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lundi 30 mars 2015

AUDIENCE DEMANDE DE PIÈCES DU 31 MARS 2015

Les salariés qui se sont inscrits pour l'audience de demain doivent se rendre au Conseil des Prudhommes d'Amiens au 18 rue Lamartine à 9 heures.

AUDIENCE DEMANDE DE PIÈCES DU 31 MARS 2015

Les salariés qui se sont inscrits pour l'audience de demain doivent se rendre au Conseil des Prudhommes d'Amiens au 18 rue Lamartine à 9 heures.

samedi 28 mars 2015

MERCI ET BRAVO À TOUS

Les résultats des élections sont sans appel et nous vous remercions tous pour votre participation et ce malgré les conditions difficiles de chacun du fait de la fermeture.

Le score du 1er collège est de 97% et montre bien à la direction que la lutte de la CGT est validée par la totalité des salariés et que malgré l'acharnement et les intimidations qu'elle fait subir aux élus, les salariés sont toujours présents et solidaires.

Le score du 2ème collège est de 85% , là aussi une claque pour la direction et au 3ème collège il nous manque une voix pour avoir le siège : 10 voix pour la CGT et 11 voix pour la Cfe-cgc, même l'encadrement qui ne faisait déjà plus confiance à cette direction depuis longtemps vote pour moitié la CGT.

Ces résultats démontrent bien à la direction qu'il n'y a qu'un seul syndicat représentatif de tous les salariés c'est la CGT, le seul légitime.

BRAVO à vous TOUTES et TOUS, ce résultat est avant tout le vôtre, nous sommes plus que fiers de vous représenter !!!!

LE SEUL ET UNIQUE SYNDICAT SUR AMIENS NORD VOTRE CGT

mercredi 25 mars 2015

DEMANDE DE RÉUNION À LA DIRECCTE

A

Madame TAIEB Y Directrice de la Direccte

Copie a YDEE D Direccte BESSET G Direccte

Madame ,

Au vu de la situation mise en œuvre par une décision unilatérale de Goodyear, à savoir appliquer des critères et faire une lecture littérale de l'accord de fin de conflit et du PSE, nous sollicitons en urgence une réunion avec vos services, la situation des salariés est dramatique, l'envoi de lettres pour refuser le prolongement du CR est très mal vécu par les 500 salariés visés par ce courrier.

La commission de suivi na ni été informée et consultée sur la poursuite ou non du CR.

Nous attendons donc un rdv dès cette semaine, nous recevons des dizaines d'appels de salariés désespérés, nous craignons des passages à l'acte au vu de cette lettre brutale et qui divise les salariés.

La Direccte doit exiger le respect des obligations de Goodyear .

Les élus CGT GOODYEAR

LETTRE OUVERTE A EMMANUEL MACRON

Monsieur le ministre de l’ Economie de l’industrie et du numérique

Monsieur le Ministre,

La CGT GOODYEAR vous interpelle et vous demande de vous positionner sur le devenir du site Goodyear Usine Amiens nord.

Vous aviez en septembre 2014 indiqué que vous aviez bon espoir que les négociations en cours entre Goodyear et TITAN au sujet de la reprise du site aboutissent. Quelques semaines après votre déclaration le groupe Goodyear et son affidé TITAN annonçait qu'ils abandonnaient le projet à cause des blocages du Code du travail Français.

C'est dans ce contexte que des centaines de salariés licenciés ont décidé de renouveler leur démarche en faveur d'une SCOOP afin de redémarrer l'activité pneumatique au sein de l'usine d'Amiens nord. Aussitôt, la direction démarrait les procédures pour démanteler définitivement l’outil industriel agraire.

Pourtant, le projet SCOOP pneus agraires est solide, il n'a plus de concurrent et surtout GOODYEAR doit maintenant se conformer à l'article L. 1233-57-14 du Cdt en adressant à la SCOOP, seule candidate à la reprise désormais, une proposition de transfert du site.

En effet, le 19 mars 2015, nous avons décidé avec les salariés d’ouvrir les inscriptions sur la participation à la SCOP, qui est à ce jour le seul projet industriel de reprise du site Amiens nord. Depuis lundi 22 mars 2015 les inscriptions sont ouvertes et nous constatons que déjà plusieurs centaines de salariés ont manifesté leur volonté de participer à la SCOP.

Mais la direction continue à vouloir coûte que coûte créer une nouvelle friche industrielle dans la région Picardie. C'est devenu une obsession pour GOODYEAR, qui veut démanteler le site d'Amiens nord le plus vite possible.

Pourtant notre projet est ambitieux, il permet de maintenir une activité industrielle sur le site Goodyear Amiens. La marque, les parts de marché, l’outil de travail, le site…tout cela le groupe dit ne plus en vouloir. Nous sommes prêts à les reprendre, nous en appelons donc a votre intermédiation.

Dans la situation que connaît la France, vous ne pouvez prendre le risque, Monsieur le Ministre, de laisser échapper une solution industrielle pour Amiens Nord.

Allez-vous nous laissez dans un tête à tête stérile avec GOODYEAR ou allez-vous enfin nous mettre autour d'une table ?

Les salariés de GOODYEAR attendent votre réponse, quelle qu'elle soit ils continueront à tout faire pour sauver l'emploi et le secteur industriel, par la résistance et la proposition.

LE SYNDICAT CGT GOODYEAR USINE AMIENS NORD

mardi 24 mars 2015

PROLONGEMENT DU CONGÉ DE RECLASSEMENT

Comme nous vous l'annoncions jeudi dernier, nos craintes de voir la direction maintenir sa position totalement illogique était fondée...

En effet, vous recevez depuis ce matin des lettres vous annonçant que les 3 mois de prolongation ne seront pas attribués pour tous.....

Cette décision est non seulement illogique mais de plus illégale !!!!

La commission de suivi doit être consultée concernant la prolongation et la direction décide seule, unilatéralement d'évincer plus de 2/3 des salariés de ce droit !!!!

La Direccte avait pourtant bien indiqué à la direction que cette décision n'était pas la bonne, mais la direction n'a que faire de ses obligations et des préconisations....

Elle préfère verser du fric à ceux qui ne sont pas encore licenciés, plutôt que de permettre encore pendant quelques mois à des salariés en précarité de pouvoir subvenir à leurs besoins !!!!!

Personne ne sortira du CR avant le mois de mai, ce qui veut dire que si il doit y avoir une mobilisation pour obliger la direction à revoir sa copie, il va aller faire vite !!!!

Nous attendons le courrier de la Direccte pour ester en justice mais il faut surtout miser sur une mobilisation pour que la direction revienne à la raison !!!!

La direction argumente sur le fait que les 3 mois supplémentaires n'aident pas au retour à l'emploi, quelle honte d'entendre cela, elle veut surtout économiser au plus vite du fric sur le dos des salariés, peut importe la détresse sociale.....

Cette sortie du CR est une énième honte, une démonstration de plus que GOODYEAR n'a strictement rien a faire de votre devenir professionnel et social !!!!!

Nous sommes écœurés mais nous pensons qu'une réaction massive peut les obliger à respecter leurs obligations !!!!

Nous exigeons que la commission de suivi soit consultée sur le prolongement du CR comme prévu par le PSE, la direction n'a jamais respecté aucun accord, l'Etat doit intervenir pour exiger le respect des obligations.

C'est une provocation de plus, depuis le début ça ne cesse de provoquer, diviser, attiser les colères, mettre plus bas que terre des salariés en difficulté, mais que cherche cette direction

Nous avons eu à déplorer des drames depuis la fermeture de l'usine, nous n'avons cessé de dire a la direction qu'elle doit cesser d'avoir une telle attitude, même la direccte a mis en garde sur la détresse sociale et les risques importants RPS sur une sortie prématurée du CR !!!!!

La direction n'a que faire de cela, elle veut détruire les salariés, après les avoir licenciés abusivement, elle veut les achever, alors que la prolongation du CR est au contraire un droit pour tous, et une bouffée d'oxygène financière, la direction aime faire souffrir les Goodyear Amiens Nord.

C'est de l'acharnement,il y a une vraie volonté de nous faire payer notre résistance, d'essayer de nous opposer le plus possible, nous détruire, c'est inadmissible !!!!

La CGT non seulement condamne cette nouvelle attaque contre les salariés mais nous allons réagir avant la fin des 3 mois de CR de l'état, nous sommes scandalisés ét dire que le nouveau DG marc THYS dit comprendre la situation des salariés Amiens Nord et tout faire pour attenuer les Douleurs, belle preuve par les actes de sa compassion....

Honte a Goodyear qui veut finir son sale travail, que Va t'il falloir pour que cesse ce harcèlement contre des centaines de salariés en précarité suite à une fermeture par un groupe qui fait 2 milliards de bénéfice !!!!

Une réaction massive doit obliger Goodyear a stopper cette cabale, nous avons prévenu que la direction n'aura aucun bon sens et qu'elle violera toutes ces obligations .....

La CGT GOODYEAR

lundi 23 mars 2015

PERMANENCES LOCAL CE - PARKING USINE

Les permanences ont lieu tous les mardis et tous les jeudis de 9h à 15h.

Vous pouvez téléphoner ou envoyer un mail pour donner vos coordonnées afin de participer au projet Scoop,

Le numéro de téléphone est : 03.22.54.25.19 L'adresse mail est : cgt.goodyearnord@gmail.com

La CGT Goodyear

dimanche 22 mars 2015

Élections MONTLUÇON

Les salariés viennent de donner la majorité à la CGT sur le site de MONTLUÇON.

La CGT reprend le CE et devient à nouveau le syndicat majoritaire.

Cette excellente nouvelle change toute la donne au niveau du groupe, si comme nous le pensons à Amiens Nord, nous sortons les larges vainqueurs du scrutin, le secrétariat du CCE reviendra à un élu CGT et notamment à un élu titulaire CE Amiens nord.

Un CCE GDTF avec à sa tête un secrétaire CGT cela va radicalement changer les possibilités de la direction d'obtenir des signatures d'ordres du jour non conformes aux souhaits de la majorité de élus....

De même un CCE avec une majorité CGT c'est l'assurance d'obtenir des informations vitales pour la suite de nos dossiers et ceux à venir.....

A très bientôt

La CGT GOODYEAR

mercredi 18 mars 2015

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

La direction fait tout pour vous dissuader de voter, de nombreuses erreurs dans les envois, pas d'enveloppe, pas de bulletin......

La direction rêve d'un vote qui ne réunirait pas 50% des inscrits, elle veut pouvoir affirmer que la CGT Goodyear n'est plus représentative, se débarrasser de nous le plus vite possible, entre les gardes à vue, les demandes de licenciements, nous avons la preuve que la direction veut coûte que coûte se débarrasser du syndicat qui gêne !!!!!

Votez massivement, si il vous manque du matériel faites nous le savoir nous ferons le nécessaire, mais votez, la direction a une peur bleue des prudhommes qui approchent à grand pas....

Elle veut nous mettre hors circuit car il y a les prudhommes mais aussi d'autres initiatives à venir elle le sait et elle redoute plus que tout une CGT forte, puissante élue par une très large majorité !!!!

En votant pour la CGT vous votez contre cette direction, revancharde et agressive, vous votez pour VOUS, pour vos droits et de nouvelles bagarres juridiques victorieuses contre un groupe qui a multiplé par 400 son bénéfice !!!!!

La CGT GOODYEAR

lundi 16 mars 2015

Réunion salle Valentin Hauy du 19/03

Pour la réunion du 19 Mars 2015 le rdv est à 17h30 salle Valentin Hauy

Altv.tv - télé anti licenciement

samedi 14 mars 2015

Elections Professionnelles Amiens Nord 2015

Monsieur Crussy , Je viens de recevoir mon matériel pour voter j'ai bien les 4 enveloppe censées contenir les bulletins et les enveloppes et en dp titulaires l'enveloppe est vide oui vide !!!!

J'hallucine comment est çe possible de m'envoyer a moi le secrétaire de la CGT le matériel avec une telle erreur

Je suis catastrophé, depuis hier les appels des salariés se multiplient, c'est dramatique, en plus de la note qui inverse les couleurs des enveloppes il y a des erreurs d'envoi du matériel , je ne peu même pas voter, vous vous imaginez un peu le bordel

Vous allez me dire se cest une erreur, mais ce n'est pas possible oublier de mettre les bulletins et l' enveloppe dp titulaire ce n'est pas une erreur, le scrutin va être impossible dans ces conditions .....

Nous avons signé, jai signe le protocole pensant que vous auriez les compétences pour gérer le scrutin, j'ouvre l'enveloppe et je constate qu'il Manque tout le matériel pour voter en dp !!!!!!

Je suis très très énervé de cette situation, c'est une honte y a pas d'autre mot !!!!

Je vous fait parvenir une photo de çe que j'ai trouvé dans l'enveloppe principale....

Je fais parvenir à l'inspection du travail copie de ce mail .....

Je vous demande l'annulation du scrutin en cour car a ce jour il y a bcp trop d'erreurs qui nous sont signalées .....

Wamen mickael

vendredi 13 mars 2015

Élections professionnelles

Vous avez sûrement reçu le matériel pour voter vos listes CGT, vous êtes nombreux à nous informer que la notice de la direction comporte une erreur sur la couleur des enveloppes.

Pour nous il ne s'agit pas d'une erreur mais d'un choix car la direction espère que nous ayons le moins de voix possibles et multiplier les bulletins nuls pour inversions d'enveloppes, faites donc attention et glissez bien vos bulletins CGT DP et CE dans les enveloppes correspondantes titulaires et suppléants.

La CGT GOODYEAR

jeudi 12 mars 2015

Lettre ouverte aux instances de la CGT

​Longueau, le 12 mars 2015.

Christian POIX 1 rue Maurice Thorez Appt. 1 80330 Longueau Mail : chris.amiens@hotmail.fr ( : 06 07 61 82 01

Lettre ouverte aux instances de la CGT

Chers (es) camarades.

Une nouvelle fois la haine de classe montre son vrai visage. 9 ex-salariés de GOOD YEAR, militants de la CGT ont été convoqués ce mercredi 11 mars 2015 pour une confrontation à l’hôtel de police d’Amiens. Malgré un accord de fin de conflit dans lequel GOOD YEAR s’engageait à arrêter toute procédure judiciaire contre les salariés, la haine de classe contre les militants de la CGT est la plus forte. Des pressions, harcèlements quotidiens sont exercés contre nos camarades et principalement contre le secrétaire du syndicat CGT Mickaël WAMEN. Après 8 heures d’interrogatoire nos camarades sont sortis de l’hôtel de police avec une convocation en correctionnel pour le 30 juin 2015 à 9 heures. Nous allons célébrer cette année les 120 ans de la naissance de la CGT et il est impensable de laisser faire ce déni de justice par le capital et les politiques sociaux-démocrates qui nous gouvernent. La CGT reste le seul rempart face aux prétentions du MEDEF et de son valet MACRON. Depuis sa naissance, des milliers de militants de la CGT ont été torturés par les nazis, ont donné leur vie parce qu’ils ne voulaient pas vivre à genoux, se sont battus, parce qu’ils voulaient une société plus juste où la socialisation des moyens de productions et d’échanges était leur combat de tous les jours et reste à ce jour le seul chemin pour mettre en œuvre une politique économique au service de la population de notre pays.

Quand on touche à un militant de la CGT, on touche à toute la CGT, il est grand temps aujourd’hui de mettre en application ce principe élémentaire de solidarité de classe.

Syndiqué depuis plus de 45 ans à la CGT, présent lors de la manifestation à Amiens lors de l’assassinat de Lucien Barbier par les forces de police, j’en appelle à toutes les structures de la CGT (Syndicats du Public et du Privé, Unions Locales, Syndicats Départementaux, Unions Départementales, Fédérations, Confédération) pour qu’à tous les niveaux de notre organisation se construise une riposte massive, à la hauteur des enjeux de classe contre lesquels les ex-salariés de GOOD YEAR, avec leur syndicat CGT se sont battus et continuent depuis plus de 8 ans une lutte de classe exemplaire.

Recevez chers (es) camarades mes fraternelles salutations.

Christian POIX

Retraité de l’Amiante (Comité d’Etablissement Valeo Transmissions Amiens). Militant à l’Union Syndicale des Retraités de la Somme. Militant à l’Union Locale Zone Industrielle Nord d’Amiens. Militant à Communistes.

mardi 10 mars 2015

Compte-rendu de la 11ème réunion de la Commission de suivi centrale du 10 février 2015

Plan de Sauvegarde de l’Emploi relatif à la fermeture de l’établissement d’Amiens Nord

Étaient présents : Jean-Philippe CAVAILLE, DRH France Bernard GLESSER, DRH Amiens Nord Pour la CGT : Evelyne BECKER-QUIGNION Cyril CARON Reynald JUREK Pour la CFDT : Jean-Pierre BOBKO Didier MULLER Pour la CFE-CGC : Jacques MARTIN Patrice SZYROKI Sophie BOQUET, Responsable de la mission GDTF chez Sodie

La séance est ouverte à 9 heures 40.

Madame BECKER Je souhaite donner lecture d’une déclaration préalable suite à l’incident ayant eu lieu hier entre la RH du site d’Amiens Nord et un élu CGT suite à la réunion du CHSCT.

Madame BECKER donne lecture d’une déclaration pour le compte de la CGT.

« ''Je tiens à dénoncer l’acharnement moral que le petit personnel RH continue d’exercer sur les syndicalistes CGT. Alors que la haute direction du Groupe, à travers la signature d’un accord de fin de conflit, a renoncé en partie à ses provocations, les petits sbires locaux s’accrochent à leur misérable petite parcelle de pouvoir.

L’absence de Mickaël Wamen à notre réunion de ce jour en est le résultat direct puisqu’il m’a informé dès hier qu’il n’était pas en état d’assumer son mandat suite au harcèlement moral qu’il subit depuis un certain temps.

Qui peut supporter le mépris d’une soi-disant responsable des ressources humaines qui pavoise et affirme qu’elle a un avenir professionnel contrairement à notre délégué syndical ?

Propos d’autant plus humiliants qu’ils ont été tenus en public.

A travers Mickaël, c’est bien l’ensemble des élus qui est visé.

Si cette dame ne dispose pas de suffisamment de vocabulaire pour répondre à nos questions, ça ne l’autorise pas à user d’une telle violence morale.

La CGT interroge officiellement la direction de Goodyear pour savoir s’il s’agit d’une stratégie pour nous déstabiliser ou s’il s’agit d’un excès de zèle d’une personne isolée qui se veut plus qu’elle n’est ; à savoir rien de plus ni de moins qu’une salariée comme nous.

Nous restons solidaires et sommes convaincus que nous ne valons pas moins que ces petits chefs autoproclamés toutefois empressés de ressembler pour plaire à cette direction qui a décidé de sacrifier notre avenir.

Dans l’immédiat, cette réunion est déclarée nulle et non avenue et doit être reportée à une date ultérieure et seulement après que nous ayons l’assurance qu’elle peut se tenir dans des conditions respectueuses de l’intégrité morale de tous et il en ira de même pour toutes les réunions à venir.

Petite victoire de la RH Amiens Nord (comptable en chef d’elle-même) : cela va lui faire économiser des frais de déplacement concernant Mickaël Wamen. »''

Mickaël Wamen s’est retrouvé avec plusieurs élus après la réunion du CHSCT et la responsable RH du site lui a dit : « moi, j’ai un avenir, pas vous ! ». Les représentants du personnel savent qu’ils rencontreront des difficultés à retrouver du travail mais qu’une RH utilise cet argument pour les humilier en public n’est pas tolérable et témoigne d’un véritable problème de fond.

Monsieur JUREK La Direction doit prendre des décisions par rapport à ce problème. Quoi qu’il en soit, la CGT prendra ses responsabilités.

Madame BECKER Mickaël Wamen est fort mais ses résistances ont des limites. Je n’imaginais pas qu’une RH puisse tenir de tels propos.

Monsieur CARON Les RH possèdent également comme mission le dialogue social. M onsieur CAVAILLE Je peux comprendre que la situation actuelle génère des tensions, qui ne sont pas simples à gérer au quotidien. Vous déclarez que Monsieur Wamen et d’autres représentants du personnel seraient victimes de harcèlement. Il s’agit d’un terme grave, que nous récusons. Vous vous interrogez sur l’existence d’une stratégie de la Direction pour vous déstabiliser, ce que je démens formellement. Dans un contexte difficile, des tensions peuvent surgir, même si je les regrette. En tout état de cause, je renouvelle ma confiance aux équipes RH. Je ne possède pas tous les tenants et aboutissants de l’incident. Je regrette que Monsieur Wamen soit en arrêt maladie et lui souhaite un prompt rétablissement. Je rappelle en outre que l’engagement doit être réciproque. J’entends ce qui est exprimé à travers cette déclaration mais la Direction n’obéit à aucune stratégie et je reste, comme toute l’équipe RH, prêt à poursuivre le dialogue dans une situation qui est objectivement difficile. La mesure devrait néanmoins être partagée dans les communications des uns et des autres. Les propos tenus sur le blog de CGT, notamment à travers la mise en cause de mes propres équipes (paye et management d’Amiens Nord) me paraissent tout aussi inadmissibles que les critiques mentionnées dans votre déclaration. J’entends votre souhait de pacifier un certain nombre de relations. L’objectif est de pouvoir, dans un contexte difficile et tendu, continuer à échanger de la manière la plus sereine possible.

Madame BECKER Les propos que nous tenons sur notre blog sont difficilement contestables compte tenu des agissements sur le terrain. Nous nous demandons réellement si la Direction ne mène pas une stratégie de déstabilisation à notre égard, compte tenu, par exemple, des difficultés que nous rencontrons pour le remboursement des notes de frais. Vous affirmez avoir toute confiance en la RH du site d’Amiens Nord, ce qui signifie que vous cautionnez ses propos.

Monsieur CAVAILLE Je salue le travail réalisé par mes équipes.

Madame BECKER Rien n’a été fait. Avant, l’usine tournait. Désormais, l’intérimaire qui fait office de secrétaire de Direction et la RH ne réalisent pas leur travail. Il n’est pas normal que nous devions nous battre pour que les salariés ne se suicident pas.

Monsieur CAVAILLE Je renouvelle ma confiance dans ma propre équipe. Des collaborateurs assurent des permanences paye et apportent des réponses aux salariés qui les sollicitent. Les échanges peuvent être tendus dans le contexte actuel mais mettre en cause si violemment des salariés n’est pas admissible. En ce qui concerne les notes de frais des représentants du personnel, plusieurs problèmes ont été soulevés sur le blog. Une solution est en train d’être recherchée.

Monsieur JUREK Depuis plusieurs mois, les représentants du personnel d’Amiens Nord évoquent les problèmes que rencontrent les salariés au niveau de la paye mais rien ne change.

Madame BECKER Quoi qu’il en soit, nous ne parlons pas de la paye mais du mépris de la RH envers un élu CGT et de la manière intolérable dont elle l’a traité.

Monsieur CARON C’est la dernière fois que je suis présent en Commission de suivi. J’inviterai désormais les salariés à se tourner directement vers la Direction. Vous verrez comment vous réagirez lorsque votre téléphone sonnera 50 fois en une matinée. J’ai assumé ce rôle car je me devais d’aider mes collègues mais vous jouez à un jeu malsain. Vous êtes fondamentalement malhonnête. Si vous cautionnez les agissements à Amiens Nord, c’est que vous leur ressemblez.

Monsieur CAVAILLE Le contexte n’est pas simple. Des maladresses peuvent provenir de part et d’autre.

Madame BECKER Il ne s’agit pas d’une maladresse mais d’un agissement grave.

Monsieur SZYROKI J’ai demandé hier en séance à Monsieur Wamen pourquoi il me qualifiait, en tant qu’élu CFE-CGC, d’« animal domestique ». Eu égard à sa réaction, j’ai pu constater que les propos qui lui étaient prêtés étaient faux. Tenter de dresser les syndicats les uns contre les autres n’est pas acceptable. En outre, mon honnêteté a été remise en cause par la Direction. La CFE-CGC prend un autre cap à l'heure actuelle car les circonstances du PSE ont changé. Je n’accepterais toutefois jamais que quiconque m’accuse d’être malhonnête.

Monsieur CAVAILLE Le contexte est difficile.

Madame BECKER La responsable RH et l’intérimaire passent leur journée à nous embêter, alors que nous passons un temps conséquent avec les salariés.

Monsieur CAVAILLE Qu’attendez-vous de moi ?

Monsieur CARON Rien.

Madame BECKER Nous attendons que les réunions se tiennent normalement et que les fautes professionnelles ne soient plus tolérées.

Monsieur CAVAILLE Je suis d’accord pour que les réunions se déroulent normalement mais je récuse le terme de faute professionnelle.

Madame BECKER La CGT a agi au mieux pour que tout se passe bien pour les salariés. Le jour où nous éteindrons nos téléphones, un grand nombre de salariés vous solliciteront. Or la RH d’Amiens Nord passe son temps à nous créer des problèmes. Nous sommes très en colère.

Monsieur SZYROKI La CFE-CGC quittera également la séance, par solidarité.

Monsieur CAVAILLE Je regrette que vous quittiez la réunion.

Monsieur CARON Une réunion est prévue jeudi. Si la RH d’Amiens Nord est présente, nous ne viendrons pas.

Monsieur CAVAILLE Nous trouverons des solutions mais il est dommage que des problèmes entre personnes nuisent au bon déroulé de cette réunion.

Monsieur BOBKO La CFDT trouve inadmissible que les représentants du personnel subissent une telle pression. Nous rencontrons le même problème à Montluçon, où un délit d’entrave est en cours. Nous quitterons également la séance. L’ensemble des délégations syndicales quittent la séance.

lundi 9 mars 2015

Communiqué de l'Union Départementale CGT de la Somme et de l'Union Locale CGT Amiens Zone Industrielle

Goodyear Amiens

S'il fallait qualifier le comportement de la direction de Goodyear ainsi que celle du procureur général, nous pourrions parler de constance. De constance répressive pour être plus précis.

Peut-on dire autre chose, lorsque les élus CGT sont, pour la troisième fois, convoqués au commissariat d'Amiens le mercredi 11 mars.

Rappelons que cette nouvelle convocation est relatif à la retenue, sur le site, de la direction de Goodyear par les salariés et leur syndicat afin d'obtenir des garanties sur la pérennité de l'activité et des mesures de reclassement digne d'un groupe qui enregistre des profits colossaux.

Pourtant, cette direction s'était engagée, par écrit dans l'accord de fin de conflit, à renoncer à toutes poursuites judiciaires et disciplinaires à l'encontre des salariés.

Cet acharnement de la part d'une direction, qui n'en ait pas à une tromperie prés, ne peut rester sans réaction des salariés, des retraités et des privés d'emploi.

Nous devons montrer à cette direction, qui est l'instigatrice de cette procédure, et au gouvernement, qui soutient celle-ci, que les aspirations du monde du travail doivent primer sur les intérêts égoïstes des financiers et des plus fortunés.

Comme l'ont démontré, à plusieurs reprises, les salariés et leurs élus CGT, ce sont bien eux les créateurs de richesses et les véritables porteurs de projets permettant la progression de l'emploi, des qualifications et, par conséquent, le développement de l'entreprise et de notre région.

C'est la raison pour laquelle, l'Union Départementale CGT de la Somme et l'Union Locale CGT Amiens Zone Industrielle appellent les salariés, les syndicalistes, les démocrates à participer au rassemblement ce mercredi 11 mars 2015, à 10 h 00, rue du marché Lanselles à Amiens pour dire :

- stop à la criminalisation de l'activité syndicale, - oui à une reprise d'activité du site de Goodyear, - oui à des mesures d'accompagnement permettant un reclassement pérenne de tous les salariés.

Amiens, le 9 mars 2015

samedi 7 mars 2015

Rassemblement mercredi 11 mars à 10 h - Commissariat d'Amiens

Massacre des résistants ...

