congés de reclassement, celui-ci passant de 12 à 18 mois pour tous les salarié ayant moins de 45 ans pour aller, pour les salariés de 55 ans et plus, à 24 mois avec une tranche intermédiaire pour les plus de 45 ans à 21 mois.

Ce congés de reclassement est capitalisable à hauteur, non plus de 65 % du solde restant, mais de 80 %, nous avons donc obtenu 15 % supplémentaire pour les salariés qui en cours de congés de reclassement auraient une solution identifiée et qui pourraient donc bénéficier d’un capital additionnel aux primes de départ indiqué ci-dessus.

Informations complémentaires :

L’addition de la prime totale de départ et du congés de reclassement majoré de 50 % signé dans l’accord de fin de conflit fait qu’aucun salarié n’a une indemnité globale compris inférieur à 60 000 euros, mais qu’aucun salarié ne pourra prétendre à partir avec plus de 200 000 euros du fait de son statut et de sa rémunération inférieure à la moyenne.

Concernant le droit à la santé, nous avons arraché à la direction que la cotisation salariale durant tout le congés de reclassement soit pris en charge par la direction en intégralité et que la portabilité de la mutuelle passe de 9 mois à 12 mois soit une augmentation de 33 %, à ce jour aucun salarié ne sera dans l’obligation de rechercher une mutuelle, il sera pris en charge intégralement durant 18 mois.

Hier dans notre communiqué, nous avions indiqué que les indemnités étaient triplées pour tous, ce qui est inexact, ce que nous voulions indiquer c’est qu’en réalité le montant de l’enveloppe obtenue dans l’accord de fin de conflit est 3 fois supérieur par rapport au plan de départ volontaire de 2012.

Le plan de départ volontaire de 2012 ne portait que sur les salariés de plus 56 ans et plus, soit environ 200 personnes, et il ne pouvait être obtenu pour les autres que s’ils avaient un CDI ou une création d’entreprise.

Aujourd’hui, l’accord de fin de conflit concerne les 1143 salariés et nous avons obtenu dans le même temps la reprise de l’activité agricole par un repreneur.

Depuis le début nous ne cessons de dire que l’activité agricole sera reprise par le groupe titan à Amiens Nord et aujourd’hui contrairement à 2012 il est prêt à garantir 4 années d’activité au lieu de 2.

Pour conclure, nous avons, après 7 années de lutte, 7 années où GOODYAER a du verser l’intégralité des rémunérations à ses salariés, amélioré le contenu d’un PSE pour permettre un rééquilibrage pour tous les salariés et de nombreux droits nouveaux.

Cet accord garanti à peu prés et au minimum 48 mois de maintien de rémunération pour l’ensemble des salariés d’Amiens Nord (24 mois de congés de reclassement + 24 mois de chômage), une augmentation de plus de 26 mois des droits de la mutuelle gratuite, une prime largement améliorée pour l’ensemble des salariés et un rééquilibrage et gommage des inégalités.

Nous aurions préféré ne jamais avoir signé cet accord, nous aurions gardé nos emplois mais c’était sans compter le déploiement de toutes les forces de l’Etat qui ont permis à GOODYEAR en 2014 sous l’aire de l’Etat socialiste d’obtenir en 2014 ce qu’il souhaitait en 2007. Nous avons signé cet accord après qu’il ait été validée à plus de 99 % des salariés présents à l’assemblée générale, nous avons obtenu que toutes les poursuites concernant le conflit soient annulées, nous avons su contenir la haine et la colère de nombreux salariés, personne ne s’est rendu coupable de destruction de biens ou de personnes, il est déjà suffisamment pénible de perdre son emploi pour en plus en rajouter.

La CGT sait pertinemment que ceux qui n’ont strictement rien fait durant ces 7 années de combat vont venir critiquer cet accord alors que comme depuis le début ils n’ont strictement rien fait puisqu’ils ont validé en 2013 le contenu du PSE qui était au minimum et que nous avons amélioré par l’accord de fin conflit que nous avons signé hier.

Pour la CGT GOODYEAR WAMEN Mickael

lundi 13 janvier 2014

Lettre a Thierry Lepaon secrétaire général de la CGT

A LEPAON Thierry
Secrétaire général de la CGT

Camarade,

Comme tu le sais nous sommes dans la dernière ligne droite de notre combat que nous menons avec fierté et courage depuis 7 ans bientôt, les dernières informations véhiculées par les médias nous décrivent comme des syndicalistes jusqu’au-boutistes et irresponsables, la réalité est tout autre, les Goodyear par leur action gène au plus haut sommet de l’état, c’est pourquoi le gouvernement actuel a mis au service du groupe Goodyear toute la puissance de l’état.

Depuis le mois de janvier nous n’avons pas gagné un seul jugement alors que nous détenons les preuves les plus accablantes contre nos patrons, ils ont délocalisés nos outils et notre production dans des pays dit à bas coûts et tout cela illégalement bien sûr, mais la justice a semble-t-il décidé de ne plus nous donner raison du moins le temps que l’on n’est pas licencié, nous obtiendrons surement un jugement pour licenciement sans motif et une fermeture abusive une fois que nous serons au chômage comme les conti entre autre….

Le gouvernement veut donc se débarrasser des Goodyear, nous résistons trop et nous parlons trop, et de plus l’ANI qui se met en place serait entaché si nous venions à gagner un jugement contre le PSE alors qu’avec l’ANI les PSE se valideront devant les DIRRECTE et non plus devant les tribunaux….

Bref, comme tu l’a surement compris, nous gênons et il faut nous détruire et vite, le gouvernement nous allume devant les médias, considérant que retenir durant quelques heures deux dirigeants est un crime, mais foutre dehors 1143 salariés Goodyear et prêt de 2000 autres salariés indirectement serait normal et humain et tout cela avec un harcèlement non-stop !!!

Que dire aussi du secrétaire de la CFDT qui se permet par médias interposés de nous allumer lui aussi, mais, venant de ce type là et ce syndicat rien d’étonnant, les autres d’ailleurs suivent la même ligne, CFTC, CGC….

Il faut casser du CGT quand ils sont sur une ligne de lutte des classes, les CFDT, CFTC, CGC, sont à notre sens la honte du mot syndicalisme, ils n’ont plus que le nom, ils siègent dans toutes les structures, ont des postes à hauts niveaux en échange de signatures d’accords comme l’ANI et leurs anciens secrétaires et responsables ont des postes assurés dans les hautes sphères

J’ai appris que tu voulais la semaine dernière venir sur notre site pour saluer les Goodyear, devant la situation plus que tendue et le fait que depuis 7 ans pas un seul responsable confédéral CGT n’ait daigné à venir nous rencontrer j’ai de suite indiqué que cette visite n’était pas très opportune car les médias auraient adoré voir des salariés s’en prendre à nos instances, ils sont si friands de cela…..

Aujourd’hui, la pression est retombée, nous sommes toujours en occupation du site et du dépôt et nous recevons énormément de messages de soutien de syndicats CGT de diverses entreprises, nous aimerions que la confédération appuie notre demande de réunir sur notre parking tous les salariés qui comme nous veulent que l’on stop les fermetures, les restructurations, les PSE, dans des groupes qui comme Goodyear font des milliards de profit, SEULE le confédération peut et doit lancer un appel pouvant réunir des milliers de salariés sur notre parking, nous sommes en lutte depuis 2007, elle va hélas bientôt se terminer, nous voudrions que pour une fois la confédération CGT lance cet appel tant attendu par les Goodyear mais aussi les autres….

Nous n’avons plus beaucoup de temps pour réussir à nous réunir, nous avons décidé donc de lancer un appel à la mobilisation pour le VENDREDI 17 JANVIER 2014 A 13.00 HEURES, déjà des syndicats CGT répondent favorablement à notre appel et si la confédération lance elle aussi cet appel nous serons bien plus nombreux sur notre parking, la lutte des Goodyear est un symbole et au-delà de nos frontières, la confédération doit maintenant elle aussi appeler au rassemblement sur notre parking le vendredi 17 janvier 2014 à 13.00 heures.

Nous comptons sur toi en qualité de secrétaire général de la CGT, pour nous aider à faire de notre journée d’action une énorme réussite.

Fraternellement….

POUR LA CGT GOODYEAR WAMEN MICKAEL

CALENDRIER DES ACTIONS SEMAINE DU 13/01 AU 17/01/2014.

Comme prévu lors de notre AG du 13 janvier 2014, nous élaborons le calendrier des actions de la semaine à venir.

Nous rappelons que chaque jour samedi et dimanche compris nous organisons des AG devant l’infirmerie à 14.00 heures, depuis mercredi nous constatons de plus en plus de présence à ces AG, ce qui est une très bonne chose cela nous permet d’échanger et de prendre ensemble les décisions à venir.

1. MERCREDI 15/01/2014 :

  • RDV parking usine dès 8.00 heures pour un départ en cortège maxi 8.30 heures pour se rendre au TGI pour l’audience en référé.
  • RDV devant le cirque jules vernes à Amiens à 17.30 heures à l’occasion des vœux du maire d’Amiens., pour distribuer des tracts à prendre au local CGT.

2. VENDREDI 17/01/2014 :

  • RDV salle valentin HAUY à 10.00 heures, réunion avec notre avocat sur la suite à donner aux lettres de reclassements et actions pénales et autres….
  • RDV sur la parking usine dès 13.00 heures, un BBQ est organisé par l’UD, de nombreuses entreprises répondent à notre appel, elles veulent venir nous soutenir dans notre dernier combat.