Alors que Goodyear a annoncé des profits records à plus de 2 milliards soit une augmentation de 400% et que pendant ce temps où les actionnaires se goinfrent, en France le groupe avance vers le démantèlement complet du site. Dans le même temps la CGT et les salariés demandent du temps pour finaliser un projet de reprise et redémarrage du site et la direction ignore les demandes et veut coûte que coûte détruire cette chance de recréer de l'emploi en Picardie.....

Cette même direction qui arrose de centaines d'euros par mois des salariés non licenciés, prime de démantèlement mensuelle d'environ 700€ en plus des primes extraordinaires de 500€, tout ça pour bien diviser encore plus et accentuer le sentiment de discrimination vécu par des centaines de salariés licenciés et qui à ce jour n'ont aucune solution d'avenir.....

Goodyear s'acharne donc sur ceux qui résistent, les élus CGT et plus particulièrement le secrétaire Wamen Mickael qui subissent un acharnement inouï, harcèlement, provocations sur les sites du groupe, lettres d'intimidation, plaintes maintenues alors que le groupe avait garanti le retrait de toutes les plaintes liées a la restructuration....

Ils se cachent derrière deux plaintes de cadres alors que c'est bien le groupe qui a conseillé les deux cadres, façon détournée de continuer à massacrer ceux qui résistent.....

Le groupe Goodyear veut la peau de la CGT, elle veut faire payer cher le fait que plus de 900 salariés sont au prudhommes pour licenciement non justifié, cette direction fait appel de la décision des inspectrices du travail qui ont refusé les demandes de licenciements pour les élus, estimant à juste titre qu'il n'y a pas eu et qu'il n'y a toujours pas de motif économique, 2 milliards de bénéfices......

Cette direction n'accepte pas que sur le blog CGT il y ait des rappels de la vérité, le reclassement est un fiasco complet plus de 800 salariés sont sans solution et Goodyear ne veut pas allonger le congé de reclassement mais au contraire se débarrasser et vite des victimes de la fermeture de son usine d'Amiens.....

Oui les élus CGT sont actifs et agissent pour que Goodyear assume ses responsabilités, alors la direction a décidé de mobiliser toute son énergie à obtenir la peau de la CGT et notamment de Mickael, il revient d'un arrêt de travail de 3 semaines justifié par un harcèlement non stop, depuis les lettres provocatrices ne cessent de lui parvenir, le comportement des dirigeants dans les réunions démontre leur haine à son encontre.....

La direction cherche soit un pétage de plomb en réunion ou alors une mise hors circuit grâce au harcèlement et provocations.

Quoi qu'il en soit jamais il n'y a eu un tel acharnement contre des élus du personnel, garde à vue répétées, menaces, intimidations, harcèlement, provocations.....

S'il fallait des preuves que l'action menée par les résistants de Goodyear Amiens Nord gêne et pas que le groupe Goodyear, nous avons ici toutes les preuves, ils ont décidé de stopper par tous les moyens possibles la résistance.....

Goodyear veut aller au bout de son projet, laisser une friche industrielle et des centaines de famille dans la misère sociale et les seuls qui sont aujourd'hui inquiétés par la justice sont ceux qui se sont et se battent encore pour les droits des salariés......

Les patrons du groupe eux, sont bien tranquilles à compter leurs millions de dollars, leurs dividendes, il ne reste plus qu'à massacrer la résistance et la vie sera encore plus belle pour eux.....

Ce mercredi 11 mars 2015 à 10.00 h, si vous pensez que les camarades de Goodyear Amiens Nord ne méritent pas ce qu'ils subissent rdv devant le commissariat d'Amiens

Nous lançons un appel, a l'UD, l'UL Zone industrielle, la fédération, la confédération, toutes les parties qui pensent que la répression contre la résistance doit cesser !!!

Les élus CGT GOODYEAR

Réponse courrier DRH Goodyear France à Mickael Wamen

A

M Cavaillé J.Philippe

Monsieur ,

J'ai lu avec attention votre lettre de 3 pages, vous continuez le courrier de Monsieur Guichard, 95% de vos propos n'ont strictement rien à voir avec ma situation de harcèlement qui a amené mon médecin traitant à me prescrire 3 semaines d'arrêt de travail.

Pendant plus de 2 pages vous faites états de propos, faits, concernant le syndicat CGT allant même jusqu'à indiquer que certains élus auraient des comportements particuliers, en quoi cela me concernerait il si ces faits étaient avérés

Vous indiquez que des propos insultants ont été tenus contre certains responsables de services sur le blog CGT, cette affirmation est fausse, les écrits sur le site sont disponibles et aucun écrit n'est de nature à insulter qui que ce soit.....

Parler d'incompétence, de malhonnêteté, de mensonge, n'est pas une insulte mais juste un rappel de certains faits et actes, je comprend que vous n'appréciez pas certains contenus mais pour autant il n'y a pas lieu de parler d'insultes, dire ceci n'est pas la vérité et donc un mensonge !!!!

Ensuite, vous indiquez enfin et pour le première fois que les propos de madame SEPREZ sont de nature à détruire le mental d'un salarié, mais pour autant vous continuez à nier que de tels propos sont tenus dans un seul et unique but : celui de pousser à bout un représentant du personnel.

Vous parlez de la cellule psychologique, faut il vous rappeler que celle-ci n'a pas empêché plusieurs passages à l'acte de salariés du site Amiens Nord et que le législateur indique qu'un tel dispositif des lors qu'il n'empêche pas de tels drames est considéré comme inopérant.

Je tiens aussi à vous indiquer que les prêts et autres avances n'ont rien à voir avec la situation de harcèlement dont je suis victime, à moins que vous estimiez qu'un prêt sur avance de prime permet à Goodyear de me harceler ???

Pour 25.000€ d'avance vous pouvez le pousser à bout avec un arrêt de 3 semaines, à combien estimeriez vous un brun out total ?

Vous avez une mémoire sélective, de nombreux salariés ont bénéficié d'avances sur leur prime de fin de conflit et je ne suis pas le seul élu à avoir obtenu une avance justifiée, avance qui sera retirée du montant global de mon indemnité de licenciement le jour où l'administration validera votre demande de licenciement me concernant.

D'ailleurs à ce sujet dois je vous rappeler que l'administration a refusé à plaisirs reprises vos demandes de licenciement me concernant, aussi bien disciplinaire qu'économique car elle estime que vous n'avez aucune justification aussi bien pour un motif disciplinaire qu'économique ....

J'ai en ma procession des documents qui attestent de cet acharnement qui a démarré dès lors que la CGT a décidé de s'opposer à la fermeture de l'usine Amiens nord .

Faut il vous rappeler également que Monsieur Dumortier a décidé de retirer une plainte à mon encontre car il estimait qu'elle était injuste, vous parlez de choses que vous ne connaissez pas et de plus le retrait de sa plainte avait été mise en œuvre au moment de la négociation du PDV, il pensait que le retrait de sa plainte faciliterait une signature, a tort.

Je vous le redis une fois encore, je n'ai aucun souci à titre personnel et si c'était le cas je ne vois pas en quoi vous pourriez m'aider car nos relations ne sont qu'à titre professionnel à moins que vous ne décidiez d'aller au delà de vos obligations professionnelles, tout en sachant que de mon côté je me limiterais uniquement à la relation professionnelle.

Je vois bien que le cas Wamen continue a être important aux yeux de GDTF, que vous êtes depuis des années très préoccupés à savoir comment vous réussirez à me faire craquer, je me souviens de monsieur Olinger qui m'a traité de sale chien en réunion (témoignage à l'appui) qui me disait regardez bien dans vos rétros sur la route Monsieur Wamen c'est dangereux ....

Des plaintes de Monsieur smolders qui a vu une ordonnance de non lieu à 5 reprises après mise en examen selon des propos fallacieux. ....

Des mises à pied, mise à pied à titre conservatoire, l'inspection du travail,la direccte ayant refusé vos demandes de me virer pour faute lourde .....

Je n'ai donc aucune clémence de votre part mais de l'acharnement, cette réalité je la vis depuis des années.

C'est pour cela que j'ai décidé de dire stop aux agissements répétés des responsables de la direction, vous avez par contre raison d'indiquer que des représentants de la direction ont été limogés parce qu'ils n'ont pas réussi à avoir ma peau, la liste est longue et la dernière victime n'a même pas terminé sa période d'essai, vous connaissez aussi bien que moi cela, en près de 8 ans il y a eu des dizaines de RH, contact RH, DRS, DG, qui se sont succédés et toutes et tous avaient un objectif, avoir la peau de WAMEN.

Alors, votre lettre est certes longue, mais hélas elle ne répond pas à vos obligations d'assurer l'intégrité mentale et physique des salariés du groupe GDTF y compris des élus CGT même si je sais que pour vous nous ne méritons pas mieux que le harcèlement que nous subissons....

Je suis assez déçu de cette réponse j'attendais une vraie prise en charge de ma souffrance, que cessent les provocations, au lieu de cela vous m'adressez un mail, une lettre qui parle de tout et rien, qui essaye de justifier vos actes en indiquant que j'aurai perçu des sommes parce que je suis en situation difficile ....

La signature de l'accord de fin conflit permet à TOUT le personnel de bénéficier d'une prime extra légale, j'ai comme cela est permis, demandé une partie de cette prime avec des justificatifs.

Vous savez que je suis actuellement en litige avec une banque pour un montant de 35.000€, j'ai donc au même titre que d'autres élus CGT mais aussi un certains nombre de salariés fait une demande, vous auriez dû me l'a refuser parce que je suis CGT ???

En tout cas ,c'est comme cela que votre lettre est tournée, en quoi cela est il un privilège d'obtenir un prêt sur avance de prime de fin de conflit comme de nombreux salariés

Que cherchez vous vraiment

D'ailleurs combien ont touché d'autres élus qui ont démissionnés de leur mandat, 100.000€, 500.000€ ou plus

Allez vous afficher leurs transactions dans vos panneaux, comme vous l'avez fait pour les transactions obtenues sur demande de l'inspection du travail pour discrimination

Pour rappel les transactions ont été affichées dans les panneaux la veille des élections en 2013, l'adresse mail indiquée en haut était celle la RH actuelle, je ne porte aucune accusation je relate juste un fait ....

Vous dites que sur le blog CGT il y a des insultes de type..( photocopieuses à conneries, menteurs ...) où sont les insultes ?

Et si en plus il y avait eu des insultes en quoi Wamen Mickael est-il responsable à titre personnel de ce qu'il y a sur un blog ???

Je tiens aussi à vous informer que l'ensemble des salariés est informé des demandes d'avance que j'ai faites depuis l'accord de fin de conflit, je n'ai rien à leur cacher et si votre but est d'essayer de me discréditer auprès des salariés a la veille d'un scrutin électoral vous faites fausse route, à chaque réunion que j'ai avec les salariés je leur parle de ma situation y compris de mes demandes d'aides, donc vous ne me porterez pas atteinte même en affichant ou laissant traîner cette lettre....

Trois pages et pas un seul mot sur ma santé, sur le harcèlement que je subis, vous arrivez même à oublier l'accord de fin de conflit qui dit que GDTF met un terme aux actions en cours ou à venir aussi bien disciplinaires que juridiques a l'encontre des IRP et j'ai beau lire et relire cet excellent accord que nous avons signé le 22 janvier 2014, je ne vois écrit nulle part qu'il exclut des poursuites en cours ou à venir à mon encontre .....

Votre courrier ne fait que renforcer le harcèlement dont je suis victime.... Vous arrivez même à parler d'autres élus qui auraient des comportements bizarres mais en quoi cela me concerne t'il

Je me permet donc de vous demander une nouvelle fois de m'indiquer quelles sont les mesures que vous avez mises en œuvre pour m'assurer le droit d'exercer mes mandats sans que je soit harcelé et provoqué non stop.

Je reste à votre disposition pour vous détailler ma situation et je compte sur le CSHCT et la direction pour qu'une solution soit enfin mise en œuvre pour que cesse ma souffrance dans l'exécution de mes mandats.

Wamen mickael Elu CGT GOODYEAR AMIENS NORD

mercredi 4 mars 2015

Reunion CHSCT du 13 mars 2015

A

Monsieur cavaille DRH GDTF

Monsieur,

Comme je vous l'ai annoncé ce matin je viens par ce mail vous confirmer que nous demandons un report de la reunion de consultation du CHSCT du 13 mars 2015.

Nous finalisons notre projet SCOP et donc il nous apparaît plus que prématuré de passer à la consultation du CHSCT permettant le démantèlement d'un outil de production dont nous avons besoin pour réaliser notre projet de SCOP avec les salariés concernés .

WAMEN Mickael Élu CGT Amiens Nord

Compte rendu réunion commission centrale de suivi PSE au siège le 4 mars 2015

Compte rendu reunion commission de suivie PSE au siège le 4 mars 2015

En début de séance la CGT a rappelé à la direction son obligation de garantir l'intégrité mentale de tous les salariés y compris les élus CGT, la direct il continue de nier qu'une partie de elus CGT subissent un acharnement inacceptable et que rien n'est fait pour que ces agissements cessent bien au contraire.

Ensuite nous avons écouté avec attention la direction nous expliquer que pour les 3 mois de conges de reclassement additionnels elle falt une interprétation de l'accord et elle estime à ce jour que a peu près 2/3 des salariés n'ayant pas encore une solution identifiée ne pourraient pas y voir droit !!!!

La CGT a de suite dit que les 3 mois doivent être mis en place pour tous les salariés qui ont des difficultés de retour à l'emploi comme indiqué dans le protocole de fin de conflit !!!!'

La direction va devoir et vite accepter notre demande, une reunion est prévue le 19 mars 2015 sur le site amiens Nord, il serait dommage que des centaines de salariés viennent exiger ce même jour l'application de ces 3 mois pour tous !!!!!

Ce meme 19 mars nous aurons une reunion salle Valentin hauy a 17.00 h, ceux qui pensent qu'il n'est pas urgent d'agir auront la surprise de constater que la direction va mettre en œuvre une fin de conges de reclassement avant la date prévue.....

Quand nous rabâchons qu'il est vital de se mobiliser ce n'est pas pour nous faire plaisir mais parce que nous savons que ce sera obligatoire !!!!

Pour votre information la direction programme un CHSCT extra pour consulter le CHSCT pour le démantèlent du farm, une mobilisation des salariés ce jour devant le site serait peut être de nature à modifier le comportement de la direction .....

Nous ne cessons de vous dire que la mobilisation est Hyper importante pour influencer les choix de la direction mais nous ne pouvons pas mobiliser de force !!!!!

Espérons que vous comprendrez que l'avenir de votre rémunération de vos droits est en péril et très rapidement.....

A bientôt

La CGT GOODYEAR

Harcèlement contre Monsieur Wamen

A

Monsieur cavaille DRH GDTF

Monsieur,

Hier, lors de ma reprise après 3 semaines d'arrêt de travail j'ai constaté avec mes collègues lors d'une reunion relative aux élections professionnelles, que M DHEILLY continu le harcèlement dont je suis victime.

Des petites phrases en ricanant, du style:

" vous savez monsieur WAMEN les 35€ moi cela ne me rend pas malade ...."

Ce qui veut dire que ce monsieur qui est censé être celui qui respecte à la lettre l'obligation de sécurité au sein de l'usine, fait tout le contraire....

Allant même jusqu'à mettre en cause la validité de mon Arret de travail !!!!

Cette énième débordement démontre bien que Goodyear a un Plan anti WAMEN .....

J'ai réuni plus de 90 pièces concernant le harcèlement dont je suis victime et ce depuis des années.

J'ai aussi constaté que vous n'avez rien mis en œuvre pour me garantir mon intégrité mentale.

Je vous réitère ma demande de mise en place d'une action me permettant de pouvoir continuer à exercer mes mandats sans être sans cesse provoque, harcelé......

Merci par avance de votre action en faveur de mon état mental afin que cesse cette cabale inacceptable.

Je vous informe que des recours juridiques sont en cours pour les actes délictuels dont je suis la victime depuis plusieurs années.

WAMEN Mickael Élu CGT Amiens Nord

Respect des obligations de Goodyear (mail envoyé à la direccte)

Messieurs, Madame ,

Par la présente je tiens à vous informer que je demande a l'inspection du travail de vous dresser un PV pour inobservation de vos obligations légales .

En 2014, il n'y a pas eu de rapport annuel présenté au CHSCT, Au moins une fois par an, le chef d'établissement présente au CHSCT un rapport écrit établissant le bilan de la situation générale de l'hygiène, de la sécurité et des conditions de travail dans son établissement et concernant les actions menées au cours de l'année écoulée. Un arrêté du 12 décembre 1985 précise les informations qui doivent figurer dans ce bilan. Celui-ci est soumis à l'avis.

Ensuite l'accord de mars 2000, n'est absolument pas respecté, il est clairement écrit que la commission de suivie RTT doit être informée de toute modification dans les effectifs .....

De même cet accord RTT, indique que tous les ans les OS doivent être convoquées afin de négocier le calendrier,'nous sommes le 4 mars et la commission n'a toujours pas été réunie !!!

Vous ne respecter aucune règle, aucun accord .....

De même, la CGT vous a souvent indiquer votre obligation de nous consulter pour les salariés déclarés inaptes suite à un AT/MP.

Il résulte de l'article L. 122-32-5, alinéa 1er, du Code du travail que l'avis des délégués du personnel doit être recueilli avant que la procédure de licenciement d'un salarié déclaré par le médecin du Travail inapte à son emploi en conséquence d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, soit engagée ; qu'il s'ensuit que l'employeur ne saurait se soustraire à cette obligation dont l'inobservation est sanctionnée par l'indemnité prévue à l'article L. 122-32-7 du Code du travail.

Vous avez licencié des centaines de salariés dont un grand nombre déclaré inapte suite à AT/MP sans convoquer les DP pour recueillir leur avis et donc vous avez violer les droits des IRP et des salariés concernés.

Je me permet aussi de vous indiquer que j'ai adresse plusieurs mails a madame seprez au sujet de la suppression de plusieurs primés liés à nos postes et rotations et ce depuis des mois, je n'ai à ce jour toujours pas de réponse .

De même, malgré de nombreuses demandes nous ne disposons toujours pas d'un local au siège, vous devez nous installer les moyens nécessaires à l'accomplissement de nos mandats au niveau de l'entreprise, il nous faut donc un local syndical au siège à ce jour seule la CGC en dispose c'est une discrimination.

Vous verser chaque mois 35€ soit disant pour démantèlement, je dis soit disant parce que des salariés qui ne sont absolument pas concernés par le démantèlement, à la SODIE, chez dunlop perçoivent ou ont perçu cette prime.

Nous venons d'apprendre qu'une autre prime de 500€ minimum vient d'être versée à certains salariés, cette prime porte le même intitulé ( prime extra de démantèlement ).

Cette façon d'agir est discriminatoire pour tous les salariés en CR.

Cette prime est totalement inexplicable et elle rend encore plus grave la situation de discrimination à l'égard de tous les salariés notifiés à ce jour.

Je vous demande d'appliquer celle ci a tout le personnel, faute de quoi nous agirons devant les tribunaux pour discrimination pour les salariés qui ne perçoivent pas cette prime.

Pour la CGT WAMEN Mickael

mardi 3 mars 2015

PV Réunion CHSCT du 9 février 2015

Procès-verbal de la réunion extraordinaire du CHSCT GOODYEAR du 9 février 2015 Etaient présents : Pour la Direction Michel DHEILLY Michèle SEPREZ Membres du CHSCT Gérard GACQUIERE Christian HAREUX Richard JOUHANNET Nicolas LANOY Hervé MARCHAL Sébastien LUPO Jean-François QUANDALLE

Patrice SZYROKI, Représentant Syndical CFE-CGC Mickael WAMEN, Représentant Syndical CGT Invités Damien DEBRIL, responsable maintenance Docteur DUBUISSON, médecin du travail Etaient absents : Michaël SEMEDO Philippe DUFAUX Ludovic LEROY, Représentant Syndical SUD Chimie Ordre du jour Procès-verbal 1 de la réunion extraordinaire 1 du CHSCT GOODYEAR 1 du 9 février 2015 1 Ordre du jour 2 Information et consultation du CHSCT sur les conséquences du projet de démantèlement des équipements mixtes et de l’activité agricole de l’établissement Amiens Nord sur les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité 3 Index 2 La séance est ouverte à 10 heures 29, sous la présidence de Michel DHEILLY. Information et consultation du CHSCT sur les conséquences du projet de démantèlement des équipements mixtes et de l’activité agricole de l’établissement Amiens Nord sur les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité Michel DHEILLY Merci pour votre présence à cette deuxième réunion d’information concernant le processus du projet de démantèlement. Le point à l’ordre du jour est l’information/consultation du CHSCT sur les conséquences du projet de démantèlement des équipements mixtes et de l’activité agricole de l’établissement Amiens Nord sur les conditions de travail, l’hygiène et la sécurité. Ce à quoi vous aviez souhaité ajouter deux autres points. Nous vous avons adressé avec la première convocation l’ensemble de la documentation qui concerne ce projet de démantèlement, que nous souhaitons passer en revue pour répondre à vos questions. Dans ce document, il y a en particulier l’analyse précise des risques envisagés lors du projet de démantèlement, qui est établie de toute façon sur le même modèle que celle qui avait été fixée dans le cadre du projet de démantèlement des équipements passager, avec une méthodologie qui a été suivie au sein de l’établissement Amiens Nord et pour laquelle nous avons aujourd’hui pratiqué, pour la partie passager. Elle contient l’évaluation du risque chimique et la mise en œuvre des mesures de prévention préparées sur la même base que ce qui avait été fait, avec un projet qui avait finalisé en juin dernier pour la partie passager et que nous vous avons remis dans le projet de consultation au mois de décembre de l’année dernière. Ces informations sont issues de l’ensemble des évaluations des risques chimiques sur lesquelles nous avons travaillé l’année précédente et auxquels pourraient être exposés les salariés durant les opérations de démantèlement, et ce sur la base du référentiel connu et scientifique d’une règlementation précise. Nous avons fait une première réunion en décembre dernier sur ce projet et une première réunion en CHSCT en début d’année, le 7 janvier pour être précis. Nous regrettons de ne pas avoir pu présenter l’ensemble de la documentation. Nous espérons que nous allons pouvoir avancer sur le projet qui vous a été communiqué. Nous allons regarder ensemble la présentation des modifications envisagées de l’organisation, puisque cela fait partie de la notification qui a été mentionnée dans le document. Il y a également : l’ensemble de la présentation des principales opérations de chantier, avec la méthodologie pour la partie co-activité ; la présentation des chantiers pour lesquels a été réalisée une fiche et l’ensemble des modes opératoires qui sont aujourd’hui identifiés pour l’opération de démantèlement ; l’affection prévisionnelle des équipements connue à ce jour ; et, dernier point, la présentation concernant l’évaluation des risques effectuée et des mesures de protection renforcée qui rappelle le diagnostic amiante et plomb qui ont été préalablement réalisés. Cela faisait partie des points qui avaient été mentionnés lors du premier projet de démantèlement sur les équipements passagers. Pour ce faire, et être le plus complet possible en plus de la documentation sur ce projet de démantèlement sur l’ensemble des autres équipements sur le site, nous avons complété l’ensemble de la documentation de ces informations. Bien évidemment, de par sa taille, le document de diagnostic amiante et plomb n’est pas communiquée dans le document, mais reste à votre disposition si vous le souhaitez pour le consulter. Ces points-là sont repris de toute façon dans la partie fiches de démantèlement. Nous pourrons regarder la mise en œuvre des mesures de protection adaptées. Il y a également un rappel de l’évaluation précise du risque chimique résiduel sur les produits restants et des mesures de protection précisées dans cette évaluation. Par rapport à l’organisation des travaux, si nous regardons la documentation qui vous a été communiquée, un des points qu'il me paraît important de mentionner est que nous travaillerions…. Mickael WAMEN Vous êtes parti depuis tout à l’heure. On ne vous arrête plus. Michel DHEILLY Je voulais juste finir et je vous donne la parole juste après. Nous travaillerions avec une organisation qui serait sous la responsabilité d’un maître d’œuvre, un peu comme dans le cadre des opérations de démantèlement de la chaufferie. Vous voulez me dire quelque chose, Monsieur WAMEN ? Mickael WAMEN Nous voudrions une suspension de séance pour sortir une délibération puisque nous n’avons plus de moyens pour fonctionner en bas. Notre photocopieuse est tombée en rade et il nous faudrait un PC et une imprimante. C’est possible ? C’est ce qu’on fait au siège. On nous prête un PC et une imprimante quand nous avons une délibération à sortir. Michel DHEILLY Nous sommes moins riches qu’au siège, vous le savez. Nous allons faire en sorte de pouvoir trouver une solution à votre problème technique. Mickael WAMEN Il nous faut une suspension de séance pour faire ça. MICHEL DHEILLY Je pense que nous pouvons faire la suspension de séance juste après… Mickael WAMEN Après quoi ?

Michel DHEILLY Après que l’on puisse passer en revue la documentation… Mickael WAMEN Nous ne passons rien en revue. Je pense que vous faites erreur. Il y a deux points intéressants à l’ordre du jour : c’est le moratoire sur le démantèlement de l’activité FARM – nous aimerions avoir une réponse officielle parce que nous ne l’avons jamais eue – et la reprise de l’activité FARM au travers d’un projet de SCOP. Nous réunissons les salariés le 12, donc cette semaine, à 17 heures 30 à Amiens pour leur faire la présentation du projet de SCOP à eux d’abord en priorité et ensuite nous le présenterons aux organismes de l’Etat, de chez Goodyear France, pour avoir votre avis. Mais pour le moment, il est hors de question qu’on rentre dans le vif du sujet. Je vous l’ai dit l’autre jour. Michel DHEILLY Attendez, Monsieur WAMEN. Je reviens sur votre projet de SCOP. Pour autant, cela fait partie des choses sur lesquelles on peut discuter… Mickael WAMEN Non. Michel DHEILLY … et cela donne l’occasion d’avoir plus de temps pour pouvoir répondre à d’éventuelles questions. Je pense qu’il n’est pas exclu de pouvoir travailler sur les deux projets. Pour autant, sur le projet de SCOP, quand vous dites que nous n’avons pas répondu, je pense qu’il y a eu un courrier qui vous a été transmis par Jean-Philippe CAVAILLE. Mickael WAMEN Le problème, c’est que vous ne pouvez pas répondre sur un projet de SCOP qui n’existe pas encore. Il est en cours d’élaboration. Vous parlez de l’ancien projet SCOP qui a été refusé par Goodyear en disant les termes suivants : « vous ne garantissez pas l’avenir des salariés ». Cela me fait doucement marrer. Michel DHEILLY Le projet de SCOP consistait en une sous-traitance. Mickael WAMEN L’avenir des salariés, vous l’avez garanti depuis 2012. C’est vrai, ils sont tous au chômage. Michel DHEILLY Le projet de SCOP consistait en une sous-traitance pour le compte de producteurs et cela ne présente aucune garantie de la pérennité de l’activité FARM. Mickael WAMEN Le projet de SCOP sera bientôt représenté par les salariés. A partir de là, il n’y a pas de garantie de pérennité ou quoi que se soit. Aujourd’hui, où est la garantie de pérennité pour les salariés ? Vous voulez démanteler un outil de travail. Nous vous disons que nous avons un projet qui va être viable, qui va être présenté dans les jours à venir, et à partir de là vous aurez à trancher le sujet. Michel DHEILLY Je pense que je peux faire quelques remarques au préalable sur le projet de SCOP. Mickael WAMEN Pour le moment, je pense qu’il est prématuré venant de votre part de dire qu’il n’y a pas de projet mis en œuvre. Nous avons demandé une période de moratoire de six mois pour élaborer ce projet. Ce moratoire nous a été refusé, ce que nous ne comprenons toujours pas puisque vous disiez la dernière fois que vous n’étiez pas spécialement pressé pour le démantèlement de l’outil agricole. Or, je m’aperçois que vous êtes relativement pressé parce que vous accélérez les réunions et vous n’acceptez même pas un moratoire nous permettant de travailler correctement. Michel DHEILLY Nous n’accélérons pas les réunions. C’est un calendrier. Le calendrier a commencé au mois de décembre. Mickael WAMEN Cela étant, nous avons mandaté des personnes pour travailler sur un projet de SCOP qui sera présenté à l’Etat, aux salariés et aux organismes spécifiques qui représentent les SCOP en France pour le faire valider par ces mêmes organismes et ensuite nous le présenterons au groupe Goodyear. Vous aurez tout le loisir de dire ou pas si ce projet vous convient. Cela étant, aujourd’hui, il est prématuré de dire : « on ne peut pas accepter votre projet de SCOP » ou « on ne sait pas de quoi il s’agit. » Michel DHEILLY Nous vous alertons sur le fait que si le projet de SCOP est basé sur une activité qui consisterait à sous-traiter de la production, Goodyear vous a écrit clairement que de toute façon, aujourd’hui, il n’y avait plus d’activité FARM au sein d’EMEA. L’ensemble des activités, qu’elles soient de production ou commerciales, a été arrêté. Mickael WAMEN Nous allons demander une suspension de séance. Nous avons une délibération à faire voter. Nous vous demanderons s’il vous plaît de respecter l’instance. Michel DHEILLY Je vais y venir, ne vous inquiétez pas. Je pense que ce qui est important, c’est que vous compreniez les termes du courrier qui vous a été communiqué. En disant : « vous refusez le moratoire, vous vous basez sur… »… Mickael WAMEN La seule chose qui vous obsède aujourd’hui, c’est comment vous allez vous débarrasser de l’outil de travail. Michel DHEILLY Le projet de SCOP, c’est celui de 2012… Mickael WAMEN Non. Vous ne pouvez pas savoir. Michel DHEILLY Ce que je vous dis… Mickael WAMEN Aujourd’hui, vous êtes en train de parler d’un projet de SCOP qui existait en 2012, qui était parti sur une base précise. En face, il y avait un projet de reprise par un repreneur. Aujourd’hui, ce projet n’existe plus. Michel DHEILLY Attendez, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN Laissez-nous le temps de finaliser le projet de SCOP, de le présenter aux salariés, de le présenter aux organismes qui valident les projets de SCOP dans notre pays – et il en existe un certain nombre –, à l’Etat français et ensuite à Goodyear. Mais de toute façon, le projet de SCOP ne sera absolument pas le même que celui de 2012 pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas du tout dans la même situation. Nous parlons là du démantèlement d’un outil de travail. Nous parlons d’un redémarrage de l’outil de travail et nous savons pertinemment que nous ne pourrons pas avoir les mêmes partenariats que nous avions exigés à l’époque. En 2012, quand vous avez retoqué le projet de SCOP en moins de 24 heures – même pas, vous l’aviez déjà retoqué avant même qu’on y réponde –, il y avait deux éléments que vous mettiez en évidence, c’était, premièrement, de dire « vous ne garantissez l’avenir des salariés » – trois ans après, franchement, ça me fait doucement marrer de voir l’état dans lequel vous avez mis les salariés et quel est leur sort aujourd’hui –, et deuxièmement, de dire « on ne peut pas vendre à la CGT ni aux salariés à travers un projet de SCOP quelque chose qui est en cours de négociation avec un repreneur. » Aujourd’hui, je sais pertinemment, d’après vos propos, que le repreneur n’existe plus. Pour autant, notre projet de SCOP existe toujours. Il est sur la table. Nous sommes en train d’y travailler. Nous allons le présenter le 12 aux salariés. A partir de là, nous ferons derrière les démarches nécessaires auprès de tout un tas d’organismes pour le présenter à ces organismes pour qu’ils le valident. Il existe aujourd’hui un organisme en France qui valide les SCOP et nous sommes en contact avec eux pour les rencontrer en début de semaine prochaine afin d’analyser avec eux la faisabilité de notre projet, la viabilité de notre projet, le sérieux ou pas de notre projet, et à partir de là nous le présenterons au groupe Goodyear. Je sais pertinemment que la réponse du groupe Goodyear va être de dire : « il n’est pas suffisamment étoffé, il ne correspond pas à la réalité, il ne garantit pas l’avenir des salariés ». Moi, ça me fait doucement marrer, parce que l’avenir des salariés est assuré aujourd’hui par quel groupe ? Certainement pas par le groupe Goodyear. Vous avez viré 1 000 personnes. Elles ont un avenir qui est plus qu’incertain et aujourd’hui vous passez à une phase de démantèlement. Je vous le dis très clairement : tant que nous n’aurons pas présenté notre projet de SCOP et tant que nous n’aurons pas de réponse officielle de tous les organismes qui viendraient dire qu’il n’est pas viable, nous ne travaillerons pas avec vous sur un projet de démantèlement. Je suis également dans la même ligne que ce je vous disais la dernière fois. Nous avons demandé un moratoire que vous avez refusé. Ce n’est pas parce que vous l’avez refusé qu’on ne le prendra pas. Je considère que la période actuelle est une période de moratoire dans lequel nous devons, nous, travailler à l’efficacité d’un retour d’un emploi ici même sur le site pour un certain nombre de salariés. Il semblerait qu’aujourd’hui, vous ne reteniez qu’une seule chose, c’est de dire que quel que soit le projet de SCOP, de toute façon il ne sera pas bon. Michel DHEILLY Ce n’est pas ce que je suis en train de dire. Mickael WAMEN Le projet n’existe pas aujourd’hui. Vous ne pouvez pas condamner un projet qui n’existe pas. Je pense avoir été assez clair avec vous. En ce qui concerne la CGT aujourd’hui au CHSCT, nous avons fait une demande de moratoire que vous avez refusée. Il faut prendre les étapes. Michel DHEILLY Monsieur WAMEN, je vous écoute. Mickael WAMEN Pour quelles raisons le moratoire a-t-il été refusé ? On ne connaît pas les raisons exactes du refus du moratoire. On entend dire que le groupe Goodyear n’est pas spécialement pressé à démanteler l’outil industriel, notamment l’outil agricole, mais maintenant vous voulez passer à la vitesse supérieure. On ne comprend pas trop pourquoi. Michel DHEILLY Mais non, nous ne passons pas à la vitesse supérieure. Cela fait des mois que nous parlons… Mickael WAMEN Depuis le mois de décembre. La dernière réunion c’était le 7 janvier, ici même, le CHSCT. Le 7 janvier, j’ai demandé un moratoire de 6 mois. Michel DHEILLY Attendez, cela fait un mois. Je pense que c’est raisonnable en termes de délai pour que vous ayez l’information. Mickael WAMEN Cette demande a été suivie d’un courrier. Si vous faites référence au courrier de Jean-Philippe CAVAILLE, je l’ai reçu la semaine dernière. Il a donc fallu plus d’un mois pour me répondre non. Michel DHEILLY Votre courrier officiel est arrivé le 21 janvier. Courrier reçu le 21 janvier et courrier renvoyé en fin de semaine. Mickael WAMEN Ce n’est pas vrai. Ce n’est pas vrai. Michel DHEILLY Bon, peu importe. Mickael WAMEN Le lendemain du 7, nous avions une réunion au siège et j’ai tenu les mêmes propos à la Direction au siège et j’ai dit que nous ferions une demande de moratoire. Michel DHEILLY Monsieur WAMEN, ce que je veux mettre en avant… Mickael WAMEN Laissez-moi terminer, après je vous laisserai parler. Cela veut dire quoi ? Pour nous, vous n’avez pas accepté le moratoire, mais le moratoire existe parce que nous allons prendre le temps nécessaire pour élaborer un projet. Vous ne pouvez pas aujourd’hui arguer des éléments pour dire que nous n’essayons pas de faire ce qu’il faut. Nous essayons de trouver une solution que vous n’avez pas été capables de trouver. Vous argumentez avec des éléments du 1224-1 du Code du travail qui est à mon avis un problème de fond, puisque le 1224-1 du Code du travail est essentiellement lié au transfert des machines. D’accord ? Les machines, qu’elles soient transférées à travers un projet de SCOP ou à travers une reprise, ou qu’elles soient transférées par un démantèlement, vous aurez le même problème du 12.24. Le simple fait de prendre une machine d’Amiens Nord et de la transférer sur un autre établissement ou dans une autre entreprise vaut transfert des contrats de travail. La seule chose qui puisse vous faire échapper réellement, d’après ce que vous dîtes, au 12.24, c’est le ferraillage de l’ensemble des équipements. Or, aujourd’hui, dans votre projet, le peu que j’en ai lu, ce n’est pas certainement pas le cas. Il y a un certain nombre de machines qui partent d’un point A vers un point B. Le simple fait de prendre les machines et de les transférer, vous transférez avec les contrats de travail. Michel DHEILLY Je pense que nous avons largement débattu dans la réunion précédente du 1224-1. Mickael WAMEN Parce que le 1224 n’est pas lié au contrat de travail mais aux équipements. Ce sont les équipements. Lorsque vous vendez les équipements à un repreneur, vous considérez que le 1224 s’applique. Quand vous transférez les équipements et que vous les revendez à quelqu’un d’autre, les contrats de travail sont transférés avec. Le 1224 ne va pas que dans un sens. Il va dans tous les sens. Michel DHEILLY Je ne vais pas argumenter sur le 1224. Mickael WAMEN Si le 1224 s’applique effectivement car cela reste encore à prouver. Michel DHEILLY Je vais rester sur l’argumentation… Mickael WAMEN Nous avons demandé une suspension de séance. Pour faire notre travail, nous avons besoin d’un PC et d’une imprimante. Michel DHEILLY Oui, Monsieur WAMEN. Vous m’avez dit que vous me laisseriez faire deux-trois remarques que je souhaitais faire par rapport à ce vous disiez. Mickael WAMEN Faites vos remarques. Ce n’est pas parce que vous les faites que j’en tiens compte. Michel DHEILLY Ça, j’en suis intimement persuadé. Pour autant, je pense que cela va mieux en le disant. Quand aujourd’hui, concernant le projet de SCOP ou le courrier qui a été mentionné, ce que nous vous faisons remarquer c’est que, par rapport au dernier projet de SCOP dont nous avions eu connaissance, il y avait un certain nombre d’éléments qui ne nous permettaient pas d’identifier les leviers qui permettraient de trouver un redressement de l’activité agraire qui est d’ailleurs très largement déficitaire et je sais que, sur ce point-là, vous allez me dire que c’est faux. Mais pour autant, elle peut le devenir à partir du moment où vous n’avez pas intégré l’ensemble des coûts dans votre projet de SCOP. Mickael WAMEN Pour l’instant, vous ne le savez pas. Vous ne connaissez pas notre projet. Michel DHEILLY Dans le projet de SCOP d’il y a deux ans. Mickael WAMEN Attendez que nous finalisions un projet. Ensuite, vous pourrez prendre toute la latitude et le plaisir nécessaires à le démonter. Michel DHEILLY Je vous mets en garde. Je ne suis pas en train de dire… Mickael WAMEN Aujourd’hui, vous êtes en train de parler d’un projet qui ne sera pas le même que celui de 2012 puisque nous ne sommes pas dans la même situation. Michel DHEILLY Oui, mais je vous mets en garde. Vous nous dîtes que nous avons balayé d’un revers de main notre projet de SCOP. Attendez, l’ensemble des coûts n’était pas intégré : le coût matières premières, le coût logistique… Mickael WAMEN Monsieur DHEILLY, vous oubliez un élément essentiel. Dans le livre I qui a été présenté aux représentants du personnel, il est clairement indiqué que l’activité agricole dans la zone EMEA ne sera pas arrêtée totalement, qu’il resterait des résidus de production notamment dans les pays où il y a encore des besoins, notamment la Turquie et la Pologne. C’est exactement ce qu’il y a dans le livre I. Je l’ai paraphé. J’ai sous les yeux le livre I. Il nous a été appris lors du dernier CCE par Monsieur LANDOLFI – je ne sais pas comment s’appelle le financier... Michel DHEILLY Marcello LANDOLFI, le directeur financier. Mickael WAMEN … qu’à partir du 1er janvier 2015, nous aurons arrêté toutes les activités… Michel DHEILLY L’ensemble des activités agraires. Mickael WAMEN Laissez-moi terminer. Ce n’était pas le cas dans le livre I. C’est une nouveauté. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que dans le projet de SCOP, ces activités qui restaient à Dębica et en Turquie sont des activités qui vont amener du chiffre d’affaires supplémentaire au projet SCOP, puisque ce n’est pas parce que vous les avez arrêtées qu’il n’y a pas de parts de marché. Or, aujourd’hui, dans le rapport de notre expert, que constate-t-on ? Selon les données économiques du groupe Goodyear, selon les données économiques du monde du pneumatique et notamment du pneumatique agricole, on s’aperçoit qu’il n’y a pas eu d’érosion aussi significative que Goodyear voulait nous le faire entendre des parts de marché du groupe Goodyear. A aucun moment donné, la direction du groupe Goodyear n’a dit lors du CCE que notre expert racontait des conneries. D’ailleurs, ils ne pouvaient pas dire le contraire puisque c’est la liasse fiscale de Goodyear et les données économiques du groupe Goodyear. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu’aujourd’hui, il y a une part de marché qui est encore importante, qui peut permettre le développement et la redistribution de pneumatiques agricoles – que ce soit VIAS ou conventionnel dans la zone euro puisque, que ce soit en Pologne ou en Turquie, il y a encore des besoins dans ces catégories de pneus –, que les équipements qui sont là-bas peuvent être transférés ici pour apporter encore plus de volume d’activité, donc encore plus d’emploi, et aujourd’hui, quand on regarde, il y a une évidence… Michel DHEILLY A aujourd’hui, je ne peux pas vous laisser dire ça puisque les équipements sont arrêtés. Mickael WAMEN Laissez-moi terminer. Michel DHEILLY Ils sont en démantèlement. Mickael WAMEN Non, pas en Turquie ni en Pologne. Ce n’est pas vrai. Il n’y a pas eu de GEICF pour annoncer ça donc c’est du pipeau ce que vous racontez. Ce que je veux dire par là, c’est qu’effectivement, quand on regarde la situation, elle est simple à comprendre. Quand vous avez un groupe comme Goodyear qui dit qu’il arrête définitivement toute activité de pneumatique agricole dans la zone EMEA, avec une part de marché qui était conséquente à la fin de l’arrêt de la production, qui est un peu moins conséquente aujourd’hui mais qui l’est tout de même encore, parce que, quand on parle de 10 à 14 % de parts de marché restante aujourd’hui – si, ce sont exactement les données économiques du groupe Goodyear… Michel DHEILLY En 2015, on ne peut pas dire qu’on a des parts de marché, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN Bien sûr que si. Michel DHEILLY Bien sûr que non. Mickael WAMEN Les parts de marchés ne demandent qu’à être prises. Je vais vous expliquer pourquoi. Michel DHEILLY Nous n’avons pas de pneus. Le stock est à zéro. Mickael WAMEN Laissez-moi finir ! Nous aurions pu penser aujourd’hui une chose : quand Goodyear a annoncé l’arrêt des activités et de la vente des activités de pneumatiques agricoles, les deux concurrents directs du groupe Goodyear (Michelin et Continental) auraient pu en profiter. Or, je me suis fait livrer les éléments nécessaires qui me permettent aujourd’hui de dire – et d’ailleurs l’expert l’a largement souligné lors du CCE à juste titre – que ni Michelin ni Continental n’ont pris les parts de marché que Goodyear a laissé vacantes. Michel DHEILLY Ce n’est peut-être pas Michelin ni Continental mais c’est quelqu’un d’autre. Nous n’avons pas livré un pneu en premier équipement depuis mi 2013. Mickael WAMEN Attendez, laissez-moi terminer ! Michelin fait -2 et Continental fait -1. Cela veut dire que les parts de marché n’ont été prises ni par Continental ni par Michelin. Cela veut dire quoi ? On voudrait nous laisser croire que le mec qui montait du Goodyear va passer sous une gamme encore inférieure à celle qu’il avait avant ? Non. Ce que je crois surtout aujourd’hui, la réalité de tout cela – mais je pense que l’avenir nous donnera raison –, c’est que ces parts de marché existent. Michel DHEILLY Mais la réalité, c’est que nous n’avons pas vendu un pneu en premier équipement depuis un an et demi. Mickael WAMEN Il y a un deal international qui a été passé entre les grands pneumaticiens, qui est de dire : « laissez-moi le temps nécessaire pour flinguer le site d’Amiens Nord et démanteler, et bientôt vous aurez sur le marché des pneus Goodyear qui vont revenir en force, qui seront des Goodyear estampillés autrement, faits par quelqu’un d’autre, puisque nous avons vendu nos parts de marché. » Dans ces conditions-là, cela explique pourquoi il n’y a pas eu autant de progression ni chez Michelin ni chez Continental qui viennent absorber les 14 ou 15 % de parts de marché qu’on avait. Michel DHEILLY Arrêtez de dire ça. Je sais que vous ne voulez pas m’entendre, mais pour autant, nous avons arrêté l’activité agraire. Mickael WAMEN Je vais vous donner un exemple. Vous avez une usine située du côté de Marseille. Le groupe avait décidé d’arrêter l’activité complète. Pendant deux ans de lutte, pas un seul sachet de thé fabriqué dans cette usine n’a été vendu par le groupe. Le groupe a dit aux salariés : « c’est impossible, Messieurs. Vous n’allez quand même pas fabriquer des sachets de thé pour des parts de marché que nous n’avons plus puisque cela fait deux ans que nous n’en vendons plus. » Sauf qu’ils ont fait une étude de marché et ils se sont aperçus que le marché n’avait pas repris ce qu’ils avaient perdu. Cela veut dire que même s’il n’y avait pas de produit fini, même s’il n’y avait pas de produit disponible dans le circuit de vente, ce n’est pas pour autant que le consommateur n’attendait pas de produit. Ils ont redémarré un projet de SCOP. C’est l’usine qui appartient au groupe Unilever qui est à Marseille. Ces salariés ont démarré un projet de SCOP et aujourd’hui ils ont un business plan 2015 à 400 tonnes de produits finis dans l’année, c’est-à-dire quasiment autant que quand le groupe Unilever les a lâchés. Ça s’appelle Fralib. Les salariés de Fralib ont fait un projet de SCOP. Il leur a fallu deux ans de lutte acharnée pour dire : « un, vous ne démantèlerez pas l’outil et deux, on fera un projet de SCOP ». Unilever a fait des pieds et des mains pour dire que ce n’était pas possible, ce que ça ne marcherait pas, que de toute façon il n’y avait pas d’avenir garanti aux salariés. Je rappellerai quand même une chose, Monsieur DHEILLY. Là où vous faites une erreur fondamentale dans le groupe Goodyear, c’est que les salariés viennent dans un projet de SCOP parce qu’ils y adhèrent. Ils savent très bien qu’ils prennent un risque initialement, dès le départ. Sauf que lorsque vous regardez le chiffre d’affaires moyen des SCOP, les SCOP fonctionnent très bien dans notre pays. Il n’y a pas une SCOP aujourd’hui qui s’est craché la gueule, notamment dans des grands groupes, après avoir repris une grande marque comme Goodyear, comme Unilever, comme ailleurs. Cela veut dire quoi ? Vous n’avez pas à vous soucier du devenir des salariés, parce que même si je ne peux pas croire un seul instant que le devenir des salariés est votre souci premier – vous n’en avez strictement rien à foutre –, il faut savoir une chose : on adhère à une SCOP ou on n'y adhère pas. Je ne peux pas vous garantir que si demain nous faisons une SCOP, il y a 200 ou 300 personnes qui y adhèreront. Il se peut qu’il y en ait 150 ou 200. Il se peut aussi que le projet de SCOP présenté aux salariés ne retienne l’attention que d’une trentaine d’entre eux. Dans ces conditions-là, le projet devient obsolète. Ce n’est pas au groupe de Goodyear de se soucier aujourd’hui du devenir des salariés puisque vous les avez licenciés. Aujourd’hui, le vrai problème de fond est de savoir si le projet de SCOP que nous allons présenter aux salariés va obtenir leur adhésion. Si les salariés décident d’adhérer à la hauteur de ce dont nous avons besoin pour redémarrer l’outil de travail. A partir de ce moment-là, le projet de SCOP deviendra viable. Or, aujourd’hui, vous dites : « vous ne garantissez pas l’avenir dans le projet 2012, on ne peut se soucier du projet que vous allez présenter maintenant. » Cela ne vous regarde en rien. Michel DHEILLY Ce qui nous regarde, c’est la pérennité de l’emploi, quand même, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN La pérennité de l’emploi, ça vous regarde ? Vous êtes en train de vous foutre de la gueule du monde. C’est scandaleux d’entendre ça ! C’est scandaleux d’entendre ça venant de votre part. C’est de la provocation. Michel DHEILLY Que vous le vouliez ou pas, je ne serai pas le seul à vous dire que cela sera exigé au travers de votre projet de SCOP. Mickael WAMEN Je vais vous dire quelque chose. Nous allons présenter le projet de SCOP à l’Etat et aux organismes. Michel DHEILLY Bien sûr que vous allez le présenter. Mickael WAMEN Nous allons leur dire : « voilà, 300 personnes doivent adhérer pour un montant de X millions d’euros. » Michel DHEILLY Il va falloir trouver du financement. Mickael WAMEN Il y a deux types de financement, Monsieur, mais ça, ce n’est pas votre problème. Qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Je ne vais pas vous demander un seul centime. Je ne vais même pas vous demander de laisser tomber vos 35 euros par jour. Michel DHEILLY Je ne suis pas en train de vous dire que c’est mon problème. Je suis en train de vous dire que vous vous appuyez sur une organisation de Goodyear… Mickael WAMEN Ce n’est pas votre problème. Ce n’est pas votre problème. Michel DHEILLY Attendez ! Mickael WAMEN Ce n’est pas vous le patron dans la SCOP. Michel DHEILLY Je n’ai pas dit que j’étais le patron. Je dis que si c’est bâti sur une structure telle qu’était Goodyear… Mickael WAMEN Je termine de vous expliquer. Patrice SZYROKI Il y a quand même une chose… Mickael WAMEN Je termine de vous expliquer. Votre sentiment sur le devenir des salariés, je m’en branle royalement parce que, quand je vois ce que vous en avez fait des salariés, laissez-nous au moins essayer de faire autre chose avec eux. S’il y a 300 personnes qui adhèrent, elles devront mettre une contribution personnelle financière. C’est le premier point. Le deuxième point est qu’il y a des aides spécifiques aux SCOP qui permettent de dégager des millions d’euros – des fonds français et des fonds européens. J’ai déjà pris contact avec des gens qui ont des fonds en Picardie, qui ont des fonds à Paris qui représentent la France, pour savoir quels sont les fonds disponibles pour un projet de SCOP à hauteur d’une reprise de 300 salariés dans le cadre d’un chiffre d’affaires. Que faut-il que nous fassions ? Il faut que nous établissions un business plan. Si nous n’avons pas de business plan, cela ne sert à rien. Sans les salariés, cela ne sert à rien. Mais qui va devenir responsable de la gestion du personnel ? C’est plus Goodyear, vous n’en avez plus rien à foutre. La seule chose que nous allons vous demander, c’est de faire place nette, de vous barrer, de nous laisser l’usine, qu’on la reprenne et qu’on la fasse tourner. Maintenant, il y a deux choses : soit la SCOP, on se gaufre… Michel DHEILLY Enfin, il faut penser au développement des produits, à la co-distribution… Mickael WAMEN Ne vous inquiétez pas ! Ce n’est pas un problème. Michel DHEILLY Ce sont des choses qui n’existaient pas dans l’ancien projet. Mickael WAMEN Ne vous inquiétez pas. La différence que nous avons avec vous, c’est que pour laisser les gens sur un site à rien foutre, on ne leur donnera pas en plus 35 euros par jour. Ça, c’est un gouffre financier. Nous éviterons effectivement de gaspiller de l’argent qui ne sert à rien. Nous ferons vraiment attention aux dépenses. Richard JOUHANNET Y compris les syndicats. Mickael WAMEN Cela veut dire quoi ? Il n’y a pas de hiérarchie dans les salaires dans une SCOP. Vous avez un salaire moyen pondéré qui s’applique à l’ensemble du personnel et ensuite la rétribution financière excédentaire est faite par les salariés au moment voulu. La responsabilité du site dans le cadre d’une SCOP est remise en jeu tous les ans lors d’assemblées générales des salariés. C’est-à-dire que ce sont les salariés qui décident de leur devenir. Je vais vous dire très clairement : on prend l’usine en SCOP. On présente un projet qui a l’adhésion des salariés. L’Etat dit : « ok, je finance à hauteur de tant » – parce qu’il y a une partie de financement de l’Etat. Les salariés sont prêts à y mettre tant de pour cent de leur prime de départ. D’accord ? C’est exactement comme ça que ça fonctionne. L’Etat a gagné quoi dans cette affaire ? L’Etat a tout de suite à gagner le fait de dire que même si cela ne dure que 24 mois – le projet Titan, tiens –, ce sont 24 mois où il n’aura pas à indemniser les salariés au chômage puisqu’ils auront un emploi et une fiche de paye. Ils ne passeront pas par la case chômage. Ces 24 mois, il faut aussi les monnayer pour les remettre dans la balance. C’est tout cela qu’on est en train de discuter avec un certain nombre de personnes. Quand je dis « on », il n’y a pas que moi qui suis en train de discuter de tout cela. Nous avons un avocat aux Etats-Unis spécialisé dans les SCOP qui est en train de travailler là-bas. Il a fait tout un tas de projets de SCOP en France dans des multinationales qui voulaient fermer leur entreprise. Je vous garantis – et vous pouvez aller le voir sur les sites internet – que les SCOP fonctionnent très bien. Pourquoi cela fonctionne bien ? Parce qu’il n’y a pas d’interférence. Parce qu’entre le plus petit salaire et le plus haut salaire, il n’y a pas un coefficient multiplicateur de 20 ou 40. Il y a un coefficient multiplicateur de 1.5 ou 1.2 maximum. C’est-à-dire que quand vous gagnez 2 000 euros au plus bas niveau, vous gagnez 2 300, 2 400 au plus haut niveau. Et ça, ce sont les assemblées des salariés et donc des gens de la coopérative ouvrière qui décident d’un certain nombre de règles du jeu. Maintenant, nous sommes soumis au droit français. Nous sommes soumis aux règles françaises. Il y a des obligations sur les aspects sécuritaires au travail, etc. Il y a donc des dépenses. Michel DHEILLY C’était plus sur la partie des fonds. Mickael WAMEN Je regardais la dernière fois une émission très intéressante : ils étaient en train de fermer une fonderie. Les salariés étaient 80. Sur les 80, 33 ont adhéré au projet. Je vous parle de ça il y a deux ans. Deux ans après, cette fonderie a retrouvé du chiffre d’affaires, a du résultat net et dégage même des primes excédentaires pour chaque adhérant à la SCOP. Vous savez aujourd’hui ce qui se passe ? Les 50 personnes qui n’ont pas adhéré se bouffent les couilles parce qu’ils sont au chômage aujourd’hui. Ils n’avaient pas de congé de reclassement de 24 mois, de 12 mois, de machin, ils étaient dans la merde. Ceux qui n’ont pas adhéré sont ceux qui souffrent le plus aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’ils ont effectivement peut-être gardé leur fric, mais en attendant ils s’aperçoivent aujourd’hui que s’ils avaient mis un peu de leurs billes dans une affaire collective, ils s’en seraient peut-être sortis beaucoup mieux. Michel DHEILLY Le point numéro un, c’est de rassembler les fonds. Mickael WAMEN Mais attendez, ça, ce n’est pas votre problème. Laissez-nous faire. Michel DHEILLY Ce n’est pas mon problème. Mickael WAMEN Quand vous dites qu’il faut quand même garantir l’avenir et la pérennité des salariés, cela me donne franchement envie de gerber. Michel DHEILLY Il faut un projet… Mickael WAMEN Vous vous foutez de ma gueule. Ce n’est pas votre problème. Michel DHEILLY Je dis que le projet… Mickael WAMEN Si les salariés adhèrent, c’est parce qu’ils y croient, d’accord ? Michel DHEILLY Le projet sera regardé sous cet angle-là. C’est ça que je suis en train de vous dire. Mickael WAMEN Si les salariés y adhèrent, ils y croient. A partir de là, quand vous dites Goodyear ne va pas pouvoir donner un certain nombre de choses. Michel DHEILLY Il faut que l’activité et le marché puissent le permettre. Aujourd’hui, on note une dégradation des marchés. Vous dites que ce n’est pas vrai. Mickael WAMEN Ce n’est pas ce que Taylor disait la semaine dernière. Quand vous dites que Goodyear ne va pas pouvoir nous céder ceci ou cela, à un moment donné, ce n’est pas pouvoir ou pas, il vous sera fait obligation par l’état français et par un certain nombre précis de règles du travail et notamment dans la reprise par SCOP de fournir aux salariés qui veulent reprendre l’usine dans le cadre d’une coopérative ouvrière de leur fournir un certain nombre de brevets et d’obligations. Michel DHEILLY Je laisserai les gens en décider. Mickael WAMEN Maintenant, sur l’achat de la gomme, on peut très bien faire des partenariats avec d’autres pneumaticiens. Qu’est-ce qui vous dit qu’aujourd’hui – je n’en dirai pas plus parce que de toute façon cela ne vous regarde pas – un partenariat avec un grand pneumaticien français ne serait pas effectivement une solution pour les salariés ? Vous n’en savez strictement rien. Michel DHEILLY La dernière fois, ce n’était pas intégré. 300 euros en moyenne de coûts de matières premières n’étaient pas intégrés. Mickael WAMEN Qu’est-ce qui vous dit que nous n’avons pas à l’heure où je vous parle des contacts très intéressants avec un des plus grands pneumaticiens français ? Vous n’en savez rien. Alors, qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Je vous dis un truc : je ne suis pas venu dans cette réunion discuter avec vous du projet de démantèlement. Michel DHEILLY Je le regrette. Mickael WAMEN Vous n’avez rien à regretter, vous inquiétez pas. D’abord, je ne vous permettrai pas, ni à vous ni à personne de la Direction, de vous soucier du devenir des salariés. Quand je vois l’état dans lequel vous les avez mis, laissez-nous faire, parce que la seule chose que vous avez su faire, c’est les foutre dans la merde. Voilà ce que vous avez fait. Vous avez licencié et ces gens-là n’ont pas de solution. Michel DHEILLY Cela n’empêche que le projet sera regardé sous cet angle. Mickael WAMEN Nous, on vient. On a peut-être une solution. On ne jette pas l’éponge. Ce n’est pas à vous, Monsieur DHEILLY, de vous soucier du devenir des salariés. C’est à nous devoir avec eux. Ils sont assez grands pour savoir si demain… Michel DHEILLY Au nom de la direction Goodyear, je me soucierai du projet. Mickael WAMEN Cela ne vous regarde pas. Vous ne serez pas Goodyear, vous n’aurez plus rien à voir là-dedans. Ce n’est pas votre problème. Patrice SZYROKI Si je peux – j’essaie depuis tout à l’heure. Il y a quand même une chose importante qui a changé – tel que je le disais dans certaines réunions, que cela soit à Rueil ou à Amiens –, c’est que nous étions contre le premier projet SCOP, oui, pourquoi ? Parce qu’il y avait des repreneurs, des professionnels du pneumatique qui devaient soi-disant reprendre l’usine. Ce n’est plus le cas actuellement. Cela va être une friche industrielle. La deuxième chose, quand on parle de pérennité de l’emploi, il faut effectivement regarder la pérennité de l’emploi. Quelle est la pérennité de l’emploi maintenant sur Amiens ? Rien. Est-ce qu’il vaut mieux un contrat intérim à la SODIE de 6 mois pour pouvoir se casser du congé de reclassement ou avoir une SCOP qui vaut ce qu’elle vaut – on n'en sait rien pour l’instant –, qui durera 24, 30 ou 40 mois ? Mickael WAMEN On s’en fout de ça.