3. SAMEDI 18/01/2014 :

  • Rassemblement des familles des Goodyear dès 14.00 heures devant la mairie d’Amiens, nous mettrons à disposition, des tracts, autocollants, banderoles….. les familles des Goodyear doivent se faire entendre, derrière chaque Goodyear il y a une famille !!!!

Autres points :

  • Un médiateur a été nommé par le gouvernement, il s’agit du préfet qui répond directement au premier ministre, cette nouvelle nous ne la critiquons pas mais nous ne sautons pas de joie non plus, attendons de connaitre le but de cette médiation, en tout état de cause pour nous un médiateur n’est pas un négociateur son seul but est de réunir autour de la table les parties, si un médiateur est nommé c’est parce qu’une médiation va avoir lieu, nous donnerons une suite favorable à la médiation, comme nous l’avons toujours indiqué….
  • Après chaque AG, nous souhaitons qu’une dizaine de salariés, viennent chercher des tracts et se rendent devant les entrées de grandes surfaces pour distribuer les tracts et échanger avec la population afin de rétablir la vérité sur notre situation.
  • Un compte Facebook a été créé nous l’avons appelé GOODYEAR, celui-ci va permettre l’échange non-stop des dernières informations.

Il va surement y avoir des périodes de discussions qui vont s’ouvrir, durant ce temps nous allons devoir échanger un maximum, nous insistons donc sur votre présence sur le site et notamment lors des AG, nous le RÉPÉTONS, la direction n’a pas le droit de vous empêcher de venir sur le site, vous êtes en CDI et donc vous devez venir sur le site !!!!

LE SYNDICAT SUR AMIENS NORD

Ps : nous n’indiquons plus la CGT car nous sommes les seuls à être à vos côtés dans ce dernier combat….. lol

jeudi 9 janvier 2014

POINT SUR LA SITUATION ET DECISIONS POUR TENIR LA LUTTE…

Tout d’abord, nous tenons à indiquer que la CGT Goodyear est un syndicat RESPONSABLE, à ce titre nous réitérons ce que nous avons indiqué hier lors d’une prise de parole :

1# Nous avons décidé la mise en place d’un service de sécurité par équipe, ce service à pour objectif de veiller à ce que personne ne puisse porter atteinte à l’intégrité physique de qui que ce soit et de garantir le maintien en l’état de l’ensemble des équipements de travail et de la sécurité du dépôt de pneumatiques.

2# Toute personne qui ne respectera pas ces consignes se verra immédiatement reconduit en dehors du site, nous ne tolérerons pas qu’une minorité puisse venir nuire à une large majorité.

3# Nous insistons une nouvelle fois pour indiquer que la lutte actuelle est certes difficile, dure et qu’elle est la dernière ligne droite, nous avons pris conscience que l’annonce de la fin de la lutte pour l’emploi avait eu un effet terrible sur un grand nombre d’entre nous, pour autant il nous reste la lutte pour obtenir le maximum de droits et d’indemnités, mais cela ne sera possible que si nous ne donnons pas à Goodyear et à certains l’occasion de venir nous déloger et nous faire passer pour des bandits, l’usine n’est pas un lieu pour faire la teuf !!!

4# Il y a eu quelques dégradations minimes, la CGT a immédiatement appelé à ce que cela cesse, de plus nous avons avec une cinquantaine de salariés, remis en état les lieux qui avaient été plus ou moins dégradés, nous avons fait constaté immédiatement à un huissier que nous avions remis en état l’ensemble des bureaux se situant au sous sol et étage coté direction.

5# Enfin, la CGT Goodyear, indique que depuis prés de 7 ans, nous avons toujours su être intelligent et ne pas tomber dans la violence , il est vrai qu’il est parfois difficile de contenir la haine contre une direction archaïque, contre des médias qui racontent tout et n’importe quoi, contre un TAYLOR qui joue au pyromane, un MONTEBOURG qui est une vraie girouette, bref, nous devons comprendre que nous sommes presque seuls et que nous n’avons plus d’autre moyen que d’occuper l’usine en préservant l’outil de travail et le dépôt.

La direction Goodyear ne cesse de vouloir nous faire plonger, la plainte déposée hier est une plainte contre X, c'est-à-dire qu’elle ne vise aucune personne en particulier, mais la Direction Goodyear n’a pas changé son objectif, faire plonger les élus CGT, coûte que coûte, nous faire passer pour des bandits, et pour cela elle est servie par des médias quoi racontent tout et n’importe quoi, c’est pour cela que nous avons décidé de communiquer à minima, 90% des informations venants des médias sont totalement déformées, le but est de nous détruire encore un peu plus chaque jour…..

Au passage, il faut quand même noter, qu’il vaut mieux s’appeler DASSAULT dans un gouvernement socialiste, comment expliquer que ce BANDIT puisse garder son immunité avec un sénat à gauche alors que lui est de droite et sans complexe

La seule qui explique cette situation c’est que DASSAULT est un multimilliardaire et que son fric lui permet d’être protégé contre toute condamnation, par contre des salariés qui se battent pour garder leurs emplois sont traités comme des voyous, ou est la morale ?