Richard JOUHANNET C’est toujours ça de pris. Patrice SZYROKI La pérennité de l’emploi est là-bas. Mickael WAMEN Ce n’est pas votre problème. Ce n’est plus votre problème. Vous avez licencié du personnel. D’ailleurs, aujourd’hui, vous êtes le directeur d’un établissement dont les seules personnes qui restent – une vingtaine de personnes – sont attelées au démantèlement. D’ailleurs, depuis le mois de décembre, le démantèlement tourisme est fini. Les gens sont dans l’usine et sont payés 35 euros, pour quoi ? Puisqu’il n’y a pas de démantèlement FARM. Michel DHEILLY Nous avons quand même un certain nombre de choses à préparer dans le cadre du projet de démantèlement agraire. Mickael WAMEN Bien sûr, mon cul. Les amis de mes amis étant mes amis, on sait très bien comment cela fonctionne. Ensuite, en ce qui concerne le projet, vous ne pouvez entériner un projet qui n’existe pas encore, qui en est à ses balbutiements. Nous avons demandé un moratoire de six mois que vous refusez. Je trouve cela complètement stupide parce que vous nous laissez que peu de moyens de travail, mais nous allons quand même travailler sans votre feu vert. Je vous demanderai juste une chose : par respect des gens, arrêtez de parler de pérennité de leur emploi. Parce que pour le moment, la pérennité de leur emploi, comme l’a dit Patrice SZYROKI, c’est une réalité, leur projet d’avenir c’est le pôle emploi, d’accord ? Michel DHEILLY Attendez, si ce n’est pas moi qui vous le dis, il y en a d’autres qui vont vous le demander. Mickael WAMEN Qui va nous le demander ? Qui ? Michel DHEILLY Vous verrez. Mickael WAMEN Les salariés en premier. Et quand vous allez dire à un mec « tu mettras 10 000 euros de ta prime de départ dans un projet de SCOP », il va falloir lui en donner des garanties. Ça, ce n’est pas votre problème. Michel DHEILLY Je suis prêt à écouter… Mickael WAMEN Vous n’écoutez rien du tout parce que ça ne vous regarde pas. Nous irons le présenter à des gens qui viendront l’imposer à vous, Goodyear. Et vous quitterez les murs, avec vos bureaux et vos bagnoles. Vous dégagerez et nous reprendrons les murs. Michel DHEILLY Ce que je regrette… Mickael WAMEN Je voudrais demander juste une chose, c’est de bien faire attention à l’outil de travail. L’outil de travail est hyper-important. Michel DHEILLY Nous avons une réunion aujourd’hui, dans laquelle vous avez demandé un point sur le projet de reprise de l’activité agraire dans le cadre de la SCOP présentée par les salariés licenciés. C’est vous qui avez demandé que l’on rajoute ça à l’ordre du jour. Aujourd’hui, vous dites : « de toute façon, je ne dirai rien. » Je ne vois pas l’intérêt d’avoir mentionné cela dans un ordre du jour. Mickael WAMEN Nous n’allons rien vous dire. Vous savez pourquoi, Monsieur ? Parce que cette réunion-là, nous aurions dû la faire quand le projet était finalisé. Vous ne nous avez pas laissé le temps et vous accélérez. CE exceptionnel le 12. CHSCT aujourd’hui. Vous voulez aller très vite, pourquoi ? Parce que votre objectif est de commencer de mettre des clés à molette au cul des bécanes et à les démonter avant même que nous ne puissions rendre un projet, parce que le projet de SCOP vous met dans la merde. Michel DHEILLY Non, pas du tout. Mickael WAMEN Le groupe est dans la merde. Bien sûr. Parce que la seule chose que vous voulez répondre, c’est : « ce que la CGT présente, ce n’est pas sérieux, il n’y a pas d’avenir pour les salariés ». Michel DHEILLY Non ! Mickael WAMEN Mais qu’est-ce que ça peut vous foutre ? Vous avez foutu dehors les gens. Ce n’est plus votre problème. Michel DHEILLY Laissez-moi quand même répondre sur le calendrier. Mickael WAMEN Les gens sont des parents, des pères de famille pour la plupart, et ils savent très bien que s’ils mettent des billes dans un dossier, c’est que le dossier tient la route et qu’ils y croient. Et quand les gens croient en quelque chose, ils le font vivre. La seule chose qui pourrait empêcher de faire la SCOP, c’est vous. C’est vous, Goodyear ! Michel DHEILLY Pourquoi voulions-nous faire une réunion début février ? Parce que nous voulons donner la possibilité à chacun des membres de pouvoir poser des questions sur le projet de démantèlement avant que la consultation ne puisse prendre effet trois mois après la présentation. Dans le courant du mois de mars, nous reviendrons vers vous pour vous consulter et vous allez dire : « attendez, vous ne nous avez même pas donné l’opportunité de poser des questions, de faire des réunions, vous ne nous avez rien expliqué. » Mickael WAMEN Dans le courant du mois de mars, nous aurons peut-être un projet de SCOP. Michel DHEILLY Lorsque nous sommes en réunion pour partager les informations dont on dispose et qu’on voudrait partager avec vous pour éventuellement compléter et apporter des éléments de réponse qui peuvent vous soucier, vous dites : « allez vous faire foutre avec votre documentation. » Mickael WAMEN D’abord j’ai été poli, je ne vous ai pas dit ça. Michel DHEILLY « On en a rien à faire. » Mickael WAMEN Est-ce que je vous ai dit « allez vous faire foutre » ? Michel DHEILLY Vous avez dit que vous ne vouliez pas l’entendre. Mickael WAMEN Est-ce que je vous ai dit « allez vous faire foutre » ? Michel DHEILLY Non. Mickael WAMEN Alors pesez vos mots. Vous me faites suffisamment parler pour des choses que je n’ai pas dites. Ne dites pas que je vous ai dit : « allez vous faire foutre ». Je suis plus poli que ce que vous venez de dire. D’accord ? Michel DHEILLY C’est bien la première fois, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN D’abord, un, votre propos est gratuit. Ce n’est pas la première fois. Si j’avais voulu vous dire « je vous emmerde », je vous l’aurais dit en face. Michel DHEILLY Reprenez les PV. Mickael WAMEN Est-ce que je vous ai dit « je vous emmerde » depuis ce matin ? Michel DHEILLY Aujourd’hui, non. Mickael WAMEN Bon alors. Michel DHEILLY Je vous le dis : c’est bien la première fois. Mickael WAMEN Et puis arrêtez de vous plaindre, on dirait Caliméro. Vous savez quoi, vous avez besoin de vous ressourcer aussi. Michel DHEILLY Lorsque nous allons vous consulter, vous direz : « attendez, vous n'avez pas fait de réunion. » Et aujourd’hui, nous faisons des réunions… Mickael WAMEN Arrêtez un peu Harry Potter. Vous savez déjà ce qui va se passer à la prochaine réunion. Attendez un peu, soyez calme. Michel DHEILLY Je suis calme, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN Et respectez un peu les demandes des élus. Je vous ai demandé une suspension de séance. Ce n’est pas possible. Michel DHEILLY Je vous ai écouté sur ce que vous aviez à dire sur le projet de SCOP. Mickael WAMEN Nous n’allons pas nous énerver. Michel DHEILLY Je ne m’énerve pas. Mickael WAMEN Nous avons l’opportunité de proposer à des salariés le redémarrage de l’outil industriel. Avant même que vous puissiez dire non, laissez-nous l’opportunité de travailler là-dessus. Nous sommes en cours d’élaboration. Il y a tout un tas de gens qui travaillent dessus. J’attendais la réponse de la Direction. Pour tout vous dire, je n’allais pas démarrer réellement les travaux parce que je pouvais aussi m’attendre à ce que vous disiez « oui » pour un moratoire de six mois. Malheureusement, vous avez dit non. Maintenant, il faut que nous accélérions la cadence. Ce que j’ai dit aux gens qui travaillent sur le dossier, c’est que je veux quelque chose de fini, sérieux et très peu contestable. Par contre, si la seule contestation que vous allez mettre en évidence c’est de dire : « on a besoin, et moi en tant que directeur, de savoir ce que vont devenir les gens ». Il n’y a pas un mec aujourd’hui qui vous fait encore confiance. Vous les avez licenciés. Les seuls qui peuvent vous faire encore confiance, c’est ceux que vous avez pistonnés chez DUNLOP, notamment vos copains. Notamment un. Enfin bref. Cela étant, ce que je constate, c’est que nous sommes dans un établissement où l'on continue, en petits groupes, à s’octroyer des petits droits, des petits ceci, des petits cela, parce que tant qu’on fait cela, ça arrange tout le monde. Pendant ce temps-là, il y a des gens qui sont chez eux, dans l’incertitude la plus complète, qui vont à la SODIE, qui ressortent sans rien et qui voient le Pôle emploi arriver. Nous arrivons en disant que, puisque Taylor et Goodyear n’ont pas été capables de se mettre d’accord parce que c’est des manches et qu’ils sont incapables de discuter ensemble, nous allons arriver avec un nouveau projet qui n’est pas le même que la dernière fois parce qu’il prend d’autres critères et d’autres obligations en compte. Michel DHEILLY Heureusement. Attendez, vous ne voulez pas écouter les raisons pour lesquelles nous avons aujourd’hui mentionné un refus. Quand on n’intègre pas le développement… Mickael WAMEN Je les connais les motifs de refus. Je les ai eus par courrier vingt fois. Michel DHEILLY Il y avait 300 euros de matières premières qui n’étaient pas pris en compte, vous vendiez vos pneus 150 euros au-dessus du barème dans le projet de SCOP d’il y a deux ans. Mickael WAMEN Monsieur ! Je ne suis pas là pour savoir pourquoi vous avez refusé en 2012. Je suis là pour vous dire : « nous avons un projet de SCOP ». Michel DHEILLY Moi, je dis aujourd’hui qu’il n’y a pas de projet de SCOP. Mickael WAMEN Vous avez accepté le point. Michel DHEILLY Je suis prêt à l’entendre votre projet de SCOP ! Mickael WAMEN Ce que j’aurais aimé vous entendre dire aujourd’hui, c’est : « Monsieur WAMEN, on attend que vous le finalisiez, vous nous le présenterez et nous l'étudierons avec vous. » C’est ça que je veux entendre. Michel DHEILLY Vous ne voulez pas le présenter. Mickael WAMEN Vous n’êtes même pas en train de dire ça. Laissez-nous le finaliser. Michel DHEILLY Nous l’avons mis à l’ordre du jour, avec toutes les réserves que l’on connaît. Mickael WAMEN Le seul projet que vous avez, c’est de flinguer le site une dernière fois. Michel DHEILLY Non. Mickael WAMEN Ça, on ne vous laissera pas faire ! Nous avons un projet en cours d’élaboration. Michel DHEILLY Ce que je ne veux pas, c’est laisser encore de l’espoir. Mickael WAMEN Il vous a fallu cinq ans pour soi-disant trouver un accord avec Titan qui s’est voué être un échec. Nous, il nous faut trois à quatre mois. Patrice SZYROKI Mais c’est normal. Michel DHEILLY Oui, c’est normal Monsieur SZYROKI. Vous allez nous rappeler pourquoi, je pense. Patrice SZYROKI Mais si c’est normal, voyons. Il est normal qu’une société telle que Titan ne veuille plus du groupe Goodyear lorsque l’action passe de 25 dollars à 8,94 actuellement. Titan a des problèmes financiers et tout le monde le sait. Michel DHEILLY Ce n’est pas ce que vous disiez il y a encore quelques mois. Vous avez radicalement changé de discours. Mickael WAMEN Sauf que la bourse ne change pas de cours. Patrice SZYROKI J’ai radicalement changé de discours, c’est vrai, parce qu’il y a quelques mois, on croyait tous en Titan ici. Mais maintenant qu’il n’y a plus de Titan, on croit en quoi ? Uniquement une friche industrielle. Michel DHEILLY Quand vous donniez les raisons pour lesquelles Titan n’est pas venu, ce n’était pas tout à fait les mêmes que celles que vous mentionnez aujourd’hui. Patrice SZYROKI Peut-être à l’époque, bien sûr. Michel DHEILLY Vous pouvez peut-être les rappeler. Cela serait de l’honnêteté. Patrice SZYROKI Vous non plus, vous n’êtes pas honnête. Michel DHEILLY Bien sûr que si, je suis honnête, parce que je suis en train de dire qu’il y a un faux débat sur le projet de SCOP. C’est mon sentiment. On va continuer à laisser croire aux gens… Mickael WAMEN C’est parfait, continuez à parler comme ça dans le PV, cela m’arrange bien. Michel DHEILLY On va laisser croire aux gens qu’il y a des possibilités aujourd’hui, que l’activité agraire est florissante alors que c’est complètement faux. Mickael WAMEN C’est vrai. Patrice SZYROKI Ce n’est pas laisser croire, c’est essayer de voir s’il est possible de croire. Mickael WAMEN L’activité agricole Amiens Nord aujourd’hui n’est pas florissante parce que vous l’avez arrêté. Par contre, l’activité agricole en Europe et dans le monde est florissante, Monsieur, parce que vous avez un mec qui s’appelle Taylor qui aujourd’hui cherche une usine en Russie, et va l’acheter. Michel DHEILLY Continuez à le croire. Mickael WAMEN Il n’achète pas une usine pour faire des roues de bagnoles. Il fait bien des roues de tracteurs. Quand vous avez un site industriel à Beauvais qui a multiplié par deux ses capacités de production, c’est bien parce qu’ils vendent des tracteurs, et sur les tracteurs, on met bien des pneus. L’activité pneumatique agricole se porte bien. Michel DHEILLY C’est bien de nous rappeler que cela fait un an et demi que nous n’avons pas livré un pneu à Beauvais et que pour autant, les tracteurs ont des pneus. Mickael WAMEN Mais c’est normal ! Dans dix ans, vous serez chez vous en train de vous faire chier, en disant : « mais ouais, effectivement, j’avais raison, parce que même aujourd’hui on en vend plus des pneus Goodyear ». C’est ça que je veux vous interdire de faire. Nous voulons redémarrer l’activité. Nous voulons vendre des pneus Goodyear. Nous n’en vendrons peut-être pas autant que Goodyear en a vendu au début, mais il faut nous laisser redémarrer tranquillement, reprendre les parts de marché que vous avez laissé perdre tout doucement. Cela étant, quand on peut imager qu’aujourd’hui, le marché ne s’est pas effondré de 14 ou 15 % en Europe ni dans le monde du pneumatique agricole, il s’est effondré de deux points. Quand vous perdez 14 % de parts de marché ou que vous les laissez à la concurrence, on peut très bien imaginer qu’il y a forcément un concurrent qui, à un moment donné, a augmenté sa part de marché de 14 %. Aucun ! Ils sont tous soit en stagnation, soit en diminution. Cela veut dire que les parts de marché du groupe Goodyear sont toujours existantes. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que je reste persuadé que si demain ça redémarre, des gens vont racheter du pneu Goodyear parce qu’on avait la performance, qu’on avait des pneus qui étaient bons, qui avaient une bonne image de marque. Maintenant, il va falloir un système de recherche et développement, il va falloir un service commercial. Vous avez licencié des commerciaux avec qui je suis en contact actuellement, qui sont prêts à aller redémarcher leurs clients – je parle pour la France, mais après il y a l’Europe. Effectivement, il y a un certain travail à faire. Cela ne va pas se faire en claquant des doigts, mais laissez-nous l’opportunité de le faire. Maintenant, quand vous essayez de faire dire à Patrice SZYROKI que l’échec des négociations avec Taylor incombe uniquement à la CGT et notamment à Mickael WAMEN et à Fiodor RILOV, leur avocat, je trouve ça lamentable de votre part, parce que je vais vous dire quelque chose, Monsieur. Quand je vous ai alerté pendant des années, avant que vous ne soyez directeur du site, quand j’allais voir SMITH, toute la clique bien avant vous, je disais : « effectivement, nous avons un vrai problème aujourd’hui. Nous sommes sur un marché et nous ne sommes pas capables d’alimenter ce marché parce que nous ne sommes pas bons en investissements. » On me disait : « mais si, on est bons, on est ceci, on est cela. » On n’a pas fait le nécessaire. Quand Taylor est arrivé en France et a proposé son projet de reprise, j’ai été le premier à dire : « nous ne sommes pas défavorables à un projet de reprise dès lors qu’on garantit l’emploi. » Michel DHEILLY C’est peut-être pour ça que vous l’avez assigné alors. Mickael WAMEN Vous ne connaissez pas tout le dossier, c’est pour ça. Vous n’en connaissez quelques paragraphes. Michel DHEILLY C’est vrai que cela fait très peu de temps que je suis dans la compagnie. Mickael WAMEN Mais c’est normal, vous venez d’arriver comme directeur, vous ne pouvez pas tout savoir. Ce que je veux dire par là, c’est que contrairement à vous, Monsieur DHEILLY, nous on s’est dit : « nous pouvons croire à un projet de reprise ». Mais à partir du moment où les salariés avaient cœur à un emploi, contrairement à aujourd’hui, on s’est dit : « ne vaut-il pas mieux essayer de conserver son emploi dans le groupe Goodyear, avec un élément prioritaire, qui était de dire que si demain, Goodyear fermait son site, les gens partiraient avec des indemnités assez conséquentes. » Parce que Goodyear était côté en bourse, avait non seulement un site en France mais aussi des valeurs financières en France avec ce qu’on appelle le siège social. Or, si Taylor achetait dans les conditions de 2012, et qu’il n’avait aucune plus-value financière en France ni en Europe, pas de site industriel hors celui français et qu’il n’avait pas de siège social en Europe ni France, si les salariés avaient été licenciés par Taylor au bout de 24 mois, les gens étaient licenciés sans aucune indemnité. Ça, c’est le vrai problème, et c’est ce que la justice française a dit. Ce n’est pas la CGT, ce n’est pas WAMEN, c’est la justice française qui a dit à Taylor : « votre projet est squelettique. Refaites un projet et à partir de ce moment, nous analyserons. » Quand j’ai demandé à Taylor, que j’ai rencontré une deuxième fois, de nous refaire un business plan sur cinq ans, il m’a dit : « hors de question ». Je suis retourné voir la Direction – je vous redis ce que j’ai dit la dernière fois et j’espère que cette fois-ci vous allez comprendre. Nous étions en réunion à Paris et j’ai dit à DUMORTIER et à son avocat, Joël GRANGE : « faites-nous donc un courrier dans lequel vous vous engagez à verser les indemnités à la hauteur d’un PSE Goodyear si le repreneur est défaillant, puisque vous nous dites qu’il n’y a pas de risque et qu’au-delà des deux ans, il restera parce qu’il ne vient pas en France pour se barrer au bout de deux ans. » DUMORTIER s’est levé et s’est barré. Ça veut dire ce que ça veut dire. Aujourd’hui, après coup, je me dis la chose suivante : « si en 2012, il y avait eu le PDV et la reprise par Titan à la fois, aujourd’hui il y aurait 537 personnes qui auraient été licenciées par un Américain, sans aucune indemnité. » La différence aujourd’hui est de taille : c’est qu’à l’heure où je vous parle, les gens sont encore payés par Goodyear. Ils ont un système de protection sociale qui est encore à la hauteur de ce que nous avons négocié et que s’ils avaient été licenciés par Taylor en 2014, aujourd’hui ils seraient tous en fin de droit et certainement dans la misère, ce qui n’est heureusement pas encore le cas et j’espère que nous gratterons encore quelques mois dans les jours à venir. Nous nous disons aujourd’hui la chose suivante : « nous avons l’opportunité de faire un projet de SCOP. Nous y travaillons sur des bases totalement différentes. Nous n’avons pas la pression d’avoir un repreneur. On sait pertinemment que Goodyear ne va pas redémarrer la recherche et développement sur le site d’Amiens Nord. Mais on a trouvé, nous, des gens qui veulent faire de la recherche et développement en France, parce qu’il existe des écoles qui mettent à disposition des gens de recherche et développement qui vous coûtent peau de zob, Monsieur. Et ça, vous ne le savez pas, mais moi je vous le dis. Et tout cela vous sera présenté. Nous allons vous faire un projet clair, net, précis et détaillé. Bien évidemment, si vous venez et que vous dites : « on ne peut pas l’accepter parce que vous ne garantissez pas l’avenir des salariés. », ça va nous faire marrer, mais surtout nous mettre en colère. Vous l’avez vu tout à l’heure. Quand vous essayez de jouer à ce jeu-là, il n’y en a pas un dans l’instance qui peut vous dire qu’on peut être d’accord avec vous. Ne parlez pas d’avenir des salariés avec ce que vous êtes en train d’en faire. Arrêtez de nous prendre pour des cons. Maintenant, il faut effectivement plusieurs éléments. Il faut d’abord l’adhésion des salariés. Une SCOP n’a pas lieu d’exister si les salariés n’y adhèrent pas. Si nous n’avons pas 300 mecs qui se lèvent en disant : « oui, on y croit à tout projet. Oui, il est bon et on y met des billes. » Michel DHEILLY Oui, parce qu’il faut des fonds. Mickael WAMEN On avance. Une fois que c’est fait, nous allons le présenter. A qui allons-nous le présenter ? Aux organismes d’Etat qui aujourd’hui travaillent dans l’intérêt des SCOP. C’est eux qui valident ou pas un projet de SCOP. Ils vous mettent au cul quelqu’un qui est spécialisé dans les SCOP, qui regarde si le projet est viable ou pas, les parts de marché, la croissance, les perspectives d’avenir, le projet en tant que tel, la recherche et développement, les équipements, etc. Il y a une visite de site qui se fait. Une fois que c’est fait, vous avez derrière des choses à faire valider par des experts financiers, des espèces de comptables à très haut niveau qui viennent dire : « voilà, votre projet est viable ou il n’est pas viable ». Une fois que vous avez franchi ces étapes-là, vous revenez voir celui qui met en vente – puisqu’aujourd’hui, quand vous dites « on démantèle et on va abandonner le site », on peut considérer qu’à travers la loi Florange, vous avez obligation de regarder toutes les offres, et nous allons vous faire une offre. Après, elle sera rejetée ou pas, je m’en fous, mais aujourd’hui vous me dites : « oui mais Monsieur WAMEN, vous me mettez « projet de SCOP » à l’ordre du jour ». Moi, ce que je veux entendre, c’est la position du groupe Goodyear sur un nouveau projet de SCOP. Parce qu’aujourd’hui, je ne peux pas vous dire qu’il va y avoir 300, 400, 500 personnes. Je ne peux pas vous dire combien de pneus nous allons fabriquer par jour. Je sais aujourd’hui – et je le sais depuis le dernier CCE –, c’est que le volume d’activité que nous aurions dû faire ici, il a été vachement augmenté du fait de l’arrêt définitif de toute activité agricole du groupe Goodyear dans la zone EMEA. Michel DHEILLY Sous réserve que les équipements peuvent faire les pneus BIAS qui étaient fabriqués en grande majorité. Mickael WAMEN Ça se transfère, les équipements. Et puis nous avons fait ici du BIAS pendant des années. Nous avons même fait ici du pneu génie civil. Eux, nous en avons fait 714 en 2013. Donc nous en avons fait. Cela veut dire que l’outil de travail est non seulement adapté, mais que les salariés s’adaptent très vite. Richard JOUHANNET Bien sûr. Michel DHEILLY J’ai des réserves techniques quant à la possibilité de faire des pneus BIAS avec les machines. Mickael WAMEN A partir du moment où nous aurons franchi toutes ces étapes, cela demandera un certain temps. Vous comprenez bien que nous n’allons pas vous donner aujourd’hui un avis ou même aller dans le détail d’un démantèlement alors que nous en sommes aux balbutiements d’un projet de SCOP, qui prend effet, dans lequel nous avons mandaté un certain nombre de personnes qui prennent à temps plein ce dossier. Ce que nous voulons également faire – ça aussi, c’est une nouveauté –, c’est que, contrairement au premier projet SCOP où nous avions les parts de marché et les clients, nous avons une personne, un ancien salarié de Goodyear qui a été viré et qui est chez lui, qui travaille donc à plein-temps pour nous, dont le travail unique va être de rappeler tous les revendeurs de pneumatiques pour leur demander quel est leur envie sur la marque Goodyear : est-ce qu’ils sont prêts à racheter de la marque Goodyear ? Si oui, sous quel pourcentage, etc. A partir de là, ce que nous souhaitons faire, c’est une trame complète de la France, pour regarder sur un marché potentiel combien de revendeurs de pneus Goodyear, c’est-à-dire de gens qui nous achetaient des quantités assez astronomiques de pneumatiques, sont prêts à en reprendre, et faire à partir de là un business plan sur cinq ans. Michel DHEILLY Quand vous parlez de revendeurs, ce sont des revendeurs au marché de remplacement ou première monte ? Mickael WAMEN Le marché le plus rentable, c’est le remplacement. Nous allons d’abord essayer de travailler sur le remplacement. Michel DHEILLY En termes de volumes, c’est la première monte. Mickael WAMEN En première monte, si vous avez aujourd’hui des pneumatiques qui correspondent à ce que Michelin était capable de faire, à ce que Taylor est capable de faire – parce que je vois les pneumatiques fabriqués par Taylor au Brésil, ils sont quand même très proches des pneumatiques que nous fabriquions ici. Au Brésil, contrairement à ce qui nous avait été dit, Taylor fabrique du pneu radial. Il ne fait pas que du conventionnel. C’est complètement faux. Sur les derniers événements en date dans le monde du pneumatique agricole, Taylor a reçu une vingtaine d’awards sur des pneumatiques radiaux nouvelle génération. Cela veut dire qu’aujourd’hui, il a la technologie et la capacité pour faire. Il ne veut pas venir en France mais par contre, il fait l’acquisition d’une usine en Russie. Je pense que vous le savez mieux que moi, la Russie fait partie de la zone EMEA. A partir du moment où vous avez une usine en Russie qui fait partie de la zone EMEA, vous avez peut-être aussi besoin de parts de marché. A ce que je sache, ce que vous êtes en train de nous reprocher, vous pouvez très bien le reprocher demain à Titan. Vous êtes en train de nous dire, Monsieur DHEILLY : « Monsieur WAMEN, Messieurs de la CGT, vous espérez faire un projet de SCOP alors que de toute façon aujourd’hui nous n’avons pas la part de marché, nous n’avons même plus la marque Goodyeard, etc. » C’est exactement pareil pour Taylor. Taylor arrive aujourd’hui sur un marché qui est soi-disant mature en Europe et où tous les pneumaticiens se partagent 100 % du business. La part de marché, c’est 100 %, et chaque pneumaticien prend une part des 100 % : Michelin, Continental, Trelleborg. Là, vous avez Goodyear qui se retire. Mais Titan n’existe toujours pas en zone EMEA. On est bien d’accord ? Cela veut dire que Taylor va arriver avec une usine russe et va d’un seul coup se frayer un chemin phénoménal dans un marché qui est soi-disant saturé et mature, alors que nous, avec notre projet de SCOP, nous ne pourrions pas faire la même chose ? Attendez, c’est complètement incohérent ce que vous dites. Nous avons un avantage, c’est que si nous achetons l’usine, nous sommes obligés aussi d’acheter les brevets Goodyear, c’est-à-dire d’être dépositaires de la marque Goodyear. Elle a un prix. Ce qui va coûter le plus cher aux salariés, ce n’est pas l’outil de travail ou le site – le site aujourd’hui, si je retire le coût de la dépollution que vous n’aurez pas à faire, si l’Etat retire les 24 mois de chômage qu’il n’aura pas à payer, etc., je pense que le site nous reviendra à un euro symbolique. Par contre, ce qui va nous coûter un peu de blé, c’est l’utilisation de la marque Goodyear. Pourquoi ? Parce que tous les mois, nous allons être obligés, comme Titan – et vous n’aurez pas d’autre solution –, de vous verser des royalties. Tant de pour cent sur chaque pneu vendu reviendront au groupe Goodyear. Taylor va avoir un sérieux problème aujourd’hui. Taylor va se pointer en Europe avec une usine en Russie pour venir alimenter son marché de pneus non pas de Goodyear made by Titan, mais de pneus Titan, puisqu’il ne pourra plus faire de Goodyear made by Titan puisque nous aurons eu la marque. Il va arriver avec des pneus Titan sur un marché mature soi-disant saturé et il aura beaucoup plus de difficultés que nous puisqu’autant vendre du Titan, c’est très compliqué parce qu’il n’a jamais été présent sur le marché de l’Europe, autant vendre du Goodyear, c’est relativement simple parce que les gens connaissent la marque Goodyear. Vous voyez, quand je vous dis qu’on y travaille, croyez-moi qu’on y travaille. Vendredi encore, j’étais à Paris avec des gens pour bosser sur ce projet, d’accord ? Michel DHEILLY Je ne suis pas en train de dire que vous ne travaillez pas dessus. Mickael WAMEN Je ne peux pas vous dire qu’il sera prêt semaine prochaine. Je ne peux pas vous dire qu’il sera certainement prêt fin février, parce que je n’ai pas envie de présenter quelque chose qui ne ressemble à rien et que vous balayez d’un revers de main. Nous allons présenter un projet qui sera validé par des organismes d’Etat très sérieux, pour qu’il soit le moins possible démontable. Michel DHEILLY C’est ce que j’ai compris dans le process. Il y a un certain nombre de validations à faire avant d’arriver chez nous. Mickael WAMEN Maintenant, aujourd’hui, vous me dites : « Monsieur WAMEN, je vous confirme qu’on va faire une information/consultation dans le cadre du démantèlement. » Non, Monsieur, je ne peux pas. Il est hors de question. C’est pour cela que je vous demande une suspension de séance, pour que nous puissions sortir une délibération et la voter. Je vous le dis très clairement : nous ne resterons pas dans cette réunion aujourd’hui parce que notre objectif n’est pas d’aller vers un consensus sur un démantèlement, il est d’essayer de trouver une solution qui redonne une possibilité d’emploi à plusieurs centaines de personnes, avec leur adhésion. Vous savez, je vais vous dire quelque chose. Quand vous avez fait adhérer des gens à un projet, quand vous dites aux gens que le billet d’entrée est de tant... Ce n’est pas nous qui allons définir de combien sera le billet d’entrée parce que ce qui va définir le montant du billet d’entrée, ce sera d’abord les allègements de charges que nous pourrons obtenir, les fonds de l’Etat, les fonds de l’Europe, etc. A partir de là, il va bien falloir que nous ayons un fonds de roulement, une caisse de trésorerie, pour que nous puissions acheter les matières premières, payer les salariés, etc. Cela veut dire que quand le mec va adhérer, il sait pertinemment qu’il prend un risque, parce que personne ne va pouvoir signer un document disant : « il n’y a aucun risque ». Quand vous voyez que sur dix SCOP créées en France – c’est la moyenne des dix dernières années –, aucune aujourd’hui n’est fermée. Cela veut dire que tous les projets de SCOP sont viables. Tous. Michel DHEILLY Pas forcément dans une industrie aussi compliquée que le pneumatique… Je ne suis certainement pas expert dans les SCOP mais... Mickael WAMEN Vous devriez vous y intéresser. Vous verrez, c’est très intéressant. Quand vous êtes dans la métallurgie, dans une entreprise donc le concurrent direct s’appelle MITTAL, je peux vous garantir que Lakshmi MITTAL, ce n’est pas Michelin. Lakshmi MITTAL, c’est un mec qui a les dents longues, et vous savez ce qu’il a fait à Florange et ce qu’il va faire ailleurs. Les gens travaillaient indirectement pour Lakshmi MITTAL puisque c’était entre autres des sous-traitants du site de Florange. L’activité étant ce qu’elle était parce que MITTAL a décidé de délocaliser toute une partie de son activité, ils ont décidé de reprendre l’activité en créant une SCOP, tout en s’adaptant au potentiel du marché initial. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas vu les parts de croissance sur les cinq ou dix années à venir. Ils se sont dits : « Voilà, le marché nous dit aujourd’hui : 33 salariés. » Ils ont repris 33 volontaires. Les 33 volontaires ont tous signé une feuille d’engagement dans laquelle ils disent très bien qu’ils savent pertinemment que les cinq ou dix mille euros qu’ils mettent peuvent être perdus dans six mois ou dans un an. Michel DHEILLY Ce que je veux dire, c’est que là, vous parlez d’une SCOP avec 30 personnes. Là, on parle d’une SCOP de 300 personnes. Mickael WAMEN Quand vous avez des chèques déjeuners – vous n’en avez pas besoin, vous avez tous les jours du fric, vous –, chaque chèque déjeuner est édité par un salarié d’une SCOP. Les chèques déjeuners sont une SCOP. Ce sont des centaines de salariés de France qui travaillent dans une coopérative. Les chèques déjeuners, c’est un dépôt de bilan d’une multinationale. Michel DHEILLY Ce n’est pas comparable. Mickael WAMEN Bien sûr que si, tout est comparable. Michel DHEILLY Le fonds de roulement n’est pas comparable. On parle d’industrie lourde qui nécessite de la distribution, du développement. Mickael WAMEN Taylor n’est pas un débile. Taylor va acheter une usine en Russie, dans une zone qui est géopolitiquement est l’une des plus incertaines de ce monde. Quand vous êtes industriel de ce niveau, vous calculez le risque géopolitique. Vous n’avez pas d’autre solution. Si j’étais en Russie, je vous garantis que je ne verrais pas pour faire une SCOP. D’abord, je n’aurais pas le droit, on me couperait les couilles, et je crois que je ne serais pas syndicaliste en plus. Cela n’empêche pas que Taylor, lorsqu’il arrive en Russie en disant « je veux acheter une usine pour arroser le marché européen », c’est qu’il sait deux choses : un, la situation géopolitique est quand même assez dangereuse. C’est instable. Michel DHEILLY C’est le moins que l’on puisse dire en ce moment. Mickael WAMEN Demain, Poutine pète un plomb, serre les vannes et dit : « allez, tout pour moi, rien pour les autres. » Ça peut être réglé du jour au lendemain. Il ne va pas jouer au kéké avec le père Poutine. Sauf que Poutine, comme c’est un magouilleur de première, il va l’arroser de quelques millions de dollars et l’affaire sera réglée. Sauf que Taylor est quand même tout sauf con. Soit Taylor sait qu’il a dans son portefeuille clients les parts de marché que Goodyear lui a vendu en 1998 en même temps que l’acquisition des usines aux Etats-Unis. Vous pouvez rire mais c’est ce que je pense. Ce n’est pas parce que je le pense que j’ai raison. Soit Taylor sait pertinemment que vous ne lui avez pas vendu les parts de marché, mais que vous lui laissez une place nette. Mais il va avoir un énorme problème. Je continue à le dire. Parce que s’il fait des pneus Titan, il ne les vendra pas. Vous avez le reportage sur France 2 ? Complément d’enquête ? Vous avez vu les pneus ? C’est Goodyear en énorme et made by Titan en tout petit. Cela veut dire ce que ça veut dire. Ça veut dire qu’il est pas con, le mec. Il sait pertinemment que ce qui fait vendre son pneu, c’est la marque Goodyear. Si c’était que du Titan, il n’en vendrait pas. Aujourd’hui, il a besoin de la notoriété de la marque et du savoir-faire de la marque. Quand vous arrivez chez un revendeur de pneus – en tout cas, c’est ce que les mecs qui ont été licenciés, notamment un mec à Lyon qui a été viré comme une merde et qui d’ailleurs est au tribunal contre Goodyear, me disent : « quand on arrivait chez les gros revendeurs en remplacement, on avait en face Michelin, certainement pas Telleborg ni les plus petits, ni Pirelli. » Les deux concurrents directs de Goodyear, c’est Michelin et Continental, dans les mêmes gammes, sauf que Michelin est un peu plus haut niveau tarifaire, et a surtout un avantage, c’est l’avantage du cœur. Les agriculteurs sont français, ils achètent des produits Michelin. Cela n’empêche pas qu’il y avait des partenariats qui étaient faits de telle sorte que quand vous êtes en équipement d’origine sur Goodyear, généralement vous avez une chance sur deux de reprendre un Goodyear, surtout s’ils étaient satisfaits du produit. Cela veut dire que l’image de marque et la notoriété de Goodyear existent encore. Il faudra – et ça, c’est statistique – à peu près dix ans, si demain il n’y avait plus de pneus Goodyear sur le marché, pour que les gens oublient cette marque. L’expert l’a dit à la Direction. Florent PERODIN a raison. D’ailleurs, il y avait une expertise qui avait été faite là-dessus et qui était intéressante. Dans le monde du pneu, quelle était la marque qui était mise en avant aujourd’hui en France ? Michelin et ensuite Goodyear. C’est comme par exemple sur les sodas. Qui est mis en avant ? On dit Coca-Cola. Vous croyez que si demain Coca-Cola arrête de vendre du Coca-Cola en France pendant 5 ans, ils reviennent dans 5 ans, ils ne vont plus vendre de Coca ? Mais tout le monde va se jeter sur la bouteille de Coca. Nous pourrions avoir en plus un effet d’aubaine et un effet nouveau, qui consiste à dire que Goodyear a arrêté des pneumatiques pour X raisons. Nous, on redémarre, et en plus on améliore la technicité du pneu Goodyear et on fait mieux que Michelin. Effectivement, cela va demander des efforts. Il y a énormément de travail. Il faut des gens motivés, des gens disciplinés. Il faut des gens qui y croient. Mais quand vous demandez à des gens d’intégrer financièrement quelque chose qui leur appartient dans un projet, c’est comme si vous demandez à quelqu’un d’hypothéquer sa baraque parce son gamin a un projet d’avenir. Vous n’hypothéquez pas votre baraque uniquement parce que vous avez envie de le protéger. Vous hypothéquez votre baraque parce que vous croyez aussi en son projet. Là, c’est exactement la même chose. Aujourd’hui, pour moi, je vous le dis très clairement : il est totalement prématuré de parler avec vous d’un projet de démantèlement de l’outil industriel parce que, pour moi, l’outil industriel n’a pas à être démantelé. Je ne sais pas si le projet aura votre adhésion ou pas. Tout ce que je sais, c’est que le projet sur lequel nous sommes en train de travailler, doit avoir – votre adhésion, à la limite, je m’en fous – d’abord et en priorité l’adhésion des salariés. S’il n’a pas l’adhésion des salariés, ce n’est même plus la peine d’en parler. Vous comprenez bien qu’il faut que nous soyons percutants et pertinents, et pour être percutants et pertinents, nous devons avoir tous les éléments. Quand nous allons avoir, par exemple, un retour des entretiens téléphoniques ou des mails échangés avec tous les revendeurs de pneumatiques agricoles en France dans un premier temps et qui nous disent à 80 % qu’ils sont sûrs de reprendre des Goodyear dans les mêmes conditions, cela veut dire que les parts de marché sont là et qu’il y a des perspectives d’avenir importantes. Nous ne partons pas sans rien. Nous ne sommes pas sur une terre où il n’y a rien. Le terreau est fertile. Vous avez pendant des années mis de l’engrais. L’activité agricole est une activité qui a permis à Goodyear d’avoir une image de marque… Michel DHEILLY C’est une activité déficitaire et vous ne voulez pas l’entendre. Mickael WAMEN Je m’en fous. Monsieur DHEILLY, écoutez-moi bien. L’activité agricole est déficitaire pour Goodyear parce qu’elle fait partie d’un contexte global. L’activité agricole seule dans un contexte seul avec des coûts limités de recherche et développement à cette seule et unique activité, avec des salariés qui sont employés uniquement à cette seule et unique activité, est bénéficiaire, parce que le groupe Michelin en fait une activité bénéficiaire, parce que le groupe Michelin a un site dédié à l’activité agricole en France pour l’ensemble de l’Europe et que le groupe Michelin, aujourd’hui, a fait monter cette usine en puissance à un tel point que la recherche et développement – parce que qu’est-ce qui fait qu’une activité peut être déficitaire ? Michel DHEILLY Je ne peux jamais répondre. Mickael WAMEN C’est quand vous avez tout un tas d’activités qui gravitent autour. Quand vous avez quatre banburys qui travaillent pour des activités mixtes et que vous n’en faites plus tourner que deux, vous avez effectivement des coûts fixes pour rien. Quand vous avez des effectifs pour faire tourner sur deux activités où vous n’en faites tourner qu’une, et encore à sa sous-capacité de production, vous faites exploser vos coûts de production. Nous, aujourd’hui, ce que nous voulons, c’est une rationalisation de l’outil de travail. Il n’est pas rationalisé. Michel DHEILLY Il y a les coûts de recherche et développement, les coûts de distribution. Mickael WAMEN Monsieur DHEILLY, il manquait énormément d’investissements pour rationaliser l’outil de travail parce que l’outil de travail n’est pas assez performant. Il faut rationaliser l’outil de travail et il faut que chaque poste de travail soit étudié de telle façon à ce que l’on sache qu’un poste corresponde à un salarié et pas à un salarié et demi, pas à un salarié trois quarts. Nous n’allons pas, par exemple, avoir des gens au service achats pour deux activités. Michel DHEILLY Vous allez développer la polyvalence. Mickael WAMEN Nous n’allons pas avoir des gens qui vont travailler ici au service achats de matières premières pour d’autres activités mais uniquement pour notre activité. Cela veut dire qu’effectivement, il n’y aura certainement pas une personne dans chaque bureau. Il y aura peut-être aussi une rationalisation dans les bureaux, mais de toute façon il va bien falloir qu’on démarre avec quelque chose, et notre objectif est que ce quelque chose soit le plus cohérent possible. Il faut que chaque personne soit sûre d’être payée – c’est une évidence –, payée comme nous allons le décider ensemble, mais que sa paye lui permette aussi de durer dans le temps. Après, il y aura certainement des avantages, des acquis, si jamais demain cela fonctionne bien. Vous savez, parfois il faut savoir démarrer petit pour terminer grand. Nous, aujourd’hui, nous avons cet avantage-là : nous avons un projet. Michel DHEILLY J’émets un certain nombre de réserves par rapport à ça, sur le matériel, sur l’organisation… Mickael WAMEN Vous pouvez émettre un certain nombre de réserves, mais je pense que cela fait une demi-heure que je m’époumone avec des éléments qui démontrent clairement que nous sommes partis dans un vrai projet. Je vous dis que les 14, 15 ou 16 % de parts de marché qui ne seront peut-être plus là – et là vous avez raison, et c’est pour ça qu’il y a urgence à avancer et c’est en ça que j’en veux aussi au groupe Goodyear, parce que si vous aviez dit à la fermeture de l’usine en 2014 qu’il n’y avait plus de projet avec Taylor, nous aurions démarré tout de suite le projet de SCOP. Parce qu’effectivement, là où vous avez raison, c’est qu’il n’y a rien de pire que de laisser des parts de marché vides. Et là vous avez raison. Cela attire la concurrence.  