Nous avons longuement échangé avec la DIRRECTE hier, aujourd’hui avec le député Pascale BOISTARD, si nous maintenons le calme sur le site et qu’il n’y a aucun débordement ,dégradation sur le site et au dépôt, il n’y a aucune raison de nous expulser du site, nous sommes présents avec un seul et unique but, obtenir un accord de fin de conflit permettant aux salariés d’obtenir le maximum pour conclure le conflit sans qu’il n’y ait un drame…. La direction invente des situations, elle ne cesse de demander l’évacuation du site, indiquant au préfet qu’elle tient à son dépôt et son usine, dont acte, nous sommes prêts à lui laisser les 241.000 pneus et le site en échange d’un accord de fin de conflit qui permette aux salariés de partir avec les garanties les plus conséquentes possibles.

Nous avons fait un cahier revendicatif, il n’est certes peut être pas parfait, mais n’oubliez jamais, que qu’elle que soit les demandes certains « pourris » auront de toute façon toujours beaucoup plus que la moyenne, car 3/10° pour un mec qui touche 6000 € par mois feront bien plus que pour un mec qui touche 1500 € et bien évidement nous sommes prêt à revoir nos demandes pour que cela soit le plus équitable possible….

Pour le moment la situation est la suivante :

La direction joue la montre, le gouvernement ne sait plus ce qu’il fait, entre MONTEBOURG et SAPIN qui nous allument, d’autres qui ne disent rien, bref, c’est un BORDEL sans nom, et l’autre débile mental de COW BOYS qui compare le fait que l’on retienne deux cadres à un kidnapping, il se permet de nous donner des leçons de suivismes alors que dans son pays il y a un taux de criminalité hallucinant , aux USA deux cadres retenus sa se termine en bain de sang, alors qu’il se taise ce GUIGNOL, il veut l’usine car Goodyear lui a déjà vendu depuis belle lurette, mais ce ne sont pas les provocations répétés qui peuvent maintenir le calme sur le site, TAYLOR provoque les gars à distance, le gouvernement devrait intervenir, mais il est vrai qu’il est devenu depuis le mois d’AOÛT 2013 le meilleur pote à MONTEBORG !!!

Pour le MOMENT, nous arrivons encore à maintenir une situation de calme et de respect, mais chaque jour qui passer fait monter la pression de plus en plus, la CGT a toujours eu pour rôle de maintenir le calme sur le site et ce malgré des provocations inhumaines, mais, nous l’avons encore souligné aujourd’hui il est de plus en plus difficile de garder la situation sans que cela explose……

La CGT appelle donc les pouvoirs publics à obliger Goodyear a venir à la table des négociations, la direction veut son usine et les pneus au dépôt, nous sommes favorables à cela mais en contre partie nous voulons enfin clore ce très très très long combat et qu’enfin nous puissions partir dans la dignité tout en étant de toute façon très éprouvé voir plus par cette lutte.

Nous avons aussi décidé de tenir des AG tous les JOURS (samedi et dimanche inclus) à 14.00 heures devant l’infirmerie, afin de faire un point journalier sur la situation, les avancements, les décisions à prendre, nous devons rester en, collectif jusqu’au bout !!!!

Hier soir, le DRH du groupe a adressé à la CGT un mail pour lui indiquer qu’il exigeait que les salariés présents sur le site le quittent au plus vite et ce afin de leur garantir leur sécurité, il se fou vraiment de nos gueules !!!

De même, Goodyear dit qu’il a dispensé de travail depuis lundi les salariés, mais de qui ils se moquent

Les salariés sont pour 90% d’entre eux dispensés de travail depuis des mois voir des années !!!!

Pour conclure :

L’OCCUPATION DU SITE N’EST PAS ILLICITE SI AUCUN DÉBORDEMENT MAJEUR N’INTERVIENT IL N’Y A AUCUNE JUSTIFICATION A NOUS FAIRE ÉVACUER TOUS LES JOURS A 14.00 HEURES NOUS FERONS DES AG DEVANT L’INFIRMERIE TOUS ENSEMBLE AVEC INTELLIGENCE NOUS OBTIENDRONS GAIN DE CAUSE……

LA CGT GOODYEAR

mardi 7 janvier 2014

POURSUITE DE L’ACTION DES GOODYEAR…..

Ce jour une ordonnance de référé nous a obligé à libérer les deux dirigeants, la préfecture ayant ordonné l’exécution de la décision de justice et donc de faire intervenir les forces de l’ordre, nous avons la décision de protéger les intérêts des salariés de notre usine et leur éviter à devoir affronter des CRS et risquer de se retrouver en plus dans une situation personnelle dramatique…..