Michel DHEILLY C’est ce que je vous disais l’autre jour. Je n’ai jamais vu de tracteur qui restait sur les jantes. Il y a des pneus qui sont sur les tracteurs. Mickael WAMEN Ça me va très bien ce que vous dites, vous allez voir. On peut très bien imaginer que Michelin, aujourd’hui, sait pertinemment que Goodyear a arrêté ses activités. Mais je ne peux pas comprendre une seule seconde que Michelin n’ait pas pris toutes vos parts de marché. Michel DHEILLY Je n’ai pas dit que Michelin a pris toutes les parts du marché. Je dis qu’aujourd’hui, il y a une dégradation du marché. Mickael WAMEN Monsieur DHEILLY, vous avez une part de marché qui est de 100. Elle se dégrade, elle descend à 80. La perte des 20 % est généralement équilibrée entre tous les pneumaticiens. D’accord ? Donc, effectivement, l’érosion des parts de marché de Goodyear est liée en partie – et là, vous avez raison –, à la dégradation du marché en tant que tel. Ensuite, une autre partie de la dégradation des parts de marché de Goodyear est liée au fait que nous n’avons pas sur le marché des produits qui permettent de redémarrer les ventes. Mais pour autant, la part de marché qui existe, même si elle était de 5 % – 5 % d’un marché européen, ce n’est quand même pas rien. Vous êtes malade ? Michel DHEILLY Un petit peu. Mickael WAMEN Il faut vous soigner. 5 % ce n’est pas rien. Vous imaginez ? 5 %, cela permet de démarrer. Et nous avons tout à démontrer. Nous avons un avantage, si nous redémarrons cette usine. Nous démontrerons avec des produits Goodyear que nous avons redémarré quelque chose, que le made in France existe, que la qualité du produit est là. Nous pouvons travailler en partenariat avec un groupe comme Michelin par exemple. Vous savez qu’aujourd’hui le groupe Michelin cherche des partenaires dans la recherche et développement sur le FARM pour optimiser ses coûts de production, parce qu’aujourd’hui Michelin estime qu’il a besoin de signer sur l’agricole des accords de partenariats avec de petites et moyennes entreprises qui sont dans le même domaine que lui au travers des syndicats UCAPLAST notamment et le SNCP. Ils recherchent des partenariats pour dire : « j’ai optimisé aujourd’hui tous mes coûts de production, mais j’ai un vrai problème, c’est sur la recherche et développement. » Si, sur la recherche et développement, je peux travailler en collaboration avec y compris des gens qui soi-disant sont des concurrents, pourquoi pas. Ils partagent les frais de ces recherches et de ces collaborations avec d’autres personnes qui pourraient reprendre une activité. Cela veut dire quoi ? Ce que je vous dis depuis tout à l’heure, c’est que sincèrement, je crois que nous avons la possibilité de faire quelque chose, que ce quelque chose s’inscrit dans un cadre qui est largement différent de ce qui avait été fait en 2012 puisque nous ne sommes pas sous la pression d’une éventuelle reprise et d’un PDV. Aujourd’hui, la situation est simple. Il y a 1 147 personnes qui se sont vues notifié leur licenciement – enfin pas 1 147, mille personnes. Ces mille personnes vont toutes partir avec une prime supra-conventionnelle que nous avons négociée et qui est largement supérieure à ce qu’il y avait dans le PSE – trois fois supérieure pour certains salariés. Ces salariés ont toujours une indemnité qui est payée par Goodyear et au minimum dans un premier temps pour six mois et je pense sincèrement, sans trop m’avancer, jusqu’à la fin de l’année – je pense qu’on va arriver à se battre pour ça. Les salariés ne sont pas dans une situation de précarité extrême. C’est pour ça que j’avais dit, puisqu’il n’y a pas d’urgence en la matière à transférer l’outil de travail, laissez-nous un peu de temps. Nous ferons autant de réunions qu’il le faut, vous n’aurez pas d’avis. Michel DHEILLY Je vous ai répondu sur le sujet. La consultation est encadrée dans trois mois. Mickael WAMEN Si demain il n’y a pas 300 mecs qui se lèvent en disant : « On veut bien adhérer au projet de SCOP, on y croit et on veut le faire avancer »… Michel DHEILLY Quand vous dites demain, c’est quand, c’est le 12 ? Mickael WAMEN Le 12, nous allons présenter aux salariés un peu plus dans le détail ce que je suis en train de vous expliquer. Je ne peux pas tout vous dire. Je ne suis pas complètement débile. A partir de là, nous aurons un premier ressenti. Je voulais quand même vous dire autre chose, à vous et à la Direction général.e Je le dirai aussi à – comment il s’appelle – Daniel GUICHARD. Je vais le voir, il vient le 12. Michel DHEILLY Hervé GUICHARD. Il vous rencontre le 12. Mickael WAMEN Je vais quand même vous expliquer quelque chose. Ce n’est pas parce qu’il y a 250 ou 300 personnes à 9 heures 30 le matin devant l’usine qu’il n’y a que 300 ou 350 personnes qui croient encore à l’avenir. Vous avez à peu près 300 personnes qui sont en formation longue et qui n’ont pas pu s’absenter. Ces gens-là seraient venus. Vous allez vite en avoir la preuve puisque le 12 nous allons aussi leur annoncer une nouvelle journée d’action – pas ici, ailleurs, vous allez voir ça va être sympa. Vous allez voir que cette fois-ci nous allons faire largement mieux pour la simple et bonne raison que ceux qui pensent une seule seconde que les gens de chez Goodyear sont affaiblis et ont suffisamment baissé les bras pour accepter l’inacceptable, font une énorme connerie. Si telles sont vos convictions, vous faites une énorme connerie. Je peux vous le dire. Ce n’est pas à vous que je vais le raconter. Quand on a pris l’usine au mois de janvier 2014, nous n’étions pas 300. Nous étions beaucoup moins que 300. Nous avons réussi à bloquer la zone industrielle à 13. A 13 Goodyear, on bloque une zone industrielle. Imaginez à 250 ou 300 ce que cela pourrait faire. Et je vous le dis : vous êtes très loin du compte, car il y en a largement plus que ça qui attendent réellement que je leur dise : « cette fois-ci, on y va, on met tout ou on a plus rien ». Cela dépendra des prochaines réunions que je vais avoir avec GUICHARD et toute la clique. Je vous le dis très clairement. Ça aussi, il faut que vous en teniez compte, si vous pensez que les gens vont accepter l’inacceptable, et ce n’est pas parce qu’ils ne viennent pas à un rassemblement qu’ils ont accepté. Les gens ne viennent pas un rassemblement pour une simple et bonne raison : c’est qu’il y en a à peu près 300 aujourd’hui qui sont en formation. Je ne peux pas vous dire le nombre de mails et de SMS que j’ai reçu de gens qui me disaient : « mon connard de responsable de stage ne veut pas me laisser partir parce que si je m’en vais, il me dit que je suis viré du congé de reclassement. » Michel DHEILLY Nous essayons d’être objectifs par rapport au déroulement du congé de reclassement, Monsieur WAMEN. Aujourd’hui, nous savons pertinemment que nous avons consommé un an du congé de reclassement pour une grande majorité et que les échéances arrivent. De la même façon, il y a un certain nombre de mesures qui sont en train d’être discutées et je sais que vous avez des commissions locales. Mickael WAMEN Trois mois plus trois mois qui ne sont plus chargés à 25 % comme c’était prévu mais qui ne sont chargés que par la CSG-CRDS. Michel DHEILLY Quand vous dites que nous sommes pressés ou pas pressés pour démanteler le FARM, je pense que nous prenons le temps nécessaire pour la consultation des instances et que j’ai pris le temps d’écouter sagement vos informations. Mickael WAMEN Si vous n’êtes pas pressés, pourquoi n’avez-vous pas accepté notre moratoire ? Michel DHEILLY Parce que, tout simplement, c’est un faux débat. Aujourd’hui, pour la base de la discussion, vous nous dites : « de toute façon, vous ne pouvez pas vous baser sur ce que vous nous avez répondu il y a deux ans étant donné que ce n’est pas le même projet de SCOP ». Aujourd’hui, vous nous dites : « je ne peux pas vous le présenter parce qu’il n’est pas peaufiné. » J’ai juste rappelé un certain nombre d’éléments qui laissaient penser que si on part sur la même configuration de projet de SCOP, très honnêtement… Mickael WAMEN Vous avez reçu des réponses cette fois-ci. Michel DHEILLY J’ai précisé quels étaient les points qui montrent que, contrairement à ce que vous avez mentionné au début de la réunion – comme quoi cela a été rejeté d’un revers de main –, cela a été analysé. Mickael WAMEN Ce que je veux, c’est qu’il n’y ait personne chez les salariés qui puisse nous dire que nous n’avons pas tout tenté. Nous aurons tout tenté. Michel DHEILLY Attendez, il y avait une structure qui était associée à de la sous-traitance de fabrication de pneus et que Goodyear gardait les équipes d’achat matières premières, les équipes de développement, les équipes de commercialisation, les équipes de distribution. On vendait les pneus 150 euros au-dessus du prix moyen de vente. On n’avait pas les 300 euros de prix de matières premières dans les coûts de transformation d’un pneumatique. Ce sont toutes les raisons qui, à un moment donné, laissent penser qu’objectivement, ce n’est pas quelque chose qui amène de la pérennité. Mickael WAMEN Laissez-nous faire. Vous savez, mon rêve, c’est qu’un jour Damien DEBRIL adhère à la SCOP et qu’il soit utilisé non pas à vouloir démanteler, mais à continuer à regarder l’état de l’outil industriel et de lui donner une certaine performance. Ce qui est vrai pour lui est vrai pour d’autres techniciens. Bien sûr, ils n’auront plus les 35 euros par jour. Je lui dis tout de suite. Si c’est avec ça qu’il vit, tant pis pour lui, il vivra moins bien, mais ils n’auront pas les 35 euros. Michel DHEILLY Nous avons précisé pourquoi il y avait les 35 euros. Mickael WAMEN Oui, bien sûr. Pour les gens qui sont à la SODIE, qui sont RH, c’est pareil ? C’est normal ? C’est lié à quoi ? Au démantèlement ? Michel DHEILLY Les 35 euros sont liés aux jours de travail qui sont opérés pour des gens qui sont en dispense d’activité, pour lesquels nous avons fait une suspension de dispense. Mickael WAMEN Et bien nous ? J’ai reçu un courrier de votre part. J’ai regardé les documents pour aller voir le Ministère du travail. Je suis convoqué le 25. J’ai tout sorti. J’ai reçu une lettre de la part de Michèle SEPREZ : « dispense d’activité ». Michel DHEILLY Oui. Vous êtes en dispense d’activité. Eux, nous avons demandé de suspendre la dispense d’activité. Mickael WAMEN Ah oui, putain. Vous rebossez, les mecs. Vous pointez ? Ils pointent ? Michel DHEILLY Evidemment qu’ils sont notifiés comme l’ensemble des salariés. Mickael WAMEN Donc ce n’est plus pour le démantèlement. Vous avez encore modifié les règles. Michel DHEILLY C’est pour le projet de démantèlement, évidemment. Ce sont des jours de travail effectif. Mickael WAMEN Un salarié a eu le courage de me donner son avenant concernant les 35 euros. Ce n’est pas du tout stipulé comme ça. Dans l’avenant que les salariés ont signé individuellement pour les 35 euros, il est stipulé noir sur blanc que les 35 euros sont liés au fait que les salariés vont être employés au démantèlement du site industriel d’Amiens Nord. Michel DHEILLY Oui, au projet de démantèlement. Mickael WAMEN Les gens qui sont par exemple à la SODIE et qui ont 35 euros par jour, ils ne sont certainement pas pour le démantèlement. Aujourd’hui, ils sont surtout à démerder la merde avec les problèmes de notes de frais pour les salariés qui vont en formation, etc. Je ne vois pas en quoi les gens qui sont partis chez Dunlop ont droit aux 35 euros alors qu’ils touchent les 35 euros. Il y a quand même des choses qui sont assez inquiétantes. Votre secrétaire, Madame LEPRETRE, touche 35 euros par mois. Michel DHEILLY Elle est intérimaire. Elle n’est pas concernée. Mickael WAMEN Elle a les 35 euros. Ils sont dans son contrat de travail. Michel DHEILLY Vous le savez mieux que moi. Mickael WAMEN Elle est concernée par le démantèlement ? Michel DHEILLY Jusqu’à preuve du contraire, si vous me dites qu’elle touche les 35 euros, c’est nouveau. Mickael WAMEN Elle les touche. Michel DHEILLY Bien sûr que non. Mickael WAMEN Si, elle les touche. Michel DHEILLY Puisque vous le dites. Moi, je vous dis que non. Mickael WAMEN Bien sûr que si. Vous les touchez, vous ? Michèle SEPREZ Oui. Mickael WAMEN Pour quelle raison ? Vous faites quoi au démantèlement ? Vous avez des clés à molette chez vous ? C’est vous qui démontez les machines ? Vous êtes payée à quoi dans le cadre du démantèlement ? Michel DHEILLY L’encadrement des opérations sécurité et RH. Michèle SEPREZ Posez-vous la question, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN C’est à vous que je pose la question. Répondez-moi. Vous êtes responsable ressources humaines. Vous devriez montrer l’exemple. Alors c’est quoi, votre boulot ici, dans le cadre du démantèlement ? Michel DHEILLY Ressources humaines et sécurité. Michèle SEPREZ C’est bien dommage, Monsieur WAMEN, que vous ne le sachiez pas. Mickael WAMEN Je ne le sais pas parce que, tout simplement, vous êtes complètement inopérante. Michèle SEPREZ D’accord, Monsieur WAMEN. Quand vous vous occupez de nos notes de frais, vous êtes toujours dans le cadre du démantèlement ? Michel DHEILLY Nous ne sommes complètement hors sujet. Je ne répondrai pas sur ce sujet, Monsieur WAMEN. Mickael WAMEN Je sais que c’est quelque chose qui vous chagrine. Les copains des copains. Michel DHEILLY Non, non, il n’y a pas d’histoires de copains. Mickael WAMEN Après, vous pouvez me faire appeler par CAVAILLE, par qui vous voulez, je ne changerai pas mes tracts. Je ferai toujours les mêmes. Je vous pointerai tous du doigt autant que vous êtes. Michel DHEILLY Je ne vous fais pas appeler par Monsieur CAVAILLE. Mickael WAMEN Là, aujourd’hui, vous dites que les gens sont payés dans le cadre du démantèlement. Mes collègues, ce matin, me faisaient remarquer à juste titre – et ils ont raison –- que les gens qui sont dans l’usine ont fini le démantèlement du tourisme depuis le mois de décembre et ont quand même les 35 euros. Ils ont raison de le dire. Ce n’est pas normal. Pourquoi les gens, aujourd’hui, ont toujours les 35 euros ? Michel DHEILLY Parce que nous avons suspendu leur dispense d’activité jusqu’à la fin du mois de mars, puisque le projet de démantèlement du tourisme s’étalait jusqu’à la fin de mars et qu’il y a un certain nombre de documentation à préparer dans le cadre du projet de démantèlement qui s’opère et qui continue à se faire. Mickael WAMEN Et les gens qui sont à la SODIE pour Goodyear ? C’est le démantèlement aussi ? Michel DHEILLY Attendez, l’ensemble des gens qui, aujourd’hui, ont une activité… Mickael WAMEN Ce sont les copains des copains. Michel DHEILLY Non, ce ne sont pas les copains des copains. Ce sont ceux qui, aujourd’hui, ont une activité et ne bénéficient pas de la dispense d’activité. Mickael WAMEN Je vois la chose suivante. Par exemple, Madame SEPREZ touche aujourd’hui 35 euros pour du démantèlement. Je ne l’ai jamais vue ses pattes dans du cambouis à retirer des boulons sur des machines pour les enlever. Michel DHEILLY Il ne suffit pas d’avoir les mains dans le cambouis et démonter des boulons avec des clés à molette, Monsieur WAMEN. Je vous rappelle que pour présenter un certain nombre de projets de démantèlement… Mickael WAMEN Attendez, on refuse actuellement à des gens en congé de reclassement de nouvelles tenues de travail pour qu’ils puissent accéder à des stages. On leur refuse parce qu’on dit que cela n’a pas de lien direct avec leur travail. Je suis en bataille là-dessus. Vous, c’est 700 euros de plus par mois que vous vous foutez dans les fouilles chacun. 700 euros de plus par mois ! Il y a des gens qui sont en couple, ici. Cela fait 1 400 euros par mois. Vous multipliez par douze, ça fait plus d’une brique, une brique et demi par an de plus qui leur tombe. Qu’est-ce qu’ils viennent faire de plus qu’avant ? Moins, parce qu’il y a moins d’activité. C’est fort de café, quand même. Je vais vous dire un truc. Vous êtes bien au diapason par contre. Il y a un truc sur lequel vous êtes balèzes, c’est quand vous partez à la cantine – c’est à se plier de rire –, vous êtes bien en rang d’oignon, il n’y en a pas un qui manque à l’appel. Vous vous donnez bien rendez-vous à telle heure. Là-dessus, vous êtes débordés. Arrêtez de nous dire que vous êtes débordés. Arrêtez de nous prendre pour des cons. Michel DHEILLY Maintenant que vous avez fait vos commentaires… Mickael WAMEN Avant vous gagniez X milliers d’euros, maintenant c’est X milliers d’euros plus 700 euros par mois. Pour quel motif ? Il n’y a aucune raison valable. Sur quels critères objectifs avez-vous retenu certains salariés par rapport à d’autres ? En professionnels de maintenance, par exemple ? J’ai rencontré comme Frank LECLAIR, j’ai rencontré des gens qui sont aujourd’hui en demande d’emploi, j’ai rencontré des mécaniciens, des électromécaniciens, des gens qui sont chez eux avec des charges de famille. Ils me disent : « putain, c’est quand même fort de café d’apprendre que, par exemple, on a fait revenir SAVIGNY alors qu’il s’était barré chez TATAOUINE. Il est revenu. » On a dit : « Toi, plus qu’un autre ». On a pris d’autres personnes. Michel DHEILLY On a pris l’ensemble des gens qui encadraient les opérations. Mickael WAMEN Non. Ce n’est pas vrai. Dans les encadrants, il y a des gens qui n’ont pas été pris. Michel DHEILLY Tous les spécialistes de maintenance et tous les spécialistes équipements. Mickael WAMEN Non, ce n’est pas vrai. Des gens sont venus me voir et m’ont dit qu’ils avaient les compétences pour le faire. Vous savez, ce que font aujourd’hui BLIN et DA SILVA, les techniciens d’atelier sont tout à fait capables de le faire parce qu’ils ont le statut de technicien d’atelier. Et des techniciens d’atelier, il y a en avait un paquet avec des charges de famille. Michel DHEILLY C’est ce que vous dites. Mickael WAMEN Je vais prendre le cas de Monsieur DA SILVA Manuel. Je donne son nom. J’en ai rien à foutre, je dis ce que je veux. Tu ne pourras pas m’en empêcher, je m’en branle. Monsieur DA SILVA Manuel touche 35 euros par jour et sa femme pareil. Ils touchent 1 400 euros de plus par mois à deux. C’est quand même pas les gens qui avaient le plus à se plaindre, et c’est eux qu’on choisit. C’est quand même fort de café, non ? Que Agnès touche 35 euros, que Myriam LEPRÊTRE touche 35 euros, je trouve que c’est largement justifié par rapport à vous parce qu’eux, au moins, ils se bougent les doigts du cul. Alors que vous, franchement, vous méritez comment vos 35 euros ? Comment vous octroyez-vous 35 euros ? Vous arrivez encore à vous lever le matin en disant : « je suis propre sur moi, c’est bien, c’est correct » ? Quand je vois Madame SEPREZ toucher 35 euros, alors que son seul boulot aujourd’hui est d’aller éplucher les notes de frais de certains élus de la CGT, je trouve ça fort de café. Michel DHEILLY Allez, suspension de séance. Michèle SEPREZ Vous êtes pathétique. J’ai pitié à vous écouter. Mickael WAMEN Gardez votre calme. Cela ne sert à rien de dire que vous avez pitié de moi. Vous croyez que je n’ai pas pitié de vous, moi ? Quand vous arrivez à gruger 700 euros de plus par mois que ce vous gagnez déjà ? Mais la finalité vous la connaissez comme moi. Vous serez foutue dehors au final. Parce que Goodyear a embauché tellement de gens comme vous qu’aujourd’hui il ne sait plus quoi en faire. Sauf que Goodyear ne va pas vous garder avec 700 euros de plus par mois. Ça, c’est fini. Terminé. Partout où vous irez travailler, vous aurez des règles précises, qui s’imposent à vous comme à d’autres. Vous ne pourrez pas vous octroyer à vous ce que vous refusez à d’autres. Que cela soit bien clair. Maintenant, que vous étiez pitié de moi ou pas, je m’en tape comme de l’an 40, Madame SEPREZ. Madame SEPREZ On partage. Michel DHEILLY Je souhaitais que nous partagions un certain nombre de documentations dans le cadre de l’information et la consultation sur le projet de démantèlement. Maintenant, vous ne voulez pas l’entendre. On accède à votre demande d’il y a une heure de suspension de séance. Mickael WAMEN Quand même. Et vous ne m’avez toujours pas donné les éléments qui correspondent au fait que vous ayez un statut de responsable sécurité. Vous m’aviez promis de me les donner, vous ne me les avez jamais donnés. Michel DHEILLY Nous reprendrons dans 15 minutes. Mickael WAMEN Attendez. Madame est RH du site Amiens Nord. Je vous rappelle que dans l’accord qui est ici dans le Code du travail, il est prévu que tous les mois, en CE, soit examinées les commissions de suivi locales et nationales du PSE. C’est dans l’accord. J’aimerais bien que vous portiez cela à l’ordre du jour de chaque réunion mensuelle. Et respectez l’accord en vigueur. Cela fait partie de votre boulot. A partir du moment où vous commencerez à avoir du travail, vous aurez peut-être le droit de dire : « j’ai droit à mes 35 euros ». Que maintenant, vous trouviez que ça soit pathétique ou que vous ayez pitié, vous pouvez penser ce que vous voulez de moi, Madame, vous ne m’empêcherez pas de dire ce que je pense de vous. Vous avez une différence par rapport à moi, c’est que vous êtes responsable dans un établissement et vous devez garder votre garde et votre flegme. Je vois que chaque fois que je vous touche là-dessus, vous m’attaquez. Vous pouvez m’attaquer comme vous voulez, j’en ai rien à foutre. Parfois, je viens spécialement rien que pour vous voir. Vous voyez ? Rien que pour vous voir. Michel DHEILLY Nous sommes complètement hors sujet. Mickael WAMEN Nous ne sommes pas hors sujet. C’est un problème entre elle et moi, entre moi et Madame SEPREZ, RRH par intérim. Michel DHEILLY Cela n’a aucun intérêt dans cette réunion. Mickael WAMEN J’ai connu des gens comme Jean LESPIAU, j’ai connu des gens comme Evelyne MESLIER, j’ai connu des gens ici qui avaient la responsabilité de 2 000 personnes et ils arrivaient à s’en sortir avec 2 000 personnes. Ils n’avaient pas 35 euros par jour. Ils n’attendaient pas leurs copains à 12 heures 15 pour aller bouffer à la cantine. Michel DHEILLY Nous reprenons à 13 heures ? Mickael WAMEN Avant. Il me faut un PC et une imprimante le plus rapidement possible. Ah, ça vous fait chier. Je vous ferai chier jusqu’au bout. Michel DHEILLY Nous allons surtout regarder pourquoi cela ne fonctionne pas en bas. Mickael WAMEN Donnez-moi un PC et une imprimante. Il y en a plein là-haut qui servent à rien. Michel DHEILLY Nous reprenons à midi. La séance est interrompue de 11 heures 45 à 12 heures 10. Michel DHEILLY Nous pouvons reprendre la réunion. Vous aviez une délibération. Mickael WAMEN Je voudrais quand même rajouter deux-trois petits mots. Pendant la suspension de la réunion, Monsieur Patrice SZYROKI ici présent m’a fait part que Madame SEPREZ lui avait dit lors d’une réunion en présence de Monsieur GUICHARD que j’avais tenu des propos contre Monsieur SZYROKI qui ne sont absolument pas vrais. Quand j’ai quelque chose à dire à Monsieur SZYROKI ou à quelqu’un d’autre, je ne me gêne pas pour le faire. Cela m’a valu quelques emmerdes dans ma vie. Je m’inscris donc en faux. Par contre, je trouve lamentable la façon d’utiliser les uns et les autres pour essayer de les monter les uns contre les autres. Je pense que cela ne prendra pas parce qu’il y a un certain niveau d’intelligence aujourd’hui de notre côté, qui prévaut et qui fait que nous ne tomberons pas dans ce piège grotesque et malsain. Je parle bien sûr de Madame SEPREZ. Je ne sais pas jusqu’où vous voulez aller, ni quel est le mandat qui vous a été confié par le groupe Goodyear, mais si le groupe Goodyear vous a confié comme mandat de vous occuper expressément de mon cas, vous faites fausse route. Michel DHEILLY C’est complètement hors sujet. Mickael WAMEN Je n’ai pas fini. Je veux que cela soit dans le PV. D’abord, un, je ne me laisserai pas faire. Ce n’est pas dans mes habitudes. Et, deux, je ne vous permettrai pas de continuer ce que vous êtes en train de faire. C’est scandaleux. Parce que dire à Monsieur SZYROKI que j’avais eu des propos contre lui, ce qui est complètement faux, pour essayer… Michel DHEILLY On vous a répondu toute à l’heure de vous adresser directement à Bernard GLESSER puisque c’est avec lui que vous avez eu ces propos-là. Mickael WAMEN Attendez, ce n’est pas Monsieur GLESSER qui a dit ça à Monsieur SZYROKI. Si Monsieur GLESSER était là, je lui dirais exactement la même chose. Si la Direction, une fois encore, tombe dans le pipi caca, pour dire : « attention, Monsieur SZYROKI, quand vous n’êtes pas là, Monsieur WAMEN dit si, dit ça » et « attention, Monsieur WAMEN, quand vous n’êtes pas là, Monsieur SZYROKI dit si, dit ça. » Michel DHEILLY On peut vous dire que les propos sont entre vous et Monsieur GLESSER. Je ne ferai pas plus de commentaires par rapport à ça. Mickael WAMEN A un moment donné, il faut élever le niveau. Michel DHEILLY Justement, élever le niveau, cela veut dire que nous revenons au sujet initial. Mickael WAMEN Dans ces conditions-là, je tenais à dire que la délégation CGT ne sera pas présente à la réunion du 12, en ce qui concerne le protocole électoral, si tout du moins il y a la présence de Madame SEPREZ. Il est hors de question que je négocie un protocole électoral et indirectement l’avenir des salariés en présence d’une personne qui ne fait que mentir à tout le monde et qui en plus est d’une provocation extrême. Je n’ai pas pour habitude de siéger à la table de ces gens-là. Michel DHEILLY Je vous réponds clairement que Madame SEPREZ sera à la réunion du 12. Mickael WAMEN Eh bien, nous n’y serons pas. Michel DHEILLY C’est votre choix. Mickael WAMEN Il n’y aura pas de protocole électoral, vous passerez par l’administration. Vous vous démerderez, j’en ai rien à foutre. Michel DHEILLY Je vous confirme qu’en tant que RH du site, elle sera évidemment présente à la réunion du 12. Mickael WAMEN Nous n’y serons pas. C’est elle ou nous. Michel DHEILLY Le choix est fait. Mickael WAMEN Vous prenez votre décision, j’ai pris la mienne. Michel DHEILLY Vous passez à la délibération ? Mickael WAMEN La délibération est la suivante : « Délibération du CHSCT le 9 février 2015 En août 2014, la Direction refusait d’informer le Comité d’établissement sur la destination des machines agraires, qui demeuraient à l’arrêt dans l’usine, pendant qu’elle transférait les machines tourismes sur d’autres sites. Aujourd’hui, Goodyear déclenche soudainement dans la précipitation le démantèlement des outils industriels agricole alors que plusieurs projets de reprise existent notamment celui sous forme de SCOP porté par de nombreux salariés licenciés. Or, au lieu de tout mettre en œuvre afin de favoriser l’arrivée d’un repreneur, en proposant par exemple une réunion de toute urgence des pouvoirs publics et les représentants du personnel, Goodyear a décidé de délocaliser au plus vite les machines agraires de l’usine d’Amiens nord. Non seulement, cette tentative de délocalisation de l’outil agraire n’a aucun sens s’il est vrai que Goodyear a décidé de se retirer du marché du marché du pneumatique agricole en Europe, mais en outre si la Direction voulait compromettre toute possibilité de reprise de l’usine d’Amiens nord, elle ne s’y prendrait pas autrement. Le CHSCT exige donc : que Goodyear maintienne sur le site les machines agraires pendant que les démarches en vue de trouver une solution de reprise, en particulier celle portée par la SCOP, sont en cours ; que si comme il l’a affirmé au cours de la réunion de ce jour Goodyear estime inévitable l’application de l’article L.1224-1 du Code du travail à toute entreprise vers laquelle les éléments d’actifs d’Amiens nord permettant la production de pneumatique agraire seraient transférés, la Direction doit impérativement informer et consulter le CHSCT sur la destination des machines agricoles et leurs conditions de transfert. » Il faut que les deux conditions soient réunies. Vous pouvez rappeler le nom des votants ? Michèle SEPREZ Peuvent voter : M. JOUHANNET, M. GACQUIERE, M. LANOY, M. QUANDALLE, M. LUPO, M. MARCHAL et M. HAREUX. Les deux autres sont absents. Pour un avis favorable ? Sébastien LUPO Un avis favorable à quoi ? Michel DHEILLY Sur la délibération. Le CHSCT émet à l’unanimité un avis favorable sur la délibération. Mickael WAMEN Madame la RH, vous n’avez pas stipulé pour quoi il fallait donner un avis. Cela serait quand même bien de rappeler pourquoi on donne un avis. Monsieur LUPO a raison. On vous fait tellement peu confiance, maintenant. C’était bien un avis donné sur la délibération. Michel DHEILLY Par rapport à la délibération, c’est ce que j’ai répondu. J’émets un grand nombre de réserves sur votre délibération puisque lorsque vous mentionnez l’expertise de mi-2014, je pense qu’à un moment donné il faut quand même se rappeler un certain nombre de choses qui seront intéressantes à regarder de très près, au travers des échanges que nous avons pu avoir dans ce cadre-là. J’émets également beaucoup de réserves par rapport à la pertinence de ce que vous mentionnez, étant donné que nous sommes restés dans le cadre de ce qui s’était pratique dans le cadre du projet du démantèlement tourisme et que nous appliquons et transposons de la même façon les mesures qui ont été prises et expérimentées sur le projet de démantèlement agraire. Je déplore qu’une fois encore, pour des prétextes fallacieux à mon sens, nous n’ayons pu les notes et les documents associés à ce projet de démantèlement alors que nous n’avions déjà pas pu nous exprimer sur le sujet lors de la première réunion. Vous refusez d’écouter l’ensemble des informations relatives au projet de démantèlement lors de cette seconde réunion. Pour autant, en ce qui nous concerne, nous restons à votre disposition pour répondre à toutes les questions éventuelles et prenons note que le CHSCT n’en a aucune à ce stade. Mickael WAMEN Si, nous avons beaucoup de réserves. Michel DHEILLY Aucune question, j’ai dit… Mickael WAMEN Nous avons beaucoup de questions. Michel DHEILLY … sur le projet de démantèlement. Mickael WAMEN Sur le projet de démantèlement, nous allons réitérer ce que nous avons dit, c’est-à-dire que pour nous, aujourd’hui, il est prématuré de parler d’un projet de démantèlement puisque nous avions demandé une période de temps supplémentaire nous permettant à travers un moratoire de travailler à un projet de reprise de SCOP. Ce projet, néanmoins, a démarré. Malheureusement, vous accélérez la cadence des réunions. Cela nous laisse très peu de temps pour bosser sur un vrai projet de reprise de l’activité. Cela étant, nous présenterons un projet, que vous soyez d’accord ou pas, et nous le ferons par les salariés en priorité et avant tout, par les organismes de l’Etat, et ensuite nous viendrons vous revoir avec ce projet. Maintenant, vous connaissez très bien notre position : sans notre consentement, il n’y a pas une machine qui sortira de l’établissement. Richard JOUHANNET Ça, c’est hors de question. Mickael WAMEN On ne peut pas être plus clair. Michel DHEILLY En tout cas, nous reviendrons vers vous pour acter d’une prochaine réunion, en sachant que notre prochaine réunion concernant le projet de démantèlement est la réunion de CE le 12. Pas d’autre question ? Bon appétit. Merci. La séance est levée à 12 heures 20. Index