Nous avons après avoir échangé avec les quelques 200 salariés pris la décision la plus responsable possible, il est hors de question de mettre plus en danger la vie des salariés qui souffrent déjà depuis 7 ans…..

Il est plus que clair que l’état à mis tout son pouvoir au service de Goodyear, mais pour nous il reste encore une bataille à mener et nous allons la mener avec celles et ceux qui pensent qu’il est encore possible d’obtenir une amélioration substantielle au PSE , nous avons donc décider d’occuper le, site d’Amiens nord, en maintenant les roulement de chaque équipe, à ce jour le site n’est pas fermé, nous vous demandons donc de venir dans vos postes pour occuper l’usine qui reste la seule monnaie d’échange, la direction a besoin de l’outil industriel et du dépôt , désormais ils nous appartiennent…..

Demain à 14.00 heures nous tiendrons la réunion sur le parking en lieu et place de la salle valentin Haüy.

Il est évident que nos moyens d’action diminuent mais pour autant nous ne devons pas baisser les bras, l’usine est ce que la direction veut préserver le plus il en est de même pour le dépôt…..

Nous devons donc nous organiser pour tenir le site, Goodyear a besoin de cette usine, elle est vendue au groupe TITAN quoi qu’en dise les médias et la direction Goodyear……

Nous allons continuer la lutte jusqu’au dernier souffle, nous vendrons notre peau très cher, les Goodyear ne sont pas morts, certes la situation de ce jour est difficile pour nous mais nous allons nous relever !!!!!!!!

LES GOODYEAR SONT VIVANTS ET DEBOUTS……

lundi 6 janvier 2014

J’Accuse

Amiens le, 06/01/2014

Le syndicat CGT Goodyear écrit cette lettre en sa qualité d'association loi 1901 et donc écrit à la première personne.

Il y a 116 ans Émile Zola écrivait « J'accuse » s'en prenant ouvertement au pouvoir en place contre une injustice sociale sur le dossier Dreyfus, aujourd'hui la CGT Goodyear accuse le gouvernement Hollande concernant une injustice sociale pour plus de 1100 familles directement concernées par une fermeture honteuse dans un groupe qui réalise des profits colossaux et des milliers d'autres emplois indirects.

Le gouvernement en chef d'orchestre ......

Depuis le mois de janvier 2013, nous assistons à un véritable complot autour du dossier Goodyear, le gouvernement Hollande est le chef d'orchestre et les autres acteurs jouant la musique, Goodyear, Titan et les juges sont tous au diapason.....

Le gouvernement non seulement cautionne la stratégie de Goodyear mais en plus il l'aide à la mise en place de la fermeture de notre usine pour mieux permettre à M. Taylor (Titan) d'arriver ensuite en héros avec son nouvel ami Arnaud MONTEBOURG, l'objectif est de créer un buzz médiatique autour du sauvetage partiel des emplois sur Amiens Nord et bien évidement le seul héros de cette stratégie serait le ministre, son gouvernement et Hollande qui par ailleurs ne cesse de plonger dans les sondages.....

A cela, il faut aussi ajouter la loi sur la sécurisation de l'emploi (ANI) qui en réalité est la loi sur la sécurisation des licenciements, le gouvernement ne veut surtout pas que les Goodyear puissent une nouvelle fois empêcher la fermeture de leur usine alors que d'après la loi les salariés ne doivent plus pouvoir lutter contre les licenciements avant qu'ils aient lieu. Qu'est ce qui nous fait dire que nous sommes victimes d'un acharnement de tous à se débarrasser des GOODYEAR :

Tout d'abord nous avons depuis janvier 2013 perdu tous nos jugements, référés, appels… alors que jamais nous n'avons eu autant d'arguments, de preuves, ensuite, comment peut-on expliquer que l'état refuse de nous transmettre le rapport des inspectrices du travail qui ont courageusement relevé la situation calamiteuse à l'intérieur de notre usine et les dangers de morts auxquels les salariés sont exposés ?

Au lieu de tout faire pour que les informations rassemblées par les inspectrices soient données à ceux qui se battent pour la sécurité des salariés, le gouvernement fait tout pour que ce rapport ne puisse gêner GOODYEAR dans sa sinistre entreprise.

Pourquoi donc l'état met-il autant d'énergie et d'acharnement à nous refuser ce document, si ce n'est pour protéger les intérêts de Goodyear

Lors de nos entretiens avec Arnaud MONTEBOURG celui ci nous a indiqué que le projet Titan était un projet solide, depuis c'est silence radio.

Nous avons demandé à voir le projet Titan mais MONTEBOURG nous répond qu'il est le seul dépositaire de ce projet. Autrement dit, après la séquence humiliation, le Ministre du redressement productif se pose maintenant comme le seul représentant de TITAN en France. Depuis quand le gouvernement français se comporte comme un notaire auprès de qui on consigne un projet d'entreprise en exigeant de lui le silence !

Nous avons écrit à la DIRECCTE et au Préfet pour obtenir des réunions, rien ne se fait au contraire, la DIRECCTE a validé chaque étape du PSE, elle a obéi sur commande de GOODYEAR.....

Et que dire du non-respect du droit du travail, des violations non stop des droits des salariés, du harcèlement où le gouvernement ferme les yeux et se retranche derrière des décisions de justice pilotées par ce même gouvernement .....

OUI, nous l'affirmons les salariés de GOODYEAR sont les bêtes noires du gouvernement Hollande, ce même Hollande qui est venu en octobre 2011 nous promettre que s’il était élu, il interdirait les licenciements dans les groupes ou entreprises qui font du profit, ce même Hollande qui a promis plus de droits pour les salaries et qui depuis deux ans fait tout le contraire.....

En validant sa candidature en qualité de président nous avons donc validé le projet de la Direction Goodyear.....

Nous accusons ouvertement le gouvernement d'aider à la fermeture de notre usine, d'aider à une reprise honteuse, de faire pression sur la justice pour que les décisions rendues soient totalement en contradiction avec le droit du travail, il sera donc responsable d'une explosion sociale sur notre usine et au-delà, nous dénonçons un complot qui est plus que visible, nous n'aurions jamais imaginé une telle magouille orchestrée !!!!

Nous dénonçons un complot qui n'a qu'un seul but faire taire la contestation sociale, faire plier des salariés qui depuis 7 ans arrivent à obtenir de la justice le maintien de leurs emplois, nous pensions pourtant que notre ennemi aurait été plutôt du temps de la gouvernance passée, mais aujourd'hui nous constatons que même si le gouvernement SARKOZY ne nous a pas fait de cadeau jamais il n'aurait osé faire ce que le gouvernement Hollande réalise !!!!!

Le gouvernement Hollande aide une multinationale qui fait des milliards de chiffre d'affaires et qui verse des dividendes aux actionnaires, à fermer une usine et licencier plus de 1000 salariés, où est la politique qui consiste comme le dit le Président à faire de l'emploi une priorité ?

Tous les moyens de l'Etat qui sont censés être mis à notre disposition pour défendre l'emploi français sont mis à la disposition du groupe Goodyear pour lui permettre de réaliser sous l'ère socialiste ce qu'il n'a pas obtenu sous l'ère de la droite, c'est un constat accablant mais plus que réaliste !!!!!

Hollande aide donc Goodyear à fermer notre usine, tout est bloqué au plus haut sommet de l'Etat, tous les salariés se sont bien rendus compte de ce qui se trame en coulisse depuis des mois, la direction de Goodyear rencontre très souvent les services de l'Etat, et tous les services de l'Etat sont au service de Goodyear.

Que dire aussi des chiffres du chômage qui ne reflètent en rien la réalité, les petits boulots sous payés, les contrats aidés, les formations tout cela contribue à faire baisser des chiffres artificiellement, de plus en plus de français sombrent dans la misère sociale, cette misère pousse un certains nombre d'entre eux à vouloir voter pour l'extrême droite ce qui est une énorme erreur mais ils veulent à travers ce geste faire passer un message qui un jour se transformera en explosion sociale, en guerre civile, car le quotidien de millions de français est devenu invivable....

Les français, n'accepteront pas d'être comme les Grecs et les Espagnols qui ont été sacrifié par l'Europe et pour la finance. La crise, les dettes ne sont que le résultat d'une politique ultra libérale menée par des élus de gauche comme de droite, tous s'entendent pour appauvrir les pauvres et enrichir les plus riches....

Les Goodyear ne sont pas morts, nous allons non seulement dénoncer le complot dont nous sommes victimes mais nous allons tout mettre en œuvre pour que d'ici fin janvier des milliers de salariés se retrouvent dans la rue pour dire STOP à cette politique qui vise à aider les multinationales à se tirer en ayant à leur service toute la puissance de l'Etat français !!!!!

De même, qu'attendent les centrales confédérales de notre pays, bizarrement depuis que Hollande est au pouvoir il n'y a plus ou peu de rassemblement à l'appel des confédérations, sans agir elle cautionnent, pourquoi ne pas avoir répondu favorablement à nos nombreuses demandes d'une journée d'action massive au lieu de multiplier les actions isolées pour mieux écœurés ceux qui veulent que ça bouge en laissant croire que la lutte du tous ensemble n'est pas possible

Faire semblant de résister et s'opposer tout en fermant les yeux, les confédérations syndicales n'exercent absolument pas leur rôle de devoir fédérer un mouvement d'ampleur, jamais dans notre pays il y a eu une telle colère contre le pouvoir financier et politique mais jamais nous n'avons aussi peu bougé......