Nous vous informons que nous n’avons pas été en mesure de vérifier l’orthographe des noms suivants : Evelyne MESLIER 49 Florent PERODIN 36 Jean LESPIAU 49 Myriam LEPRÊTRE 47

vendredi 27 février 2015

Ils continuent de se goinfrer !!!

Après les 35€ une prime de 500 euros ....

En laissant traîner les oreilles dans certains endroits on apprend de belles choses, alors que nous avons dénoncé, lors du dernier CCE, la honte d'une prime de 35€ versée à ceux qui démantèlent le site ou qui ne démantèlent rien mais qui sont amis avec certains décideurs .....

Nous venons d'apprendre qu'à amiens Nord, à la SODIE, ceux qui ont déjà 35€ par jour pour faire moins qu'avant viennent d'avoir une prime de 500€ appelée prime extra de démantèlement .....

Ce n'est même plus de la provocation à ce niveau là, la RH Amiens Nord, lors des DP de ce matin ne savait même pas quoi répondre, elle a juste demandé comment avions nous eu cette information !!!!!!

Résumons, ces gens là ne sont pas licenciés et donc retardent leurs droits, ils ont 35€ par jour plus 17.40€ de repas, ce qui fait plus de 800 € mois en plus de la paye et là une prime de 500€ !!!!!

La direction du groupe qui se permet de dire que sur notre blog nous sommes insultants alors que jamais nous n'avons insulté qui que ce soit mais juste dit la vérité, cette même direction qui ne sait pas quoi dire en CCE devant notre démonstration de cette prime de 35€ par jour en rajoute une couche !!!!

L'injustice sociale est énorme, y a plus de 1000 personnes virées , plus de 800 se rapprochent de la misère sociale et en interne ça arrose grave, des primes à gogo, du dirlo à la RH aux secrétaires .....

Goodyear a multiplié par 400 sa rentabilité, plus de 2 milliards de profits, tout roule pour le groupe mais alors ça roule beaucoup moins pour les pauvres salariés virés et pour corser le tout, des plaintes maintenues histoire de bien nous démontrer que Goodyear ne lâche rien, deux plaintes individuelles mais sur ordre de GDTF, une stratégie qui vise à faire passer des messages et pendant ce temps ceux qui s'arrosent copieusement continuent à harceler les élus CGT , mails de menaces, de propos diffamants, de propositions malhonnêtes ....

Il y a donc ceux qui se protègent entre amis et qui retardent au maximum leur licenciement et qui au passage se mettent un paquet de blé dans la poche et pendant ce temps il y a les autres une très large majorité qui crève, mais chut il ne faut rien dire, rien dénoncer sinon les menaces tombent, le harcèlement se fait quotidien, on cherche à retirer 25€ à un élu pour des frais liés à son mandat et on se met au passage 700€ par mois mini et une tite prime de 500€ ....

Alors ceux qui pensent que nous allons fermer les yeux sur de telles méthodes rêvent debout bien au contraire nous les dénoncerons comme toujours, honte à ceux qui agissent ainsi, honte à ceux qui les laissent faire .....

Ils continuent de se goinfrer !!!

Après les 35€ une prime de 500 .....

En laissant traîner les oreilles dans certains endroits on apprend de belles choses, alors que nous avons dénoncé, lors du dernier CCE, la honte d'une prime de 35€ versée à ceux qui démantèlent le site ou qui ne démantèlent rien mais qui sont amis avec certains décideurs .....

Nous venons d'apprendre qu'à amiens Nord, à la SODIE, ceux qui ont déjà 35€ par jour pour faire moins qu'avant viennent d'avoir une prime de 500€ appelée prime extra de démantèlement .....

Ce n'est même plus de la provocation à ce niveau là, la RH Amiens Nord, lors des DP de ce matin ne savait même pas quoi répondre, elle a juste demandé comment avions nous eu cette information !!!!!!

Résumons, ces gens là ne sont pas licenciés et donc retardent leurs droits, ils ont 35€ par jour plus 17.40€ de repas, ce qui fait plus de 800 € mois en plus de la paye et là une prime de 500€ !!!!!

La direction du groupe qui se permet de dire que sur notre blog nous sommes insultants alors que jamais nous n'avons insulté qui que ce soit mais juste dit la vérité, cette même direction qui ne sait pas quoi dire en CCE devant notre démonstration de cette prime de 35€ par jour en rajoute une couche !!!!

L'injustice sociale est énorme, y a plus de 1000 personnes virées , plus de 800 se rapprochent de la misère sociale et en interne ça arrose grave, des primes à gogo, du dirlo à la RH aux secrétaires .....