Nous savons bien que ceux qui parlent trop fort et qui disent tout haut ce que pensent des milliers de citoyens gênent, oui alors les Goodyear gênent car nous dénonçons un système, où la seule place qui compte est celle du fric, où beaucoup de médias tentent de manipuler l'opinion public, il y aurait les méchants jusqu'au-boutistes de syndicalistes qui seraient responsables des fermetures d'usine et autres délocalisations et les patrons qui n'auraient pas d'autres alternatives que d'agir ainsi et à cela il faudrait ajouter un manque de flexibilité, un coût du travail trop élevé et un code du travail trop lourd , la réalité n'est pas si simple que cela, la situation actuelle est surtout le fait d'un manque de courage politique, car les seuls décisions mises en œuvre depuis 2012 sont celles qui ont permis d'abaisser les charges patronales, de permettre plus de souplesse dans les horaires de travail, et la mise en œuvre d'une loi permettant de favoriser les procédures de licenciements..... Et depuis il n'y a jamais eu autant de fermetures d'usine, de plans de restructuration, de délocalisations ......

Si au moins les services de l'Etat nous permettant de nous garantir nos droits, faisaient leur travail en faisant appliquer à notre Direction ses obligations nous ne serions pas à l'aube d'une fermeture, car la direction avance uniquement grâce à l'aide du gouvernement Hollande....

Une usine avec plus de 1000 salariés risque de disparaître et emporter avec elle au moins 2000 emplois indirects, voilà comment le gouvernement d'Hollande dit faire de l'emploi sa bataille prioritaire ...... Les Goodyear vont d'ici quelques jours démontrer qu’ils ne sont pas des marionnettes que l'on vient manipuler à l'aube d'une élection !!!!

2014 sera l'année des Goodyear et nous ferons tout pour que 2014 soit l'année de la lutte dans notre pays, la rue doit reprendre ses droits, ceux qui sous couvert d'une crise montée de toutes pièces par eux -même et la finance, jouent avec nos vies, doivent comprendre que nous en avons plus qu'assez des manœuvres, mensonges, trahissons, complots et autres manipulations en tout genre.....

Nous vivons un épisode honteux et insupportable sur notre site, mais nous savons que d'autres salariés subissent la même situation, la justice, l'Etat, les structures qui sont censées nous aider, tous sont coupables d'un génocide dans notre pays, un génocide contre le monde du travail, il faut faire taire ceux qui parlent, ceux qui ne disent pas la même chose que eux qui gouvernement et commandent.....

Nous pourrions titrer notre courrier :

SILENCE ON ASSASSINE 1140 FAMILLES.......

Nous avons décidé de dénoncer notre situation, car elle n'a rien du hasard, nous pouvons sauver plus de 3000 emplois au total sur notre région, mais le pouvoir nous en empêche, cela parait paradoxale mais c'est la triste vérité, il faut que les voix qui s'élèvent se taisent au plus vite ......

Nous ne lâcherons rien, nous irons au bout de notre lutte, nous ferons tout pour que nous obtenions gain de cause, notre cause est juste, aucun salarié de Goodyear n'a détourné des millions d'euros pour des campagnes, aucun Goodyear n'a été mettre en Suisse des fortunes, nous voulons juste continuer à travailler, à ne pas venir grossir les rangs des chômeurs et des exclus et si pour cela il faut en arriver à des méthodes extrêmes nous n'hésiterons pas à le faire....

Il est quand même ahurissant de constater que des patrons bretons qui détruisent du matériel urbain obtiennent des milliards d'aides et que des salariés qui ne demandent qu’à garder leur emploi ont comme seule réponse une criminalisation de leur combat et en retour un matraquage de la part de CRS et certains médias à la solde du pouvoir en place......

Voilà, ce que nous avions à dénoncer et à affirmer, les Goodyear ne veulent pas être les Arcelor Mittal, les PSA, les MOLEX........

Nous nous battrons sans limite....A bon entendeur .....

La CGT Goodyear Amiens-Nord - 03.22.54.16.56

vendredi 20 décembre 2013

VOTRE CGT VOUS SOUHAITE DE BONNES FETES DE FIN D'ANNÉE

Malgré la pression et une ambiance plus que tendue, nous sommes arrivés à terminer l'année 2013 tout en étant des Goodyear.

Les derniers mois qui viennent de s'écouler ont été difficiles, la direction n'a pas cessé de nous harceler comme jamais, les derniers jugements ne nous ont pas permis de la calmer mais, pour autant rien n'est terminé.

Nous avons plaidé devant le tribunal administratif d'Amiens afin d'obtenir le rapport des deux inspectrices et la juge, devant nôtre insistance à obtenir en urgence ce document, a indiqué qu’elle rendrait son verdict très rapidement d'ici 3 à 4 jours.

Nous avons pendant cette plaidoirie insisté sur le caractère d'urgence, la juge n'est pas restée insensible à nos arguments ; espérons que nous aurons donc un jugement favorable qui nous permettra d'obtenir le rapport.