Goodyear a multiplié par 400 sa rentabilité, plus de 2 milliards de profits, tout roule pour le groupe mais alors ça roule beaucoup moins pour les pauvres salariés virés et pour corser le tout, des plaintes maintenues histoire de bien nous démontrer que Goodyear ne lâche rien, deux plaintes individuelles mais sur ordre de GDTF, une stratégie qui vise à faire passer des messages et pendant ce temps ceux qui s'arrosent copieusement continuent à harceler les élus CGT , mails de menaces, de propos diffamants, de propositions malhonnêtes ....

Il y a donc ceux qui se protègent entre amis et qui retardent au maximum leur licenciement et qui au passage se mettent un paquet de blé dans la poche et pendant ce temps il y a les autres une très large majorité qui crève, mais chut il ne faut rien dire, rien dénoncer sinon les menaces tombent, le harcèlement se fait quotidien, on cherche à retirer 25€ à un élu pour des frais liés à son mandat et on se met au passage 700€ par mois mini et une tite prime de 500€ ....

Alors ceux qui pensent que nous allons fermer les yeux sur de telles méthodes rêvent debout bien au contraire nous les dénoncerons comme toujours, honte à ceux qui agissent ainsi, honte à ceux qui les laissent faire .....

COURRIER DIRECTION ET INSPECTION DU TRAVAIL

Messieurs,

Je reprend le travail lundi 2 mars 2015, contre avis de mon médecin apres près de 3 semaines d'arrêt de travail qui font suite à un harcèlement non stop mis en œuvre par Goodyear à l'encontre de la CGT amiens Nord et plus particulièrement ma personne depuis des années.

Je suis sous traitement mais les salariés ont besoin de ma présence dans les instances car il y a encore d'énormes problèmes à régler.

J'ai reçu durant mon arrêt de travail des mails plus que limites notamment un de monsieur guichard qui c'est permis de remettre en question mon arrêt de travail parlant de situation inventée de ma part.....

Je vous demande de bien vouloir m'indiquer quelles sont les mesures que vous avez prises afin de m'assurer mon intégrité mentale au sein des instances représentatives du personnel

Je sais que la direction du moins une large partie doit être satisfaite de ma situation puisque c'est le but recherché .

Je vous demande donc de programmer une réunion afin de nous exposer les mesures prises pour que le harcèlement à mon encontre cesse conformément à vos obligations légales .

Vous devez me permettre d'exercer mes mandats sans que je sois exposé à des méthodes de harcèlement qui n'ont que le seul but de me mettre hors circuit .

Comptant sur une position claire et une reunion rapide, veuillez agréer mes salutations distinguées.

Wamen Mickael

mardi 24 février 2015

Déclaration de l'UD CGT Somme et de l'UL CGT Amiens Zone Industrielle

Goodyear Amiens

Halte à la répression

Oui à une solution

Il y a moins d'une semaine, des salariés et des élus CGT de Goodyear Amiens étaient en garde à vue dans le cadre d'une enquête judiciaire en lien direct avec l'occupation du site en janvier 2014.

Cette deuxième garde à vue illégitime, car la direction dans l'accord de fin de conflit s'était engagée à renoncer à toutes poursuites judiciaires et disciplinaires à l'encontre des salariés, est le symbole de l'acharnement répressif d'un patronat sous le protectorat d'un gouvernement voué à la défense des plus fortunés comme le démontre l'utilisation du 49-3 pour la loi Macron.

Au delà de l'émotion suscitée par cette procédure que l'on croyait réservée aux grands délinquants, il y a lieu de s'interroger sur les raisons de cet entêtement.

Il ne peux s'agir uniquement d'une vengeance exercée par un groupe se croyant tout puissant. Cela va au delà.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des luttes (VALEO, UNITHER, Service de Nettoiement de la Mairie d'Amiens...), il faut y voir la volonté de faire taire toute contestation qui ne cesse de s'exprimer.

De plus, celle qui espérait que la signature de l'accord de fin de conflit puisse enterrer définitivement Goodyear Amiens n'admet pas la poursuite des actions pour obtenir justice et la possibilité de la reprise de l'activité sous la forme d'une Scop.

Les salariés et la CGT refusent de tourner la page et l'inefficacité des mesures d'accompagnement alors que dans le même temps les bénéfices de cette multinationale sont en forte croissance.

Pour la CGT, cet acharnement doit cesser immédiatement. Le gouvernement et la direction doivent utiliser leur énergie à créer les conditions d'une négociation pour : ~ une relance de l'activité industrielle sur le site, ~ une reclassement pérenne des salariés.

Pour la CGT, cela est possible. L'argent existe. Il manque la volonté politique.

L'action déterminée des salariés avec la CGT dans les prochaines semaines doit permettre la prise en compte de ces choix indispensables au développement la zone industrielle nord d'Amiens et de notre département.

Amiens, le 23 février 2015

mercredi 18 février 2015

GOODYEAR SE GOINFRE !!!

Pendant que Goodyear lynche les élus CGT du site amiens Nord les actionnaires continuent à se goinfrer et la justification économique au massacre d'Amiens n'a jamais été et n'est pas prête d'exister, plus 48% à la Bourse en une journée !!!!

Voici un extrait d'un journal économique d'aujourd'hui :

"Goodyear gonfle ses bénéfices. En 2014, le fabricant de pneumatiques américain voit ses bénéfices s’envoler à 2,45 milliards de dollars, soit quatre fois plus que l’année précédente, où ils s’établissaient à 600 millions de dollars.."

2ème COURRIER ENVOYÉ AU DIRECTEUR DES RELATIONS SOCIALES

Destinataire: Hervé Guichard

Objet: Rép : Comportement madame seprez

Re monsieur,

J'ai pris le temps d'analyser votre réponse, elle n'est qu'une provocation dans son intégralité ...

Je suis plus que navré de constater que vous ne traiter absolument pas du harcèlement dont je suis victime, le code du travail pourtant vous oblige à veiller à l'intégrité mentale et physique du personnel.

J'ai été victime d'une agression verbale sur le site amiens Nord et en réponse vous ne faites qu'accentuer le harcèlement.

Qui êtes vous pour vous permettre de terminer vos propos en me parlant de projet personnel ???

Dois je vous rappeler que je ne suis pas allé a la rencontre de monsieur Glesser qui a falt des propositions aux autres élus !!!!

Je n'ai aucun projet personnel, le seul projet que j'ai est celui de pouvoir mener à bien la mission que m'ont confié plus de 85% des salariés, ni plus ni moins !!!!!

De plus qui êtes vous pour inventer sur ma situation personnelle ???

Le seul problème dans ma vie, vient du harcèlement que je subit en ma qualité de sécrétaire de la CGT Goodyear et ce depuis des années, faut il que je vous éduque à ce niveau là ??

Vous n'avez semble t'il pas pris connaissance du dossier, j'ai été mis en examen après 5 mensonges énormes et la justice m'a déclaré innocent à 5 reprises ....

Le nombre de mises à pieds est hallucinant et démontre lui aussi l'acharnement de la part de GDTF, jai des témoignages très nombreux de salariés qui ont été interpellé par un ancien RH qui demandait aux salariés de témoigner contre moi contre des faveurs .... Une mise à pied à titre conservatoire avec refus de la DIRECCTE de me licencier .....

Vous parlez ensuite de la reunion de la commission nationale ou seuls les élus CGT auraient quitté la salle, c'est une fois encore un mensonge de plus, toutes les organisations syndicales ont attesté de leur solidarité au vu de ma situation en signant la délibération et en quittant la salle, il serait donc utile pour vous d'avoir les bonnes informations ....

Votre courrier est une insulte de plus, vous me provoquez, comme l'ont fait pendant des années vos prédécesseurs....

Je ne suis pas du genre a me suicider, si c'est votre objectif vous n'y arriverez pas, par contre il y a un moment ou à force de harcèlement, menaces et courriers dans ce genre je dois me protéger pour pouvoir continuer à œuvrer dans l'intérêt unique des salariés que je représente.

Je suis non pas déçu, mais plutôt écœuré de votre réponse qui démontre totalement votre mépris et votre acharnement envers un syndicat et à travers ce syndicat son secrétaire.

Je reconnais que vos méthodes pourraient pousser au suicide certaines personnes, mais c'est justement parce que à titre personnel, tout va très bien que j'écarte cette possibilité ....

Je vais donc me rétablir de cette nouvelle épreuve très difficile à vivre, je vais continuer à trouver des solutions pour les salariés, mais sachez que rien ne sera laissé sans réponse sociale ou juridique.

Vous trouvez plaisir à vous acharner, vous êtes une poignée à travailler non stop pour avoir la tête du secrétaire de la CGT, je suis au regret de vous annoncer que je ne suis pas mort, juste atteint pas un harcèlement et des propos honteux.

Wamen mickael

DÉCLARATION DE LA CGT MONTLUÇON

Une fois encore nos camarades d’Amiens GOODYEAR sont victime d’acharnement judiciaire. Il s’agit d’une exécution sociale. Ces hommes et ces femmes se sont battu pour l’emploi pendant 7 ans. Pendant 7 ans, rien ne leur a été épargné. L’accord de fin de conflit a été appliqué par la CGT, toute la CGT.

Nous nous opposons à la criminalisation du mouvement syndical dans notre pays. La CGT, la FNIC, notre fédération, les syndicats CGT du groupe réaffirme avec force leurs soutiens et solidarités envers nos camarades d’Amiens.

En conséquence la CGT exige le respect de l’accord de fin de conflit et ne participera pas au groupe de négociation.

La coordination CGT du groupe exige la tenue d’une table ronde tripartite (Etat, direction et syndicat). Nos camarades ne sont pas des délinquants mais des syndicalistes courageux qui doivent vivre sans crainte du lendemain et appréhender leur futur.

DÉCLARATION DE LA CGT MONTLUÇON

Une fois encore nos camarades d’Amiens GOODYEAR sont victime d’acharnement judiciaire. Il s’agit d’une exécution sociale. Ces hommes et ces femmes se sont battu pour l’emploi pendant 7 ans. Pendant 7 ans, rien ne leur a été épargné. L’accord de fin de conflit a été appliqué par la CGT, toute la CGT.

Nous nous opposons à la criminalisation du mouvement syndical dans notre pays. La CGT, la FNIC, notre fédération, les syndicats CGT du groupe réaffirme avec force leurs soutiens et solidarités envers nos camarades d’Amiens.

En conséquence la CGT exige le respect de l’accord de fin de conflit et ne participera pas au groupe de négociation.

La coordination CGT du groupe exige la tenue d’une table ronde tripartite (Etat, direction et syndicat). Nos camarades ne sont pas des délinquants mais des syndicalistes courageux qui doivent vivre sans crainte du lendemain et appréhender leur futur.

RÉPONSE DU DIRECTEUR DES RELATIONS SOCIALES DU 11 FÉVRIER À MICKAEL WAMEN

Objet: Rép : Comportement madame seprez

Bonjour Monsieur Wamen,

Nous ne pouvons vous laisser écrire de telles affirmations concernant notre responsable Ressources Humaines du site d'Amiens Nord, Madame Seprez.

En aucun cas, nous ne pouvons accepter vos propos insinuant un quelconque harcèlement de Madame Seprez envers vous, ce d’autant plus que cette déclaration intervient après la mise en cause publique de Madame Seprez, au cours de la suspension de séance intervenue en marge de la réunion de CHSCT de l'établissement d'Amiens Nord du 9 février.

La violence des propos tenus à son encontre est d’ailleurs illustrée par la publication sur le blog de la CGT Amiens Nord de propos insultants la concernant et encore confirmée dans la déclaration de la délégation CGT à la réunion de la Commission centrale de suivi du 10 février 2015, qui se permet d’utiliser des termes dégradants concernant Madame Seprez, au-delà de la licence tolérée dans le cadre de l’action syndicale.

En tout état de cause, en aucun cas les propos prêtés à Madame Seprez et rapportés par un tiers, ne justifient le flot de menaces et d’insultes que vous avez proférées à son égard.

Une telle violence verbale s’est déjà cependant produite dans différentes réunions soit du Comité central d'entreprise, soit du Comité d’établissement ou encore du CHSCT, à plusieurs reprises, à l’égard de différents membres de la Direction de GDTF, ou encore d’autres représentants du personnel qui manifestaient leur désaccord avec vos positions, et a déjà fait l’objet de nombreux rappels à l’ordre de notre part.

Nous ne pouvons donc qu’à nouveau déplorer ces incidents répétés car, contrairement à la tentative de harcèlement que vous osez systématiquement invoquer dans ces circonstances, croyant ainsi pouvoir renverser la réalité des faits, le respect mutuel doit s’instaurer peu important les divergences d’opinion, dans l’esprit de l’accord de fin de conflit du 22 janvier 2014 que la déclaration de la délégation CGT à la Commission centrale de suivi n’a pas craint de citer.

Nous souhaitons en tout état de cause que les prochaines réunions de nos instances représentatives du personnel ou de négociation puissent se dérouler dans un climat apaisé et respectueux des personnes.

Concernant à cet égard les réunions prévues le 12 février 2015, nous regrettons que vous envisagiez de ne pas y participer, alors même que ces réunions ont pour objectif d'affirmer notre volonté de travailler ensemble. Nous maintenons néanmoins la programmation de ces réunions. Nous regrettons également que vous ayez choisi de ne pas participer à la réunion de la Commission centrale de suivi du plan de sauvegarde de l'emploi du 10 février, ce qui a, semble-t-il, incité les autres membres de la délégation CGT à quitter cette réunion pourtant particulièrement importante pour les salariés d’Amiens Nord actuellement en congé de reclassement.

En ce qui vous concerne plus personnellement, nous entendons les difficultés que vous vivez actuellement et vous rappelons qu’un dispositif spécifique d’assistance des salariés d’Amiens Nord a été mis en place. Il vous est naturellement ouvert. Nous sommes également ouverts aux discussions concernant vos projets.

Cordialement,

Hervé Guichard HR Director Manufacturing &Social Relations France

COURRIER DU 9 FÉVRIER DE MICKAEL WAMEN ÀU DIRECTEUR DES RELATIONS SOCIALES

Monsieur,

Çe jour lors d'une suspension de séance j'ai demandé à madame seprez de venir s'expliquer sur le fait qu'elle colporte et le fait porter des propos envers un élu de la CGC dans l'unique but de créer une situation de conflit .

Je trouve déjà çe comportement indigne de la part d'une RH et de plus elle n'assume pas ces propos les faisant porter à une autre personne .

L'élu CGC a bien confirmé que c'est madame seprez qui lui a indiqué.

Tout cela démontre un manque total de professionnalisme de la part de madame seprez et démontre si besoin en est son harcèlement non stop me concernant !!!!

Pourquoi madame seprez passe t'elle son temps à vouloir coûte que coûte me déstabiliser professionnellement comme personnellement ???

Elle indique à certaines personnes avoir des ordres venant de sa hiérarchie !!!!

Je ne peu tolérer plus longtemps un tel acharnement contre ma personne ...

Je ne suis pas du genre à démontrer des faiblesses morales mais cela commence a faire beaucoup ....

Malgré mes nombreux mails d'alerte à mon sujet la direction n'a pris aucune mesure, pire encore madame seprez qui est RH agit en tout impunité çe qui démontre bien le caractère délibéré de ces actions et des ordres pour agir ainsi .

Je suis délégué CGT est je n'accepte plus çe harcèlement, madame seprez aujourd'hui devant témoins m'a indiqué que je n'avais aucun avenir et que pour elle y en été tout autre !!!

Comment dois je interpréter cette énième attaque???

Je sais pertinemment que mon avenir professionnel n'est pas mirobolant mais pas besoin de me l'entendre dire devant plus de 10 personnes .

Çe courrier par a l'inspection du travail çe jour a qui je demande Audience .

Je sais que je suis actif dans le syndicat et que je fait le maximum pour le droits des salariés mais pour autant je mérite réspect, les agissements répètes de harcèlement dont je suis victime, commence largement à agir sur ma santé mentale.

Madame seprez et le groupe Goodyear seront sûrement ravis de me Voir atteint mentalement mais me harceler ne regèlera en rien la situation des ex Goodyear bien au contraire .

C'est pour cela que j'ai indiqué lors de la réunion de çe jour que je ne serai pas présent à la réunion de Jeudi 12 février car me voir attaquer sans cesse de la part de la RH amiens Nord ne me permet plus de tenir des réunions dans les conditions réunies par la loi.

Je suis victime d'un harcèlement constat qui a débuté il y a plusieurs années et la cette fois ci entendre la RH me dire devant plusieurs salariés que mon avenir personnel est très sombre, je ne peu supporter plus d'atteintes à ma santé morale .

J'espère que la direction GDTF aura bien conscience que meme si je ne suis pas de son bord pour autant je ne mérite pas d'être traité comme de la mèrde !!!

Je pense meme consulter mon médecin traitant pour pouvoir être assisté dans cette épreuve qui n'ai que la continuité d'un travail démarré depuis plusieurs années .

Wamen mickael

RÉPONSE DE MICKAEL WAMEN AU DIRECTEUR RH FRANCE

Monsieur Je prend juste une minute pour vous indiquer que vos propos sont totalement une fois encore une provocation, GDTF pouvait, car il en a les moyens démander aux deux plaignants de retirer leurs plaintes, au lieu de cela vous avez au contraire insister pour qu'ils les maintiennent .

La parade est malhonnête et de plus grossière.

Wamen mickael

LETTRE DU DIRECTEUR RH FRANCE A MICKAEL WAMEN

Monsieur,

Je vous confirme que GDTF s'est effectivement désistée l'année dernière des plaintes déposées en lien avec l'occupation de l'usine, conformément au protocole de fin de conflit. Comme la CGT ne pouvait renoncer à toute action des salariés à l'encontre de Goodyear, GDTF ne pouvait évidemment s'engager à un désistement des victimes, personnes physiques. De même, GDTF n'est pas maître de la décision d'enquêter que peut prendre le Procureur de la République indépendamment des plaintes déposées.

Comme d'ordinaire, je resterai à votre disposition pour échanger plus largement avec vous lors de votre retour.

Cordialement,

Jean-Philippe CAVAILLE HR Director France

mardi 17 février 2015

GARDE À VUE SALARIÉS ET ÉLUS GOODYEAR

Depuis ce matin des salariés et des élus Goodyear sont en garde à vue au commissariat central dans le cadre d'une enquête judiciaire en lien direct avec " l'occupation de l'usine avant le 22 janvier 2014".

L'accord de fin de conflit prévoit dans son article 8 que GDTF renonce à toutes poursuites judiciaires et disciplinaires à l' encontre des salariés Amiens nord du fait des actes commis en lien avec la restructuration et à se désister auprès de Monsieur le procureur de ses plaintes déposées suite à l'occupation de l'usine. Nous avons un accord qui indique que toutes les actions juridiques liées à la restructuration et la période d'occupation faisaient l'objet d'un désistement. Cette façon de maintenir la pression et de plus une démonstration de plus du fait que Goodyear ne respecte pas ses engagements.

Nous devons dénoncer cet acharnement fait à la CGT goodyear.

lundi 16 février 2015

Goodyear veut maintenir la pression

Demain, le 17 février 2015, des salariés Goodyear sont convoqués par la Police, dans le cadre des besoins d'une enquête judiciaire.

Cette convocation a un lien direct avec " l'occupation de l'usine avant le 22 janvier 2014", un accord de fin de conflit prévoit dans son article 8 que GDTF renonce à toutes poursuites judiciaires et disciplinaires à l' encontre des salariés Amiens nord du fait des actes commis en lien avec la restructuration et à se désister auprès de Monsieur le procureur de ses plaintes déposées en lien avec l'occupation de l'usine.

Nous avons un accord qui indique que toutes les actions juridiques liées à la restructuration et la période d'occupation faisaient l'objet d'un désistement.

Cette façon de maintenir la pression et de plus une démonstration de plus du fait que Goodyear ne respecte pas ses engagements.

À suivre

La CGT

vendredi 13 février 2015

DÉCLARATION DE LA CGT LORS DE LA RÉUNION DU 12-02

Déclaration de la CGT GOODYEAR - Le 12 février 2015

Lors de la réunion de commission centrale qui s'est tenue le 10 février à Rueil, une déclaration a été lue par la CGT Goodyear et tous les élus toutes organisations syndicales confondues, ont quitté la réunion suite au harcèlement dont est victime le secrétaire de la CGT, dans cette déclaration la CGT a demandé à la direction de se positionner suite aux agissements répétés de Mme Seprez envers Mickael Wamen.

La direction a rapidement pris position en affirmant que la seule responsabilité venait de Mickael Wamen prétextant des insultes sur le blog CGT à l'encontre de la RH d'Amiens nord, ce qui est totalement faux et facilement vérifiable sur le blog.

Ce que ne dit pas la direction dans sa réponse adressée à Mickael Wamen c'est la violence des propos de cette RH : "J'ai un avenir professionnel alors que vous n'en avez aucun" et d'ailleurs la direction aurait beaucoup de mal à s'expliquer sur un tel comportement.

Cette même direction qui dit ne pouvoir accepter un quelconque harcèlement de Madame Seprez envers Mickael Wamen dit "la déclaration de la RH intervient au cours de la suspension de séance intervenue en marge de la réunion de CHSCT de l'établissement d'Amiens Nord du 9 février", doit-on comprendre que le fait de harceler un élu ne peut s'opérer que lors de réunions et pas devant plusieurs élus dans un couloir ?

Pour rappel, le code du travail est clair (L1152-1) "Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel."

En l'occurrence, plusieurs salariés élus CGT ont eu à subir du harcèlement moral de la part de la direction Goodyear et notamment Mickael Wamen, absent aujourd'hui en raison d'atteintes répétées et ce depuis de nombreuses années, quant à compromettre son avenir professionnel, non seulement il l'est mais Mme Seprez le rappelle à Mickael Wamen de manière violente et ce devant plusieurs élus.

Dans la première déclaration, la CGT demandait à la direction si les façons de faire de la RH du site faisaient partie d'une stratégie de la direction toute entière en vue de déstabiliser la CGT ou s'il s'agissait d'un excès de zèle de la part de Mme Seprez. Nous avons la réponse aujourd'hui avec le courrier envoyé à Monsieur Wamen.

La CGT décide donc de ne plus participer aux réunions tant que les conditions respectueuses de l'intégrité morale de tous ne seront pas respectées car à travers le harcèlement subit par Mickael Wamen, ce sont tous les élus qui sont visés.

DÉCLARATION DE LA CGT LORS DE LA RÉUNION DE COMMISSION CENTRALE DU 10-02-2015

Voici la déclaration de la CGT suite aux multiples attaques et harcèlement dont est victime la CGT, toutes les organisations syndicales (Cfdt - Cfe Cgc) l'ont signé et ont quitté la réunion.

Déclaration de la CGT GY le 10 février 2015

Je tiens a dénoncer l'acharnement moral que le petit personnel RH continue d'exercer sur les syndicalistes CGT.

Alors que la haute direction du groupe, à travers la signature d'un accord de fin de conflit a renoncé en partie à ses provocations, les petits sbires locaux s'accrochent à leur misérable petite parcelle de pouvoir.

L'absence de Mickael Wamen à notre réunion de ce jour en est le résultat directe puisqu'il m'a informé dés hier qu'il n'était pas en état d'assumer son mandat suite au harcèlement moral qu'il subit depuis un certain temps.

Qui peut supporter le mépris d'une soi-disant responsable des ressources humaines qui pavoise et affirme qu'elle a un avenir professionnel contrairement à notre délégué syndical ?

Propos d'autant plus humiliants qu'ils ont été tenus en public.

A travers Mickael c'est bien l'ensemble des élus qui est visé.

Si cette dame ne dispose pas de suffisamment de vocabulaire pour répondre à nos questions ça ne l'autorise pas à user d'une telle violence morale.

La CGT interroge officiellement la direction de Goodyear pour savoir s'il s'agit d'une stratégie pour nous déstabiliser ou s'il s'agit d'un excès de zèle d'une personne isolée qui se veut plus qu'elle n'est ; à savoir rien de plus ni de moins qu'une salariée comme nous.

Nous restons solidaires et sommes convaincus que nous ne valons pas moins que ces petits chefs auto-proclamés toujours empressés de ressembler pour plaire à cette direction qui a décidé de sacrifier notre avenir.

Dans l'immédiat, cette réunion est déclarée nulle et non avenue et doit être reportée à une date ultérieure et seulement après que nous ayons l'assurance qu'elle puisse se tenir dans des conditions respectueuses de l'intégrité morale de tous.

Petite victoire de la RH Amiens Nord (comptable en chef d'elle même) : cela va lui faire économiser des frais de déplacement concernant Mickael Wamen.

mercredi 11 février 2015

DÉCLARATION DE LA CGT GOODYEAR - SIGNÉE PAR TOUTES LES ORGANISATIONS SYNDICALES

Déclaration de la CGT GY le 10 février 2015

Je tiens a dénoncer l'acharnement moral que le petit personnel RH continue d'exercer sur les syndicalistes CGT.

Alors que la haute direction du groupe, à travers la signature d'un accord de fin de conflit a renoncé en partie à ses provocations, les petits sbires locaux s'accrochent à leur misérable petite parcelle de pouvoir.

L'absence de Mickael Wamen à notre réunion de ce jour en est le résultat directe puisqu'il m'a informé dés hier qu'il n'était pas en état d'assumer son mandat suite au harcèlement moral qu'il subit depuis un certain temps.

Qui peut supporter le mépris d'une soi-disant responsable des ressources humaines qui pavoise et affirme qu'elle a un avenir professionnel contrairement à notre délégué syndical ?

Propos d'autant plus humiliants qu'ils ont été tenus en public.

A travers Mickael c'est bien l'ensemble des élus qui est visé.

Si cette dame ne dispose pas de suffisamment de vocabulaire pour répondre à nos questions ça ne l'autorise pas à user d'une telle violence morale.

La CGT interroge officiellement la direction de Goodyear pour savoir s'il s'agit d'une stratégie pour nous déstabiliser ou s'il s'agit d'un excès de zèle d'une personne isolée qui se veut plus qu'elle n'est ; à savoir rien de plus ni de moins qu'une salariée comme nous.

Nous restons solidaires et sommes convaincus que nous ne valons pas moins que ces petits chefs auto-proclamés toujours empressés de ressembler pour plaire à cette direction qui a décidé de sacrifier notre avenir.

Dans l'immédiat, cette réunion est déclarée nulle et non avenue et doit être reportée à une date ultérieure et seulement après que nous ayons l'assurance qu'elle puisse se tenir dans des conditions respectueuses de l'intégrité morale de tous et il en ira de même pour toutes les réunions à venir.

Petite victoire de la RH Amiens Nord (comptable en chef d'elle même) : cela va lui faire économiser des frais de déplacement concernant Mickael Wamen.

mercredi 4 février 2015

A VOIR DEMAIN SUR FRANCE 2 - COMPLÉMENT D'ENQUÊTE

Demain jeudi 5 février 2015 à partir de 22h20, complément d'enquête

vendredi 30 janvier 2015

CHOIX DANS LA DATE !!!

On arrête plus le progrès ....

En décembre vous aviez été des centaines à avoir reçu des courriers de la SODIE en AR qui coûtent une fortune et ces courriers vous invitaient à des réunions pour 4 jours avant l'envoi .....

Jusque là rien d'anormal la SODIE est au top,on met le paquet pour dénoncer une erreur aussi grosse la SODIE accuse le coup enfin fait semblant et elle dit que cela ne se reproduira plus jamais ......

Hier, des salariés reçoivent un nouveau courrier de convocation à une réunion qui indique qu'ils sont conviés à une réunion qui se tiendra le ..................

SODIE innove, ils viennent d'inventer la convocation à choix multiples, les gars décident de la date !!!!!

Cette même SODIE qui a touché plus de 6.5 millions d'euros en 2014 et en plus une location de bureau pour 650.000 € !!!!!

Putain ca tape, ils sont une tripotée de pour envoyer des courriers même pas foutus d'indiquer les dates et c'est à eux que les salariés doivent confier leur avenir

Ca fout grave les boules de voir de telles anomalies.....

Les gars qui attendent l'allocation temporaire dégressive depuis des mois, la DIRRECTE qui n'en branle pas une, Goodyear qui traine au maximum les dossiers .....

La nouvelle du jour, un mec nous appelle " j'ai eu ma paye il me manque 400€" il se renseigne, nous aussi, résultat : la paye a rueil lui a retiré une saisie sur salaire sauf qu'ils ce sont juste trompé de salarié.....

Ah, c'est vrai la paye a rueil est débordée, celui qui tutoie tout le monde qui dit tout le temps " je m'en occupe " met un bordel monstre dans les dossier s!!!

Il n'a pas accepté que lors d'une réunion, la CGT ait dit qu'il était incompétent, depuis il boude, plus de bonjour, nous sommes très tristes qu'il ne nous parle plus.... C'est une blague nous nous en tapons royalement de son bonjour, qu'il fasse son Taff, il multiplie les conneries, c'est une photocopieuse a erreurs ce mec !!!!

On est bien lotis avec de pareille vedettes, entre la SODIE qui n'est même pas capable envoyer un courrier avec la bonne date et l'autre artiste qui fait n'importe quoi, il est clair que la CGT a encore du Taff pour un sacré moment !!!!!

A bientôt pour une prochaine reunion, nous, nous vous communiquerons une date lol

La CGT GOODYEAR

mercredi 28 janvier 2015

ACHARNEMENT CONTRE LES ÉLUS CGT QUI NE VEULENT PAS TUTOYER LA RH DU SITE

Copie mail envoyé ce jour à

Mme Seprez M. Crussy

Madame,

Je reviens vers vous concernant les notes des élus CGT que vous traitez plus que lentement.

Madame Lepretre est venue me voir pour m'indiquer que je devais lui fournir les notes de frais à l'avance car les virements avaient lieu une fois par semaine : le jeudi, ce que nous savions déjà car cela fait des années que le service finance fonctionne ainsi mais je ne m'attendais pas à ce que cela vous occasionne tant de travail car auparavant la secrétaire chargée des notes de frais (entre autres) acceptait qu'on lui fournisse le jeudi matin pour un virement le jeudi même !!! Et je ne pense pas qu'elle était surhumaine. Il est vrai que depuis la fermeture vous avez beaucoup de travail : entre choisir et effectuer vos commandes de repas payés par Goodyear et l'épluchage de notes de frais pour en retirer quelques centimes.

C'est pourquoi je vous indique que je viendrai vous déposer les notes de frais des derniers déplacements des élus CGT et que j'espère qu'entre 2 commandes de salades et de fromage blanc, vous aurez le temps de les traiter pour le virement de demain.

Je vous rappelle également que vous ne pouvez de manière unilatérale effectuer des corrections de votre propre chef, le fonctionnement des notes de frais étant régit par un accord.

Alors que la situation des salariés que vous avez licenciés est catastrophique et que nous faisons tout pour l'améliorer, nous sommes obligés lors de réunions importantes au siège de nous réunir avec Monsieur Crussy (afin de ne pas être pénalisés lors de l'exécution de nos mandats) pour empêcher votre diktat sur le paiement des frais que nous avançons : nous avons d'autres sujets importants à régler et vous également, notamment répondre aux demandes de certains salariés a qui vous avez refusé des demandes que vous avez accepté pour d'autres !!!

Salutations

Evelyne Becker-Quignion

LA PRIME DE LA HONTE

Il y a des choses, des principes qui donnent la nausée, des mesures prises incompréhensibles qui donnent envie de péter un plomb, comme cela fut encore le cas lors du CCE du 27 janvier.....

Alors que nous avions depuis le matin entendus des données économiques qui démontrent que Goodyear n'avait pas et n'aura jamais de justification économique au massacre d'Amiens Nord, nous avons indiqué à la direction qu'il fallait en plus ajouter à cette honte une autre honte qui venait ajouter à une sensation amère un dégoût total....

Ce dégoût s'appelle prime de démantèlement, la direction a décidé unilatéralement de verser en plus des 17.40€ par jour de frais de repas une prime de 35 euros par jour pour ceux qui ne sont pas licenciés....

Non seulement ils ne sont pas notifiés et en plus ils bénéficient de 52.40 € par jour, si Goodyear veut ajouter encore plus de colère il y arrive !!!!

Cette prime est versée depuis près d'un an à tous les salariés non notifiés, sauf aux élus CGT !!!!! : tous les jours ils perçoivent 35 euros en récompense d'avoir accepté de ne pas être licenciés et concernant leurs repas ils sont offerts par Goodyear.

Nous n'aurions de toute façon jamais accepté cette prime de la honte, car c'est une honte....

Car déjà celle-ci est versée à des salariés dans le cadre du démantèlement et que cela n'a aucune justification, nous apprenons que cette prime est versée à tous les salariés soi-disant dédiés au démantèlement même ceux qui sont occupés à l'administratif, sur le site, à la SODIE, chez GDTF .....

Mais comment la direction peut-elle justifier une telle différence de traitement, car non seulement plus de 900 salariés sont sans emploi mais de plus, ils apprennent que Goodyear octroie une prime à ceux qui ont encore leur Taff (sauf les élus CGT).

Nous avons calculé et les chiffres sont encore plus hallucinants et honteux, par an cela représente un total de 12000€ par salarié en incluant les avantages en nature, sans compter que ces salariés reculent d'autant leur date de licenciement !!!

Devant une telle infamie, on ne peut qu'être choqué et la CGT ne laissera pas faire une telle injustice.

Prenons l'exemple de la RH amiens Nord, embauchée pour fermer l'usine, elle n'a plus rien ou peu à gérer (surtout faire chier la CGT), il reste 50 personnes a gérer, cette RH n'est absolument pas concernée par le démantèlement, pas plus que d'autres, comme la secrétaire intérimaire celle du dirlo amiens Nord qui bénéficie également de 52,40 euros par jour, ces gens là ont encore moins de Taff qu'avant.

Ils ne sont pas notifiés et en plus ils touchent 12000€ de plus par an, c'est vraiment beau le protectionisme ..... Leur plus gros travail de la journée est de commander leur repas et pour ça il n'y a pas de retard, ils ont créée des tableaux pour que ça aille plus vite et quand on arrive dans leurs bureaux pour des sujets importants : des cas graves où les salariés qui ont été licenciés se retrouvent dans la merde à cause de leur incompétence, ils se demandent s'ils vont prendre un fromage ou dessert ou les deux !!! Ça pourrait faire rire mais lorsque l'on voit comment ils traitent le dossier de plusieurs salariés, on ne peut que hurler de colère !!!

Cette prime est à ajouter au partage de divers petits cadeaux, distribution de iphone 5 pour tous juste après la fermeture....alors que pour certains salariés qui n'avaient pas eu droit à leur cadeau anniversaire il avait fallu se battre comme des chiens pour récupérer un stylo.

Cette même RH qui s'amuse à faire chier des pauvres salariés pour leur droit au pneus gratuits car elle n'a plus que cela à faire et c'est en plus avec plaisir qu'elle le fait....

12000 € par an pour ceux qui n'ont pas été notifiés : un cadeau royal entre amis : UNE HONTE, UN SCANDALE....

Ce fric est le nôtre, nous devons exiger la même chose pour tous les salariés et pas seulement pour une poignée dont des cadres qui en brassent encore moins qu'avant....

C'est cette même équipe qui s'est organisée un petit repas de noël à la cantine avant les fêtes, nous avons là aussi péter un plomb pour dire que nous trouvions cela plus qu'indécent ....

Et après ils se permettent de donner des leçons, les magouilles sont encore plus importantes qu'avant, ils sont en petite bande de copains/copines, ils se protègent, se servent un maximum, s'octroient des primes sur le dos des licenciés.....

Le dirlo qui se prend pour le plus grand patron de tous les temps, il est dirlo d'une friche, le résultat de son acharnement, lui qui passait sont temps a critiquer SMITH pour le dézinguer et prendre sa place, il joue au caïd, tel un coq dans une basse-cour !!!

Leur plus gros Taff est de s'organiser pour que chaque jour, ils arrivent ensemble à la cantine prendre leur repas payés : La prime de la honte ....

OUI nous dénoncerons toutes les magouilles, OUI cela nous file la gerbe, certains chez Goodyear continuent à être aussi irrespectueux et c'est eux qui se disent offusqués quand nous leur disons qu'ils sont nuls et qu'ils profitent à mort de la situation, ils n'ont pas fini de nous entendre et nous ferons tout pour que cette prime soit versée à tous les salariés.....

A bon entendeur.....

LA CGT GOODYEAR

mardi 27 janvier 2015

DONNÉES ÉCONOMIQUES CCE

Données économiques CCE Goodyear va très très bien ....

Le cash flow (liquidité) est de 8.2 milliards de $, soit 3,4 FOIS LA DETTE !!!!

Goodyear peut quand il le veut rembourser la dette, qui comme l'expert l'indique n'est pas un surendettement mais juste une dette entretenue.....

La redistribution de l'enveloppe servira pour :

1. Financement restructuration 600 millions d'euros (pour info la restructuration amiens nord c'est 160 millions euros), reste à savoir pour qelles usines et quels pays

2.les actionnaires vont se répartir la petite bagatelle de 900 millions de $ pour 450 millions de rachats de dividendes...

La revitalisation a été de 1.911.000 € pour Goodyear, ou sont les 6 millions annoncés ? et de plus Goodyear a touché plus de 1.900.000 € de CICE !!!

Au total le coût de la fermeture c'est 161.469.000 € en 2013, ce chiffre est scandaleux mais démontre à lui seul l'excellente santé financière du groupe Goodyear qui met près de 200 millions d'euros à détruire des emplois et une Région, avec à peine la moitié nous aurions eu du travail pour plus de 20 ans !!!!

Pour votre information :

En 2009 richard J KRAMER président du groupe monde avait en 2009 : 5.553 millions de dollars de rémunération et en 2013 : sa rémunération est de 19.191 millions de dollars !!!!!

Le groupe va très bien car une telle augmentation démontre que Goodyear a énormément de moyens, mais comme toujours pour les plus hauts gradés !!!!

Et dire que certains qui ne connaissent rien au dossier parlent de tout et de rien, la réalité n'est même pas interprétable Goodyear se porte à merveille et il ne cesse d'augmenter ses capacités de production dans les pays à bas coûts au détriment des autres pays, la question réelle est la suivante :

Après amiens Nord a qui le tour

Quand une multinationale provisionne pour restructuration en Europe plus de 600 millions d'euros c'est qu'elle a bien une stratégie de délocalisation qui va se poursuivre et ce n'est pas une invention de notre part mais juste un constat alarmant, d'autres diront tout va bien, nous, nous affirmons que des Millers d'emplois vont encore disparaître en Europe de l'ouest et notamment en France .....

La CGT GOODYEAR

dimanche 25 janvier 2015

ET SI ON CHANGEAIT TOUT ?

Nous sommes en lutte et à vrai dire un peu seuls....mais l'espoir est à notre porte !!!!

Alors que la situation de notre Pays est plus que jamais propice à un énorme rassemblement des salariés, privés d'emplois, jamais nous n'avons été aussi peu actifs ....

Ce paradoxe est bien orchestré par tous ceux qui devraient justement être à l'appel d'un énorme mouvement, les confédérations syndicales toutes autant qu'elles sont ne jouent absolument pas leur rôle, la CGT en premier, engluer dans des problèmes à sa tête, elle est plus préoccupée à se soucier de son nombril que de l'avenir de millions de français ....

Il y a bien quelques mouvements à gauche et droite mais rien qui mette un terme aux attaques menées par le MEDEF et un gouvernement qui mènent la pire guerre contre le monde du travail, la loi MACRON est sûrement la loi la plus agressive contre nos droits et tout se passe sans qu'une réaction soit mise en œuvre, réaction à la hauteur de l'attaque, les médias annoncent tranquillement que 1% des plus riches de cette planète détiennent plus que le reste du monde et là aussi aucune réaction, chacune et chacun n'acceptent sûrement pas cette situation mais pour le moment aucune réaction d'ampleur pour enrayer d'urgence cette situation honteuse !!!!

MACRON et sa bande au service de la finance n'est en réalité que la continuité d'un programme qui vise à culpabiliser les plus démunis au profit des plus puissants.

Que restera t'il des épreuves que notre démocratie a dû affronter en ce début d'année ???

Moins de liberté, plus de contrôles, d'obligations, est ce cela la seule réponse que des millions de français attendaient

Bien évidement que non, entendre le premier ministre parler de ghettos, d'apartheid, c'est surtout attendre une vraie politique du changement, redonner au peuple les vrais valeurs du mot avenir, mais comment avancer alors que jamais les associations qui sont la pour justement aider au mieux les quartiers n'ont jamais connues autant de coupes sombres dans leurs financements, certaines ont même purement et simplement disparues....

Tout cela n'est que de la démagogie, savoir si le président va mieux sans les sondages les français s'en tapent, nous, ce que nous voulons c'est que ce monde change et aucune annonce faite depuis quelques semaines n'est de nature à nous laisser croire à cela ....

La banque européenne va faire tourner la planche à billets, 60 milliards d'euros par mois d'effacement de dette mais uniquement pour les banquiers et on continue de marcher sur la tête, ces millions de milliards, les millions de chômeurs ne savent même pas à quoi cela correspond, mais ils savent qu'ils seront encore pour un long moment chômeurs parce que les entreprises qui ont bénéficié, elles aussi, de milliards d'allègements n'ont aucune contrepartie obligatoire et elles continuent à délocaliser, à externaliser leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, rien ne change ou si tout change et cela s'accélère, la France sous un gouvernement socialiste donne plus de pouvoir à ceux qui détruisent notre pays .....

La politique d'austérité va dans ce sens, des peuples entiers sont sacrifiés et quand certains sont au bord d'un changement de cap, l'Europe se met en marche, celle du fric pour faire peur, il serait dangereux pour ces milliardaires au pouvoir de voir apparaître une nouvelle politique, une politique qui dise non à la misère et l'exclusion de millions d'européens. Les élections en Grèce font peur à ceux qui depuis des années n'ont cessé de mener une politique au service de la finance, les grecs ont été massacré pour et par le fric, une poignée de professionnels de la politique qui continuent de produire la même situation dans d'autres Pays et qui ont comme contrat celui de satisfaire les plus Riches quitte à faire crever des millions de personnes !!!!

Nous avons chez Goodyear un goût très amer de çe que nous subissons, si il y avait eu une réaction syndicale nationale et de même une réaction politique à la hauteur nous aurions encore un emploi, mais il est plus facile de se cacher derrière certains médias et même appuyer pour trouver comme unique coupable un syndicat de boîte et des salariés ....

Goodyear depuis plus de 15 ans a délocaliser toute sa finance nous n'avons cesse de le dénoncer, cette pratique lui permet de fermer là ou il le veut les usines, mais le pire encore c'est que les politiciens de notre pays l'ont aidé à fermer notre usine, entre magouilles et mensonges ....

Magouilles quand l'ancien ministre du redressement productif indique que l'état a permis à Goodyear de faire table rase sur Amiens nord et mensonge quand ce même gouvernement laisse croire à une reprise et fait tout le contraire ....

Des Goodyear il y en a beaucoup en France, mais nous sommes très peu à nous lever pour dénoncer la situation actuelle ....

Les confédérations syndicales sont sûrement plus occupées à gérer les soucis du financement de leurs structures plutôt que de venir soutenir ceux que la finance achève, en plus de 7 ans pas un seul responsable confédéral n'est venu sur notre site, les confédérations ont totalement oublié leur rôle, elle accompagne la déchéance du monde du travail et font semblant d'être à l'offensive ...

Jamais le MEDEF n'a été aussi arrogant, jamais il n'a obtenu autant mais jamais il n'a été aussi peu inquiété !!!!

Pendant que la lutte de la CGT est une lutte interne et que dans les autres confédérations c'est se planquer pour éviter d'être éclaboussé, le patronat avance à l'allure d'un TGV ( transformation générale victorieuse).

Combien reste t'il de médias libres et indépendants

Car il est plus que difficile de pouvoir obtenir des informations qui ne soient pas éditées par le pouvoir, une large partie des médias sont à la solde du pouvoir sous toutes ses formes.

Bref, nous ne souhaitons pas pleurer sur cette situation mais juste la dénoncer, il nous faudra tôt ou tard regarder l'avenir, car au delà de la situation actuelle il nous faudra dans quelques années expliquer à nos enfants que ce qu'ils subiront viendra du fait de notre laxisme à laisser une poignée de nantis détruire leur avenir....

Nous avons décidé de continuer à nous battre, nous continuerons à dénoncer non seulement notre situation mais au delà la situation de notre pays et au delà de tout un continent.

Ce que nous voyons et entendons nous donne la gerbe, mais nous ne sommes pas résignés bien au contraire ....

Des signes démontrent que des peuples veulent un Monde meilleur, cela nous encourage, il faudra qu'un jour et le plus tôt possible, ceux qui font de la politique un métier quittent leurs postes et laissent le pouvoir à ceux qui veulent une politique pour les peuples et non la Finance.

Tous ceux qui actuellement occupent des responsabilités sont coupables et responsables, y compris ceux qui ont des discours très engagés et qui accueillent à la fête de l'humanité un trader qui est l'exemple meme de la déréglementation du tout fric contre l'humain ....

À suivre .....

La CGT GOODYEAR

samedi 24 janvier 2015

UNE PREMIÈRE JOURNÉE QUI EN APPELLE D.AUTRES ...

Contrairement à ce qu'écrit le courrier Picard hier nous n'avons pas mis en œuvre la dernière action des Goodyear mais une première d'une longue série à venir, nous l'avions pourtant bien dit et répété !!!!

De même, comment un journaliste peut il dire qu'il n'y avait que 200 salariés à 9 heures au rdv alors que d'autres ont comptabilisé le double !!!!

Faut il voir dans ces écrits totalement inventés une réaction du fait que lors de la dernière réunion nous les avons invité à sortir de la salle, ils ne changeront décidément jamais de comportement....

Bref, nous savons bien qu'une partie des médias, une large partie même, ne fait plus depuis longtemps du journalisme mais du clientélisme.

Nous étions il est vrai pas 800 mais 400 sur le parking pour ce premier et non dernier rdv !!!

Nous avons ensuite décidé de partir en cortège plus de 150 véhicules vers la cellule de reclassement SODIE, nous avons été reçu et des engagements ont été pris, une première reunion se tiendra le 29 janvier 2015 matin dans les locaux de la SODIE en présence de salariés, nous souhaitons lever un à un les points importants qui ne permettent pas aux salariés, après plus de 11 mois de congé de reclassement, de pouvoir bénéficier de leurs droits. Il y a encore énormément de problèmes qui génèrent des troubles importants pour les salariés, des formations inadaptées, des conseillers qui ne connaissent pas leurs sujets, des courriers inutiles, la SODIE a reconnue qu'il y avait de gros problèmes maintenant elle doit agir ....

Nous allons très bientôt vous convoquer de nouveau pour une réunion et arrêter une date du prochain mouvement.

Beaucoup d'entre vous nous on appelé pour nous dire qu'ils ne pouvaient pas venir cette fois ci, nous comptons donc sur votre présence au prochain rdv pour être plus de 400 et nous sommes fiers d'avoir été si nombreux un an après la fermeture du site et si certains journalistes locaux se font plaisir à minimiser les chiffres nous allons leur démontrer qu'ils sont dans le faux une fois encore !!!!!

A très bientôt

La CGT GOODYEAR

jeudi 22 janvier 2015

JOURNÉE D'ACTION DU 23/01/2015

Rendez-Vous à 9.00 h Parking Goodyear Première journée d'actions

TOUS ENSEMBLE

mercredi 21 janvier 2015

COURRIER À LA DIRECTION

​​​​​​M CAVAILLE J PHILIPPE DRH GDTF COPIE A M TYS MARC DG GDTF

Monsieur,

Le 19 janvier 2015, la CGT Goodyear après avoir échangé avec de très nombreux salaries lors d’une réunion collective à Amiens le 15 janvier 2015, vous a adressé une lettre afin de vous demander une période de 6 mois de moratoire dans le but de ne pas maintenir un processus de réunions information /consultation en vue du démantèlement de l’activité agricole à Amiens nord.

Mois de 24 heures après la direction GDTF indique qu’elle refuse cette demande, car aucun projet ne permet une reprise du site, et vous indiquez que vous préférez maintenir les efforts aux reclassements des ex salariés…..

Nous constatons une fois encore que vous avez une sacrée conception du dialogue social, vous agissez toujours de la même façon, vous communiquez par les médias, jamais vous n’adressez de réponses aux IRP mais seulement par médias interposés, voilà qui en dit long sur votre respect des élus qui représentent le personnel.

Maintenant, nous tenons à vous indiquer que notre demande de moratoire est et elle restera, l’activité agricole sur le site de Goodyear Amiens nord a un avenir, nous en sommes convaincus et donc nous voulons du temps pour étudier toutes les possibilités pour sauver du chômage des centaines de salariés, car seuls vous représentants du groupe GDTF êtes satisfaits du taux de reclassement, faut-il vous rappeler qu’un an après la fermeture du site il reste plus de 80% de salariés sans aucune solution !!!!

Et vous vous permettez d’indiquer que vous préférez concentrer vos efforts sur le reclassement et la revitalisation

Si la cellule de reclassement s’avère être plus qu’un échec, en ce qui concerne la revitalisation dont plus de 85% des fonds proviennent du PSE et pour les 15% restants du CICE 2014 (1.900.000 euros de CICE pour GDTF en 2014) , vous ne pouvez quand même pas dire que la revitalisation est une source d’avenir, car depuis septembre il n‘y a qu’une vingtaine d’emplois prévus et pour les 3 années à venir !!!!

Nous parlons de 800 personnes qui à ce jour n’ont aucun avenir social sauf le chômage, vous, vous parlez de solutions qui n’ont même pas permis de trouver des solutions pour 100 personnes , vous êtes loin de la réalité, même en maquillant au mieux celle-ci.

La CGT Goodyear croit en une solution pour permettre à plusieurs centaines d’ex salariés de retrouver un emploi, VOUS, vous préférez croire à une friche industrielle, nous ne pouvons pas comprendre un tel comportement, sauf si bien sûr il y a beaucoup de choses qui nous ont été caché pendant les dernières années, nous les découvrirons surement bientôt !

Nous maintenons notre demande de moratoire et c’est en ce sens que nous avons formulé une demande de réunion au ministère de l’économie et pour laquelle nous sommes en attente d’une réponse.

Nous croyons aux pneus agricoles made in France à Amiens et de plus lors d’une réunion le 7 janvier le représentant de la direction GDTF à Amiens nord a indiqué que ce projet de démantèlement n’était pas urgent, donc il n’y a pas de raison à ne pas accepter notre demande qui peut permettre de trouver une solution afin de créer des centaines d’emplois….

De plus, nous vous indiquons qu’aucun accord ne vous permet de mettre en œuvre le démantèlement d’une activité viable et profitable, de retirer du site d’Amiens des outils performants et modernes pour les transférer, le protocole de fin de conflit du 23 janvier 2014 ne prévoit pas cette possibilité bien au contraire.

Nous espérons que vous reveniez à la raison, que vous acceptiez notre demande, que vous nous laissiez le temps de travailler à une reprise du site Amiens nord et du redémarrage de l’activité agricole et ainsi créer plusieurs centaines d’emplois là ou vous en avez détruit plus de mille !!!!

Sachez enfin, que les salariés n’accepteront jamais de voir leur usine finir en friche, de voir des outils performants partir sur d’autres sites, d’être sacrifiés alors qu’une solution existe, aucun accord ne permet cela, des promesses ont été faites par GDTF, pendant des mois nous avons sans cesse posé la question du devenir du FARM, jamais Goodyear n’a indiqué qu’il y avait une obligation légale de reprendre 672 salariés de ce fait des centaines de salariés ont attendu cette reprise évoquée par Goodyear et titan, le ministre de l’économie indiquant lui même en septembre 2014 que des discussions étaient en cours entre les deux groupes….

Cette obligation selon vos allégations existait depuis des années, cet article du code du travail selon vos propos était une obligation depuis le début, inventer cela en novembre 2014 pour opérer à un démantèlement et non seulement scandaleux mais est un énorme mensonge de plus…..

Et ce chiffre de 672 que Titan aurait indiqué, chiffre qui ne sort de nulle part, nous rappelons que la dernière annonce de Titan était une reprise à 333 salariés dans un premier temps après signature d’un accord mettant un terme aux conflits collectifs.

Alors, non seulement les annonces sur l’obligation d’appliquer le L1224.1 du code du travail sont un énorme mensonge mais de plus le chiffre de 672 n’a jamais été évoqué avec qui que ce soit, sauf chez les dirigeants Goodyear pour mettre en place une énième stratégie pour continuer dans un mensonge démarré il y a 7 ans !!!!

Nous allons travailler à un projet pour un redémarrage de cette usine à Amiens nord, faire des pneus agricole made in France, les vendre, puis payer des impôts en France contrairement à Goodyear qui n’en paye plus depuis des années et qui en plus veut faire supporter à la collectivité Française un drame social et humain, car la cellule de reclassement n’a pas réussi à reclasser plus de 10% d’ex Goodyear en 1 an et que la revitalisation ne fera aucun miracle, vous n’avez pas le droit de nous empêcher de travailler à trouver une solution.

Les salariés sont très motivés et vont donc dès cette semaine se mobiliser, nous sommes au regret de constater que vous ne respectez aucun engagement, 1 an après l’accord de fin de conflit nous allons devoir y entrer de nouveau !!!!

L’activité et l’outil de travail agricole à Amiens nord est et elle restera, voici ce que les ex Goodyear ont décidé le 15 janvier 2015.

A suivre….

LA CGT GOODYEAR

DEMANDE DE TABLE RONDE AUPRÈS DU MINISTRE DE L'ÉCONOMIE ET DE L'INDUSTRIE

​​​​​​​​ M MACRON EMMANUEL MINISTRE DE L’ECONOMIE DE L’INDUSTRIE ET DU NUMERIQUE

Monsieur le Ministre,

Le 19 janvier 2015, la CGT Goodyear demandait à la direction la mise en place d’un moratoire pour la mise en place d’un processus permettant d’étudier et travailler à tous les projets d’un redémarrage de l’outil industriel du site Goodyear Amiens nord.

Moins de 24 heures après cette demande la direction via les médias répond par la négative, peu importe, nous la maintenons et nous la confirmons, car nous sommes persuadés qu’il existe un projet permettant de produire des pneus agricoles made in France à Amiens, la direction préfère tout mettre en œuvre pour démanteler un outil performant et créer ainsi une nouvelle friche industrielle dans notre pays et dans une région déjà très touchée par des méthodes similaires par d’autres groupes….

La direction de Goodyear indique dans sa réponse qu’elle va poursuivre les efforts de reclassements des salariés, vous connaissez surement la situation des ex salariés Goodyear un an après la fermeture du site d’Amiens.

Il n’y a que 55 salariés qui ont retrouvé un CDI et 46 ont trouvé un emploi précaire !!!!

Le nombre de solutions identifiées en y ajoutant les départs en retraites est inférieur à 21%, c’est-à-dire qu’il reste près de 80% des salariés sans aucune solution d’avenir.

La direction de Goodyear a comme seul et unique projet de laisser sur le carreau des centaines de salariés, allez-vous la laisser faire sans réagir

Ou alors allez-vous nous aider à la mise en œuvre d’un projet permettant le redémarrage de l’outil de production, permettant à plusieurs centaines de d’ex salariés de retrouver un emploi

Nous vous demandons la mise en œuvre d’une table ronde avec les acteurs principaux de ce dossier, vous êtes un ministre important dans un gouvernement qui ne cesse de dire qu’il fait de la lutte contre le chômage sa priorité, nous vous demandons donc de nous convoquer au plus vite afin que nous puissiez échanger avec vous des possibilités de sauvetage de l’activité agricole a Amiens.

La direction veut aller vite pour opérer au démantèlement du site, nous devons donc aller aussi vite à la mise en œuvre d’une proposition lui interdisant de mettre en friche une usine qui a un potentiel d’avenir. Nous vous remercions à l’avance pour l’attention que vous allez porter à notre demande et nous sommes bien sûr en attente d’une réunion dans les jours à venir.

POUR LA CGT WAMEN Mickael

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