Concernant l'audience sur le fond, celle-ci a été reportée au 24 janvier, au vu de la composition du bureau ce n'est pas plus mal, le 24 janvier la composition du tribunal sera complète et surtout elle sera composée des juges qui ont donné le feu vert pour le jugement sur le fond.

Nous tenons à vous indiquer que nous avons des informations au sujet du blocage du dépôt, au bout de 5 semaines de blocage, la livraison des pneus aux clients devient plus que problématique, de source sûre nous savons que plus de 41000 pneus sont attendus par les clients et que Goodyear va devoir de lourdes pénalités financières s’il n'honore pas les contrats avec les clients ....

Étrange pour des produits qui soit disant sont obsolètes et qui ne correspondent plus au marché et qui en plus coûtent de l'argent au groupe ......

La direction dans une lettre menace de nous faire expulser dès la reprise en janvier eh bien tant mieux !!!!!

Elle parle d'un manque de palettes pour justifier sa position en réalité des palettes la direction peu en faire venir des centaines des autres sites, elle ment une fois de plus, il y a 241000 pneus au dépôt, ces pneus sont à nous jusqu'à nouvel ordre, si la direction les veux, elle va devoir ouvrir et vite des négociations sur :

1. Un projet d'avenir pour le farm sur la base du projet titan.

2. Une mise en œuvre d'un PSE sur la base du PDV permettant à l'ensemble du personnel de bénéficier d'une prime supra légale comme prévu dans le PDV.

Voici nos conditions et en janvier nous allons aussi durcir les actions, nous en réservons la primeur à la direction.

Aujourd'hui lors du CCE, la CGT avec une voix de la CFDT a réussi à virer le cabinet de la direction et de la CGC : à savoir Secafi , lors de cette annonce les visages de la direction et de la secrétaire du CHSCT en disaient long sur la déconvenue qu'ils ont essuyée, SECAFI dehors c'est plus que justifié, ce cabinet qui en échange de la mise en place de cabinets de soi-disant reclassement a en moins de 14 jours rendu un rapport justifiant du projet de fermeture, c'est une véritable magouille qui vient d'être sanctionnée par la nomination du cabinet ALTER en lieu et place.

Nous allons pour quelques jours prendre un peu de repos qui n'a jamais été aussi mérité, nous savons que la situation inquiète et c'est logique un grand nombre d'entre vous et la direction met le paquet pour vous massacrer le moral, mais dites-vous bien que nous avons bataillé pendant 7 années et que nous ne sommes pas prêt à laisser la direction nous virer comme des merdes avec le minimum.....

Il va donc y avoir du sport et très rapidement, cela n'obtiendra sûrement pas l'adhésion de tous mais nous allons devoir aller chercher par une lutte plus radicale ce que Goodyear nous doit !!!!!!

Nous allons aussi exiger que ce site, notre usine reste un site industriel et non une friche, le groupe titan a déjà les clefs de notre usine, il a les licences, toutes les licences et il a besoin de l'usine donc cette usine est notre bien le plus précieux nous continuons à le dire et le redire !!!!

La direction n’a jamais eu l'intention de stopper la production et la vente de pneus farm en Europe, elle a juste transféré à titan les moyens de production, le portefeuille clients et les autres moyens pour la commercialisation et la production......

Nous sommes persuadés qu'il y aura poursuite de cette activité, titan n'a pas le choix et nous le savons ....

Nous tenions à vous souhaiter de passer de bonnes fêtes même si nous savons car nous le vivons que le contexte n'est pas propice à la possibilité de déconnecter complément de la situation de notre usine .....

Mais il fait quand même essayer de le faire malgré la pression quotidienne qui ne s'arrête pas à la barrière de l'usine...

L'année 2014 va être certainement très hard, mais nous avons la force et la conviction de lutter sans relâche, quel que soit le scénario rien ne se fera sans nous, nous irons chercher par tous les moyens, nous disons bien tous les moyens, les revendications des salariés et ce quelques soit l'orientation prise !!!!!

Les élus CGT seront présents sur le site tous les jours afin de vérifier que la direction ne nous fasse pas une entourloupe pendant la période de fermeture .....

Le seul et unique syndicat sur Amiens nord VOTRE CGT

mercredi 18 décembre 2013

Jeudi 19 décembre 2013 à 9h30 - Tribunal administratif - 14 rue Lemerchier (derrière le cirque)

Cette audience a pour but de demander le rapport des inspectrices du travail La CGT n'appelle pas à la grève pour cette audience, nous demandons aux salariés des équipes d'après midi, de nuit et SDL de venir nombreux dès 9.00 heures devant le tribunal pour assister à l'audience.

Attention Tribunal administratif est au 14 ,rue Lemerchier Amiens

RAPPEL Audience sur le fond - TGI Amiens reportée entre 15h30 et 16h00 aujourdh'ui - Palais de Justice

Audience sur le fond au tribunal d'Amiens de ce jour est reportée entre 15h30 et 16h.

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